Allods - Les Chroniques de Sarnaut

Les écrits du chevalier blanc :

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Chapitre 1 : La "Source" :

-Entrez, n'ayez peur !
-Mes salutations...chers frères...
-Et frères nous le sommes désormais.
Chers confrères, ce jour est couronnée de promesses et d'espoir car nous aurons aujourd'hui l'honneur d’accueillir au sein de notre ordre l'un des rares descendants de la Famille Royale Elfique, Reborne de Desirae .
-Merci, monsieur, où dois-je vous appelez maître ?
-Monsieur me va parfaitement, je ne suis que l'humble fondateur de l'Ordre des Chevaliers Blancs. Mais trève de bavardage, commençons notre 100ième réunion.
Oui, chers confrères, chaque jour nous rapproche un peu plus de la "Source", bénit soit-elle.
-La "Source", dites-vous ? Désolé de vous interrompre en plein milieu d'un discours des plus enivrants mais qu'est-ce la source?
-Mais bien sûre, cher apprenti. Vois-tu, nous, elfes, sommes la plus vieille race ayant vécu sur la planète Sarnaut. Nous vivions paisiblement en notre sainte terre et nous jouissions de quelques privilèges que nous coffrèrent la nature. Nos jambes, par exemples, sont très longues, très fines et surtout très fragiles. Marcher pour un elfe était tout simplement un enfer des plus douloureux. Mais nous arrivions peu à peu à ignorer la douleur et nous nous sentions même pousser des ailes.
C'est alors que le jour du 9ième croissant annuelle apparut un elfe ailé, le tout premier elfe à sang pure. Ces parents étaient d'humbles fermiers dans un champs de blé et leur vie était aussi misérable que triste. Cet enfant unique fut idolâtré par tous les habitants de l'ancienne ville elfique . Non seulement ses ailes furent d'un bleu très azure mais des éclats jaillissaient de ses battements d'ailes, des éclats d'un blanc étincelant et d'une pureté perceptible. C'est alors que nos elfes des plus perspicaces se mirent à étudier ces éclats.
Pendant ce temps, ce nouvel elfe apprenait l'usage de la magie avec une vitesse telle qu'il devint en quelques semaines beaucoup plus puissant que l'Archimage de l'époque, Nisaré de Desirae, qu'il affronta au cours d'un duel, qu'il gagna avec une facilité terrifiante.
Notre jeune elfe devint l'archimage officiel de la ville et fut honoré par la famille royale elle-même par le titre de noble citoyen de l'ancienne ville elfique.
Les elfes chercheurs, eux, n'avait pas trouvé de réponse à leurs questions. Cette énergie semblait à la fois familière et étrange. Il devait à tout prix jeter un coup d'oeil aux ailes azure du mystérieux elfe.
C'est alors qu'un soir, alors que le nouvel archimage buvait goulûment son vain, un elfe s'approcha des ailes azure de ce dernier et les effleura du bout des doigts. Étonnante fut le résultat de ce contact : L'elfe avait subitement acquis des ailes noirâtres . C'est alors que tous les elfes de la salle se précipitèrent pour toucher aux ailes du nouvel archimage qui accepta volontiers de partager ses pouvoirs.
Au bout de quelques semaines, toute la ville devint ailé et ces fameuses ailes azure furent appelés : "Source".


Fin du chapitre 1
Chapitre 2 : L'ordre des chevaliers blancs :


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-Intéressant cette histoire, mais je ne saisis pas ? Quelle est le rôle de cet ordre, je croyais qu'il ne s'agissait que de réunions sur de vieilles affaires de famille.
-Bien évidement, Reborne, il s'agit bien là d'une affaire de la plus haute importance concernant nos familles respectives. Mais laisse-moi d'abord finir mon histoire.
L'ancien archimage avait nourrit une haine incommensurable envers le porteur de la "Source", une haine telle qu'il n'hésita pas à étudier les sciences les plus obscures qu'il puisse exister : Les forces astrales !
Et oui, qui peut résister à ce torrent d'énergie noir, dévorant tout sur son passage, même la magie ? Même la source serait bien impuissante face à cette force.
C'est ainsi que Nisaré invoqua une horde de démons astraux pour décimer la ville et le porteur de la "Source" par la même occasion. Il y'en avait trop et le jeune elfe ailé n'eut nul choix que d'utiliser une technique des plus interdites : Le cataclysme.
Pour cela, il dut utiliser toute l'énergie pure contenue dans ses ailes bleu azure pour les faire jaillir de ses mains telle un torrent cataclysmique d'eau pure. Pour renforcer ce torrent cataclysmique, il dut prononcer l'incantation du Cataclysme :
"Ailes divines, déchaînez votre colère !
Soyez ma source, libérez cette terre !
Que ces démons retournent aux profondeurs des enfers !
Eímai dékti̱ sas , déchomai thysía mou er!"

La ville fut sauvé et l'elfe légendaire mourut. La seule trace de son corps en cendres fut ces ailes qui étaient désormais devenues d'un bleu très foncé : Ces ailes pleuraient la mort de son réceptacle.

Ainsi se termine l'histoire du légendaire elfe ailé. Du moins, c'est ce que crut plusieurs historiens de notre époque. Ors, lors d'un voyage sur un allod inconnu, je trouvai une vieille grotte. Sur ses mûres étaient dessinés de maigres passages de la vie de ce grand elfe, mais il y avait aussi une prophétie :
"L'être le plus noble et au coeur pure sera le nouveau porteur de la "source". D'ici là, la source vous attendra, au berceau de la vie."

-Donc vous voulez qu'on retrouve ces fameuses ailes, n'est-ce pas ?
-C'est exacte, mais pas seulement la retrouver, mais les contrôler.
-Pourquoi aurions-nous besoin d'une telle puissance ?
-Recréer Sarnaut, comme ce fut avant le cataclysme, bien entendu !
-Haha...vous êtes complètement fou, votre rêve n'est que pure utopie !
-Vraiment ? Charles ! Apportez-moi l'anneau des milles et un pouvoirs et sur le champs.
(Quelques instants plus tard...)
-Tenez, je vais porter cet anneau et je vais faire léviter tous les membres de l'Ordre devant vos yeux ébahis. Que cela te serve de preuve, mon garçon.
Le vieil homme mis l'anneau et prononça une incantation en une langue inconnu. Pendant quelques instants, il ne se passa rien. Un léger rictus se dessina sur le visage de Reborne puis, tout-à-coup, il ne sentait plus ses jambes reposées sur la terre ferme : Il était en lévitation, comme le fut ses confrères.
S'agirait-il de ses ailes affolées ? Non, ses ailes ne peuvent le faire voler aussi haut et surtout, il remarqua un léger halo bleu azure recouvrir ses jambes, ses mains et même ses ailes. Le vieil homme claqua des doigts puis retomba maladroitement sur ses jambes .

