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La 4ème Prophétie
Forum Général
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Qelf
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Stop le Flood !
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Cale
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Message hors-roleplay
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Provient du message de Elhan
Un jour, je marchais sur Arakas et j'ai trouvé un arc, et depuis je suis archer.
[Pas de trolling]

Désolé je pense que je lirais tout ça quand je serais enfermé avec 40 de fièvre parce que à je le sens pas du tout

(notre ami voit des troll partout, faut se calmer la ...)
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Elhan
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Provient du message de Mnemo
[Pas de trolling]

Désolé je pense que je lirais tout ça quand je serais enfermé avec 40 de fièvre parce que à je le sens pas du tout
Un jour, je me téléporta sur Caledonio en tapant #teleport to Caledonio-Nac, et je le tua.

En fait je sais pas trop comment raconter une histoire, parce que la seule histoire qui me viendrait à l'esprit c'est l'histoire des Griffons...

Et je crois que l'histoire des Griffons, ben y'en a pas de fixe...En parlant avec les anciens certaines choses concordent mais d'autres non ...
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Cale
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[Pas de diffamation]
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Sarevok Valygar
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Provient du message de Damon Griffon-Brown
Un jour, je me téléporta sur Caledonio en tapant #teleport to Caledonio-Nac, et je le tua.
Très jolie histoire Damon!

Mais je prefere quand même celle de Bella.
On reconnait là la suprematie Demiossienne en matière de RP


Je tennais aussi à dire que je suis triste qu'il n'y ai pas eu un ptit post de modérateur pour dire que j'ai eu un averto suite à ma belle histoire (vraie) sur Ma(n)ge Agaroth.
A quoi ça sert d'avoir un averto si personne est au courant hein?

Ah, et je voulais aussi remercier SarTo (hin hin hin) qui a enlevé tout le message, avec l'avis de recherche de mon pote Ma(n)ge :'(
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Avatar de Rufy-o Brown²
Rufy-o Brown²
Roi
 
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Citation:
Provient du message de Sarevok Valygar
On reconnait là la suprematie Demiossienne en matière de RP
LOL *

* = Ou "Laugh Out Loud", est généralement utilisé par nos amis les internautes lorsque, par exemple, trouvent quelque chose de marrant, drôle, risible ou encore faux. On peut retrouver "LOL" dans le jargon amigos, cela vas de soit.

[Pas de grossieretés]
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K ²
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Citation:
Provient du message de Rufy-o Brown²
LOL *

* = Ou "Laugh Out Loud", est généralement utilisé par nos amis les internautes lorsque, par exemple, trouvent quelque chose de marrant, drôle, risible ou encore faux. On peut retrouver "LOL" dans le jargon amigos, cela vas de soit.[Pas de grossieretés]
lol.
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Kaesryn
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Message roleplay
Le Zephyr Bleuté
Le vent soufflait depuis près de trois semaines, comme un murmure tout d’abord, puis de plus en plus fort. Les villageois pensaient à une rancœur divine, menaçant les récoltes, détruisant les champs, prix à payer pour leur trop longue prospérité. L’automne pointait son nez sur la verdure déclinante, les arbres bruissant de leur feuillage bientôt or et ambre. Même le ruisseau léchant les enceintes du village semblait trembler de la morsure du vent. La porte principale abritait deux gardes qui veillaient sur le sommeil de ces bonnes gens, barrant la seule route de leur présence dissuasive.

Une jeune fille au teint un peu blafard, aux gestes mesurés et à la chevelure bien emmêlée, vient se placer devant la fontaine de la ville. Elle regarde autour d'elle, puis, la nuit se posant doucement sur l'alentour, elle s'assied sur le bord de la miroitante. Regardant autour d'elle, elle hèle les passants, tend la main vers un enfant, et le fait monter sur ses genoux.
Le regard un peu lointain, le visage distrait, elle entame une longue prose, tantôt d'un murmure de filet de voix, tantôt entonnant d'une voix plus claire certains passages. Le petit se trémoussant, elle lui tend un tambourin à la peau craquelée, un fade sourire éclairant avec grand peine son visage quelque peu austère.

L'enfant commença à tapoter de l'instrument, gesticulant pour descendre de son perchoir, repoussant un peu la jeune fille qui semble rêveuse. Il lève un regard empreint d'incompréhension, la poussant un peu de la main, puis, reprenant ses attitudes enfantines, s'éloigne avec l'instrument, tapotant et rameutant ses compagnons.

Le soir voit les torches de la ville prendre flamme, les gamins courent, et se jettent aux pieds de la Dame de Pierre. Ils la connaissaient assez pour savoir qu'il ne fallait pas la déranger quand elle dormait. Puis, alors que les gardes patrouillent pour la sécurité de tous, la jeune fille refait surface, l'air mélancolique, un pli amer à la commissure des lèvres. Elle se tourne vers son auditoire, fils et filles de la région, des marchands et artisans de la ville, tous plus vaillant les uns que les autres. D'un geste souple, elle se penche sur son sac de vieux cuir rapetassé, cherchant divers objets mats, les disposant devant elle. Alpaguant les petiots, elle leur propose divers instruments vieillis, tambourins, triangles et flûtiaux. Les enfants se disputent à qui prendra le tambourin au fond percé, à qui usera de sa dextérité pour ce triangle tordu. La jeune conteuse ne semble pas très riche de prime abord.

Puis, les enfants enfin calmés, elle prend parole, d'une voix fine et cristalline, une de ces voix qui semblent sortir d'un corps comme en apesanteur, comme déliée de ce dit corps, comme venant d'ailleurs.



En des temps reculés que même les anciens ne se souviennent, régnaient sur le monde les Dieux du Panthéon. Terribles et magnanimes, ils dirigeaient les terres d’une main gantée. En ce monde harmonieux vivaient des êtres supérieurs qui gouvernaient sur les royaumes après le départ des Dragons et avant l’arrivée des humains. D’une taille élancée et fine mais solide à en surprendre, les Elfes avec leur visage délicat inspiraient le calme et la sérénité à tous ceux qui les regardaient. Entre autre sous races étaient les Elfes dorés , dits Hauts Elfes, les Elfes de la Lune, ou Elfes Argentés, ou encore les Elfes Noirs, ou Elfes de la Nuit. Les premiers régissaient les hautes tours d’argent des villes où la magnificence se partageait le luxe avec le fin tracé des lignes vertigineuses des routes. Les seconds préféraient les villages dans les plaines les plus luxuriantes, quiétude et sagesse au détour de la nature. Les derniers vivaient au cœur du noir chemin, adeptes des Ombres et des ténèbres. Ils étaient aussi des Elfes sylvains, dont les bâtiments aux sommets des cimes laissaient perplexe le voyageur inaverti. Ces sous races coexistaient sans guerre ni prétention sur le fief du suivant.

Parmi eux se trouvait une jeune elfe de la Lune. Son visage d’un blanc laiteux teinté de bleu, encadré de cheveux noirs de jais, était l’écrin de magnifiques yeux bleus pailletés d’or. L’ensemble donnait une impression de sérénité, taille élancée et finesse des membres, parfaite formation d’un corps jeune et svelte. Elle était la joie personnifiée, vive comme le torrent au creux d’un vallon, gaie comme l’oiseau au printemps. Jeunesse en mal d’aventure toujours était à l’affût du moindre danger, de la moindre énigme. Ses juvéniles années l’avaient déjà menées sur les traces du mystère de la vie. Cependant, mal lui en prenait, car elle était considérée comme trop jeune pour partir avec ses camarades en expéditions. Elradrielia souvent regrettait de n’être pas plus vieille pour partir avec ses amis, l’arc en bandoulière, le cœur battant à tout rompre par monts et vallées.
Un matin où la Nuit avait déposé sa semence faisant miroiter les étoiles sur la vallée, petites gouttes de rosée légèrement posées sur les feuilles des arbres en fleur, les maisonnées étaient endormies encore après la fête de la veille qui tard le soir s’était étalée. Mais quelle était cette ombre furtive, ce petit bout de silhouette qui se découpait dans les ténèbres opaques du jour pointant son nez? La petite Elradrielia s’en allait, ses cuissardes encore à la main, sa tunique à peine enfilée dans son empressement de quitter ces lieux de calme et de loisir. Sa longue mise en avant se baguenaudait entre les arbres. Elle partait enfin à l’aventure, menant avec elle son fidèle Nedë au pelage blanc comme la neige. L’ivoire de sa robe tranchait sur la verdure environnante, mais son pas agile se posait, soyeux bruissement, sur les graviers. Le chemin tordu masquant enfin le village, elle se permit de souffler au couvert des buissons, le temps d’enfiler sa tenue ocre, les jambières de cuir bouilli lui assurant pour sûr une protection des plus singulières dans son esprit enfantin. Puis, enfin, elle reprit la route, sifflant un air enjoué, heureuse d’aller au devant de son destin, seule à décider de son avenir.

