Franchement dans le second cas, je l'aurai mauvaise à la place d'un immunodéprimé qui va voir l'épidémie repartir et le risque qu'il prend en allant faire ses courses parce que son gouvernement a décidé que ça suffisait de prendre les gens par la main maintenant et qu'il en appelle au bon sens collectif, truc évidemment inexistant. Dans le 1er cas c' est en revanche mieux pour lui, mais ca reste à prouver que l'assertion soit vraie.
Un immunodéprimé il l'a mauvaise quoiqu'il arrive, et ce même sans COVID. C'est un peu ça qu'on oublie dans toute cette histoire : COVID ou pas, restriction ou pas, on est pas tous égaux face à ce que la vie nous envoie dans la gueule, et on a jamais empêché la terre de tourner avant. Ce qui importe c'est aussi de prendre en charge les plus fragiles et les moins chanceux, et ça ça nécessite quand même que le gros de la société puisse continuer d'exister.
On peut aussi retourner le soucis : beaucoup de gens, par leur parcours, dépendent d'une économie active pour survivre. En plein confinement, on peut les aider, mais pour combien de temps ? 1 an ? 2 ans ? 10 ans ? On peut pas établir le fonctionnement d'une société entière sur la base des cas particuliers que ça impacterait, ou on s'en sort pas.
Aussi, je pense que le Delta est révélateur d'autre chose : ce qu'on pensait être l'affaire d'1 ou 2 ans de crise va en réalité durer beaucoup plus longtemps. Il va falloir faire avec, et autant s'y mettre dès maintenant, que ça soit en terme de responsabilité individuelle, de bon sens commun et de politique publique. Les confinements et restrictions étaient la première digue face à l'urgence, mais maintenant il va falloir penser le long terme -et comment accommoder les plus fragiles dans ce contexte.
Quelle forme ça va prendre, y'a plein de discussions à avoir sur le sujet. Mais ça peut plus prendre la forme de lockdown massifs et sévères ou de restrictions strictes, il faut passer à autre chose.
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