-Alors, convaincu ?
-C'était quoi cet anneau ?
-Un vieil anneau elfique que j'ai hérité de mon arrière grand-père. Il date d'avant le cataclysme et il est fait des éclats de cette fameuse source .
-Je vous demande pardon, monsieur, je vous crois à présent.
-Je vous en pris, ne vous excusez pas, vous ne faîtes que confirmer votre potentiel énorme et suis encore plus heureux de vous avoir parmi nous.
-Merci, monsieur .
-C'est ainsi que se termine notre réunion. Rendez-vous la semaine prochaine pour l'attribution des missions pour les nouveaux membres de l'Ordre.
Chapitre 3: L'entre oubliée
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"Cher M.Reborne,
Je voudrai que vous preniez un navire astral en directions des terres sacrées. Votre mission, si vous l'acceptez, sera d'inspecter une vieille pyramide Zem au coeur d'Asse-Tep. Là bas, vous y trouverez un goblin portant une capuche rouge, il vous guidera jusqu'au coeur de la pyramide. Pour éviter que vous soyez repéré par les gardes, le goblin vous fournira des potions d'invisibilité. D'ailleurs, une fois arrivé devant un mur, le goblin vous ouvrira un passage secret et vous devrez continuer seul votre chemin. Explorer le passage et faîtes-moi un rapport sur le champs. Si vous trouvez un objet ayant de près ou de loin rapport avec la "source", ramenez le moi. Vous en serez grandement récompensé.

Cordialement,
Le maître de l'Ordre des Chevaliers Blancs

PS: Brûlez cette lettre après l'avoir lu, nos recherches doivent demeurer secrètes"

-Il y va un peu fort le vieux, m'envoyer tout seul dans un endroit aussi hostile, il doit vouloir ma mort, marmonnai-je.
-Nous sommes bientôt arrivé à Asse Tep, monsieur, dit le conducteur du navire astral.
-Ah, il était temps !
Asse Tep, cela fut des lustres que je n'ai pas rendu visite à un endroit aussi sauvage. Ah, je me rappelle encore de ces flaques de boue à l'odeur nauséabonde, de ces plantes carnivores aux dents aussi tranchantes que celle d'un Lynx de Mont Froid ou encore de ces harpies dont les cries me rappelent le ricanement morbide de ma vieille tante Herva de Desirae, un rire à la fois agaçant et insupportable.
-Tenez, c'est de la part de...c'est de ma part, je reviendrai bientôt vous voir pour retourner à la capitale donc ne vous éloignez pas trop de la zone.
-Ne vous inquiétez pas, jeune elfe, tout est sous contrôle.

Je n'avais pas de temps à perdre. Dire qu'il fallait que je fasse cette mission le jour de mes fiançailles avec Carla, que j'appelais mon "unique" en rapport avec les amphigouris du maître de l'Ordre. Dans quelle mélasse je me suis fourré. Cet ordre m'a l'air très louche et pourtant, cette "source" me donne envie de rester. Elle commençait même à habiter mes rêves. telle une messagère d'un mauvais présage ou encore un ange venu pour remplir mes nuits de rêves enivrants.
Hier encore, j'étais le porteur de "source". Je me voyais combattre ces viles démons astraux et être pleuré de tous, tel un martyr, tel un héros. Ce n'est qu'à mon réveil que je ne me rends compte de ma médiocrité, en tant qu'invocateur, en tant que membre de l'ordre, en tant qu'amant, et pourtant, cette "source" m'a offert une infime raison de vivre.

Arrivé près de la pyramide, je trouvai mon guide qui portait une lanterne de sa main gauche. A ma vision, le goblin s'empressa de me tenir la main et de me faire entrer dans la pyramide. Nous primes respectivement nos potions d'invisibilité et prîmes la direction du passage secret. Le chemin menant au passage secret était d'un ennuie terrifiant : pas un insecte, pas un chat, ni même un ossement n'occupait le chemin, comme si on venait tout juste de construire ce passage à mon intention. Les mûres étaient teintés de noir et de rouge sang, étrange pour un temple aux apparences verdâtres mais passons.
Arrivé au passage, le goblin me fit signe d'entrer, ce que je fus d'un pas nonchalant. J'allumai une torche et m'empressa d'explorer les lieux. Il y avait là un paysage différent qui s'offrait à moi : les mûres étaient tapissaient de toiles d'araignées fluorescentes, des mûres aussi jaunâtres que les dents de ma vieille tante Herva. Je vis aussi tôt des squelettes elfiques, des morceaux de tissus blanchâtres puis, un peu plus loin, une tombe.
Je ris à la pensée d'une momie sortant des entrailles de la terre puis ouvrit la tombe. Il n'y avait rien, ni corps momifié, ni insecte, seulement une inscription étrange : Où se trouve ton coeur ?
Je répondis en ricanant : Mon coeur, il est ailleurs, vieille tombe, en compagnie de ma dulcinée.
Alors que je me retournai pour rebrousser chemin, la tombe se fragmenta, puis pris la forme d'une stèle, sur laquelle je pus lire les mots : Mets ta main sur mon coeur et la "source", tu trouveras.
Je voyais un coeur dessiné sur la stèle mais je savais que c'était un leurre. Je me mis donc à la recherche d'un autre coeur. Peut-être derrière la stèle ? En effet, il y avait la silhouette d'une jolie elfe derrière la stèle, je mis ma main puis par un étrange enchantement, la stèle se fragmenta et des ailes d'un bleu très foncé fut déposé sur mes mains. Etait-ce la vrai ? Pas de temps à perdre, il fallait à tout pris que je rentre au quartier général.
Je m'empressai d'aller à l'entrée du passage, ouvrai la porte puis demanda au goblin de me guider vers la sortie. A mon pure étonnement, le goblin me regarda d'un air menaçant puis hurla :
-Comment avez-vous survécu ? Personne avant vous n'avez réussi le test. je vais vous tuer de mes propres mains et m'emparer de la source.
-Je ne crois pas, non...
Alors que je courrai, le goblin invoqua un mur de pierre qui me barra la route. Puis, muni d'une dague, il s'était blessé et dessina un pentacle. Il était désormais trop tard, l'impossible arriva : Un démon astral de la taille d'un troll apparut devant mes yeux ébahis.
Il s'en était fini de moi, je n'avais jamais affronté de démons astraux durant mon entraînement au sein de l'ordre. C'est sans espoir, j'allais mourir, ici et maintenant, face à un vieux goblin et sa ville invocation. Et ma Carla, qu'en adviendra-t-il ? Et ma nièce, ma Hatshumi, je ne pourrai plus tenir cette promesse que je lui avait faite.
Soudainement, les ailes se mirent à briller. Je sentis en moi un immense flux d'énergie m'habitait puis, d'un geste brusque, je lançais mon sort de vampirisme et force de constater que mes chauves souris magiques étaient devenu des cygnes d'un blanc étincelants. Au contact du démon astral, elle explosèrent puis, comme par magie, les éclats de cette explosions entourèrent le démon astral tel un océan lacté et l'absorbèrent.
Le goblin étant affaibli par l'explosion, le mur s'effondra. J'avalai donc ma dernière potion d'invisibilité et m'enfui.

