L'Agora

La gauche, son avenir, ses alternatives, ses candidats

Répondre
Partager Rechercher
Ce qui pourrait le plus correspondre à un "extrême centre" ce sont les ayatollahs du laisser faire et les tenants du darwinisme social qui ont eu un impact particulièrement catastrophique aux Indes britanniques dans les années 1870-1890 par exemple. Ou comment aggraver une famine en utilisant la loi du marché. Par contre, en ce qui concerne les supposés "régimes totalitaires libéraux", là je ne vois pas comment cela pourrait exister concrètement.
La loi sur les principes républicains, dite loi sur "le séparatisme", a été votée à l'Assemblée. La gauche républicaine s'est abstenue car le texte ne contient pas de volet social et économique, et se contente de traiter des symptômes sans s'occuper des causes. Ce qui est à la fois une remarque pertinente et à la fois le refus d'accepter une avancée car elle n'est pas parfaite m'a toujours énervée. D'autant que c'est tout à leur honneur de se rendre enfin compte de ce problème, mais que ça aurait été apprécié que ce soit le cas quand la gauche contrôlait à la fois les région, le gouvernement, et le parlement.
Citation :
La gauche a, elle, regretté un texte « unijambiste » qui ne marche que sur le côté répressif. Pour la patronne des députés socialistes, Valérie Rabault, la loi n’apporte « pas de réponse à la ghettoïsation ». Le PS s’est donc abstenu.

Même chose pour les communistes, critiques sur le volet social. « C’est un texte qui dit qu’il faut respecter les principes de la République » : difficile de voter contre, relève leur porte-parole Pierre Dharréville. Mais, ajoute Sébastien Jumel, il manque « un arsenal pour réarmer la République sur sa jambe sociale ».
Par contre LFI continue de s'enfoncer en plein délire :
Citation :
Bien plus offensif dans les débats, le groupe LFI a, pour sa part, voté contre et pilonné un texte de « stigmatisation des musulmans », globalement hors sujet sur la laïcité.
Je comprends pas en quoi un texte sur "sur la neutralité du service public, la lutte contre la haine en ligne, l’encadrement de l’instruction en famille, le contrôle renforcé des associations, une meilleure transparence des cultes et de leur financement, la lutte contre les certificats de virginité, la polygamie ou les mariages forcés." est une "stigmatisation des musulmans", sauf à avoir une vision pour le moins négative, extrémiste, et généralisée à l'outrance de ce qu'est un musulman.
Personne ne se plaint que les lois sur l'inceste et les abus sexuels de mineurs sont des lois de "stigmatisation des catholiques" ou que les lois sur les abus de biens sociaux sont des lois de "stigmatisation des juifs", et ça serait particulièrement choquant que LFI sorte de telles choses, du coup je ne comprends pas pourquoi ils peuvent se permettre de sortir des horreurs pareilles ici.