La route se dessinait, sinueuse, entre les majestueux gardiens de la forêt. Le Temps des vénérables Ents était passé, laissant les elfes seuls, face à la sagesse des Dieux. La Nature semblait en attente, chaque recoin mimait le regard des Esprits, chaque souffle de vent murmurait la voie à suivre. Le jour s’écoula comme sablier essentiel, égrenant les heures au cours desquelles la jeune fille pu tour à tour admirer la profondeur d’une vallée, l’étincelant d’un ruisseau qui courait loin derrière les cimes. A plusieurs lieues de là, au détour d’une route cendreuse, la jeune elfe croisa un jeune homme bien étrange. Sa peau était cuivrée aux doux reflets verts et ses yeux noisette s’agrandissaient à mesure qu’elle avançait vers lui d’un pas tranquille. Il fit un geste de recul pour tenter de s’échapper mais elle était plus rapide sur le dos de son cheval. Se repoussant dans les feuillages du buisson bordant l’allée, il s’enfonça au plus profond pour la laisser passer. Il secoua la tête d’un air navré dérangeant l’harmonie de sa chevelure brune semblant regretter d’avoir pu être ainsi épié puis rattrapé. Tebril était leste, agile et adroit à l’arc, sa jeunesse lui faisant office de laisser passer au cœur de la forêt. Chasseur et simple sylvain, sa dextérité respirait la vie au grand air. Il se laissa approcher avec méfiance puis voyant le visage angélique de l’enfant se fit plus doux.
Arrivée à sa hauteur, la jeune elfe se pencha sur sa monture, son visage proche du sien. Un murmure vint tinter à ses oreilles, la langue claqua, le cheval s’immobilisa totalement. Gracieusement, Elradrielia se jeta d’un ample mouvement au bas de sa monture. Les herbes montantes lui léchaient les jambes, et d’un coup d’œil circulaire, Tebril s’avança après s’être assuré du calme des sous bois. L’heure suivante fut consacré à la connaissance de l’autre,expérience et rêve, amour de la nature, amour de l’aventure. Et la journée passée vit les deux jeunes gens amis.
Il lui proposa de s’arrêter un instant pour se restaurer et c’est ensemble qu’ils prirent leur repas bavardant gaiement. Le soir arrivant, l’enfant se mit à frissonner, elle n’avait point entrepris de partir si longtemps mais les jeux que lui proposait Tebril l’avaient convaincue de rester un peu plus longtemps. Mal à l’aise, un peu effrayée par la nuit qui s’annonçait, la petite regardait son compagnon d’un air triste. Le comprenant parfaitement Tebril se proposa pour veiller à son sommeil sans tarder.

Dans la Nuit un murmure se fit entendre doucement, les roulements de cette voix enchanteresse entourant peu à peu le jeune elfe se firent présence puis insistance et finalement protection. Cette voix murmurait une antique prophétie qui, dans l’esprit du jeune homme, devint rêve éveillé.

L’enfant au creux de l’arbre entourée
De son souffle mutin, de son rire scintillant
Sera la fille des vents, Zéphyr grondant
Dans le petit matin à la rosée bleutée

Fille éternelle de son père sacrifiée
Calmera le tonnerre du paternel disparu
Devant la rage du vieillard combattu
Par sa mort bouclera le cycle entamé

Veille à son sommeil, protège sa vie
Précieuse est l’enfant qui, endormie
Dans son sein recueille la rosée du matin
Innocente qu’elle est encore de son destin

Guide ses jeunes pas jusqu’à l’hypothétique Nuit
Par delà les milles morts bravées et déjouées
Au delà des monts sanglants et des vallons criblés
Là où dorénavant le jour plus jamais ne luit

Le jeune elfe se réveilla en sursaut se frottant les yeux encore ensommeillés et pestant contre la fatigue qui l’avait achevé. Il se remémora alors la nuit précédente et cette voix si douce qui chantait encore à son oreille les rimes de la prophétie. Se pouvait il que l’enfant à ses côtés soit l’enfant de la prophétie ? Il décida de partir sur le champs demander aux anciens de son village conseils et recommandations. Il prit le parti de ne pas en informer la jeunette et le matin arrivant, il lui proposa de lui présenter le village de son enfance.
Les compagnons se mirent en route, et chemin faisant, s’entretenaient des souvenirs de leur enfance mêlant joie et peine, souvenirs lourds à porter et petits secrets à garder. Ils conversaient activement lorsque le village fut enfin en vue. Des liens forts se tissaient entre eux, Tebril gardant toujours en mémoire la prophétie que la voix lui avait murmuré dans son sommeil. Ils prirent le chemin de traverse pour atteindre le village sans être vu de l ‘extérieur et c’est dans un silence complet qu’ils arrivèrent au pied des premières maisons.
Tebril mena directement la fillette dans la maison du chef de village et expliquant rapidement de quoi il en retournait il la laissa aux bons soins de sa mère pour aller voir le vénérable pour lui conter la prophétie et cette voix si douce qui enchanta ses oreilles une nuit durant, une nuit calme où tout s’arrêta le temps de pleurer la future mort de l’enfant. Le vénérable écouta tranquillement les demandes du jeune homme puis lorsqu’il finit sa dernière phrase, il se leva et alla vers une bibliothèque au fond de la salle, dans l’ombre. Les livres semblant venir d’un autre temps, mordus de poussières et les reliures fanées. Le vénérable posa un doigt sur le premier livre puis passant lentement ce doigt sur les couvertures, l’air absorbé et attentif, il en prit un et l’ouvrit devant lui. Puis feuilletant, il se mit à lire la prophétie, le visage illuminé d’une lueur victorieuse. D’une voix doucereuse, il se mit à énumérer des noms de lieux et de temps oubliés :

- L’enfant est la fille de Zéphyr, le souffleur de vent, qui vit par delà les plaines et les vallées dans un lieu fermé de tous. Il a perdu sa fille durant une bataille contre Wicuk le nécromancien. Elle n’a pas de nom dans la légende mais tous s’accordent à parler d’elle comme d’une enfant délicieuse et douce. Il est possible que les Dieux t’aient choisis pour être le dépositaire de cette légende, menant cette enfant à Zéphyr son père.
Mon fils, sois prudent, cette légende semble imprégnée d’une force qui est hors de mes protection. Je ne pourrais, par magie, te retrouver ou t’aider. A partir du moment où tu seras hors de ces murs, tu seras seul face à ton destin, qui semble lié à celui de cette enfant.

Le vénérable leur fît les dernières recommandations, puis, d’une main tendue l’extrême face à eux, d’une voix sourde, retenue et rauque, se mit à incanter. Des volutes de fumées les entourant, sortit la main du vénérable leur exposant au creux de celle ci deux petits colliers au pendentif d’aigue-marine, symbole de leur position, marque de leur mission au dessus des guerres et des liaisons inter-clans. Les jeunes elfes prirent les colliers et les mirent à leur cou, encore troublés par leur nouvelle condition, et partirent, un dernier regard vers ce qu’ils ne verront plus, ou tout du moins, plus du même œil.
Sur les routes poussiéreuses, sur les chemins de traverses et les sentiers dans les forêts traversées, ils devinrent amis, au gré de leur pérégrinations, au vent qui murmurait encore, balbutiant souffle tel un effleurement, renforçant cette impressions de déjà vu, ce sentiment que tout était à faire sans pourtant avoir à prouver leur nouveauté. Ils passèrent leurs nuits dans des campements de fortune, se réchauffant d’un feu et des couvertures qu’ils avaient emportées avec eux. Au matin de la troisième lunaisons après leur départ du village de Tebril, ils arrivèrent à un carrefour menant au Sud vers les mers chaudes, à l’Est vers la forêt des enchanteurs et, venant du Nord, à l’Ouest vers le monts des Krerr Karg, réputés pour leur cimes escarpés et l’absence qu’il y avait de routes praticables.
Les monts des Krerr Karg. De puissantes montagnes s’élevant vers la voûte céleste brandissant leurs cimes découpées et agressives en signe de défi. Les dernières routes praticables pour les escalader et les passer se finissaient dans des crevasses profondes et terrifiantes. Tebril et Elradrielia, s’étant concertés, décidèrent de laisser chevaux et équipement inutile dans le dernier village avant les monts maudits. Dans ce village, ils durent confier Nedë au maréchal ferrant, prenant guide et provisions pour la route. Puis, l’aventure engagée, ils partirent tous trois vers ces raides falaises qui s’ouvraient devant eux. La jeune elfe trépignait, heureuse qu’elle était d’être le centre d’une telle expédition, bonheur de découvrir le monde, sans prendre garde au danger que pouvait représenter ces montagnes menaçantes. Les jours passèrent, les nuits froides défilant sans cesse, et l’aventure perdit de son charme en fonction de la difficulté croissante de tenir leur rythme à mesure que leur percée se précisait. Ils atteignirent la dernière cime le soir de la sixième lunaison depuis leur départ et ce fut avec soulagement qu’ils virent une vallée verdoyante s’étaler devant leurs yeux ébahis. Les monts des Krerr Karg leur laissaient un arrière goût amer dans la bouche, impression d’oppression et de sécheresse, mélange de chemins rugueux et de façades infranchissables qui les obligeaient à détourner leur approche de la montagne sans pour autant oublier leur but : traverser vivants les pièges qu’elles leur déposait gracieusement devant eux. Les nuits s’étaient faites froides et cinglantes, les jours aussi troubles et incertains qu’une campagne militaire, les créatures des monts maudits aussi accueillant qu’un troll affamé. Tebril appris vite à manier sa rapière pour défendre la jeune promise, elle même ayant elle aussi appris à se défendre à l’aide de son arc qu’elle portait en bandoulière. Mais les dangers que recelait les montagnes n’étaient rien par rapport à ce qui les attendaient au cours de leur voyage. Le guide les laissa sur la dernière cime, l’étendue verte de la vallée à leur pied en dessous.
La vallée de Tierias était connue au travers du royaume pour son mortel parterre de fleurs vénéneuses, par terre en accord avec le dragon qui vivait. Les jeunes elfes avaient peur. Entrer dans une telle souricière ? Mieux valait contourner ou même abandonner ! Tebril suppliait, la peur au ventre, qu’ils trouvent un autre chemin. Mais la jeune Elradrielia, inconsciente du danger planant, épée de Damoclès au dessus de la tête, continuait tout droit. Les jours passèrent, le jeune homme, ébahi de ne voir que fleurs en sommeil et pas de trace du dragon, avançait avec précaution. La jeune insouciante murmurait chaque soir une prière aux Dieux, fervente qu’elle était et persuadée de son utilité. Selene posa un regard délicat sur l’enfant, elfe de la Lune, de son manteau nocturne. Elle savait la petite fidèle et profonde dans sa Foi, ce qui lui donna l’idée d’être sa protection, sa cape de dissimulation, son Ombre parmi les ombres. Il faut dire que les Dieux connaissent le destin des hommes, et Selene, celui des jeunes nécessiteux. Elle la prenait son sa protection, émue qu’elle était du destin de cette petite. Le dragon jamais ne se réveilla, les fleurs s’épanouissaient délicatement, leur parfum mortel atténué par le vent qui soufflait dans leur dos, les protégeant de leur effluve fatal. La vallée de Tierias était vaincue.
La route les mena à un fleuve, puis un lac, et finalement l’Hypothétique Nuit qui se dressait fièrement devant eux. Murs noirs, tours imposantes et sombres, le palais de Zéphyr était entouré de collines douces et érodées. Le vent ne soufflait plus mais l’érosion montrait la présence durant des siècles et des millénaires de vents puissants et grondeurs. Ils entrèrent, leurs pas résonnant dans le hall de marbre noir et gris cherchant la moindre trace de ce qu’ils devaient trouver. Ils visitèrent les pièces vétustes, la mort enveloppant tout de son voile trouble, secouant la poussière des siècles passés. Dans une antichambre, se reposant un instant, ils découvrirent une salle camouflée, donnant sur une bibliothèque antique chargée de livres, de grimoires et de parchemins moisis. Au centre de cette salle trônait un pupitre sur lequel reposait depuis l’éternité un grimoire ancien ouvert sur une page aux runes calligraphiées dans le sang, une enluminure représentant un homme soufflant blessé au cœur. Elradrielia réprima un frisson d’angoisse. L’atmosphère de l’endroit lui conférait une peur indéterminée, que ce grimoire amplifiait à mesure qu’ils s’en approchaient. Lisant à haute voix, Tebril frémit entendant les déflagrations que le mystique texte réveilla. Un corps éthéré se dressa entre Elradrielia et Tebril, imposante stature d’un homme inconnu à leur yeux, homme à la poitrine puissante, aux vêtements d’un autre temps, image même de l’enluminure. Zéphyr face à eux, incrédule dès le premier regard vers la jeune elfe, commença à parler, sa voix résonnant dans la salle tel un tonnerre dans les montagnes.