C'était donc ça, la puissance de la "source"? Quelle puissance ! Je retournais à mon ancien navire puis jetai un coup d'oeil à la "source". Elle était désormais devenu d'un noir profond, sans doute avaient-elles besoins de repos, ces ailes ?
A mon retour au quartier général, je fis mon rapport au maître de l'Ordre qui fut très étonné de mon aventure :
-Je suis désolé...je n'étais pas au courant pour le goblin. Vois-tu, nous avions envoyé plusieurs de nos membres à cet endroit et pensions qu'ils s'étaient simplement perdus. Apparemment, ils sont tous morts, j'en ai bien peur. Ce que tu tiens là, Reborne, c'est une réplique de la "source", faite par un ancien scientifique Arisen pour servir l'empire. Mais apparemment, cette source ne peut être utilisé qu'une seule et unique fois.
Très belle découverte, jeune Reborne. Je vous nomme donc officier. Vous aurez cette fois-ci une équipe pour vous aider à entreprendre vos recherches. Désolé encore de vous avoir causé tant de mal.
Ah oui, tenez, prenez cette bague, faîtes-en ce que vous voulez.
-Merci monsieur !

Je retournai donc à ma bonne vieille demeure et annonçai mes fiançailles à mon unique Carla. Je lui offris la bague que je venais d'avoir et la rassura que, tant qu'elle était à ses côté, il était invincible!
Le chevalier de l'ombre :

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"Cher Reborne,

Mes félicitation pour vos fiançailles avec la princesse Carla. Je suis encore navré pour l'incident de la dernière fois. Cette fois-ci, je vous envoie en mission en compagnie de 3 nouvelles recrues au plateau de Coba. Vous irez à l'auberge des prospecteurs voir un vieux tavernier. Vous le reconnaîtrai grâce à son vieux journal dont il ne se sépare jamais. Il vous emmènera ensuite aux ruines rouillées où nous avions fait de nouvelles trouvailles. Votre mission sera d'explorer la galerie nouvellement creusée et de me rapporter n'importe quel objet ayant un lien avec la "source".
Je vous attendrai avec impatience.

Cordialement,
Le maître de l'Ordre des Chevaliers Blancs

PS: N'oubliez pas de brûler cette lettre après l'avoir lu. "

-Alors, que faisons-nous, ici, Reborne ?
-Appelez-moi officier, jeune recrue !
-Oué, oué, relaxes un peu, vieux, on est après tout...
-Quoi, elfes ? Que tu sois de la même race que moi ne m'importe peu. Je suis ton officier et tu te dois de me respecter, Velenor.
-Oui, officier...
-Nous y sommes, l'auberge des prospecteurs. Vous pouvez prendre une bière ou deux, moi j'ai quelque chose à régler, attendez-moi ici .

C'est ainsi que j'avançai discrètement en direction du tavernier et lui informa de notre présence. J'appelai mes compagnons et partîmes vers les ruines rouillés pour explorer cette fameuse nouvelle galerie.
-Velenor, je t'ai dit de lâcher cette bière, t'en a déjà bu une demi-douzaine !
-Non...ça va, dit-il avant de vomir sur les chaussures en cuir du vieux tavernier.
-Espèce de...veuillez pardonnez le comportement de mon assistant, il est un peu maladroit. Tenez, ce mouchoir magique devrait nettoyez vos chaussures.
-Oh, de toute façon, je voulais changer de chaussures, répondit gentiment le vieil aubergiste. D'ailleurs, nous y sommes, vous devrez continuer le chemin vous seuls. Bonne chance !

Cette nouvelle galerie pullulait de termites et autres insectes nauséabonds mais nous n'eûmes pas de mal à les exterminer. Le chemin fut long et sinueux. Nous dûmes nous reposer à maintes reprises avant de reprendre la route. Une heure de marche plus tard, nous vîmes une vive lumière rouge, puis une seconde, puis six autres : des lucioles des mines ! Je n'en avais jamais vu.
-Je croyais que cette espèce s'était éteinte depuis le cataclysme ?
-Apparement non, Velenor, suivons-les.

C'est ainsi que nous suivîmes ces lucioles qui nous éclairait la route. Au bout de quelques minutes, nous nous étions retrouvés dans une salle sombre. Il y avait là des cercueils, des lits faits d'ossements et de crânes d'oiseaux ainsi qu'un coffre.

-Velenor, la clé des milles serrures, s'il te plaît.
-Tout de suite, chef !
-Vous deux, surveillez mes arrières, nul sait quel danger nous menace dans cette salle.

J'ouvris le coffre et, à mon grand étonnement, je trouvai une épée ensanglanté. Elle avait une forme assez étrange car elle semblait n'être pas faîtes pour le combat. Des inscriptions runiques y étaient inscrites :
-La vérité se cache...au delà du voile...voile mais quel voile ?
-Ici, chef !

C'est ainsi qu'il me montra du doigts la dépouille d'une jeune kanienne portant un voile noire. Elle était immobile et je ne pouvais la déplacer. Je pris donc l'épée et, comme par magie, l'épée n'a pas transpercé la dépouille. Elle l'a simplement déplacé de quelques pieds à droite. Je vis alors un autre coffre, où je trouvai une bague. Elle était faîtes en or et d'argent. Un diamant surplombait la bague, entouré d'ailerons bleus. Ce pourrait-il que ça soit un autre objet fait de la "source".

-Nous devons rentrer au plus vite au quartier général, partons !
-Chef, je crois qu'on a un petit problème, dit Velenor d'un air effrayé.
-Donnez-moi cette bague et tout de suite !
-Que est-ce qu'il vous arrive, recrue.
-Recrue ? Mais voyons, vous êtes si naïfs, dit la jeune recrue en tenant une dague du bout de sa main.
-Posez cette arme !
-Alors donnez-moi la bague ?
-Pourquoi, elle ne vous servira à rien sans les connaissances du grand maître...
-Le grand maître...ce n'est qu'un vieux charlatan assoiffé de pouvoir. Sarnaut court à sa perte, je dois...
-Vous devez quoi ? Mais que est-ce que vous me racontez ?