Mais bon au moins ils sont un cran moins taré que la droite de la droite :
Citation :
Au Sénat, où le projet de loi doit être examiné en séance à partir du 30 mars, Bruno Retailleau, chef de file de la droite majoritaire, entend supprimer l’article controversé sur l’école à domicile, introduire la notion de « séparatisme islamiste » et l’interdiction du voile dans les lieux publics.
https://www.lemonde.fr/politique/art...61_823448.html
Citation :
Publié par Nof Samedisþjófr
Je comprends pas en quoi un texte sur "sur la neutralité du service public, la lutte contre la haine en ligne, l’encadrement de l’instruction en famille, le contrôle renforcé des associations, une meilleure transparence des cultes et de leur financement, la lutte contre les certificats de virginité, la polygamie ou les mariages forcés." est une "stigmatisation des musulmans", sauf à avoir une vision pour le moins négative, extrémiste, et généralisée à l'outrance de ce qu'est un musulman.
Peut-être parce qu'entre l'énoncé, le contenu et l'objectif officiel des réformes/lois/discours, et leur usage, il y a souvent une différence. On a vu qu'une loi anti-terrorisme censée viser le terrorisme islamiste a été utilisée par François Hollande contre des opposants politiques, on peut craindre (de surcroît quand on voit l'obsession furieuse de ses auteurs ou de ses soutiens) qu'une loi contre le "séparatisme islamique" ne sera pas utilisée que contre les islamistes radicaux, mais bien les musulmans dans leur ensemble.
Citation :
Publié par Crevard Ingenieux
On a vu qu'une loi anti-terrorisme censée viser le terrorisme islamiste a été utilisée par François Hollande contre des opposants politiques,
Tu fais référence à quoi exactement? Vraie curiosité
Il y a eu d'autres exemples plus récents, par exemple la fameuse loi protégeant l'identité des membres des forces spéciales ou du RAID/GIGN, votée juste après les attentas de 2015. La journaliste du Monde Ariane Chemin a été convoquée par la DGSI. Son crime ? Avoir dévoilé le rôle joué par Chokri Wakrim, compagnon de l'ex cheffe de la sécurité de Matignon, en "relation" avec un oligarque russe, dans l'affaire Benalla. Or, il se trouve que Wakrim travaillait pour les forces spéciales de l'armée de l'air au moment des faits.
Citation :
Publié par Crevard Ingenieux
Peut-être parce qu'entre l'énoncé, le contenu et l'objectif officiel des réformes/lois/discours, et leur usage, il y a souvent une différence. On a vu qu'une loi anti-terrorisme censée viser le terrorisme islamiste a été utilisée par François Hollande contre des opposants politiques, on peut craindre (de surcroît quand on voit l'obsession furieuse de ses auteurs ou de ses soutiens) qu'une loi contre le "séparatisme islamique" ne sera pas utilisée que contre les islamistes radicaux, mais bien les musulmans dans leur ensemble.
Ce n'est pas parce qu'il y a eu, et peut y avoir des dérives que le processus n'est pas nécessaire. Plutôt que de vouloir s'y opposer au motif que les objectifs peuvent être dévoyés, peut-être serait-il plus intéressant d'encadrer le dit processus et proposer des contre-pouvoirs dans les textes. Quant à dire que ce serait une loi contre les musulmans dans leur ensemble, ça revient de nouveau au fantasme du racisme d'Etat. C'est assez "drôle" de voir une telle conviction mais par ailleurs être assez candide semble-t-il pour ne pas réaliser qu'il y a, sur le territoire français, des mouvements musulmans pilotés par des puissances étrangères. Dont la Turquie d'Erdogan en premier plan. D'ailleurs ses soutiens sont plus les turcs de l'étranger que ceux sur son territoire... Et les mouvances turques type Loups Gris, on en parle? Parce qu'ils n'étaient (enfin...les croire inactifs juste parce qu'ils ont été dissous, ça aussi ce serait très naïf ) que la pointe d'un iceberg... Mais bon, c'est plus facile de se flageller en se disant qu'on est de vils racistes j'imagine...

En fait, vos cris d'orfraie à ce titre sont vraiment de l'ordre du moralisme détaché de la réalité... Il serait idéal de n'avoir pas à devoir recourir à certains moyens, mais c'est justement sur la réticence à faire ce que nécessaire que certains mouvements comptent pour proliférer. Alors quoi? on s'attache mordicus à notre position immaculée jusqu'à ce que ces beaux concepts soient morts et enterrés sous la pression? Il n'y a pas eu à avoir recours à un cadre plus contraignant contre l'Eglise en ce qu'elle était déjà, avant même la loi sur la laïcité, résignée au respect du cadre républicain (sauf une poignée d'illuminés de faits divers j'imagine). Ceci du fait de notre Histoire. L'Islam en France n'a pas ce passif ! Et en cela, certaines de ses branches ont une tendance nette à rentrer en combat ouvert contre la République. Soit en tant que concept politique, soit en tant que puissance étrangère à ses imams détachés.

L'amalgame de cette problématique avec les contrôles au faciès et consort sont un écran de fumée... Ceux-ci sont issus d'origines sociaux avant tout, et non de religion*. Il n'y a guère que la gauche "sociale et politique" pour vouloir dépeindre cela comme un tout, histoire d'accroître, parmi ses partisans, le sentiment de rejet et d'urgence. C'est très malhonnête, et ça ne sert aucun des pans problématiques socialement de nos jours. C'est joué sur l'affectif plus que sur le rationnel, et ça ne mène nulle part, si ce n'est à leurs fins électoralistes. Déplorable.