- Ma fille, ma tendre enfant, enfin je te retrouve. Viens me rejoindre, les plans éloignés sont doux en cette saison sais tu ? Rejoins moi et aide moi. Que ton sacrifice mène ton père à la victoire, que ta vie soit un souffle, un ouragan qui détourne le mal de sa route, que la voie que je t’ai enseignée reste celle que tu suis.

Elradrielia, pétrifiée face au choc de cette rencontre, incrédule aux paroles de cet esprit élémentaire qui se prétendait son père et qu’elle n’avait jamais vu. S’ensuivit une longue conversation où, les brumes se levant, l‘horizon dégagé, elle prit conscience de sa réelle existence. Son père lui enseigna la manière de se défendre, ainsi que l’ultime recours pour vaincre ce nécromancien, son sacrifice et sa réincarnation en un arc de vents, en cet ultime arme, l’essence même de la vie condensée et concentrée en une flèche à la pointe acérée. De heures en heures le ton se faisait chuchotement, rafale fraîche que celle ci, puis murmure, délicat brise légère et douce, les forces de Zéphyr se perdant dans cet entretien si important. Finalement, la forme éthérée disparut, laissant place au silence poignant qui recouvrit la pièce d’un coup, comme la mer qui entre dans un vallon la marée montante. La jeune fille savait alors ce qu’elle devait faire, prête à l’affrontement, la tête encore fébrile. Leur objectif était le manoir où le nécromancien s’était réfugié voici de centaines d’années après le combat violent qui se résolut par la mort de Zéphyr. Ce dit manoir se situait au creux d’une vallée sinistre, encoché dans des rochers certes pas impressionnants mais tout de même assez agressifs. Ils prirent pied dans l’entrée, puis, discrètement, investirent une salle où des grimoires traînaient pêle-mêle. Une fumée envahit la salle, laissant à peine au jeune homme le temps de voir son amie disparaître dans la main d’un homme ténébreux. Wicuk enserrait la gorge de l’enfant qui tremblante gémissait de douleur. Tebril, d’un geste agile et rapide, sortit sa rapière et fonça sur le sorcier pour libérer la jeune fille. Essoufflée mais libérée de l’étreinte morbide, elle se rangea derrière son compagnon pour se concentrer sur les sorts que son père venait de lui rappeler, la magie qu’elle avait oubliée. Eclair et tonnerre, tempête et ouragan, les éléments se déchaînaient dans la vaste salle, emprisonnant les protagonistes dans une roue infernale. Tebril fut rapidement dépassé par l’ampleur des forces en présence, encore étonné de ne plus reconnaître la douce et innocente jeune elfe qu’il avait accompagné jusque là.
Cependant, les forces n’étaient pas équilibrées, et Wicuk eut le dessus si vite que Tebril ne s’en aperçut point. Mais Elradrielia était prête. Déjà elle se réparait mentalement, revoyant ses amis, sa famille, sa vie qu’elle avait passé jusque là sans savoir la vérité. Elle murmurait une prière à Selene, sa dernière, et chercha l’incantation qui ferait d’elle l’ultime arme, l’essence de la vie qui allait anéantir ce sorcier. Elle se mit à plasmodier, d’une voix ferme et sans faille, égrenant les mots mystiques comme des pétales au vent du matin, fixant le sorcier dans les yeux. Puis un dernier regard à Tebril, un murmure qu’il comprit comme l’acceptation et l’aveu de son affection, et Elradrielia, dans un hurlement rauque, tomba au sol sans vie. Un grondement se fit entendre au loin, la rumeur s’amplifiant à mesure que le corps de l’enfant disparaissait dans des volutes de fumées, qui elles même se firent vaporeuses, vent vivant, palpable, qui se reforma en arc. Cet arc était bleuté, de la même délicate couleur que la peau de la jeune elfe, presque irréel, inconditionnel, immatériel. Tebril, connaissant son rôle, prit l’arc en main encore stupéfait de pouvoir poser les mains sur une surface bien solide, et le pointa vers Wicuk dans un élan haineux. Elradrielia venait de se sacrifier pour son père et par son père, se faisant arme pour que sa vie se concentre en un trait mortel tourné vers le sorcier. Le regard exercé, l’expérience le soutenant, Tebril décocha la flèche dans le cœur du nécromancien le tuant sur le coup.
Les légendes ne racontent pas ce qu’il fut advenu de ce Tebril, messager et ami, exécutant d’une prophétie qui le dépassait de si loin. Le nécromancien tué, Zéphyr et sa fille réuni enfin, tout était rentré dans l’ordre de toutes choses. Mais il demeure une impression d’inachevé dans ce sacrifice, le Zéphyr Bleuté, du nom que cet arc prit plus tard, restant introuvable. Il est dit dans les grimoires au sein des temples sélénites que cet arc représentait une relique précieuse aux yeux de la Sombre Dame, elle qui avait regardé, soutenu puis pleuré la jeune elfe au doux nom d’Elradrielia. Il doit certainement encore se trouver dans l’Hypothétique Nuit, le palais de Zéphyr, réunissant ainsi pour l’éternité, ou presque, père et fille en harmonie. Ponctuellement, la relique refait surface, lorsque Selene elle même est menacée, de manière profonde, dans ses préceptes ou sa liberté. L’arc alors reste l’espace d’une vie, celle du porteur, en possession d’un fidèle au cœur pur, à la Foi éprouvée.


La petite Allaelyra se retire en son fort, contente d'avoir accédé à la requête d'une ancienne connaissance.

[Sources : l'antre de la ménestrelle ]
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Un Morceau d'Histoire méconnu
Hommage à l'auteur

Une Histoire...

Une brise glaciale s'engouffre par la porte entrouverte du Rat Crevé. La Nuit elle-même semble profiter de l'entrée du vieil homme pour envahir momentanément la salle pourtant comble et un frisson remonte le long de mon échine.
La haute silhouette se détache maintenant sur le fond étoilé. C'est une de ces belles nuits d'hiver ou le ciel pur et virginal se couvre de milliers de petites lumières, ces nuits où les hommes réalisent soudainement leur insignifiance à l'aune de l'univers...