La jeune recrue fit un saut éclaire et prit Velenor en otage, puis, de sa main libre, pris une potion et la but. Un étrange nuage de fumée apparut et la jeune recrue devint tout habillé en noir.

- Je suis le chevalier noir et je protégerai Sarnaut au péril de ma vie de cet ordre de prétentieux elfes mal léchés !
- Pas besoin de faire une telle mise en scène pour un simple détail.
-Détail, moi, le chevalier noir ?
-Non, je parlais du chevalier rose peut-être ? Je vais vous arrêter ici et maintenant, traître !
-Non, ne tentez rien de brusque, sinon, votre compagnons sera aussi pâle que cette vieille dépouille.
-Bon, ce qui est sûre, c'est que mes sorts vous serons fatales à tous les deux dans ma position. Vous avez gagnez, la voilà, cette bague, mais rendez-moi Velenor.
-Ce n'était pas si difficile alors. Je vois que vous avez, malgré les apparences, un coeur pure. Rejoignez ma cause, ne croyez pas aux paroles du vieux maître, c'est un...
-charlatan ? Peut-être mais lui au moins a su me reconnaître. Le maître est la seule personne qui me considère comme son égale, qui me respecte. Il est notre père à tous et nous as fait don de son savoir. Il veut sauver Sarnaut, pas le détruire.
-Hmm, je vois, tu es encore plus naïf que ton vieux père.
-Je n'ai pas de père..
-Tu sauras la vérité bien assez tôt. Nos chemins se croiseront à nouveau et je pense que je pourrai vous ouvrir les yeux. Mais pour le moment, votre présence dans l'ordre m'est essentielle. A la prochaine, Rebornette !
-Sale petit...

Le chevalier noir se volatilisa avec la bague en un éclaire. Nous dûmes retourner bredouille à l'auberge. Les dires du chevalier noir m'ont assez marqué l'esprit mais il me semblait que cette personne-là n'était pas dénué de bon sens. Que dois-je faire ? En parler à l'ordre ? Non, ils me retireraient mon statut d'officier. Ne pas en parler ? Mais alors, il faudrait que je fasse promettre à mes compagnons de ne rien dire...
Et ce chevalier noir, que sait-il sur moi et ma famille ? Je dois le voir à nouveau, mais pour le moment j'ai sommeil et je dois me reposer.
La journée fut longue et périlleuse et demain, je déciderai du sort de ce mystérieux chevalier noir.
Chapitre 5: Les gardiens du puits :
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-Un puits, dîtes-vous ?
-Oui, c'est belle et bien un puits dont nous parlons.
-Et vous voulez que je risque ma vie et celle de mes compagnons en plongeant dans un puits sans fond pour trouver une poisson dorée ?
-Seulement la votre, mon petit Reborne, vos compagnons, voyez-vous, feront en sorte que vous vous en sortiez indemne. Ils vous éclaireront la route avec leurs sorts divins.
-Et l'air, vous avez pensé à l'air, je vais étouffer dans un truc...
-Justement, Reborne, à ce propos, vous devez...faire quelques sacrifices ?
-Vous voulez que je meurs pour un projet aussi...
-Aussi quoi, officier ?
-Rien monsieur, mais je refuse de mourir, j'ai une fiancé qui m'attends.
-Hahahaha ! Mon jeune Reborne, qui a parlé de mourir. Par sacrifice, je voulais parler de vos ailes. Avec cette potion, vous voyez, vous aurez des branchies et des palmes. Malheureusement, vos ailes disparaîtrons temporairement. Vous allez donc souffrir en marchant pendant quelques temps mais vous n'allez pas mourir, hein ? C'est l'essentiel.
-Vieux croûton dégénéré...
-Vous disiez ?
-Bien, Monsieur.
-Ah, voilà qui me remonte le moral. Allez, si vous me ramenez un objet intéressant, je vous offrirai le titre d'officier senior.
-Juste une dernière question, où se trouve ce puits ?
-À Siveria, cependant, je ne sais pas où il se trouve exactement donc tu devras chercher dans chaque millimètre carré de cet allod.
-Ce n'est pas le boulot des nouvelles recrues ?
-C'est justement pour ça que vous êtes officier, Reborne, pour avoir des recrues à votre service.
-À la revoyure !
-Oui, au revoir mon cher Reborne.

C'est ainsi qu'avec ces compagnons, je partai visiter Sivéria pour trouver le fameux puits. Alors que je questionnai la population de la région sur les différentes légendes locales, mes compagnons, muni de leurs corbeaux transmetteurs, fouillaient l'allod :
-Velenor, tu me reçois ? Velenor....Velenor....VELENOR !
-Gorluxor, tirant craint respecté, Gorluxor, même son visage peut te faire crever, Gorluxor, vers les plus haut....
-Ah oui, j'ai trouvé un baril de bière. Il est encore vieux mais...
-J'arrive tout de suite chef !
-Ah enfin, tu m'écoutes ! Pars au lac et trouve un arbre mort et penché. Je te retrouve là bas, entendu !
-Et ma bière ?
-Si jamais on trouve quelque chose d'intéressant, je t'offrirai cette bière.

Et c'est ainsi que je retrouvai mes recrues devant l'arbre penchée.

-Selon les dires de l'aubergiste de l'allod, cet arbre serait en lien avec le puits que nous cherchons.
-Et...en quoi cette information nous intéresse, chef ?
-C'est très simple. Si vous aviez lu un peu l'histoire de Sarnaut, vous auriez su qu'à Sivéria vivait une race unique en son genre. Elles n'étaient mi elfes, mi fées. Certains disent mêmes que c'étaient les descendantes du porteur de source.
-Comment sont-ils au courant pour le porteur de source, ces citoyens ?
-Ils l’appellent le héros elfique et leur version de l'histoire s'éloigne beaucoup de celle du maître, sauf un détail : Les ailes !
-Et que est-ce qu'on fait, là ?
-On va tout simplement faire notre camp ici et dormir la nuit.
-Pourquoi donc ?
-Selon la légende, les descendantes du porteur de source se reposent sur cet arbre. D'ailleurs, cet arbre s'appelle le berceau azure.
-Allez-vous réellement croire à cette légende ?
-Nous n'avons rien à perdre ?

C'est ainsi qu'après avoir construit notre campement, nous attendîmes la venue des légendaires elfes. Minuit et quelques minutes mais toujorurs rien.
-Ce n'était donc qu'une légende après tout. Dormez, demain, nous retournerons au bercail.
-Bonne nuit, chef !

