[POGNAX] Réformes des retraites 2019-2020, et 2022

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Publié par Ex-voto
Il ne faut pas avoir honte pour parler de "très bien vivre" en cumulant les aides sociales (suggestion: si tu sors l'exemple de personnes travaillant au black et touchant les aides, ce ne sont pas les aides le problème).
D'autres part, il est évident que la situation aux 2 bornes du spectre des revenus n'est pas la même. La borne inférieure de revenus devant assurer la dignité humaine.
C'était du sarcasme vis às vis du discours du tout ou rien en se basant sur une frange minime de la population.
C'est sans doute mal exprimé, mais la constatation est là : la concentration des richesses a un impact de plus en plus visible sur notre société, avec bien sûr la complicité de certains politiques.
Il faut trouver un moyen de dégripper la machine de la répartition des richesses, et selon moi, c'est mal barré parce que le sujet ne concerne pas seulement les retraites et qu'il faudrait surtout une réflexion plus générale sur les flux financiers. L'ennui c'est que ne serait-ce que penser ou proposer de réfléchir à cela te fait traiter de bolchévique communiste (ou de socialiste mais c'est dans d'autres contrées, en France on n'oserait plus).
Citation :
Publié par Diesnieves
C'est sans doute mal exprimé, mais la constatation est là : la concentration des richesses a un impact de plus en plus visible sur notre société, avec bien sûr la complicité de certains politiques.
Il faut trouver un moyen de dégripper la machine de la répartition des richesses, et selon moi, c'est mal barré parce que le sujet ne concerne pas seulement les retraites et qu'il faudrait surtout une réflexion plus générale sur les flux financiers. L'ennui c'est que ne serait-ce que penser ou proposer de réfléchir à cela te fait traiter de bolchévique communiste (ou de socialiste mais c'est dans d'autres contrées, en France on n'oserait plus).
L'ennui c'est surtout le découragement face à l'ampleur de la tâche, découragement largement amplifié par les politiques à la solde des élites économiques.

"Ça sert à rien de bouger au niveau national, c'est au niveau européen/mondial que ça se passe."
"Taxer untel ou un autre est inutile, c'est une goutte d'eau dans l'océan."
"On peut pas faire du protectionnisme sinon lézautres vont faire pareil."
"Regardez sur tel point c'est pire ailleurs, ça veut dire qu'il faut absolument que l'on s'aligne par le bas et avec le sourire svp."

Et pendant ce temps-là, les riches s'enrichissent, les services publics se désagrègent et les pauvres s'appauvrissent.
Citation :
Publié par Diesnieves
C'est sans doute mal exprimé, mais la constatation est là : la concentration des richesses a un impact de plus en plus visible sur notre société, avec bien sûr la complicité de certains politiques.
Il faut trouver un moyen de dégripper la machine de la répartition des richesses, et selon moi, c'est mal barré parce que le sujet ne concerne pas seulement les retraites et qu'il faudrait surtout une réflexion plus générale sur les flux financiers. L'ennui c'est que ne serait-ce que penser ou proposer de réfléchir à cela te fait traiter de bolchévique communiste (ou de socialiste mais c'est dans d'autres contrées, en France on n'oserait plus).
La France est le pays qui réparti le mieux ses richesses au monde et pourtant où le service publique se dégrade le plus. Je ne suis donc pas sûr que la corrélation soit si solide que cela.

J'ai l'impression que l'idéologie -C'est la faute des riches a pris le pas sur la réflexion.

Cela dit pour revenir au sujet, je suis pour l'augmentation de la CSG sur les retraites les plus importantes, je ne suis absolument pas contre mettre les retraités les plus aisés à contribution, surtout si ils ont 3 appartements derrière qui sortent des loyers. Et pour accentuer mon tapage sur les vieux dont j'espère un jour faire parti, je suis aussi pour une contribution obligatoire pour tous les soins médicaux pris en charge par la sécurité sociale des personnes dépassant l'âge moyen de décès de la population par genre (hors accident). La réforme des retraites pourrait alors se renommer en la réforme des retraités.
Citation :
Publié par Estal'exilé
La France est le pays qui réparti le mieux ses richesses au monde et pourtant où le service publique se dégrade le plus. Je ne suis donc pas sûr que la corrélation soit si solide que cela.