Un instant suspendu, le temps reprends son cours. Le brouhaha des conversations enfle et vient envahir l'espace confiné de l'intérieur de l'auberge. La porte se referme en grinçant et l'inconnu commence à se frayer difficilement, épreuve ô combien périlleuse, son chemin vers le vieux comptoir de chêne.

Je me suis déjà attardé plus que de raison au Rat Crevé et je songe au long cheminement qui m'attends à travers les champs enneigés, jusqu'à mon humble demeure. Il est vrai que ce soir, c'est soir de fête ! S'en est fini pour une année de ces dures journées de labeur, et le vin a coulé à flot pour célébrer la fin des vendanges. La nuit se fait tard et la lune bien haute, lorsqu'il entre...

Le Luth peut-être, ou bien la Harpe, je ne sais jamais faire la différence... Ce n'est certes pas ses vêtements élimés de cuir, qui conservent encore des traces dernières neiges, ni le long bâton de cèdre noueux sur lequel il s'appuie lourdement qui attirent mon regard.

Non, c'est bien le luth, ou peut-être... Peut-être son regard, celui d'un homme qui a longtemps voyagé, qui a vu monts et merveilles, le regard d'un homme qui a contemplé la vie, qui l'a comprise, et plus rare encore, qui l'a acceptée.

C'est sans doute cela, cette sagesse, ce charisme, qui nous rassemblent autour de l'inconnu, comme les insectes tourbillonnent autour de la flamme vive de la chandelle. Très vite, nous nous retrouvons regroupés aux côtés du vieil homme, qui se voit bien vite remettre une chope de vin chaud, la spécialité de notre petit village.

Nous attendons pourtant que le troubadour réchauffe ses vieux os devant l'âtre flamboyant et se rassasie à satiété avant de l'assaillir de questions. Pourtant en retour nous n'avons droit qu'à un long regard dur avant que finalement le vieil homme ne se saisisse de son instrument.

Déjà ses doigts agiles courent sur les cordes et les premières notes déchirent le bruit de la salle. Les paroles s'envolent de ses lèvres à leur tour. Partout où ces flèches atteignent leur cible, le silence se fait, et bientôt cette voix grave devient unique au milieu des accords lancinants du luth antique...

" Oyez !

Ecoutez ! Ecoutez l'histoire de Glyph ! Ecoutez et apprenez ! Apprenez ce qu'il peut advenir d'une histoire. Ecoutez et côtoyez un instant la Légende !

...

C'est une Vieille Histoire...

Une histoire de temps anciens, d'ères révolues... Une histoire dont les racines plongent dans les temps où les Elfes foulaient encore les terres d'Althéa, où les humains ne peuplaient que les sombres grottes des falaises des Montagnes isolées.

C'est l'Histoire d'une Rencontre...

C'est au cour d'une forêt profonde dont le monde a perdu le nom, par un beau matin de printemps, que les vies de Glyph et d'Erlyss se croisèrent pour la première fois. Il n'est pas dit comment et pourquoi ils se rencontrèrent ce jour-là, mais conformément à leur Destinée, ils devinrent amis...

C'est l'Histoire d'un Haut Roy...

Les bardes ont chanté l'amour de Fainrïn et Elirahën. Ils ont chanté la bravoure de leur ami humain Altharïn. Le combat héroïque de ces trois contre Ezar le Général des Damnés est entré dans la légende.
Comme la défaite d'Ezar face aux héros....
Comme la mort du Haut Roy Fainrïn et de la Haute Reine Elirahën au cours de l'affrontement...
C'est une autre histoire, mais c'est aussi le prélude de la notre :
Erlyss fils de Fainrïn et d'Elirahën devint Haut Roy des Elfes.

C'est l'Histoire d'un Sorcier...

Glyph... Un sorcier dont la puissance égalait celle des plus puissants archimages Elfes. Glyph dont l'espèce fut reconsidérée par la Haute cour à la suite de la victoire d'Altharïn. Glyph qui devint le meilleur ami du Haut Roy Erlyss et qui devint son premier conseiller...

C'est l'Histoire d'un Amour...

Jamais nul Elfe n'incarnât plus la Beauté qu'Iniel, fille de Taranir et d'Avaelle. Son regard éclipsait dit-on les feux de la lune et du soleil, et sa longue chevelure cascadait comme une rivière d'étoile sur sa silhouette parfaite.

Erlyss et Iniel se rencontrèrent et, conformément à leur Destinée, ils s'aimèrent..

C'est l'Histoire de Passions...

Le mariage fut célébré au zénith de l'été, un jour resté célèbre dans les annales des temps anciens. Ce fut un jour de Vie, de fêtes et de réjouissances. L'heureux couple reçu les présents et la bénédiction de tous, de Sélène, de Syl, de Titania et de Lugh, et de la Muse elle-même.

Témoin du conjoint, Glyph rencontra Iniel. Et conformément à sa Destinée, il en tomba amoureux...

C'est une Histoire de Magie...

Les années passèrent et sous le règne du Haut Roy Erlyss, les Elfes prospérèrent. La civilisation elfique atteignit son âge d'or et sa culture rayonna sur Althéa. La crainte de l'Haruspice fut reléguée aux oubliettes mais il est dit que cela n'était pas le zénith des Elfes, mais bien leur crépuscule...

C'est une Histoire de Mort...

C'est par une belle soirée d'automne que la Haute Reine Elirahën rejoignit ses ancêtres. Fauchée dans la fleur de l'âge, sa mort surpris les membres de la Haute Cour. Le Haut Roy Erliss ne se remis jamais de la mort de son aimée... Il se para de noir pour porter son chagrin.

C'est une Histoire de Légendes...

Dans les témoignages des anciens, Erlyss vint puiser son réconfort. Assoiffé d'espérance, il y trouva surtout sa folie... Et son ennemi... Face à la toute-puissance du Haut Roy, l'An't-Ehl'Ryos ne pourrait que rendre ce qu'il avait dérobé, cela l'Aveuglé se le jura. Convoquant ses conseillers les plus sûrs, il ordonna la naissance du Lune d'Ecarlat. C'est l'Histoire d'un Voyage...

Peu nombreux furent les braves ou les fous à embarquer aux côtés de l'Aveuglé. Les gestes n'ont pas retenu les noms de ceux-là car ils furent maudits. Qu'il suffise de savoir que l'Aveuglé les guidait, et qu'il était accompagné de son ennemi, le sorcier Glyph.
Le Lune d'Ecarlat pris la mer au cour d'une nuit d'orage, au milieu des rigueurs de l'hiver.
Conformément à sa Destinée...

C'est l'Histoire d'une Chasse...

La traque du Passeur est entrée dans les légendes. Il est dit que les Elfes parcoururent mille fois mille lieux, bravant les océans les plus lointains, affrontant les pires tempêtes, et toujours, toujours, ils poursuivirent leur quête insensée, leur quête de folie.
Il est dit que celui qui chasse son Destin finit malheureusement par le rencontrer...

C'est une Histoire de Folie...

Les ruisseaux vermeils émaillent maintenant le Sang de Lune. L'autel vide de sens attends ses victimes terrifiées. Son gréement funestement décoré par ces macabres parures, le navire est devenu sombre. Il file sur l'océan et porte la mort comme une compagne.

C'est une Histoire de Haine...

Les années s'écoulent, et la désolation poursuit son oeuvre.
L'Aveuglé, implacable a les mains rouges du sang de ses amis. Sa quête n'est pas restée vaine. Il voyage dès à présent aux côtés de sa proie.

C'est une Histoire de Bravoure...

L'accession de Lyranis N'Raelis, roturier sans titre de noblesse, à la dignité de Chevalier du Haut Roy ne fut contestée et suscita émotions et enthousiasmes à la cour royale. Tous furent unanimes pour féliciter le jeune héros, qui à la tête de la flotte impériale réussi l'immense exploit de cerner, d'arraisonner, et de couler le Sang de Lune.
Certes les Elfes n'auraient pas hésité à s'indigner si cela n'avait pas été une nomination posthume...

C'est la fin de notre Histoire...

C'est la fin d'Erlyss, Haut Roy maudit pour l'éternité... C'est la fin des maléfices d'un sorcier déchu...
Pourtant il est chanté par les pierres les plus anciennes, les plus sages, qu'il ne s'agit pas de la fin de Glyph...

Mais ceci est une autre Histoire...

Une Histoire oubliée... "

Le dernier accord a flotté encore longtemps dans la nuit. Son murmure s'est prolongé bien après la sortie du vieil homme, bien après que les derniers d'entre nous aient repris le chemin de leurs chaumières....

Il s'est prolongé sous le haut ciel étoilé, éclairé par la lune...

Evanescent, il s'est éloigné au-dessus des champs enneigés...

Ce soir je l'entends encore, impalpable réalité, entité consciente au cour de mes rêves...

Une Histoire...
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Poeme d'un vieux LQCA :


La Guerre est le moment de vérité de l'homme
Dans la Guerre , L'homme apprends a voir la Mort en face
La Guerre harmonise le monde de l'homme
la Guerre , Ce sang qui coule et se melange a la Terre , derniere Demeure de ces Celerats
La Guerre ce Delice de Cadavres
La Guerre, je l'ai vecu !
La Guerre je l'aime !

Pas de Vainqueurs sauf la Mort et la Souffrance ...