Je fermai les yeux et, quelques secondes plus tard, je n'étais plus de ce monde. Je rêvais de cet arbre, inerte, noirâtre et pourtant d'une posture si majestueuse. C'est alors que j'imaginais les descendantes du porteur de source me porter vers le fameux puits que je recherchais. J'y attrapais la morue dorée et je criais victoire ! Je voyais ma fiancée à mes côtés me félicitant de mon nouveau statut et m'embrassant sur les lèvres. Hélas, tout n'était qu'un rêve. Le monde des songes a toujours été un véritable puits d'information...puits, mais bien sûre, c'est ça !

Je me réveillai en sursautant, il était 3h du matin. Je pris une dague et j’écrivais en lettres elfiques : Dors en paix ! C'est alors que l'arbre devint tout à coup d'un bleu très azure puis explosa en de millions de papillons aux ailes azure. Devant moi, je voyais le puits dorée.
Chapitre 6: Le poisson doré

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-Chers compagnons, c'est l'heure du plongeon !
-N'oubliez pas de boire votre potion, chef ! S'écria Velenor tout en sortant la potion de transformation de son sac.
Je bus la potion et, malgré son goût familier d'alcool, je ne sentis qu'un petit changement.
-Peut-être que la potion ne prend effet qu'en plongeant ? Dis-je avant de sauter dans le puits dorée.
Je ne sentis aucune branchie pousser, aucune palme. Velenor m'a sûrement donné sa bière par inadvertance. Alors que je voulais remonter à la surface, un mur magique me barrait le chemin. J'essayais de trouver une issue mais rien. Allais-je mourir d'une manière si pathétique ?
-Velenor, tu sais, tu peux boire une bière en attendant, dis-je à mon stupide officier grâce à mon aqua-transmetteur.
-Ah, merci chef.
Une, deux, trois secondes, c'est le temps qu'a pris la potion pour avoir effet. Velenor ne pouvant respirer l'air pure, il s'est jeté à l'eau.
-Velenor, utilise ton sort de transfert d'oxygène, contrairement à toi, je ne peux respirer sous l'eau, et vue que ce sort à une portée limité à 5 mètres, tu ne dois pas t'éloigner de moi.
-Mais chef.....
-Fais ce que je te dis !
La petite particularité du sort de transfert d'oxygène est que son utilisateur est affaiblie suite au retrait du sort, c'est pourquoi nous devrons faire vite car une recrue affaiblie est un elfe de plus à protéger en cas de danger. Nous nageâmes rapidement jusqu'au fond du puits puis trouvâmes non pas un poisson doré mais plutôt la représentation de celui-ci.
-Regardez la taille de ce dessin, chef, c'est même plus une morue, c'est une sardine.
-Ça, je en te le fais pas dire. Attention Vele...
Une étrange créature s'était précipité vers nous. Elle avait des écailles d'un or éclatant et des palmes argentées. Ces yeux luisant et d'un vert émeraude n'arrêtaient pas de fixer Velenor. Ce bon à rien a sans doute amené de la nourriture avec lui mais ce qui était le plus frustrant, c'est que ce poisson était gigantesque et pouvait nous dévorer à tout moment.
-Velenor, dépose ta nourriture sur la stèle ?
-La quoi ?
-La sardine ! Dépose là sur le dessin de sardine !
-Mais chef, c'est de la viande de minotaure séché...
-Fais ce que je te dis, vele...
Trop tard, la grosse créature aquatique avait frappé Velenor d'un coup de nageoire et a heurté le mur du puits. Il était désormais inconscient et le sort de transfert n'avait plus effet. Je m'empressa de prendre la sacoche de viande et la jeta sur la stèle. La grosse créature qui fonçait sur moi s'arrêta tout à coup et alla déguster la viande séchée de minotaure. C'est alors que le poisson pris sa forme normal. Il répondait enfin aux descriptions du maître !
Plus qu'une vingtaine de secondes avant d'être à court d'air et il me fallait à tout prix sauver Velenor. Je cherchais dans son sac s'il n'y avait pas un reste de cette potion mais, à mon grand étonnement, je trouvai 36 bouteilles de bière, dont 16 avait la même forme que celle de la potion de transformation. J'ai du boire les 16 bouteilles avant de me transformer en poisson Hermite bourré, l'alcool ayant modifié légèrement la constitution de la potion.
Avec le reste de conscience qu'il m'était resté, j'ai nagé comme un fou en direction du puits, morue à la main, velenor de l'autre pour enfin sortir de la surface, mutant, bourrée certes mais vivant.

Nous retournâmes au quartier général en lévitant car la douleur était trop atroce pour marcher. Je remis la morue dorée au maître de l'ordre qui me gratifia du statut d'officier senior. Il m'offrit ensuite une autre bague qui permettait de respirer sous l'eau sans l'aide de branchies. Quel sadique !

Je rentrai chez moi, douleurs à la jambe, courbatures à mon dos mais la simple pensée de revoir Carla me réchauffait le coeur. J'ouvris la porte, posai mon manteau blanc puis cria :
-Chérie, je suis enfin rentré !
-Je t'attendais, Reborne de Desirae.
-C'est impossible, comment ? Carla ! Carla ! CARLA !
Chapitre 7 : Révélation !

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-Où est ma Carla ?
-Ah, elle n'est pas là, je suis entré ici en forçant la serrure puis j'ai trouvé personne. Donc comme ça, t'as aussi une épouse, que c'est charmant ! Comme l'est cette demeure d'ailleurs, j'ai presque cru que t'étais...
-Quoi ? Criai-je.
-Non rien...
-Que est-ce que tu veux ? Chevalier....rose ?
-Le chevalier de l'OMBRE ! C'est pourtant pas compliqué! Bref, je n'ai pas le temps pour ses enfantillages, le temps presse.
-Ah oui, ton histoire avec mon père...
-Haha, l'excuse du père, ça marche toujours, t'as pas dormi de la nuit, je paris ? Non, je ne connais pas ton père, c'était juste pour te rappeler de moi.
-Sale petit...Bon, je t'écoute, fais vite.
-Reborne de Desirae, je t'ai observé pendant un moment et tu me sembles douée d'une capacité hors du commune.
-Enfin quelqu'un qui remarque mes talents en nécromancie !
-Non, en nécromancie, même mon fils qui pourtant n'a qu'un oeil pourrait te battre.
-Alors c'est quoi ce don? S'écriai-je avec rage.
-Si tu es si peu doué en l'usage de la nécromancie, c'est parce que ton coeur est trop pure et c'est là où réside ta qualité.
-Oui mais la magie des éléments ne m'intéressait pas...c'est une magie si ennuyeuse.
-Peut-être as-tu eu un mauvais professeur. Je pense que tu serais un très bon élémentaliste. Tiens, faisant un petit test. Suis-moi !