J'ai l'impression que l'idéologie -C'est la faute des riches a pris le pas sur la réflexion.

Cela dit pour revenir au sujet, je suis pour l'augmentation de la CSG sur les retraites les plus importantes, je ne suis absolument pas contre mettre les retraités les plus aisés à contribution, surtout si ils ont 3 appartements derrière qui sortent des loyers. Et pour accentuer mon tapage sur les vieux dont j'espère un jour faire parti, je suis aussi pour une contribution obligatoire pour tous les soins médicaux pris en charge par la sécurité sociale des personnes dépassant l'âge moyen de décès de la population par genre (hors accident). La réforme des retraites pourrait alors se renommer en la réforme des retraités.
Attention il ne faut pas oublier que les EHPAD ont un cout important et que si les retraités ne sont pas solvables ce sont les actifs (enfants et petits enfants) qui ont une obligation de solidarité à ce niveau.
Citation :
Publié par Estal'exilé
La France est le pays qui réparti le mieux ses richesses au monde et pourtant où le service publique se dégrade le plus. Je ne suis donc pas sûr que la corrélation soit si solide que cela.
La répartition des richesses au niveau des personnes n'a pas de rapport avec l'état des services publiques. Si les services publics se dégradent fortement, c'est parce qu'il leur ai demandé depuis des dizaines (maintenant) d'années de faire autant voir plus avec bien moins de budget proportionnellement. C'est également aussi parce que les salaires dans la fonction publique sont gelés depuis au moins une dizaine d'années, ce qui créé une crise de vocation (car les personnes pourraient être intéressées, mais étant donné que les paies ne suivent pas, ça ne les encourage pas à franchir le pas).
Citation :
Publié par Anthodev
Si les services publics se dégradent fortement, c'est parce qu'il leur ai demandé depuis des dizaines (maintenant) d'années de faire autant voir plus avec bien moins de budget proportionnellement. C'est également aussi parce que les salaires dans la fonction publique sont gelés depuis au moins une dizaine d'années, ce qui créé une crise de vocation (car les personnes pourraient être intéressées, mais étant donné que les paies ne suivent pas, ça ne les encourage pas à franchir le pas).
Et c'est aussi parce que la fonction publique territoriale a explosé, au profit des politiciens clientélistes et au détriment des services publics.
Citation :
Publié par Irvy
Attention il ne faut pas oublier que les EHPAD ont un cout important et que si les retraités ne sont pas solvables ce sont les actifs (enfants et petits enfants) qui ont une obligation de solidarité à ce niveau.
Oui bien-sur ce serait à moduler au cas par cas. Aprés je ne suis même pas sûr que ce soit constitutionnel...
Citation :
Publié par Anthodev
La répartition des richesses au niveau des personnes n'a pas de rapport avec l'état des services publiques. Si les services publics se dégradent fortement, c'est parce qu'il leur ai demandé depuis des dizaines (maintenant) d'années de faire autant voir plus avec bien moins de budget proportionnellement.
As tu une source comme quoi le budget a diminué sur plusieurs dizaines d'années ?
Question rhétorique.

Ce qui se passe en réalité c'est que le budget global augmente. Si tu fais le détail ensuite par catégories, certains profitent au détriment des autres de cette augmentation budgétaire.

2019 :

NV6a.png

https://www.fipeco.fr/fiche/Comment-...es-publics-%3F

Les conclusions de ce graphique sont évidentes. On sait qui est sacrifié pour qui.