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Les animaux ont fuit
Le vent souffle sa fraicheur
Des soldats montés prient
Plus d'odeur
Plus rien de Normal
ou un moment banal
Les bruits se melent
La Lune qu'elle est belle

Du Sang, du feu
Qu'importe!Tout va mieux
Les blessures, Je les sens
Qu'importe!Le Village est en Sang

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Les larmes ruissellent dans le lit
Le sang coule vers l'infini
La bataille est fini
La mort s'est nourri




La meilleure lecture que j'ai vu sur Harn :


Reve de bataille de Kalder'shee


La salle est noire, mais une présence est palpable... Quelques froissements de draps viennent confirmer ce constat. Lorsque enfin l'on perçoit la nimbe de lumière en provenance du ciel étoilé, qui traverse la fenêtre et va se poser sur le sol et les murs de la chambre, on distingue un lit, et les quelques mouvements saccadés d'un homme qui dort, pris par un rêve dont le souvenir semble le perturber... Il n'a de cesse de se retourner, quelques contractions involontaires meuvent ses bras... Il lutte contre ce rêve, qui a pris possession de lui...

La fenêtre grande ouverte laisse pénétrer un vent glacial en provenance du nord. De là où je suis, je distingue les reliefs escarpés des Marches des Damnés, la chaîne de montagnes qui marque la frontière est du Royaume de Tawrun. Je n'ai pas froid, grâce à l'enchantement que j'ai lancé tantôt sur mes vêtements, et qui forme autour de moi une sphère d'isolement. Le ciel est rougeâtre, comme tous les matins en cette saison, et un rapace tourne lentement dans les cieux embrasés. Un brouhaha de cris et de métal remonte de la cour intérieure du fort où les Tzaren sont stationnés, et où ils s'entraînent.

Je me concentre à nouveau sur la carte qui repose sur la table devant moi, décrivant sur le papier la région à plusieurs lieues. J'étudie la position de la Citadelle Arquée, lieu dans lequel je vis depuis déjà une semaine. Le bâtiment protège les deux cols principaux de la région, au moment où ils se rejoignent. Aussi, la structure est composée de deux murailles non jointes, séparées par un versant de montagne, disposées en arc de cercle, mais dont les cours sont communes. Les différents baraquements suivent, et plus loin une muraille unique, derrière laquelle roulent à perte de vue les terres du Royaume de la Reine Sorcière.

J'étudie à nouveau les positions ennemies, rapportées par mes éclaireurs, et constate que les troupes qui arrivent sont vraisemblablement soutenues d'un appui magique, au vu de leur vitesse de progression. Ils sont donc tombés dans mon piège, et m'ont dévoilé un nouvel atout de leur jeu...

Au moment où je comptais vérifier à nouveau le soutien logistique de mon armée, j'entends frapper à la porte. Un Drei Tzaren entre, exécute le salut à la perfection. Je ne l'ai jamais vu, il doit s'appliquer pour ne faire aucune erreur. Je lui donne la parole d'un hochement de tête.

"Commodore ! Nos éclaireurs signalent des engagements directs à moins de deux lieues.
Ma voix est de marbre quand je lui réponds.
- Cela a commencé. Leurs éclaireurs commencent leurs manoeuvres de sape.
Doublez les escouades, et faites envoyer trois groupes de quinze cavaliers patrouiller le long de la faille de Sieger, pour qu'ils signalent une éventuelle offensive par ce flanc. Leur consigne est de revenir au moindre signe ennemi. Exécution.
- A vos ordres, Commodore ! Lance-t-il avant de saluer et partir précipitamment."

La porte se referme derrière lui... Je lance un soupir profond, et me déplace vers la fenêtre. Les mains posées sur le rebord, j'observe. Tous ces gens... réunis pour mourir. Ils le savent, et même ils l'espèrent. Parmi eux s'entraîne peut-être celui qui me tuera, moi, pour recevoir la prime que lui aura promis le Ein Tzaren Laakhtah, qui en ce moment même doit se prélasser dans sa villa luxueuse de la capitale. Un seul assassin ? Peut-être deux, trois, ou même plus ! A chaque bataille je dois combattre autant nos ennemis que nos alliés...

Je préfère oublier cela pour voir se préparer les patrouilles que j'ai demandé, et jeter un regard perplexe vers le bois qui couvre le tiers du col du grand repli, celui des deux qui serpente vers le nord-est et s'élargit à quelques centaines de mètres. Des éclaireurs m'ont signalé la présence d'une petite escouade d'archers, mais selon leur rapport il valait mieux ne pas s'en préoccuper, leur nombre étant trop peu déterminant. Nous verrons cela en son temps. Les kraalags piaffent à l'idée de sortir de la citadelle, et bientôt les quarante-cinq cavaliers partent.

Reprenant ma place assise, je saisis le nécessaire d'écriture, et écrit un message... Il est temps d'appeler un ultime soutien. Ils arriveront très bientôt, mais peut-être trop tard, finalement. Attendre plus longtemps serait dangereux. Une fois l'ordre achevé, je reviens à la fenêtre, d'où j'appelle le rapace d'un sifflement. Il vient se poser, et rapidement j'attache la missive à sa patte. Il sait où aller, il ne mettra que quelques minutes à peine. Ses battements d'ailes résonnent quelques instants, et disparaissent...

Puis, je me tourne vers le présentoir où repose mon armure, forgée dans le sang du Grand Dragon Morgorath, père et dernier des Grands Dragons... Ses reflets noirs d'obsidienne semblent vivants, et je les soupçonne un instant de m'appeler par mon vrai nom... Je commence à en enfiler les pièces, légères mais d'une densité mercurienne, et l'Esprit du Dragon me pénètre à mesure que mon corps se recouvre... Je saisis enfin le heaume, les sens enflammés par la rage de celui qui a vu son sang couler pendant tout le temps de la forge, et qui fut exécuté de la main même du porteur de cette armure une fois ciselée. Je le place sur ma tête...

Comme à chaque fois, je revois dans un éclair le dernier regard du Dragon, celui qu'il me lança juste avant de baisser les yeux en signe de soumission, et de m'offrir sa gorge, n'attendant plus que le coup de grâce après tant de souffrance. Alors nos deux personnalités se fondent et se mêlent, rage et courage, passion et maîtrise, fer et fureur ! Il ne couvre ni mon visage ni mes yeux, mais l'enchantement qui fut pratiqué le rend plus protecteur qu'un heaume plein. Comme de coutume, j'observe mes mains, serre les poings pour faire jouer les articulations silencieuses. Je vais chercher le baudrier sur lequel est accroché mon épée, le sangle, et enfin sors de cette pièce.

Plusieurs officiers m'attendent en bas. J'écoute attentivement leurs rapports, lance quelques ordres, et monte sur les remparts de la muraille nord. Un Zwei Tzaren me suit. Nouvellement promu, il doit vouloir m'impressionner par sa connaissance de la guerre. Sans me laisser démonter, je le laisse parler sans même écouter le moindre mot de son discours. Je n'observe qu'une chose... Ce bois... Je crois percevoir des mouvements, mais tellement furtifs qu'ils pourraient être produits par le vent. Le Zwei Tzaren continue...

"Commodore ! Ce bois est effectivement sous le contrôle d'un petit groupe d'archers sans importance, pour lequel le déploiement de forces serait inutile, car nous estimons que pour effectuer une battue efficace, il faudrait au moins 150 Tzaren, aussi il est inutile de fatiguer nos hommes dès à présent pour si peu d'efficacité..."

Je décide de faire abstraction du reste de ses paroles, alors que mon regard est attiré par le groupe de cavaliers envoyé tout à l'heure, qui revient déjà. Lancé au galop, il sonne le cor selon le message d'urgence... Je plisse les yeux, regarde sur leurs arrières, et soudain surgissent du relief les étendards ennemis, sur toute la largeur du col.

"Par les quatre vents, ils sont déjà là ! Ouvrez les portes pour laisser entrer ces cavaliers, et préparez-vous au combat ! Rugit le Zwei Tzaren à mes côtés. Je le regarde, puis lance un regard vers le bois, au nord-est... Les portes de la citadelle s'ouvrent...
- Non. Refermez les portes, dis-je d'une voix dure.
- Commodore ? L'officier se tourne vers moi, interloqué. Il faut les laisser entrer.
- Fermez ces portes, j'ai dit. Donnez-leur l'ordre de se réfugier dans le bois, là-bas.
- Nous ne pouvons faire cela, Commodore ! Il s'agit de troupes d'élite et..."

Il n'a pas le temps de finir sa phrase que mon poing vole vers son visage. Je sens son nez céder sous mon gantelet noir d'ébène, et il s'écroule, inconscient, peut-être mort. Je me charge de donner les ordres, en montant sur les créneaux et en hurlant aux Tzaren postés aux portes et chargés de transmettre les signaux :

"Fermez ces portes ! Donnez-leur l'ordre exclusif de rejoindre ce bois ! Exécution !"
Le messager hoche la tête, et sans hésitation il exécute les mouvements adéquats.

J'observe la troupe ennemie arriver... Au moins 5000 guerriers, en rang, étendards haut levés... L'escouade Tzaren, au vu du message et de la porte se refermant, cesse sa course. Les hommes paniquent un instant, les kraalags fumant de sueur en condensation, puis ils se lancent vers le bois. Je jette à nouveau un regard vers ce qui arrive. Un vent magique les porte, à bonne allure mais surtout sans fatigue. Ils seront vaillants et frais, en plus d'être plus nombreux. J'entends derrière moi les ordres fuser, les troupes marcher sur les remparts, les machines de guerre se charger... De nombreux Tzaren sont à présent juste derrière moi, certains montent comme moi sur les créneaux.