Nous sortîmes de la maison et nous dirigeâmes vers le bois de lumière. Bien que très sombre, nous n’eûmes aucun mal à trouver le terrain d'entraînement des jeunes mages. L'endroit avait l'air très insalubre et très peu organisé. J'avais une soudaine envie de tout carboniser.

-Tiens, Reborne, je voudrai que tu me brûles toute la zone avec un sort de boule de feu.
-Comment faire ?
-Comment tu faisais avec tes sorts de nécromancie ?
-La nécromancie, c'est des incantations ou des virus concoctés à l'avance. C'est pourquoi nous ne séparons jamais de nos sacs.
-Ah oui je vois. La magie élémentaire est une forme de magie pure qui fait appelle à ton imagination. L'imagination donne à la magie une forme et ton coeur, renforce cette forme et la matérialise. Plus ton coeur est pure, plus ton sort élémentaire est puissant. Essaye !

Au début, je me mis à imaginer une boule de feu de la taille d'un gibberling, puis je fis grossir la boule de feu, encore et encore et encore. Après, de toute mes forces, je lançais cette boule de feu imaginaire en la direction d'une des poupées d'entraînement. J'ouvris les yeux et je ne vis aucun feu, aucune flammèche. Quelle déception !

-Je vous l'avez dit que j'étais peu doué pour la magie élémentaire !
-Regarde au dessus de toi.

Au début, je ne vis rien puis un point rouge vint illuminer le ciel. Ce point grossissait de plus en plus jusqu'à ce que l'objet en question soit visible : C'était une météorites élémentaire.

-Bon je pense que si nous restons là, nous allons tous mourir donc accroche-toi à moi, nous allons nous téléporter.
-WAOUH ! QUE C'EST BEAU !
-Ah, les jeunes d'aujourd'hui...Dit le chevalier de l'Ombre avant de tenir mon épaule et me téléportant quelques secondes avant l'impact.

J'entendis un petit crépitement puis nous nous sommes retrouvés dans ma demeure, Carla assise sur le fauteuil, inquiète.

-Chérie mais où était-tu ?
-Elle est charmante, ta femme ! Je me présente, Augustus Nivalus.
-Enchanté et vous êtes ?
-C'est un vieil ami à moi, ma chérie !
-À la bonheur ! Je vous prépare un thé ? Du café ?
-Bien que je sois le vieil...ami de votre cher Reborne, je ne peux rester ici plus longtemps. Une autre fois, peut-être ?
-Ah dommage, je voulais savoir des trucs coquins au sujet de mon Reborne chérie.
-Une autre fois peut-être mais je dois y aller.
-Chev...Augustus, y avait-il quelque chose d'important que tu voulais me dire en venant nous visiter ?
-Ça attendra, Reborne, ça attendra. À la prochaine !
-À la prochaine Augustus, revient nous voir quand tu veux !
-Merci, ma chère Carlita, je pense que je viendrai vous visiter la semaine prochaine si j'arrive à me libérer.

Soudainement, le chevalier noir disparut laissant derrière lui un nuage de fumée rosâtre en forme de coeur. Essayait-il de draguer ma Carla .
Bref, cette nuit fut très lucratif. Qui l'aurait-cru, moi, Reborne, l'invocateur raté, capable d'invoquer une telle météorite ? Et ce qui est le plus étonnant, c'est que ce chevalier noir, qui menaçait jadis de tuer mes compagnons, vint m'instruire. C'est étrange mais pour le moment, une bonne nuit de sommeil m'attend, au bras de ma bien aimée. Peut-être devrai-je lui demander de devenir mon épouse avant que ce vieux pervers vienne me la voler ? Quelle question idiote...elle m'aime à la folie !

-Reborne, chérie, j'ai trouvé cette lettre sur la table de chevet.
-Je la lirai demain car pour le moment, j'ai envie d'être à tes côtés et te raconter mon aventure d'aujourd'hui. Alors que j'étais à Siveria...
Chapitre 8: Je ne suis pas invité !

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-Dire que je n'ai pas été invité à cette conférence, dis-je à Velenor pendant que je le suivais discrètement.
-Voyez le bon côté des choses, chef, j'ai gardé des potions d'invisibilité de notre dernier voyage.
-J'avoue que sur ce coup là, Velenor, je t'en dois une fière chandelle. Bon, dépêche-toi de rejoindre les autres, je te surveille de loin. Fais attention à toi.
-Je pense que le seul danger au quel je vais me frotter, c'est la mort d'ennuie !

Alors que je m'étais caché derrière un pilier, j'entendis des pas inquiétants. Au début, elles semblaient se diriger vers la porte d'entrée de la salle de conférence puis le bruit devenait de plus en plus hâtif et de plus en plus proche. M'aurait-t-on déjà repéré. Je préparai ma dague et ma sacoche de virus puis, soudainement :

-Reborne, c'est moi, le chevalier de l'ombre, chuchota-t-il alors qu'il se mit à mes côtés.
-Ah, tu m'as fait peur mais que viens-tu faire ici ?
-J'ai lu ta lettre concernant cette étrange conférence. Tu es un officier, Reborne, t'aurai du être invité. Tout cela me semble louche .
-Bon, un peu de compagnie, ça ne sera pas de refus.

Alors que nous nous approchâmes de plus près des invités, le maître de l'Ordre pris siège. Il portait à sa gauche un calice d'or serti de pierres précieuses, à sa droite, une étrange épée ensanglanté.

-Chers invités, chers chevaliers blanc ! Si je vous ai réuni ici pour la cent et unième réunion secrète de l'Ordre des Chevaliers Blancs, c'est pour vous annoncer une nouvelle des plus délicieuses. Nos décennies de recherches ont porté leur fruit. Nous touchons...ENFIN...à notre but ultime. Cet épée, vous voyez, appartenez au porteur de source. Cette épée réagit au sang des elfes comme un détecteur. Si l'elfe à le coeur pure, l'épée lui fera grâce de sa puissance. Au cas échéant, elle s'animera et infligera une blessure m...minable à son utilisateur, signe de rejet bien évidement.

C'est alors que soudainement, l'épée se mis à léviter puis à tournoyer dans tous les sens.

-Est-ce possible ? L'épée aurait trouvé son utilisateur, mais enfin, où ? Ici, ou là ? Derrière ce pilier.