Et cette année les intérêts de la dette vont grimper au classement de façon spectaculaire.
Citation :
Publié par Ron Jazi Vostri
As tu une source comme quoi le budget a diminué sur plusieurs dizaines d'années ?
J'ai indiqué "proportionnellement" aux besoins des services en question. À ton avis pourquoi ça craque à l'hôpital, l'éducation, la justice ou même la police ? Proportionnellement aux besoins (humain et matériel), ces services étaient dans en bien meilleure situation il y a 20 ans qu'aujourd'hui.
Citation :
Publié par Anthodev
J'ai indiqué "proportionnellement" aux besoins des services en question. À ton avis pourquoi ça craque à l'hôpital, l'éducation, la justice ou même la police ? Proportionnellement aux besoins (humain et matériel), ces services étaient dans en bien meilleure situation il y a 20 ans qu'aujourd'hui.
Proportionnellement le budget global a augmenté. Tu as bien parlé du budget et non pas de certains budgets spécifiques dans ton message précédent. Tu as écrits "les services publics" et non pas "certains services publics".

La façon dont tu présentes les choses dans ce même message précédent sous entend qu'il y aurait une baisse du budget global. Je ne dois pas être le seul à l'entendre ainsi.
Citation :
Publié par Ron Jazi Vostri
Proportionnellement le budget global a augmenté. Tu as bien parlé du budget et non pas de certains budgets spécifiques dans ton message précédent. Tu as écrits "les services publics" et non pas "certains services publics".
Encore une fois, c'est proportionnellement aux besoins, pas en absolu. Il y a 20 ans les personnes ne mourraient pas sur des brancards en attente de soin et l'offre de soin était elle-même plus importante (en quantité de médecins et couverture de spécialistes sur le territoire), de même il n'y avait pas de manques chronique de professeur dans les établissements scolaire ou encore les dossiers judiciaires étaient traités beaucoup plus rapidement. On peut également parler par exemple des fermetures continue de bureaux de poste ou encore de centre des impôts ou d'antennes de la CAF.

Et j'ai pris ces services/exemples parce que ce sont les plus visibles, mais force de constater que la présence/le fonctionnement des services publics est beaucoup plus contrainte aujourd'hui qu'il y a deux décennies (ou même la décennie précédente de la notre).

Citation :
Publié par Ron Jazi Vostri
La façon dont tu présentes les choses dans ce même message précédent sous entend qu'il y aurait une baisse du budget global. Je ne dois pas être le seul à l'entendre ainsi.
Quand les besoins augmentent mais que le budget n'augmente pas en conséquence (au même niveau je veux dire), ça devient une baisse de budget. C'est comme le livret A, il a beau augmenter, par rapport à l'inflation c'est considéré comme un rendement négatif. C'est un peu la même chose concernant les services publiques, le budget augmente, mais le budget nécessaire pour garder les services publics au même niveau de qualité/fonctionnement d'il y a 10 ans est bien plus important que ce qui est budgété par les gouvernements (et même pire, on vire/licencie/renouvelle pas les postes et donc que les personnes doit faire plus de tâches pour tenter d'atteindre le même niveau d'efficience global, sauf que ce n'est pas possible dans certains services).
Citation :
Publié par Anthodev
Encore une fois, c'est proportionnellement aux besoins, pas en absolu. Il y a 20 ans les personnes ne mourraient pas sur des brancards en attente de soin et l'offre de soin était elle-même plus importante
Et pourtant...

30 sec de google :

Citation :
«Je n'ai jamais connu cela, le système est à deux doigts de disjoncter, à Paris mais aussi dans beaucoup de gros centres hospitaliers en France. Et aujourd'hui, ce qui est grave, c'est que la crise actuelle vient d'en haut. Ce sont les centres hospitaliers grands et moyens qui ont des problèmes.» Et de citer l'exemple de son hôpital. «Depuis un mois, nous sommes obligés de transférer plusieurs patients par jour dans d'autres hôpitaux de la région, faute de lits chez nous.» Des transferts parfois lointains. «On ne trouve de place, ni dans le Val-d'Oise, ni dans l'Oise, et parfois il faut envoyer jusqu'en Picardie. Et même dans ces départements, il y a des problèmes.»
https://www.liberation.fr/societe/20...cupant_314557/

On croirait lire un message d'alerte au début de la crise covid.
Or ce message date du 13 janvier 2000.

