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Ce que c'est que la mort (Poeme)

Par San Zarx le 21/12/2001 à 22:28:44 (#596250)

Ne dites pas : mourir ; dites : naître. Croyez.
On voit ce que je vois et ce que vous voyez ;
On est l'homme mauvais que je suis, que vous êtes ;
On se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux fêtes ;
On tâche d'oublier le bas, la fin, l'écueil,
La sombre égalité du mal et du cercueil ;
Quoique le plus petit vaille le plus prospère ;
Car tous les hommes sont les fils du même père ;
Ils sont la même larme et sortent du même oeil.
On vit, usant ses jours à se remplir d'orgueil ;
On marche, on court, on rêve, on souffre, on penche, on tombe,
On monte. Quelle est donc cette aube ? C'est la tombe.
Où suis-je ? Dans la mort. Viens ! Un vent inconnu
Vous jette au seuil des cieux. On tremble ; on se voit nu,
Impur, hideux, noué des mille noeuds funèbres
De ses torts, de ses maux honteux, de ses ténèbres ;
Et soudain on entend quelqu'un dans l'infini
Qui chante, et par quelqu'un on sent qu'on est béni,
Sans voir la main d'où tombe à notre âme méchante
L'amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante.
On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent
Fondre et vivre ; et, d'extase et d'azur s'emplissant,
Tout notre être frémit de la défaite étrange
Du monstre qui devient dans la lumière un ange

(V.H)

Par Seyffin le 21/12/2001 à 23:23:32 (#596506)

*Pleura sans cèse son aimée jusqu'a que mon père... Ogrimar décidera l'heure de ma mort*

*t'aime*

Seyffin Ithlys
Demon au coeur de glace

Juste une plume ...

Par San Zarx le 21/12/2001 à 23:30:39 (#596549)

La plume, seul débris qui restât des deux ailes
De l'archange englouti dans les nuits éternelles,
Était toujours au bord du gouffre ténébreux.
Les morts laissent,ainsi quelquefois derrière eux
Quelque chose d'eux-même au seuil de la nuit triste,
Sorte de lueur vague et sombre, qui persiste.

Cette plume avait-elle une âme ? qui le sait ?
Elle avait un aspect étrange ; elle gisait
Et rayonnait ; c'était de la clarté tombée

Par Gothmog Zarx le 22/12/2001 à 11:46:33 (#597529)

Ma vie durand j'ai attendu une chose, elle est venue, ce fût toi ma démone. Tu m'as tout donné, et j'ai tout recu joies, peines et souffrances, et en échange je t'ai tout donné aussi.

Puis la souffrance à laisser le pas à la mort qui sans cesse est venue me prendre un peu de moi, qui sans cesse est venue me torturer, brulant mon ame, et brulant en moi dans mon corps cette douleur inéfable, aimer c'est souffrir, aimer c'est souffrir au combien tu avais raison ma démone, au combien notre destin était sombre, tu l'as toujours su que nous courrions à notre mort, tu l'as toujours su et je n'ai jamais voulu le voir, je n'ai voulu que t'aimer, tellement fort que cela m'a conduit à la folie, et à la destruction, je me suis détruit peu à peu, comme je t'ai détruit m'emportant avec toi, et toi m'emportant avec moi.
Tu étais maudite et ne pouvait qu'apporter la souffrance, nous avons plus que souffert, bien plus que nul n'aurait pu l'endurer.
Si tous avait du passé par là, le monde serait peut être meilleur il l'est surement de toi de moi.

Je t'aime encore de part la mort, plus que jamais maintenant que le démon est mort, maintenant que seul l'âme humaine perdure, devrait je souffrir éternellement que tu seras toujours dans mon coeur et le siège de ce qui fût ma vie, toi qui a été ma gloire, mon apogée, mon déclin.

Tu étais tout pour moi, je ne suis plus rien désormais, que cette force qui perdure à jamais sans formes et sans mots, cette forme qui ne sais se vétir de mots, cette forme qui est l'amour, l'amour pour toi.

Par Gothmog Zarx le 22/12/2001 à 12:00:37 (#597570)

Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Ecloses pour nous sous des cieux plus beaux.

Usant à l'envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux coeurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.

Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux;

Et plus tard un Ange, entr'ouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les mirois ternis et les flammes mortes.

Par Satch de Toril le 22/12/2001 à 12:52:35 (#597698)

*a les yeux remplis de larmes*

Mon bel ange noir... qu'est il arrivé...

Par Lickie le 22/12/2001 à 12:56:38 (#597715)

*pleure en silence*

Par San Zarx le 22/12/2001 à 13:18:17 (#597758)

Elle avait laissé, au sol, dans le temple de Vargus encore fumant, un parchemin, leur histoire, comme une metaphore, pareille a celles qu'il aimait tant. Qui posait son regard sur ce parchemin jauni, pouvait y lire :


La pauvre fleur disait au papillon céleste :
- Ne fuis pas !
Vois comme nos destins sont différents. je reste,
Tu t'en vas !