* d'ailleurs, c'est moi ou, de facto, l'anti-racisme a remplacé la lutte de classes à gauche?... Non parce que les contrôles sommaires et parfois injustifiés, si ce n'est pas un moyen de contrôle des élites gouvernantes sur une base qui gronde, c'est quoi? il faudrait cesser de tout ramener à l'origine ethnique ou religieux... Les gouvernances successives ont abandonnées ces zones de non-droit. Ce qu'elles sont. Le dire n'est pas insultant. C'est faire le constat qui s'impose, et qui est à charge des politiques! Ils ont laissé aller le délabrement du tissu social et du discours entre la population et les autorités. Celles-ci désormais totalement détachées du réel de certaines zones géographiques en tant que lieu de vie, n'ont plus de rapport avec celles-ci que ce que le plus pernicieux et indésirable. Renforçant d'autant la hargne policière. Et ceux qui la reçoivent répondent d'autant plus aisément par le mépris. C'est un cercle vicieux logique. Si ce n'est voulu. Il serait bon de remédier à cela plutôt que de verser dans l'anti-racisme primaire. Le problème n'est pas là. Ou s'il l'est devenu, il n'est pas la cause fondamentale. Il faut à la République réinvestir les territoires qu'elle a abandonnés. Et pas par des descentes, certes nécessaires parfois. Mais par une présence sur place, et non en tant que visiteurs. Que des commissariats de quartiers soient ré-ouverts. Ce sera sûrement difficile dans les premiers temps, mais il le faut. Sans quoi la situation ne pourra qu'empirer. Quelques soient les "beaux discours".

Edit : ah et je précise, oui, le Rassemblement National appelle à l'affectif aussi... Je n'ai jamais dis le contraire. En même temps c'est assez répandu en politique, le levier étant plus puissant que le raisonnement logique. Qu'il le fasse ne rend pas la chose plus acceptable par ses opposants déclarés. Enfin...je pense. Sans quoi c'est de la moralité à géométrie variable.

Dernière modification par Drys Kaine ; 17/02/2021 à 04h12.
Citation :
Publié par Drys Kaine
Ce n'est pas parce qu'il y a eu, et peut y avoir des dérives que le processus n'est pas nécessaire. Plutôt que de vouloir s'y opposer au motif que les objectifs peuvent être dévoyés, peut-être serait-il plus intéressant d'encadrer le dit processus et proposer des contre-pouvoirs dans les textes. Quant à dire que ce serait une loi contre les musulmans dans leur ensemble, ça revient de nouveau au fantasme du racisme d'Etat.
C'est Darmanin lui-même qui dit que cette loi est faite un peu pour faire plaisir aux votants du RN et trouve Marine Lepen un peu molle sur le sujet de l'islam, et non de l'islamisme. À partir de là il faut en conclure quoi à ton avis ?
On peut en conclure qu’entre ce que déclare un ministre pour faire de la politique et le contenu d’une loi, il y a peut être des différences, voire la loi sur les flics et les diffusions.

Donc in fine, on ne peut que tirer des plans sur la comète et non des conclusions.
Citation :
Publié par Kerjou
On peut en conclure qu’entre ce que déclare un ministre pour faire de la politique et le contenu d’une loi, il y a peut être des différences, voire la loi sur les flics et les diffusions.

Donc in fine, on ne peut que tirer des plans sur la comète et non des conclusions.
C'est bien de vouloir défendre le ministre, mais il dit des choses. Si maintenant on ne doit par défaut plus croire nos gouvernants parce qu'ils sont des hommes politiques, où va-t-on? Par défaut, on ne peut que croire ce qu'il dit, plutôt que de penser qu'il ment à chaque instant pour faire de la "politique".
La tu vois, tu interprètes n’importe comment, peut être que lui aussi

Je ne le défends pas, je dis qu’il dis souvent des conneries par électoralisme parfois bien éloignées du texte.