J'entends à nouveau la voix désagréable du Zwei Tzaren... Il se relève, et viens observer. Je lui livre mes constatations :

"Les troupes ennemies seront présentes dans moins d'une demi-heure. Elles seront fraîches et prêtes à en découdre. Elles sont plus nombreuses que les nôtres, mais l'avantage devrait être gommé par la muraille et les machines.
- Par les quatre vents, la bataille sera terrible ! S'écrie-t-il en portant sa main à son nez ensanglanté.
- Ce n'est pas fini, Zwei Tzaren. Les cavaliers vont bientôt arriver là où je voulais qu'ils soient.
- Mon nom est Dagor Nils, Commodore. Zwei Tzaren sous vos ordres, depuis déjà 2 mois !"

Je n'ai pas entendu sa dernière réplique. Je me baisse, et fais de ma main un pare-soleil, pour mieux voir les cavaliers approcher du bois. Soudain, une volée de flèches s'élève dans les cieux, pour mieux retomber sur l'escouade. En quelques secondes les 45 cavaliers et leurs montures gisent parmi le cimetière dressé de flèches. Je n'en attendais pas plus pour porter mes conclusions à leur terme. Je redescends des créneaux, suivi du regard perplexe de l'officier, et je lui interdis la parole d'un doigt levé, alors qu'il voulait manifestement la prendre. Mon regard le fusille alors que je contiens ma fureur et lui dis, avec une voix lente emplie de sourdes menaces :

"Quelques éclaireurs peu nombreux ? Ce bois abrite sans doute deux cent cinquante archers. Zwei Tzaren, je vous ordonne de ne jamais quitter cette muraille et de ne jamais vous éloigner de la première ligne. Aujourd'hui, vous mourrez soit en héros, soit de mes mains, mais vous mourrez. Et que je ne vous voie pas faire la moindre pause, sinon je viendrai vous régler votre compte moi-même. Cela est-il bien clair ?
L'officier blêmit à ces mots. Il hésite, plein de confusion, regarde autour de lui les visages détournés des Tzaren en poste, mais n'y voit aucun soutien. Il exécute un salut impeccable, et prononce ces simples mots, le timbre de la voix chargé d'une douleur infinie.
- Limpide, Commodore.
Je me détourne du Zwei Tzaren, et lance mes ordres plus bas, rageur :
- détournez ces catapultes vers le nord-est ! Chargez-les de munition incendiaires et faites-moi partir ce bois en fumée ! Il ne nous a que trop nargué !"

J'observe la manoeuvre, remonte sur les créneaux pour mieux voir la progression ennemie. Dans vingt minutes l'assaut commencera. Des machinistes montent sur les remparts et guident l'alignement des catapultes. Rapidement ces dernières sont réglées. Les munitions sont enflammées, et je donne l'ordre de déclencher le tir. A mon geste le bruit est assourdissant. Des craquements de bois font crépiter l'espace, et des sifflements stridents accompagnent les météores ignés qui s'élèvent par-dessus ma tête en direction du bois, laissant dans leur sillage une traînée de fumée âcre et opaque. Je vois leur trajectoire converger vers la surface boisée, et subitement une couverture de feu se répand entre les arbres, soulevant force fumée. Le feu rejoint en serpentant le sol, et lorsqu'il parvient au sol, une autre salve s'élève dans le ciel. Le sous-bois s’embrase comme de la poudre noire, et déjà l'on peut voir quelques hommes tenter vainement de se sauver... La troisième salve est la dernière, car il ne reste plus qu'enfer et désolation. Des dizaines de cadavres jonchent le sol comme autant de feuilles sacrifiées.

"Cessez le feu ! Réalignez les batteries vers le sud-est !"

Mes ordres se répercutent dans le camp, faisant écho jusqu'aux servants de catapulte. En quelques instants toutes les gueules menacent la troupe qui glapit presque devant nos mur. Des tours d'assaut ont été montées magiquement, sans même ralentir leur progression. L'on entend leurs provocations, leurs insultes... Je vois mes Tzaren nerveux me lancer des regards chargés de peur. Je dois agir… Maintenant.

Toujours juché sur un créneau, je me tourne vers la cour intérieure, lève les bras au ciel, dégaine mon arme, la lève, et exécute un enchantement décuplant la force du son qui va s'échapper de ma bouche. Ce sort, créé pour célébrer les immenses prières sans que le prêtre n’ait à hurler, servira également sur ce champ de bataille. Mon cri couvre les bruits de l'arrivée ennemie, et résonne jusqu'à plusieurs centaines de pas.

"Tzaren ! Pour la Reine Sorcière ! Pour Tawrun ! Jamais ne tombe, jamais n'échoue !"

L'armée Tzaren mugit et répète ces mots. Je me retourne pour voir l'armée ennemie à quelques dizaines de mètres à peine, et constater avec amusement que les flèches qui me sont destinées sont détournées par l'aura venteuse de mon armure. Trois Tzaren gisent à mes pieds, transpercés par les projectiles. Pour dernier mot je choisis de rallier mes hommes à ma bannière. Toujours soumis au sort de décuplement de voix, je hurle. Cette fois, ma voix a dû s'entendre à une lieue.

"Fer et Fureur !"

La clameur qui suit fait trembler la terre, et s'élève vers le ciel comme une imprécation, alors que je lance mes ordres. L'ordre classique, boucliers devant, piquiers derrière, sorciers répartis dans chaque unité fonctionnelle... Les flèches pleuvent déjà sur nous, et je donne l'ordre aux balistes de briser les tours d'assaut. Les branches taillées et empennées filent dans un sifflement transpercer les géants de bois, et dès la première salve quelques espaces se créent dans leurs structures. Des javelines enflammées viennent ensuite fouiller les entrailles des monstres par les trous ainsi créés... L'organisation et la discipline règne dans nos rangs, et l'efficacité de nos coups ébranle visiblement la détermination de nos assaillants. Mais ils se savent plus nombreux, et restent malgré les cris de douleur des guerriers qui étaient stationnés dans les tours, dont deux sur six sont en feu et presque inutilisables.

Je descend des créneaux, pour rejoindre en passant entre les Tzaren survoltés mes gardes du corps de la Griffe Ecarlate, plus bas dans la cour. Ils me servent à regarder mon dos, contre les assassins Tzaren... Ils sont visiblement soulagés de me voir arriver indemne, et se mettent instantanément sous mes ordres. Ceux-là sont les meilleurs, l'élite de mes guerriers. Ils sont comme moi, insensibles et sans pitié. Les peaux de liansens qui ornent leurs armures sont le symbole de leur férocité. Je n'en porte pas moi-même, mais je n'en ai pas besoin. Le liansen qui m'a vu arriver et qui à présent s'assied à mes côtés en me regardant me dispense de ce symbole. Mes guerriers en ont tué beaucoup, mais j'en ai soumis un. Il mourra pour me sauver, car il a une dette de vie envers moi.

La muraille est à présent le théâtre d'un assaut frénétique. Les portes des tours d'assaut tombent, laissant déferler la fureur des guerriers ennemis. La première vague est immédiatement abattue par les arbalétriers, mais la seconde parvient à la ligne de défense, créant un impact meurtrier de chaos sauvage et assourdissant. La ligne tient avec maîtrise, malgré les quelques failles qui percent. Je remonte porter assistance à mes soldats, suivi de mes gardes et précédé du liansen, qui a bien compris son rôle et court semer la terreur dans les rangs ennemis. Je choisis la ligne de défense qui souffre le plus, et une fois sur place je constate la présence d'un guerrier noir faisant des ravages chez les Tzaren. Je me fraie un passage dans le chaos, donnant de-ci de-là quelques coups, tuant à chaque impact. Un guerrier se rue sur moi, hache au-dessus de la tête. Un geste de ma main libre, accompagné d'une incantation, provoque une rafale autour de lui, lui faisant quitter le sol et passer par-dessus la muraille. Le hurlement change de tonalité, et s'interromps brutalement.

Le guerrier noir est tout proche. Il achève un Tzaren, lève son épée au ciel, se retourne et me voit arriver sur lui, mon regard de braise le fusillant. Il se met en garde haute, je fais tourner mon épée sur mon côté sans cesser d'avancer, marchant sur les corps qui gisent. Il se rue vers moi en hurlant, fait prendre à son arme un mouvement d'attaque que je déjoue en faisant un pas de côté et en exécutant une spirale de fer qui achève sa course en le frappant à l'intérieur de la jambe qu'il a avancé, la tranchant à moitié et le mettant à genoux. Son visage est face au mien lorsqu'il accuse le coup. Il me regarde, confus. Je rugis en plongeant mon arme dans sa poitrine, épée tenue des deux mains. Des assaillants m'ont vu achever leur champion, et certains veulent profiter que mon épée soit immobilisée pour m'approcher. Je pose mon pied à côté de la plaie, et tire d'un coup sec. L'inertie du mouvement fait voler l'arme circulairement. Je corrige le mouvement brut pour lui donner une efficacité, et l'accompagne vers une tête, qui est tranchée. Un premier coup vient me frapper au flanc, mais il rebondit contre la feuille de métal magique. Je continue ma ronde, dégaine une dague dans le premier demi-tour, dévie une lame avec, tout en frappant de l'épée. Un autre guerrier s'effondre.