C'est alors que mon coeur se mit soudainement à battre la chamade. L'épée m'aurait-elle repéré ?

-Ah, apparemment non, un pilier ! Haha ! Bon, mes frères, chacun devra toucher l'épée. Vous avez peut-être le coeur pure, qui sait ?

-Et pourquoi mon chef n'a pas été invité, maître ? S'écria Velenor en levant son gobelet de bière.
-Velenor, mon cher, tu sais très bien que Reborne est bien trop faible. En plus, c'est un nécromancien, il ne peut avoir le coeur pure. D'ailleurs, Velenor, si jamais ton coeur est assez pure pour porter l'épée, je te nommerai officier, qu'en pense-tu ?
-Merci, maître ! Dit Velenor en brandissant avec fierté son gobelet de bière.
-Commençons le processus de purification ! J'en appelle à l'originel puissance, dupliquez cet épée en de milliers de cendres, que ces lames aillent réduire le coeur malsain au silence et que la purification soit complète, pour réanimer ces ailes noirâtres !

C'est alors que du sang se mit à jaillir du corps des invités, telle un geyser.

-Minable, disait-il, mortel oui, dis-je.
-Il faut les sauver ! S'écria le chevalier de l'ombre avant de boire la potion de visibilité.
-C'est beaucoup trop dangereux, attend !
Mais ce fut trop tard, le chevalier de l'Ombre sortit l'épée qu'il avait dérobé à notre première rencontre puis, d'un revers de la main, la fit exploser en milles morceaux. Il souffla sur les éclats blanchâtres et prononça une incantation inconnue. Les cendre disparaissaient et les invités tombaient les uns après les autres.

-Pauvre fou ! C'est trop tard, le sang a coulé à flots, que la résurrection des ailes azure commence !
-Reborne, occupe-toi de Velenor, il est toujours en vie, soigne le pendant qu'il en est encore temps. Tu es un nécromancien, après tout. Je me charge du boss !
-Reborne, ici ! Quoi rêver de mieux ! Je vais....
Un éclaire vint soudainement frapper le calice encore frais du maître et l’électrocuta.
-Tu ne devrais pas tourner le dos à ton adversaire !
-Tu...ton sang me sera utile, il renforcera mon sort de résurrection. Prends garde à toi.

Je profitai de l'ouverture pour prendre le corps de Velenor et lui faire des transfusions sanguine après avoir fermé ses plaies.
-Chef, j'ai...je suis désolé...
-Ne soit pas désolé, c'est ma faute, j'aurai du t'empêcher de venir ici. Maintenant, repose-toi un peu. À mon signale, j'ouvrirai la porte et tu fuiras.
-Mais, mais chef....
-Ne t'occupes pas de moi, je vais m'en sortir. Il est temps d'exterminer cette menace. J'aurai une faveur à te demander, protège ma Carla, elle est tout ce que j'ai au monde. Emmène là loin de la ville. Si jamais ma dernière mission se révèle être un échec, je souhaiterai qu'elle puisse vivre en sécurité.
-Promis, chef !

J'essayai d'imaginer une petite boule de feu puis la faisait grandir petit à petit. Je voyais la boule de feu se matérialiser puis je la lançai vers la serrure de la porte. La serrure fendu en deux temps trois mouvements puis, sans même l'imaginer, je fis un geste de la main pour créer une bourrasque de vent. Comme par intuition, mon voeux prit forme et la porte s'ouvrit.

-Maintenant Velenor !
-Maître, je...au revoir !
-C'est ça, Velenor, nous nous reverrons au puits des rêves !
-Oui, chef !

Velenor courra de toute jambe en direction de la sortie. C'est alors que soudainement, je vis un corps voler en éclat.

-Augustus, ça va bien ? Criai-je avec inquiétude.
-Oui, ça va, rien de cassé. Tu vois les ailes là-bas, elles sont déjà bleu ciel ! Essaye de les voler avant qu'il ne soit trop tard.

Trop tard, c'était le mot qui décrivait le mieux la situation car à l'instant où Augustus terminai son dernier mot, un violent éclaire rouge le frappa de plein fouet à sa poitrine.

-Augustus, non !

Je lançai une boule de feu sur le vieil homme puis une bourrasque de vent pour renforcer le sort. La boule de feu devint soudainement une tornade de feu. Je profitai de cet instant de répit pour me diriger vers Augustus et essayer de le soigner.

-Comment, un nécromancien qui utilise la magie blanche, quelle ironie !
-Tais-toi, vieux bougre ! Criai-je
-Reborne...écoutes-moi ! Chuchota Augustus tout en toussant.
-Ne parles pas, j'essaye de te soigner.
-C'est trop tard, Reborne, mon heure est proche. Tu dois...
-Non, Augustus, je ne le permettrai pas !
-Donne-moi ta main, Reborne. Ceci est un parchemin contenant l'incantation la plus puissante de magie blanche. Seule le porteur de source a pu la maîtriser. J'ai confiance en toi. Tu dois....tu dois détruire ces ailes car c'est une puissance démoniaque et factice, ce n'est pas la source.
-Alors. qu'est-ce dont cette puissance effrayante ?
-Une pierre philosophale. Il a crée une...pierre philosophale en sacrifiant des centaines de vies elfiques ! Tu dois détruire...cette pierre ou notre monde courra un grand danger !
-Je ne peux vous laisser, nous devons fui...
-Non, Reborne, tu as la force, tu dois sauver notre monde de la destruction ! Laisse-moi mourir en paix.

Soudain, un éclaire d'un bleu azure jaillit de la tornade de flammes puis vint frapper Augustus à son coeur. Du sang jaillissait de son torse tiraillé et ses yeux se fermaient peu à peu. Quelle mort atroce !
Chapitre 9 : La bataille ultime