On peut trouver des dizaines d'articles de ce genre dans les années 2000 (avant ça devient plus difficile le web n'était pas démocratisé).
Pourtant, proportionnellement pour reprendre tes termes, tu le dis toi même, c'était mieux qu'aujourd'hui.

Alors c'est certain que les suppressions de lits n'arrangent pas les choses. Mais j'ai une question : où passe la tune ? Tant qu'on ne déterminera pas qui gaspille tout ce pognon, on pourra en remettre autant qu'on veut la situation ne changera pas.

Il n'y a jamais eu autant de dépenses publiques que cette année. La situation n'a jamais été autant dégradée. Ta solution ? Plus de pognon, encore ! C'est bien naïf, imo. Ou démagogique, si tu en es conscient, comme certains politiciens...
Citation :
Publié par Ron Jazi Vostri
On croirait lire un message d'alerte au début de la crise covid.
Or ce message date du 13 janvier 2000.
C'était des crises sporadiques à l'époque, aujourd'hui ça fait 3-4 ans que l'hôpital est en crise continuelle (les médecins disent que ça fait depuis 2019, donc avant le Covid, que la situation commence à devenir intenable en situation "normale").
Citation :
Publié par Ron Jazi Vostri
On peut trouver des dizaines d'articles de ce genre dans les années 2000 (avant ça devient plus difficile le web n'était pas démocratisé).
Entre 2003 et 2019, 75 000 lits ont été fermés, tu peux comprendre pourquoi ça craque sévèrement aujourd'hui. Donc le budget a augmenté, cependant il y a beaucoup moins de personnel (et pas assez de matériel) et les besoins en santé ont augmentés (en partie à cause du vieillissement de la population).
Citation :
Publié par Ron Jazi Vostri
Et pourtant...

30 sec de google :


https://www.liberation.fr/societe/20...cupant_314557/

On croirait lire un message d'alerte au début de la crise covid.
Or ce message date du 13 janvier 2000.

On peut trouver des dizaines d'articles de ce genre dans les années 2000 (avant ça devient plus difficile le web n'était pas démocratisé).
Pourtant, proportionnellement pour reprendre tes termes, tu le dis toi même, c'était mieux qu'aujourd'hui.

Alors c'est certain que les suppressions de lits n'arrangent pas les choses. Mais j'ai une question : où passe la tune ? Tant qu'on ne déterminera pas qui gaspille tout ce pognon, on pourra en remettre autant qu'on veut la situation ne changera pas.

Il n'y a jamais eu autant de dépenses publiques que cette année. La situation n'a jamais été autant dégradée. Ta solution ? Plus de pognon, encore ! C'est bien naïf, imo. Ou démagogique, si tu en es conscient, comme certains politiciens...
Au pif ne pourrait on pas imaginer que du fait des évolutions technologiques la santé est plus chère aujourd'hui qu'il y a 20 ans ? Par exemple il y a des technologies pour soigner le cancer qui coutent dans les 100 k € (pour des injections). Niveau matos de diagnostic et autre il y a de plus en plus de perfectionnement, etc.
Au pif on pourrait aussi dire qu'en France on use et on abuse des contrats intérimaires qui coûtent une fortune à l'hôpital et que les coûts administratifs de gestion de la santé sont très supérieurs à ce qui se fait ailleurs.
On pourrait aussi au pif se demander pourquoi en France on a besoin de 30% de personnel de plus que les allemands à l'hôpital (1213 ETP/100k habitant contre 1750 en France) pour un nombre équivalent de médecins (205/100k hab contre 196).
https://www.ifrap.org/europe-et-inte...rsus-allemagne (tableau vers le milieu de l'article)
C'est facile de toujours demander à ce qu'on remplisse le tonneau un peu plus, encore faudrait-il d'abord le réparer pour éviter les fuites.