Je fais une pause pour observer la scène, pendant que mes gardes tuent sans pitié ceux qui m'en veulent. La citadelle semble tenir, pour le moment, mais la simple vue des troupes ennemies en attente au-dehors, malgré les projectiles incendiaires des catapultes, me force à douter... La parcelle sur laquelle je suis a bien refoulé l'ennemi, qui semble devoir reculer pour se réorganiser. Malheureusement, les autres souffrent sous le nombre, et même l'une d'entre elles reflue dans la cour intérieure. Je m'y rends, suivi de ma garde...

Les servants des catapultes sont inquiets, au vu de la progression ennemie. Le combat fait rage dans l'escalier, et même quelques guerriers ennemis sautent pour semer le trouble dans nos rangs. La parcelle est presque entièrement sous domination ennemie, et les mitoyennes devront supporter un assaut de flanc. Je me rue au combat, redonnant courage aux Tzaren sévèrement diminués. Je distingue un début de charge ennemie, que je réduis à néant en transformant en boue le sol à leurs pieds, usant à nouveau de l’énergie magique. Ils pataugent encore jusqu'à mi-mollet quand les lanciers et le javeliniers les percent. Je délègue un groupe pour protéger la catapulte la plus proche, mais quand ils y parviennent les servants ont déjà été tués, et l'ennemi est rendu maître de la machine. Subitement le projectile part, avec une trajectoire bien trop basse. La boule de feu vient s'écraser dans un terrible fracas à l'intérieur de la muraille, provoquant des dommages à la structure et répandant sa salive brûlante sur les Tzaren qui défendaient vaillamment. La déroute semble probable pour cette parcelle... Je me charge rageusement des guerriers responsables de ceci, et donne l'ordre de détruire cet engin de malheur.

Alors que j'envisageais de porter assistance à cette dernière parcelle, J'entends les grognements d'attaque du liansen. Je me tourne, et vois un Tzaren, un kriss levé vers moi. Il me heurte et son arme se pare d'une aura noirâtre alors qu'elle transperce mon armure et me mord froidement la chair. Je me laisse tomber au sol, au moment où le liansen se jette sur l'assassin avec un glapissement forcené. Sur le dos, la tête me tourne déjà... Je distingue le kriss, planté dans mon armure, et son aura magique vibrante. Il se meut tout seul, vers mon coeur. Je pousse un cri de souffrance absolue quand je remarque les gouttes de poison qui coulent le long de la lame ondulée. Je distingue à peine le chaos qui règne autour de moi, et imagine ma garde luttant contre l'assaillant qui reprend courage, à la vision du Commodore au sol, blessé et agonisant. J'entends vaguement le liansen mettre en charpie mon assassin.



Reve de bataille II


Mon souffle est court. Je sens la lame se frayer un passage entre mes côtes, mue par une volonté propre. Le temps n'existe plus que par les battements qui résonnent dans ma tête. J'essaie de me redresser, mais mes mouvements sont entravés par la paralysie. Un dernier souffle long... Je serre les dents, les sens crisser sous la pression, et parviens à esquisser le mouvement adéquat. Je prononce dans un souffle l'incantation... Et le sortilège de restauration majeur se déclenche. Je sens l'énergie magique couler dans mon être comme un torrent frais, qui m'arrache un soupir de crispation. Rapidement, je reprend mes esprits, et lance un sortilège d'annulation de magie sur le kriss, qui cesse de vibrer. Je le saisis, et l'arrache d'un coup sec. Un râle s'échappe de ma gorge, et je perçoit le sang couler contre ma peau. Le kriss reprend son activité magique à ce moment. Je le glisse dans mon baudrier, reprend mon épée, laisse la dague au sol, et reprend le combat, en constatant avec un sourire que mon armure se referme peu à peu.

En passant, je remercie le liansen d'un regard et d'un hochement de tête. Son poil est rougi par le sang, mais il ne porte pas de blessures. Il passe sa langue sur sa gueule, et me suis.

La situation, en haut, est apocalyptique. Je manque de glisser sur une flaque de sang, les corps jonchent le sol, certains agonisent là, mais personne ne se soucie de les achever. Les cris des guerriers ennemis sont ici les plus forts, et il m'appartient à présent de changer cet arrêt. Levant haut mon épée, j'avance vers l'officier ennemi qui supervise l'assaut. Lorsqu'il me voit, il prend peur et recule. Les Tzaren survivants, même blessés, se joignent à moi pour refouler l'ennemi. Les guerriers ennemis se regroupent pour faire front commun. J'en vois qui saisissent des piques laissés au sol.

Quand nous arrivons au contact, quatre piques sont dressées pour me percer. Les Tzaren à coté de moi les dévient, me laissant le passage. Je fais deux pas rapides en avant, abaisse de la main le bouclier qui me fait face, et plonge mon épée derrière. Un cri fait écho à mon coup, et je sens le guerrier s'affaisser. Les Tzaren enfoncent la ligne ennemie, taillant et tranchant comme je le fais. Les réflexes de combat que j'ai travaillé depuis si longtemps sont les seuls à animer mon corps, tellement la fatigue me gagne. J'use de mon épée et de mon poing ganté pour immobiliser, frapper, esquiver, saisir et jeter les corps des assaillants qui défilent devant mes yeux... Je sens des coups me frapper, mais seuls ceux qui touchent les articulations ont un effet, de toutes façons diminué par l'enchantement de l'armure. Quand je me retire du combat, ivre de fatigue et couvert de sang, je remarque que de ma garde, il ne reste que la moitié, soit deux Griffes Ecarlates, dont l'un est touché à la jambe, et boîte. Je recule vers une position sûre, pour avoir une idée de la situation.

La citadelle souffre. Si rien n'est fait, elle tombera aux mains de l'ennemi, et Tawrun sera envahi. J'observe la horde ennemie encore au sol, avec l'espoir d'en discerner l'état-major. Il me faut plusieurs minutes pour y parvenir, au terme desquelles la situation a encore empiré. Je regarde le ciel, implorant l'arrivée du soutien demandé. Je distingue alors une silhouette de rapace... Il est revenu... Il a donc rempli sa mission, ils ne vont pas tarder.

Je jette un regard vers l'ouest, et le Royaume. Au début je ne vois que des points noirs dans le ciel... Puis la vision se confirme, et je distingue des ailes battre. Ils sont trois. Deux sont montés, l'autre non. Ils arrivent rapidement, poussés par un vent magique. Je descend dans la cour les accueillir. Malgré les bruits de bataille environnants, leurs battements d'aile s’entendent à deux cent pas. Engageant leur manoeuvre, les dragons se posent. Bien que mineurs, très jeunes et peu intelligents, leur envergure impressionne. Les cavaliers harnachés descendent de leur selle, font quelques pas dans ma direction, et s'agenouillent comme le veut leur tradition. Ils se relèvent sans un mot, me regardent me mettre en selle. Je leur dis simplement :

"Chevaucheurs, encore une fois le Royaume vous sera débiteur."

Ils ne répondent pas, et se mettent eux aussi en selle. "Quand ce que tu veux dire est moins beau que le silence, préfère le silence"... Telle est leur philosophie. Je signale à ma monture de s'envoler. Un bruissement d'ailes, un mouvement saccadé, et à travers la selle je ressens à nouveau les contractions de leurs muscles puissants. Le décollage effectif produit toujours le même effet de vertige passager, lorsque la conscience perçoit que le contact avec le sol est rompu.

Vu de haut, le siège est rondement mené. La subtilité de l'état major ennemi me force à penser que si nous parvenons à le mettre à bas, la victoire nous appartiendra. A condition de faire vite, car le destin se joue encore. Si nous arrivons trop tard, les manoeuvres déterminantes auront été achevées, et le point de non-retour aura été dépassé, pour notre plus grand malheur.

Hors de portée des flèches ennemies, je dirige les dragons vers ma cible. Elle sera sans doute protégée magiquement, et même, le puissant mage qui leur a permis de parvenir ici aussi vite y est vraisemblablement. Le vent qui tournoie autour de moi s'infiltre sous mon armure... et m'arrache un cri vite interrompu lorsque le tissu vient frapper la plaie qui saigne encore sur ma poitrine. Je préfère garder ma dernière magie pour ce dernier combat, plutôt que pour me soigner.

Des archers refluent vers l'état-major lorsqu'ils s'aperçoivent que nous arrivons. Trop tard, ils seront encore trop loin quand tout sera fini. Les officiers supérieurs sont protégés par à peine vingt guerriers, sans doute d'élite, mais que peuvent-ils faire contre le souffle d'un dragon ? Un premier survol de la zone en rase-mottes réduit de moitié l'effectif des gardes, laissant des corps carbonisés. Le deuxième survol est celui d'atterrissage. Les dragons crachent leur salive sur les survivants, qui se cachent derrière des chariots. Je remarque un homme dont le visage est tatoué presque entièrement. Il incante en gesticulant, et je vois le ciel s'obscurcir au-dessus de moi. Je fais signe à ma monture d'avancer vers lui. Le chemin est vite parcouru, mais alors que nous sommes en approche, un éclair d'une terrible violence vient frapper le dragon. Il se recroqueville, et je me sens projeté en avant. Je me mets en boule, mains sur la tête, heurte le sol violemment et exécute plusieurs roulades.