Libre à chacun de le croire après hein.

Je trouve que ça fait un peu léger pour tirer
des conclusions (surtout ici où l’on prône la sainte source) mais après tout, pourquoi pas.
Citation :
Publié par Anthodev
C'est Darmanin lui-même qui dit que cette loi est faite un peu pour faire plaisir aux votants du RN et trouve Marine Lepen un peu molle sur le sujet de l'islam, et non de l'islamisme. À partir de là il faut en conclure quoi à ton avis ?
Que beaucoup de facteurs sont à l'oeuvre :

- c'est un "débat", en tant que tel, c'est une lutte oratoire électoraliste. Ce faisant les propos sont ce qu'ils sont. Du reste Darmanin s'exprime avant toute chose en son propre nom dès lors que la tournure de phrase est la sienne. Il suffit de peu pour passer d'un propos relayé par un porte-parole à un autre susceptible d'appeler à se faire taper sur les doigts

- que le sujet peut très bien être l'Islam en soi et non l'islamisme, çà n'en ferait pas un débat islamophobe. Comme je l'ai évoqué, la problématique concerne, au-delà du seul islamisme radical, sur lequel ils ont eu "beau jeu" de mettre le focus au lieu de s'ouvrir pleinement des tenants et aboutissants*, les imams détachés, qui constituent une influence sur le territoire non-négligeable, si ce n'est une forme d'ingérence de la part de puissances extérieurs dans le tissu social français. Et cela n'est pas acceptable. Car c'est bien entendu mis à contribution comme leviers d'intimidation et d'influence. Il est du ressort de l'Etat de se prémunir de cela, et je ne vois pas en quoi cela constituerait de "l'islamophobie". Si Israël admettons faisait de même (et il le fait probablement dans une certaine mesure...mais là est le mot clef, la mesure) au travers des synagogues, nous devrions nous pencher sur le problème avec la même sévérité. L'Islam en soi donc n'est pas le problème, c'est son instrumentalisation politique qui l'est. Et ce propos vaut aussi pour la récupération par la gauche française à des fins électoralistes, en flattant cette frange de la population intouchable par la droite.

- etc, etc...je fais pas faire une liste exhaustive, j'en serais bien incapable tant le sujet est complexe, et les intrications nombreuses

* et là, ils se sont coupés l'herbe sous le pied... parce que maintenant des gens comme toi viennent leur mettre sous le nez qu'ils agissent contre l'Islam, et non l'islamisme radical comme ils s'en sont si souvent prétendus. Ils se sont piégés à leur propre jeu de communication, tout ça parce que, une fois encore, dire la vérité telle qu'elle est à la plèbe était probablement trop difficile pour sa compréhension. Seulement voila, pour le compte, les crétins de l'histoire, c'est les gouvernants... On peut d'ailleurs rapprocher ça aussi de la gouvernance à court et moyen terme. Parce que je pense que les concernés voulaient juste mettre ça sous le tapis avec la poussière et l'oublier. Manque de bol, ça remonte un jour ou l'autre.
Citation :
Publié par Kerjou
La tu vois, tu interprètes n’importe comment, peut être que lui aussi

Je ne le défends pas, je dis qu’il dis souvent des conneries par électoralisme parfois bien éloignées du texte.

Libre à chacun de le croire après hein.