C'est la même chose pour cette réforme de la retraite: on sait qu'elle ne résoudra pas grand chose mais on va encore rajouter une rustine et remplir un peu plus un tonneau qui craque de partout et qui menace régulièrement de péter, alors qu'on connait parfaitement ses faiblesses structurelles depuis très longtemps et qu'on pourrait essayer de les réparer.
Tout ça parce que personne n'a le courage de s'attaquer réellement au problème, de proposer une solution qui ne fera surement plaisir à personne mais qui sera viable sur le long terme, et surtout de prendre le temps d'expliquer correctement les choses de A à Z et pas en oubliant volontairement 80% des éléments (ce qui pourrait prendre plusieurs années).
Tu veux donc mettre des gens au chômage... intéressant.

On pourrait aussi dire qu'en Allemagne ils sont en pénurie de main d'oeuvre pour un peu tout et n'importe quoi du coup ils sont peut être en rade d'administratifs et ptete qu'ils regardent le même graphique en faisant le raisonnement inverse.
Ce qui est sûr c'est qu'ils sont en pénurie d'infirmiers, comme un peu partout en Europe.
Citation :
Publié par aziraphale
Au pif on pourrait aussi dire qu'en France on use et on abuse des contrats intérimaires qui coûtent une fortune à l'hôpital et que les coûts administratifs de gestion de la santé sont très supérieurs à ce qui se fait ailleurs.
On pourrait aussi au pif se demander pourquoi en France on a besoin de 30% de personnel de plus que les allemands à l'hôpital (1213 ETP/100k habitant contre 1750 en France) pour un nombre équivalent de médecins (205/100k hab contre 196).
https://www.ifrap.org/europe-et-inte...rsus-allemagne (tableau vers le milieu de l'article)
C'est facile de toujours demander à ce qu'on remplisse le tonneau un peu plus, encore faudrait-il d'abord le réparer pour éviter les fuites.


C'est la même chose pour cette réforme de la retraite: on sait qu'elle ne résoudra pas grand chose mais on va encore rajouter une rustine et remplir un peu plus un tonneau qui craque de partout et qui menace régulièrement de péter, alors qu'on connait parfaitement ses faiblesses structurelles depuis très longtemps et qu'on pourrait essayer de les réparer.
Tout ça parce que personne n'a le courage de s'attaquer réellement au problème, de proposer une solution qui ne fera surement plaisir à personne mais qui sera viable sur le long terme, et surtout de prendre le temps d'expliquer correctement les choses de A à Z et pas en oubliant volontairement 80% des éléments (ce qui pourrait prendre plusieurs années).
Ton article montre que la médecine de ville est bien plus développé en Allemagne qu'en France avec plus de moyens.

Enfin je cite ton article :

Citation :
Autre sujet d’importance : les dépenses administratives. Elles représentent 17 milliards en Allemagne et 14,7 milliards en France, soit respectivement 4,6% et 5,6 % des dépenses totales de santé (environ 1/2 pt de PIB dans les deux pays). La différence est d’importance : en Allemagne, les assureurs qui peuvent être des caisses d’assurance maladie sont en concurrence pour la couverture au premier euro de leurs affiliés.
On peut aussi citer :

Citation :
Dépenses de santé courantes en % de PIB
11,2 11,3
Dépenses de santé courantes milliards d'euros
369 260 298,3 L’Allemagne dépense 38,3 milliards de plus
Dépenses de santé en euros par habitant
4459 3883

(gauche Allemagne et droite France)

Dernière modification par Irvy ; 25/01/2023 à 16h35.
Citation :
Publié par Estal'exilé

On pourrait aussi dire qu'en Allemagne ils sont en pénurie de main d'oeuvre pour un peu tout et n'importe quoi du coup ils sont peut être en rade d'administratifs et ptete qu'ils regardent le même graphique en faisant le raisonnement inverse.
Durant le covid, on envoyait des français dans les hôpitaux allemands et non l'inverse.