Je me relève d'un bond, pour voir le mage incanter à nouveau. Je n'ai plus mon épée... Elle est à dix mètres de moi... Je plonge de coté alors qu'une boule de feu file vers ma position et explose à l'endroit où j'étais. Je suis soufflé par l'explosion, mais parviens à me dissimuler derrière un chariot. Les dragons survivants, encore montés, font un ravage parmi les officiers. Seul le général ennemi parvient à s'agripper à l'un d'eux pour assaillir le chevalier.

Je cours derrière le chariot, et, arrivé à son extrémité, je me dirige droit vers le mage. A ce moment un nouveau projectile de feu s'échappe de sa main et siffle vers mon ancien abri, qui explose en milliers de mortelles échardes, déviées par mon armure. J'arrive au contact du sorcier au moment où il termine une nouvelle incantation. Je n'ai le temps que de l'agripper par sa robe avant qu'il ne s'élève de cinq mètres, m'entraînant à sa suite. Il brandit son bâton, et alors que je me hisse sur lui il m'en donne des coups crépitants d'électricité. Ils me blessent à travers mon armure, comme s'ils en faisaient abstraction. J'arrive à portée de son visage, luttant contre la douleur. Je lui décoche un coup de poing à lui décrocher la mâchoire, mais il résiste... Sa peau est dure comme le roc, sûrement l'effet d'un autre sortilège... Je frappe à nouveau, mais toujours rien... Le troisième coup devient plus faible, sous la douleur des décharges qui traversent mon dos. Je laisse pendre ma main, épuisé, prêt à lâcher de l'autre, mais je sens une poignée... Celle du kriss de mon assassin. Je la saisis, arme mon coup, et frappe en criant. La lame traverse la robe, et s'enfonce profondément dans la poitrine du sorcier, qui cesse là l'incantation qu'il avait amorcé. Il fait les yeux ronds, et la chute commence...

L'impact sur le sol est rude. Je tombe sur une jambe, me rue sur le mage, constate que ma lame a eu raison de lui, l'extrait de son corps inerte, et envisage de me relever. Aussitôt je retombe en poussant un cri. Je me suis brisé la jambe... Regardant la scène autour de moi, je constate que les officiers sont morts, que le général ennemi est monté sur un dragon, dont il achève le chevalier. Le troisième dragon est parti sur les archers en approche. J'incante pour la dernière fois, et la douleur qui paralysait ma jambe se dissout dans l'énergie magique. Je me relève, et cours reprendre mon arme. Je garde en vue le général qui s'est rendu maître de la créature, et qui me cherche du regard. J'ai le temps de me dissimuler derrière le cadavre carbonisé du dragon que je chevauchais avant qu'il regarde dans ma direction.

Il tourne à nouveau les yeux, et j'en profite pour foncer vers lui. Arrivant à son niveau, je saute sur le dos de l'animal, parviens à agripper mon nouvel ennemi, provoque sa chute et retombe sur lui de l'autre coté, l'écrasant de tout mon poids. J'exécute une roulade pour me mettre à distance, bondis pour me remettre debout, et reprendre mon souffle... Je me mets en garde basse, et l'observe attentivement... Il commence à me parler, mais je ne comprends pas un traître mot de son langage. Je préfère ne pas répondre et garder toute mon attention braquée sur lui, le temps de récupérer.

Il se met en garde également. Je prend aussitôt l'initiative et tente le coup d'estoc à la poitrine. Il recule. Je continue à avancer et fais tourner mon épée au-dessus de ma tête pour décocher un coup circulaire au bras. Il recule en parant, métal contre métal. J'avance à nouveau, lui crie la devise de Laek'Na'Tyl au visage, garde les deux épées en contact, et lui envoie un coup de poing au visage, qu'il n'esquive pas. Il tombe sur le dos sous le choc, j'arme l'estoc pour le clouer sur place, mais il exécute une habile roulade qui le met hors de portée. Je déterre ma lame dans un mouvement leste et la fais tourner sur le côté.

Il lance l'assaut à son tour, mais je ne recule pas. Je pare son coup porté à la jambe, le laisse venir au corps à corps, et lui balance un terrible coup de coude au visage. Il tressaille sous le choc, et recule. J'en profite pour riposter. Mes coups s'enchaînent, ne lui laissant pas le temps de se remettre du précédent. Il recule, en se tenant le visage d'une main et en parant comme il peut de l'autre. Malgré ce moment de faiblesse aucune passe ne porte. Je dois alors m'arrêter pour souffler. Il recule encore, me lançant des regards assassins. Il sait qu'au corps à corps je suis le plus fort, et il n'essaiera plus d'y venir. Je sais qu'il est bien plus frais que moi, et que le combat doit très vite se finir, faute de quoi je ne donne pas cher de ma peau.

Rapidement, il reprend l'assaut, d'une manière plus modérée, en gardant ses distances. Je pare facilement ses coups, conscient du fait qu'il essaie d'endormir ma vigilance pour porter une botte. Il feinte, je déjoue, il feinte à nouveau, je l'invite à attaquer là où je le veux, il tombe dans le piège mais esquive à la dernière seconde le tranchant de mon épée.

Quand il recule je prend l'initiative, et décide de déployer tout mon art. Je sens mes forces couler le long de ma poitrine, sur mon ventre et même sur mes jambes... C'est maintenant ou jamais. J'entame une série de feintes, le provoque et le mène là où je veux. Il ne sait jamais où porteront mes coups, et manifestement n'essaie même pas de riposter. Les arabesques que ma lame dessine dans l'air glacial fondent toutes dans sa défense de fer, mais je persévère. Il tourne, esquive, fait des pas de côté pour éviter mes assauts. Il me voit faiblir et me fatiguer, attendant que je m'épuise.

Je tourne à présent le dos au champ de bataille, ne sachant pas ce qui s'y passe. Et subitement il plonge derrière le cadavre de mon dragon. Je jette un regard derrière moi, vois trente archers et trente flèches convergeant vers moi dans un sifflement menaçant. Je pose un genou à terre et me protège le visage, crispé. La grêle s'abat sur moi comme l'Ondée Ecarlate sur la terre, mais mon armure agit. Quelques projectiles, qui devaient me toucher, sont déviés autour de moi. Les autres de plantent dans le sol. Le général ennemi se relève, s'aidant du cadavre. Une flèche déviée est plantée dans son torse.

Il pousse un cri, porte la main au bois qui le perce, et alors qu'il tente de l'arracher, je parviens à lui, coup armé. D'un mouvement je lui tranche la main. Il s'effondre sur le cadavre sous l'impact, se redresse pour tendre son autre main vers moi en signe de soumission. Je prends mon épée à deux mains, l'arme au-dessus de ma tête, et la plonge dans sa poitrine, le transperçant et perçant les écailles du dragon sur lequel il reposait. Il s'affaisse, la bouche ouverte laissant s'échapper son dernier soupir et un sang vermillon. Voyant les archers approcher encore, je laisse là mon épée, et cours tant bien que mal vers le seul dragon vivant, bien que blessé de quelques flèches. Je le monte, lui donne l'ordre de voler hors de portée des flèches, et bientôt la Citadelle Arquée me sers de refuge.

J'essaie de descendre dignement, mais les forces me manquent et je m'écroule aux pieds du dragon. Le liansen vient aussitôt à mes côtés et empêche quiconque d'approcher à moins de trois mètres. Il permet à un mage que je lui désigne de venir me guérir, et en quelques secondes je recouvre la force de me hisser sur mes jambes encore fébriles. La douleur envahit mon corps, mais je reste sur le champ de bataille, tant pour superviser que pour motiver mes troupes. Les massacres font encore rage, et certaines parcelles sont prêtes à tomber... J'ordonne à mes derniers gardes personnels d'aller prêter main forte là où le bât blesse. Le liansen assurera seul ma protection...

Quelques minutes plus tard, les troupes ennemies sont au courant que leur général a été tué. Prises de panique, et sûrement à court d'instructions, elles refluent et se déstabilisent. La citadelle nous revient peu à peu, quelques guerriers ennemis se rendent mais sont exécutés immédiatement. En une heure de violents combats, plus aucune présence ennemie n'est plus constatée dans nos murs... Je profite de l'accalmie vraisemblablement définitive pour ordonner au mage de me plonger dans l'inconscience, pour enfin ne plus sentir mon corps hurler de douleur.

Ténèbres...

Ténèbres... Le dormeur semble se calmer, sa respiration redevient régulière et ample... Une nuit de plus, au cours de laquelle le rêve a pris possession de ce corps…
__________________
Katyucha
Plaine, ma plaine,
Plaine ô mon immense plaine,
Ou traîne encore le cri des loups,
Grande steppe blanche de chez nous...

Le devoir d'un général n'est pas seulement de songer à la victoire,
mais de savoir quand il faut y renoncer
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Voici le résumer d’une histoire RP qui avait eue lieux in-game,

Le Passage d'Angelius-Primus, Prêtre au service de Syl et de Nécro-Thanatos, Sorcier de feu vers les voies du tout puissant Ogrimar !

Le Renouveau


(Un petit bonjour à tous les ex-demiossiens )
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Encore Encore Encore !!!!!
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