Je trouve que ça fait un peu léger pour tirer
des conclusions (surtout ici où l’on prône la sainte source) mais après tout, pourquoi pas.
Toutes les hypothèses n'ont pas la même pondération et n'ont pas à être qualifiées unilatéralement de "plan sur la comète" juste parce qu'elles ne seraient "que" des hypothèses. L'hypothèse "Macron va collectiviser tous les moyens de production et instaurer le communisme" est une hypothèse absurde parce que rien ne permet de démontrer qu'elle a le début de commencement d'une probabilité non nulle. Mais l'hypothèse "une loi qui vise l'islamisme radical va être utilisée pour viser illégitimement d'autres groupes que les islamistes radicaux" a du poids et est à sérieusement prendre en compte, car des éléments comme "ça a littéralement été le cas très récemment" et "cette loi a du propre aveu de ceux qui la portent été rédigée pour faire plaisir à l'extrême-droite" renforcent sa plausibilité.
Citation :
Publié par Drys Kaine
Du reste Darmanin s'exprime avant toute chose en son propre nom dès lors que la tournure de phrase est la sienne.
Il a été invité dans le débat en tant que Ministre de l'Intérieur et représentant du gouvernement. De plus le fait qu'il n'a pas été réprimandé par Macron (et même surenchérit quelques jours après) indique qu'il cautionne ce qu'à pu dire Darmanin.
Citation :
Publié par Drys Kaine
- que le sujet peut très bien être l'Islam en soi et non l'islamisme, çà n'en ferait pas un débat islamophobe.
Quand t'en viens à dire que ton opposition d'extrême-droite est plus soft que soi sur les questions des religions (à alors qu'on sait comment le RN traite ces questions) et que le texte vise de manière pas loin d'explicite les musulmans, pas la peine de pousser la réflexion.
Citation :
Publié par Drys Kaine
* et là, ils se sont coupés l'herbe sous le pied... parce que maintenant des gens comme toi viennent leur mettre sous le nez qu'ils agissent contre l'Islam, et non l'islamisme radical comme ils s'en sont si souvent prétendus. Ils se sont piégés à leur propre jeu de communication, tout ça parce que, une fois encore, dire la vérité telle qu'elle est à la plèbe était probablement trop difficile pour sa compréhension. Seulement voila, pour le compte, les crétins de l'histoire, c'est les gouvernants... On peut d'ailleurs rapprocher ça aussi de la gouvernance à court et moyen terme. Parce que je pense que les concernés voulaient juste mettre ça sous le tapis avec la poussière et l'oublier. Manque de bol, ça remonte un jour ou l'autre.
Sauf que leur historique montre quand même qu'il tolère très peu une des religions, que les pratiques soient dans le champ républicains ou non (dans le sens où même s'il n'y a pas d'intention malveillante, c'est perçu négativement quand même). Ce n'est pas trop utile de les défendre quand on voit le discours qu'ils ont depuis 2-3 ans à ce sujet.
Je ne les "défend" pas.
Si tu me lisais, tu verras que je blâme leur démagogie. Et ça ne fait pas non plus de moi quelqu'un d'extrême-droite.

De toute manière, l'un des problèmes centraux dans tout débat portant sur cette religion en France, c'est le fait qu'il soit préalablement nécessaire d'admettre que l'Islam est, par essence, politique. La chrétienté l'a été, également. Sauf que si la culture judéo-chrétienne a du sens au sein des mouvements politiques qui sont les nôtres, et pour cause, son institution, elle, ne pèse plus rien sur la scène politique européenne de nos jours... à la rigueur, et connaissant trop peu suffisamment, je me dis qu'elle le peut en des territoires où elle est plus prenante, comme en Amérique du Sud. Mais j'émets l'hypothèse sans certitude aucune.

A contrario, l'Islam, en tant que tel et au travers de ses schismes, est éminemment prenant sur la scène politique, qu'il s'agisse du Moyen-Orient, évidemment, mais aussi chez nous, via l'immigration, les imams détachés et les cellules clandestines (je ne mets aucunement les 3 sur le même plan, ce sont juste des pans différents d'influence ). Et donc, au-delà du terrorisme que l'islamisme radical nourrit, l'Islam est une forme de lobby parmi d'autres. Un lobby qui n'est pas toujours en accord avec les intérêts de la nation ou ses principes républicains. C'est le sens de l'attention légitime que ses différentes formes de culte demandent. Ni plus ni moins. Et tu ne peux pas nier, comme dans le cas des Loups Gris que j'évoquais, qu'il y a une instrumentalisation de ce vecteur à des fins politiques néfastes sur notre sol, où se règlent des conflits qui n'ont pas à y prendre place. Qu'il s'agisse de lutte entre turcs et arméniens, de congolais exilés fâchés par la venue d'une chanteuse originaire de leur pays et supportant un régime conspué ou que sais-je. Oui je sais, ce dernier exemple n'est pas lié à l'Islam. Mais c'était justement pour mettre en lumière que ce n'est pas la religion en tant que telle qui pose un potentiel problème*, mais bel et bien, je le redis, son expression politique, et que la France n'a pas à importer toutes les querelles du monde. En cela, fixer un cadre ne me paraît ni liberticide, ni raciste. C'est une question de bon sens. Et ce serait au demeurant rendre service à ceux qui, eux, sont croyants mais ne partagent pas l'implication politique de certains de leurs pairs. Seulement, il faut le présenter ainsi. Et non atermoyer, donner de faux prétexte, puis se retrouver la bite coincée dans le battant de porte.