Ils ont moins d'administratifs mais plus de lits.

Il y a peut-être une piste tout de même, non ?

@Irvy bonne question, c'est à creuser.
Citation :
Publié par Ron Jazi Vostri
Durant le covid, on envoyait des français dans les hôpitaux allemands et non l'inverse.

Ils ont moins d'administratifs mais plus de lits.

Il y a peut-être une piste tout de même, non ?

@Irvy bonne question, c'est à creuser.
C'est une vision très partiel de la situation. Par ailleurs, leur reste à charge est plus élevé et tu n'en parles pas. Bref, là tu fais du gros raccourci on va dire ; alors que le sujet des systèmes de santé est complexe et chacun a des avantages et des inconvénients.
Citation :
Publié par Ron Jazi Vostri
Durant le covid, on envoyait des français dans les hôpitaux allemands et non l'inverse.

Ils ont moins d'administratifs mais plus de lits.

Il y a peut-être une piste tout de même, non ?

@Irvy bonne question, c'est à creuser.
Lits et administratifs ne sont pas interchangeable, le nombre de lits dépend du nombre de personnel infirmier. Ensuite ca dépend aussi des politiques locales de nombre de lits par infirmier autorisé, c'est une donnée disparate entre les hôpitaux et services. Enfin une donnée intéressante c'est de voir le nombre d'infirmiers par lit disponible. En se comparant à l'Allemagne on constate qu'on a moins de lits mais le ratio Lits/infirmiers est meilleurs.

https://www.theglobaleconomy.com/ran...tal_bed_ratio/

Cette donnée ne se suffit pas à elle même puisqu'il faut aussi savoir le nombre de lit disponible en % de la population.

https://www.theglobaleconomy.com/ran...r_1000_people/

On se rend donc compte qu'en Allemangne il y a plus de lits par habitant mais moins d'infirmiers, en France moins de lits par habitant mais plus d'infirmiers. C'est une question de choix, est-ce que le nombre de lit importe autant, est-ce qu'il a besoin d'être si élevé aujourd'hui quand beaucoup de soin se font en ambulatoire? Je ne suis pas sûr même si ca fait bander les détracteurs qui ne s'y connaissent pas plus que moi de s'en plaindre. Ma femme est infirmière, quand son hôpital le peut ils ferment des étages, supprime des lits disponibles, réduise le personnel et des qu'il y a un regain d'activité (l'hiver par exemple) ils ré-ouvrent les étages, engage du personnel et pof les lits sont de nouveau disponible.
Il y a des hôpitaux qui ferment quasiment complètement plusieurs mois par an, exemple celui de Noirmoutier et certainement beaucoup d'autres en zones touristiques. C'est difficile pour un hôpital de n'avoir que du personnel fixe dans ces conditions, c'est un problème supra national, en Espagne c'est pareil, et certainement en Allemagne aussi.

Les problèmes de gestion hospitalière sont important dans un pays qui à autant de flux humain en fonction des saisons comme le notre, est-ce que l'Allemagne à autant ce problème? A vue de nez je ne suis pas sûr la France est un pays extrêment touristique et pas que pour les étrangers, gérer les flux au niveau hospitalier doit être un sacré casse tête.

Exemple, durant le COVID, beaucoup de gens sont partis faire du TT dans leur maison de vacances ou en louant des biens touristiques. Seulement, en reprenant l'exemple de Noirmoutier, si 5/10 000 personnes débarquent à Noirmoutiers entre mars et juin, bah l'hôpital est à poil pour gérer ce flux, il a du personnel pour gérer le flux hors saison et certainement pas la capacité ni le financement pour recruter à la voler le personnel saisonnier nécessaire.
Ca ne s'est pas passé à Noirmoutier mais j'ai entendu parlé d'hôpitaux en galère pour traiter des appendicites sur des gamins. Bah ouais 10k personnes viennent en famille faire du TT hors saison durant le COVID et paf, t'as 3 appendicites qui se déclarent en même temps, t'as ptete même pas de chirurgien résident tous les jours pour les traités en temps normal, tu fais comment?
Dans tous les cas c'est avec cette réforme que les pensions vont baisser vu qu'il y aura moins de bénéficiaires à taux plein et une décote plus grande car plus de trimestres à valider.