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes
Et loin d'eux,
Et nous nous ressemblons, et l'on dit que nous sommes
Fleurs tous deux !

Mais, hélas ! l'air t'emporte et la terre m'enchaîne.
Sort cruel !
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine
Dans le ciel !

Mais non, tu vas trop loin ! - Parmi des fleurs sans nombre
Vous fuyez,
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre
A mes pieds.

Tu fuis, puis tu reviens ; puis tu t'en vas encore
Luire ailleurs.
Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore
Toute en pleurs !

Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles,
Ô mon roi,
Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes
Comme à toi ! -





En retrait, en guise de signature, elle avait laissé couler une phrase sur le papier: Qui de nous deux fut la fleur, qui de nous deux fut le papillon ...

Par Gothmog Zarx le 22/12/2001 à 13:48:57 (#597814)

Il arrive que dans la nature naisse deux arbres aux meme endroits, ils poussent chacun l'un à côté de l'autre, s'entralacant, se rejoignant, si bien qu'à la fin on ne voit plus lequel est l'autre ni lequel fut l'un.
Chacun sents la présence de l'un tends ses branches vers un lieux différents, et plus il grandit et plus les branches s'éloignent du tronc, mais à quel tronc est la branche?

Mais de cette osmose lorsque l'un pleure c'est l'autre qui pleure aussi, car la résine qui coule de l'un, coule égallement sur l'autre, et la sève qui coule en l'un coule en l'autre.

Leur souffrances sont leurs, leurs plaisirs sont leurs, qui sauraient les différencier, nul ne le pourrait, car il y a bien longtemps qu'à l'unisson ils vibrent, aiment, souffrent et meurent.

Par Toine Lyian le 22/12/2001 à 14:15:17 (#597886)

*soupir*
...

Toine

Par Menforu le 22/12/2001 à 17:22:35 (#598484)

Non loin des deux arbres mélangés un loup .... un narrateur.... une chasse...

... Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris;
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu qui traversaient sa chair
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.

J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n'ai pu me résoudre
A poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux la belle et sombre veuve
Ne l'eût pas laissé seul subir la grande épreuve ;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
A ne jamais entrer dans le pacte des villes
Que l'homme a fait avec les animaux serviles
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.

Hélas ! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous, débiles que nous sommes !
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez, sublimes animaux !
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse
Seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse.
- Ah ! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur!
Il disait : " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer, prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le Sort a voulu t'appeler,
Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler. "


*repart doucement, sans bruit....*

Par Delyna Vald le 22/12/2001 à 17:56:43 (#598599)

Sombre est la mort, douloureux est le chagrin.

Mais l'âme ne meure pas, elle repart vers un autre destin.

Puisse les hommes se satisfaire de ce nouveau chemin.

Par Louloune-GdA le 22/12/2001 à 18:15:04 (#598661)

Bravo a tous :) C'est tres beau :) PLus que moi:p

Au pied des arbres

Par San Zarx le 22/12/2001 à 19:10:36 (#598836)

Le tonnerre gronde .... comme un chant ....


On vouvoie le paradis mais on tutoie l'enfer
On adore la pluie mais on lui préfère le tonnerre
Tout tout tout ce qui vous fait oublier la terre

On joue avec le feu on se roule dans la poussière
On boit du sang on dévore de la chair
On ne craint plus la foi on en connaît trop le calvaire

On ne croit plus en l'infini seulement en l'éphémère
On n'est jamais en paix mais toujours en guerre
On adore le désordre on n'est que des mammifères
Alors on court après vos sœurs et on emmerde vos frères

On ne fait pas d'économie on est toujours dans la surenchère
On ne connaît plus trop la loi on est bien trop en colère
Je ne sais pas si tu me crois nous sommes toujours en guerre
On est si inconscient que l'on se jette dans les rivières
Où nous amènera le courant on en a vraiment rien à faire

On connaît l'histoire par cœur elle a le goût de la poussière
On n'a même plus de maman on n'a même plus de père
On se demande même où sont passés tous nos frères
On vouvoie le paradis mais on tutoie l'enfer

(Miossec)




La pluie n'est plus que larmes sur le feuillage des arbres

Par Gothmog Zarx le 22/12/2001 à 20:52:40 (#599333)