* sauf interprétation contraire aux valeurs républicaines s'entend bien. Un imam qui prône la charia pour l'exemple, là, oui, ça poserait un problème dans la lecture même de la religion, mais je crois que là, le meilleur "remède", reste encore d'appuyer les imams modérés. Ils sont à priori les mieux à même de lutter contre des mouvances de ce genre.

P.S : ne "pas pousser la réflexion", on le fait depuis des décennies. Il n'y a qu'à voir avec combien de réussite. Ah bravo. Continuons donc. Taguons le sujet d'une belle affiche "Ci-vit un sujet raciste", faisons l'autruche, et les lendemains chanteront. Ou pas... Et au passage, dire de Marine Le Pen qu'elle est molle, c'est juste un procédé oratoire permettant de la vider, elle et son parti, de la substance dont elle est sensée se nourrir... Et donc tenter, oui, d'amoindrir le Rassemblement National. Si le procédé te paraît plus qu'oratoire, ça n'engage que toi... D'ailleurs elle s'en défend à plusieurs reprises dans leur "débat", signifiant au contraire que sa réticence n'est due qu'au manque de sévérité du projet. Et ce n'est pas anodin. Ils jouent juste l'un et l'autre à tirer à la corde... Ça s'arrête là. Mais bon, libre à toi d'y voir Darmanin en HH et Macron en nouveau Führer.

J'ajouterais à cela qu'à défaut de ne pas avoir été retoqué par son maître, Darmanin est obligé de traverstir son discours. D'ailleurs Le Pen lui a clairement signifié (c'est à peu près le seul point qu'elle ai remporté lors de leur "débat" ) en faisant la comparaison avec son livre où il est bien plus acerbe. Seulement voilà, si Macron est clairement d'une droite libérale décomplexée, et s'il a outrepassé ce qu'aurait pu faire Sarkozy sur le plan de l'ordre public (on peut cela dit se demander dans quelle mesure l'institution policière ne lui force pas un peu la main), je le vois mal au diapason avec Le Pen sur la pensée ayant trait à l'immigration et à l'Islam. Alors, laisser Darmanin aller au front pour tenter de vider le réservoir du Rassemblement National : oui. Utiliser un vocabulaire on ne peut plus violent comme étant le sien : non. Encore une fois...électoralisme primaire.

Dernière modification par Drys Kaine ; 17/02/2021 à 08h45.
Citation :
Publié par Hark²
Assignation à résidence des militants écologistes lors de la COP21.
https://www.lemonde.fr/societe/artic...8885_3224.html
D'un autre coté nos forces de l'ordre ont une certaine capacité d'intervention. On allait pas laissé les coudées franches aux islamistes pour faire des attentats parce qu'ils y avait 10 gus qui voulaient foutre le boxon. La COP21 c'est 15 jours pendant les 350 autres jours de l'année ils peuvent foutre le boxon comme ils le souhaitent.

Dernière modification par gnark ; 17/02/2021 à 11h28.
Citation :
Publié par Kerjou
On peut en conclure qu’entre ce que déclare un ministre pour faire de la politique et le contenu d’une loi, il y a peut être des différences, voire la loi sur les flics et les diffusions.

Donc in fine, on ne peut que tirer des plans sur la comète et non des conclusions.
J'ai du mal de voir une loi LREM votée à l’unanimité par le FN être une loi développant les libertés individuelles des citoyens...
Quel argument

Après prends une loi limitant la vitesse, elle porte atteinte à notre liberté individuelle de rouler vite, et le FN pourrait meme l’a voter, mais est-ce mal ?