D'autant qu'on est plus dans les années 70, on peut plus changer de boulot du jour au lendemain et encore moins rester 40 ans dans la même boite à moins de bosser dans la fonction publique. Alors entre les étudiants qui vont commencer à bosser à 25-30 ans et ceux qui enchainent périodes de chômage et interim bonne chance pour valider tous ses trimestres.

Bref comme pour la reforme chômage on est sur une arnaque à grande échelle.
Plus le temps passe, moins le gouvernement a d'arguments pour faire accepter la réforme. Après les 44 ans de cotisation pour ceux qui ont commencés à 20 ans au moment de la réforme, puis que ça demande aux femmes de travailler plus longtemps que les hommes afin d'obtenir une pension complète, voilà qu'on apprends que les fameuses mesures de justice sociale (amélioration de la prise en compte de la pénibilité, la prise en compte des carrières longues, etc...) de la réforme ne sont pas dans la réforme :
Citation :
Auditionné ce mercredi par le Sénat sur la réforme des retraites, le ministre du Travail Olivier Dussopt a eu à répondre aux inquiétudes des élus sur la méthode déployée par l’exécutif. En effet, de nombreuses mesures de justice sociale promises par le gouvernement ne figurent pas dans le texte présenté, et seront plutôt adoptées par décret.

[...]

« Pourquoi n’avez-vous pas fait un véritable projet de loi sur les retraites ? », lui a lancé, agacée, la sénatrice socialiste Monique Lubin. « Vous nous dites que toutes les mesures d’accompagnement seront prises par décret. Or, les décrets, on sait ce qu’il en est. Soit, ils ne sont jamais pris, soit ils nous réservent certaines surprises comme celle que l’on a eue le 23 décembre avec le décret sur l’indemnisation des chômeurs », a-t-elle taclé. Et d’ajouter : « Je sais très bien pourquoi vous êtes passé par un PLFRSS, pour des raisons de politique politicienne, c’est bien dommage car les salariés, les futurs retraités, méritaient mieux que ça. » [...]

Il n’y a pas que les élus de gauche qui s’agacent de la méthode du gouvernement. La majorité sénatoriale de droite et du centre, bien que favorable à la réforme, n’entend pas donner un blanc-seing à l’exécutif. « Ce n’est pas parce que l’inspiration de la réforme emprunte au désormais fameux amendement Savary [du nom du sénateur à l’origine du report de l’âge légal de départ à la retraite voté chaque année par le Sénat, ndlr] que nos exigences s’en trouvent amoindries ! », a relevé mercredi soir Catherine Deroche, la présidente (LR) de la commission des affaires sociales. [...]

Autre angle mort : une large partie des dispositifs consacrés à l’employabilité des seniors ne figure pas non plus dans ce projet de loi de finance rectificative. « Il y a des mesures qui relèvent très directement de ce texte, notamment pour faciliter les transitions, comme la retraite progressive ou l’accès au cumul emploi-retraite », a indiqué Olivier Dussopt. En revanche, les modalités de l’index senior, créé par cette loi, seront fixées ultérieurement. « Nous avons la volonté de l’appliquer aux entreprises de plus de 300 salariés, nous prévoyons un dispositif de sanctions financières pour les entreprises qui se soustrairaient à cette obligation de publicité », a précisé le ministre.

Source : https://www.publicsenat.fr/article/p...inquietent-les
Donc "croix de bois, croix de fer", les mesures seront prises après le vote de la réforme, il faut les croire sur parole. Cette réforme va devenir indéfendable même pour la droite, ce qui est un exploit
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