Elle était de ces femmes qu'on embrasse sur les yeux
Dont on tombe sous le charme comme on tombe sous le feu
Elle était de ces femmes qui ne laissent pas les hommes silencieux
Dont on tombe sous la mitraille rien qu'en croisant ses yeux
Elle était de ces femmes qui ne semblent pas craindre le feu
Ni le bûcher ni les flammes tout en elle vous rendait heureux
Elle était de ces femmes qu'on prie pour qu'elle vous remarque un peu
On plongerait dans ses flammes pour seulement effleurer ses yeux
Elle était de ces femmes dont un sourire vous rend heureux
Pour elle j'aurais maudit mon âme, pour elle j'aurais maudit le bon dieu
Elle était de ces femmes dont on aimerait laver les cheveux
Dont on aimerait embrasser l'âme c'est le plus grand de mes vœux
J'ai rien dit devant cette femme même pas "au fait est-ce qu'il pleut ?"
Et l'enfant que vous êtes encore Madame me met les larmes aux yeux
Elle était de ces femmes qui n'ont pas le regard bleu
Dont les yeux ont versé trop de larmes pour croire encore aux cieux
J'ai rien dit devant cette femme même pas "au fait est-ce qu'il pleut ?"
Et l'enfant que vous êtes encore Madame me met les larmes aux yeux

Miossec


*Elle a été des ces femmes, elle était la femme, elle restera ma femme dans mon coeur et mon âme, jusque dans le noir de la nuit éternelle*

Par Cthulhu le 23/12/2001 à 13:36:05 (#601349)

Il y en a des âmes qui passent et il y en a une qui demeurera et qui choisira, elle seule perdurera et fera perdurer, espérons qu'un jour elle trouvera la volonté...

Mon frere ...

Par San Zarx le 24/12/2001 à 1:26:53 (#604887)

Mon frere ton message me va droit au coeur ... j'espere que cette ame voudra bien comprendre



(Joyeux noel a tous par la meme occasion :))

Par Cthulhu le 24/12/2001 à 4:20:33 (#605212)

(Joyeux noel et bonne annee, si je repasse pas, the legend will never die!!=)

Par Lickie Ilsn le 24/12/2001 à 5:17:19 (#605263)

(oui oui joyeux noel a tout le monde :) )

Par Gothmog Zarx le 24/12/2001 à 10:38:40 (#605535)

(Joyeux noel à vous tous :) )

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Et l'âme migra là où nul n'avait été avant, car de deux formes elles étaient constituées.
Dans les couloirs obscurs du temps, les visages apparaissaient comme des jouets, Ogrimar, l'Haruspice, les esprits de la nature, tous lui chantaient une complainte qu'ils aient déjà entendu tout deux...mais ce n'était rien car tout ceci était factice, tout ceci cachait la vérité.
Les visages dansèrent et se mélèrent pour n'en former qu'un, puis se défformer à nouveau chacun chantant un chant dont les sons étaient discordants entre eux, mais dont le tout ne formait qu'un absorbé par la vérité.
L'âme n'étant ni de l'un de l'autre, ne fût attaché par aucun, et c'est alors qu'elle connu la vrai liberté celle de retourner à l'origine de tout et à la fin de tout le chaos originel, un momment les deux âmes ennemies par leur nature plongèrent dans le tout, et il n'en ressortit qu'une.
De ce momment là la vérité fit son chemin et aucun des chants plus jamais n'aurait de pouvoir sur elle si ce n'est celui de les comprendres tous mais de n'en suivre aucun.
Aucun chant n'aurait le pouvoir de marquer de son illusion cette âme là, parce que là ou elle avait été et jamais été à la fois, car le tout n'est jamais prêt ni loin il est tout à la fois l'être et le non être, un mot de sa voie, un mot de ses pensées et toutes les illusions seraient démasquées, brisant les promesses factices, brisant les attachements factices, car rien ne résiste à ce qui est et n'est pas à la fois.
Ainsi cette âme repartit avec rien et tout à la fois, étant plus qu'elle n'avait jamais été et moins qu'elle ne fût, mais portant en elle l'essence même du tout unique, le pouvoir de la création et de la destruction.
Et l'âme se manifesta à nouveau dans le monde comme un enfant qui vient de naitre, un enfant sans âge, qui porte en lui la fin et le renouveau qui porte en lui le pouvoir de rendre libre et le pouvoir de suivre son aspiration, car le tout tends vers l'avant, et cette force est mu par l'amour, un amour qui se nomme pas, un amour qui ne peut se comprendre que si l'on a tout perdu pour n'exister qu'à travers lui.
Et les chaines de l'attachement furent brisées, l'âme pris substance et dis ses mots là sans les dires, parce que je suis mort et parce que j'ai vécu, je reviens et nul force en ce monde ne pourra me dévier de ma substance qui toute est tendue vers toi, vers moi, car tu es moi comme je suis toi maintenant, car personne avant moi n'a été ou j'ai été si ce n'est la première étincelle.
Et l'âme s'avanca vers son destin, vers ce qui restait d'elle en ce monde, elle l'a vit là, devant lui, la toucha et tout ce qu'elle avait vu et vécu se déversa en elle, et ce qui était brisé fût réuni à nouveau et ne fût plus qu'un et rien nul part ni pourrait changer, si ce n'est le retour dans le tout, où tout disparait pour n'être plus qu'un.

Par Toine Lyian le 24/12/2001 à 10:41:31 (#605544)

(Joyeux noel tout le monde faites vous des bibi :D )

Toine

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