On devrait plus se questionner sur le contenu de la loi et les problématiques quelle pointe que de savoir si le FN l’a voté ou ce qu’en dit Darmanin sur la 2.
D'ailleurs, j'ai entendu plusieurs fois des personnes (surtout chez LFI) mais ici aussi, parler de mesures qui stigmatisent les musulmans dans leur ensemble et ne cibleraient pas le problème du séparatisme islamiste. Mais à quels articles faites vous référence?
Citation :
Publié par Kerjou
Quel argument

Après prends une loi limitant la vitesse, elle porte atteinte à notre liberté individuelle de rouler vite, et le FN pourrait meme l’a voter, mais est-ce mal ?

On devrait plus se questionner sur le contenu de la loi et les problématiques quelle pointe que de savoir si le FN l’a voté ou ce qu’en dit Darmanin sur la 2.
Heuu quand même Kerjou, ne tombes pas dans ce que l'on peut reprocher à d'autres ensemble.
Une loi sur la sécurité (ce qu'elle est) qui est votée à l'unanimité par les élus d'ED et qui est jugée totalement insuffisante dans ses contre-parties par les partis de gauche, à tel point qu'ils décident de s'abstenir et rejeter par le parti qui se dit le plus à gauche, cela ne s'annonce pas de fait comme une avancée sociétale majeure.
En tout cas, avoir de gros doutes sur la choses me semble assez légitime.
Après la loi est ce qu'elle est, il faudra voir les décrets d'application qui feront la différence. Là où je réagis toujours, c'est que je considère que c'est dangereux car les décrets d'application cela se change facilement et si certaines personnes arrivent au pouvoir, leur laisser la possibilité d'"abus" légaux avec des décrets extrêmes mais permis car la loi est votée.
C'est même très dangereux.
Citation :
Publié par Drys Kaine
* d'ailleurs, c'est moi ou, de facto, l'anti-racisme a remplacé la lutte de classes à gauche?...
Oui et c'est bien là une grosse partie du problème. D'autant plus que cet "anti-racisme" est, bien souvent, lui même profondément teinté de racisme. bref c'est une voie sans issue. Ce qui n'empêche pas la gauche d'essayer à tout prix de s'y engouffrer, sous l'œil goguenard de la droite.
Ah mais peut être en effet que les contre-parties sont insuffisantes (ça ne serait pas étonnant ), il faudrait que je le pense dessus pour en juger.

Maintenant je vois mal le FN, en constante opposition idiote voter en bloc en mode : ah oui c’est une belle loi, bravo LAREM.

Je pense plutôt que c’est la aussi une action a visée électoraliste : le FN ne peut pas être inactif ou s’abstenir quand y’a les musulmans en jeu, et ensuite se voir rapprocher de ne pas avoir voté un truc visant à contrer l’islam radical, pour son électorat est impensable à mon sens. Pour ça que l’argument est léger pour critiquer le fond de la loi je pense.

Dernière modification par Kerjou ; 17/02/2021 à 11h35.
Citation :
Publié par Kerjou
On peut en conclure qu’entre ce que déclare un ministre pour faire de la politique et le contenu d’une loi, il y a peut être des différences, voire la loi sur les flics et les diffusions.
Ben… oui. Donc :
1) Une loi ouvre la voie à des choses nauséabondes sans les dire explicitement.
2) Le ministre de l'intérieur trouve que la cheffe de l'extrême-droite est "molle"
3) La cheffe de l'extrême-droite en question pense qu'elle aurait pu co-signer le livre dudit ministre de l'intérieur sur le séparatisme

Peut-être qu'on peut se dire qu'il commence à y avoir un faisceau d'indices qui montre que le bénéfice du doute commence à être légèrement difficile à accorder ?

Mais bon, si tout ça n'alerte pas, pas de souci, "c'est pas parce qu'il peut y avoir des dérives qu'il va y en avoir"… dormons sur nos deux oreilles, le monde est peuplé de bisounours, tout ira bien.
Répondre

Connectés sur ce fil

 
1 connecté (0 membre et 1 invité) Afficher la liste détaillée des connectés