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-Ah, enfin seuls en tête à tête ! Cria le vieux maître en tenant la pierre philosophale entre ses mains.
-Alors, pendant tout ce temps, tu nous avais menti ? S’écriai-je en colère.
-Oh que non ! J’ai juste était un petit peu plus…subtile dans mes dires. La source a toujours existé mais je n’ai jamais dit qu’une telle puissance pouvait être restaurée d’un simple mouvement de la main. La puissance exige des sacrifices et l’âme de tes confrères vivra à jamais entre mes mains, me servant toujours aussi fidèlement.
-Et qu’allez-vous faire avec une telle puissance ?
-C’est très simple, je vais tout simplement devenir le nouveau grand archimage de Sarnaut.
-Ordure ! Et votre rêve de réunir Sarnaut à nouveau ? Vous en faîtes quoi ?
-Ah, mais c’est impossible, Reborne, personne, pas même les douze défunts archimages, ne peuvent faire une chose pareil. Par contre, tous les habitants de Sarnaut seront unis en une crainte incommensurable de ma toute puissance. Ni la Ligue, ni même l’Empire tout entier, ne pourraient me vaincre. Je serai…le DIEU de ce nouveau monde !
-Vous n’êtes qu’un vieux fou. Vous savez, jusqu’à maintenant, je n’ai fait que me retenir pour ne pas blesser mes confrères. Maintenant que nous sommes seuls, je peux enfin vous infliger une bonne petite correction ! Pour venger Augustus, pour protéger ma Carla.
Alors que je m’apprêtais à dire ma dernière phrase, un éclaire bleu azure fut projeté en ma direction. Je créai un bouclier élémentaire qui absorba l’éclaire puis but ma potion d’invisibilité.
-Tu te caches, Reborne ! Quel lâcheté ! Et bien soit, ce château sera ton tombeau. Mais avant cela, je vais quand même tester l’étendu de mes pouvoirs sur toi, prépare-toi !
J’étais resté immobile et je me concentrai. Il ne faut surtout pas que je rate mon incantation. Soudain, des flammes jaillirent des ailes du vieux maitre et prirent la forme d’un dragon noirâtre.
-Je te présente mon petit compagnon. Arinctor ! Brûle-moi ce maudit elfe que nous puissions commencer notre conquête du monde !
Le dragon se mit soudainement à voler. Il tournoyer autour de moi en laissant des flammèches se déposer sur le sol encore tâché de sang. Je ne devais surtout pas bouger, il faut que je me concentre encore plus.
Le dragon atterri près du vieux sorcier puis lui grogna des mots en une langue inconnue.
-Ah, on dirait que notre dragon veut s’amuser un peu avec sa proie avant de la brûler. Et bien soit, Arinctor, tu peux lui porter quelques attaques physiques avant de le brûler. Amuse-toi bien! Mais mais, que vois-je là…
-Ce que tu ne sais pas, vieux sorcier, c’est qu’une fois le sang d’elfe brûlée, ce dernier crée un bouclier protecteur au tour de lui. Avec tant de sang, ce bouclier me protégera de ton petit chiot!
-On dirait que notre petit lâche a repris sa voix. Mais tout bouclier est impuissant face à ma toute puissance. J’en appelle aux flammes infernales, venait déchirer les entrailles de la terre et pourfendre mon ennemi. Que son âme devienne mienne, qu’il perde la vie !
C’est alors qu’un grand tourbillon de flammes vint me frapper de plein fouet. La douleur était trop intense mais il fallait encore un peu de temps avant que je réunisse assez de puissance pour le terrasser. S’il n’y avait pas le bouclier protecteur, je serai déjà mort.
-Arinctor, ne fait pas cette tête, je t’aurai laissé volontiers tuer Reborne mais tu es encore trop faible. Tiens, je te laisse te charger de sa…comment elle s’appelle déjà ? Carla !
-Trop tard, vieux ! Ailes divines, déchaînez votre colère ! Soyez ma source, libérez cette terre !
Que ces démons retournent aux profondeurs des enfers ! Eímai dékti̱ sas , déchomai thysía mou er!
-HAHAHAHAHA ! Pauvre fou, pour qui te prends-tu ? Aucun mage n’a pu reproduire la même attaque que le porteur de source, tu…
C’est alors qu’un grand torrent de magie blanche jaillit de mes mains !
-Arinctor, protège-moi et je te laisserai te charger de Reborne !
Mais il était déjà trop tard, le dragon ne tint pas le poids face à un tel torrent de magie blanche.
-À ton tour, vieux sorcier, dis-je avant de diriger mon attaque vers le vieux sorcier. Cette fois-ci, je ne vais plus me retenir. Pour la ligue !
C’est alors que mon torrent se transforma soudainement en un tourbillon bleu azure mais le sorcier resta immobile. J’eus peur un instant que mon attaque soit encore trop faible puis, soudainement, je voyais le vieux sorcier agoniser. Il laissa échapper la pierre philosophale avant de devenir poussière.
Chapitre 10 : Renaissance

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J’avançai tranquillement vers la pierre philosophale puis la pris. Je m’élançais ensuite vers les restes du vieux sorciers puis brûla le reste de poussière le constituant. Un petit bouclier d’un blanc étincelant se créa, rien de plus normal sur les restes d’un elfe, mais je pus entrevoir mon reflet sur ce nouveau bouclier : J’avais des ailes bleu azure ! J’étais…le nouveau porteur de source !
J’aurai dû être heureux de savoir que j’étais le nouvel elfe le plus puissant de tout Sarnaut mais rien et personne ne pouvait faire revivre mes compagnons. Rien que le souvenir du temps passé avec cet ordre m’emplissait de tristesse. Le porteur de source était-il réellement mort à cause de son attaque ?
-Tu dois le faire, Reborne, le pentacle de renaissance !
-Mais, qui est-ce ? Augustus ?
-Non, tu es mon successeur, et je suis ton protecteur. Nous n’avons pas beaucoup de temps, tu dois dessiner le pentacle de renaissance et ressusciter tes confrères. Personne au grand personne ne doit être au courant de notre existence.
-Mais, faire renaître autant de …
-Oui, tu devras mourir, mais sache une chose, Reborne. J’ai continué à vivre en toi car je t’ai choisi comme fils. Tu continueras de vivre à ton tour dans les ailes de ton successeur. Je t’aiderai dans cette tâche ultime, ainsi je pourrai enfin rejoindre l’autre monde.
-Cette puissance doit disparaitre, je ne veux pas vivre dans les ailes d’un successeur, nous devons disparaître tous les deux.
-Sage décision, Reborne, tu es vraiment mon digne successeur. Faisons-le, ensemble !
Nous dessinâmes alors un grand pentacle que j’ai renforcé avec des cercles de magie noire. Je me plaçai au centre du pentacle et libéra toute ma puissance. Les corps inanimées prirent vie alors que je perdais peu à peu connaissance. Je quittais ce monde peu à peu…
Mon seul regret est de ne pas avoir vécu plus longtemps avec ma Carla mais sa sécurité passe avant tout. J’espère que mon sacrifice ne sera pas vint et que mes descendants puissent vivre en paix. J’espère que ma Carla pourra se trouver un autre homme pour la satisfaire et Velenor un autre chef pour contrôler sa consommation de bière, haha…
Quelle ironie, je passe les dernières secondes en des souhaits vains. Ce monde ne sera plus le mien, j’espère que dans le nouveau monde, je vivrai autant d’aventures et de mésaventure que dans Sarnaut.

À dieu, Sarnaut!
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