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Avatar de Simkim
Simkim
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C'est vrai que pas mal de gens sont dans un chômage volontaire :
- ils ne veulent pas faire un métier qui ne leur plait pas ou qu'ils jugent dégradant.
- ils ne veulent pas commencer au SMIC mais au double ou au triple (même si rien dans leur CV ne justifierait cela).

Ca me fait penser à mon oncle.
Il a fait un BEP menuiserie je crois, pour finalement se retrouver quelques années plus tard responsable d'un magasin de meuble (me rappelle plus le nom de ce poste, mais c'est le gars en-dessous du chef du magasin). Le problème est qu'il y a eu du licenciement.
Il s'est dit qu'il avait toute la durée du chomage pour se trouver un autre emploi (sans compter la prime de licenciement). Il a trouvé plusieurs offres d'emploi pour ce qu'il cherchait, mais les a refusé car il jugeait le salaire trop bas. Il s'est mit en chomage volontaire, mais il s'en fichait car il savait qu'il y avait des postes disponibles avec les qualifications qu'il avait. Finalement il s'est trouvé un boulot dans un petit magasin de meubles (plutot de luxe il parait, mais je suis pas allé voir) avec un salaire qui lui convenait.
En bref, en partant d'un BEP, il a finit avec un salaire et un boulot de cadre.
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Toto le maudit
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Pour apporter une note positive tout de même : si vous ne trouvez pas d'emploi, il ne vous reste plus qu'à créer le votre en fondant une entreprise... de longues études académiques vous aideront-elles quelque peu, en vous donnant la culture générale, l'habitude de la reflexion, et le recul nécessaire ? Plus que vos études, vos qualités personnelles (rigueur, organisation, créativité,....) seront essentielles si vous fondez une entreprise. Par exemple, etre fin psychologue peut s'avérer très utile si vous avez à manager des employés. Combiner un savoir pointu (comme la géographie) avec des technologies est une recette qui fonctionne parfois; il arrive que vos concurrents soient surtout bon en technologie mais qu'ils manquent justement des autres connaissances.

En terme de double-compétence, je pense qu'il vaut mieux être géographe-informaticien que l'inverse - c'est à dire un expert en géographie qui maitrise l'informatique plutot qu'un informaticien qui a quelques connaissances en géographie. On apportera plus de valeur à l'entreprise dans le premier cas, parce que de, toutes manières, les compétences informatiques deviennent très vite obsolètes et demandent de se former dans tous les cas. Idem pour faire de la conception, on cherche souvent un ingénieur en mécanique/chimie/... qui maitrise l'informatique et non l'inverse. Situation identique si vous vous lancez dans le technico-commercial, un bon contact avec les gens (l'essentiel) et une petite formation devrait suffir pour assurer le coté commercial.
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Dwelfigor
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@Sevoth : Tu sais ... dans ta region ya peut etre que 4 places... dans les autres les classes sont peut etre pas completes.
Moi aussi j'ai eut le meme probleme. Et moi j'habitais la corse. alors il a fallut que je dise aurevoire a papa et maman et que je passes 2 ans loin de chez moi.
Maintenant ça fait 15 ans tu me diras mais a la longue on s'y fait.

Pour les stages effectivement ça aide a apprendre le monde du travail. Mais dites vous que les stagiaires sont choyés. Ils n'ont pas les meme contraintes que les employés.
La j'ai sous mes ordres 4 stagiaires, ils sont persuadés de travailler a donf ... en fait il font la moitié du taf d'une personne chacun.
Mais bon ... c'est tout de meme le meilleur moyen d'apprendre.

Quand j'ai commencé dans mon metier, Tout les mois je me posais dans un coin et je me posais la question suivante : "Que savais tu le mois precedent" Et invariablement la reponse etait : "Rien"
Il m'a fallu a peut pret 1 an et demi avant que la reponse change. C'est vous dire si meme les bts et diplomes d'ingénieurs ne preparent pas assez au monde du travail... en particulier en informatique.

Maintenant, je viens participer a l'entretiens d'embauche de la futur personne qui occupera le poste que je remplace a l'heure actuelle.
2 candidats sont sortis du lot. Un mec qui sortais de BTS et qui avait deja pas mal de connaissances par son experience personnelle et par de petits boulots d'ete. et un mec avec une bardée de diplomes, BAC +32, mais qui n'avait jamais eut la moindre experience dans le domaine de l'administration informatique. Il acceptais de ne pas etre payé au prix de ses diplomes.
Cela dit... ce n'est pas lui qui a ete choisis mais celui qui s'y connaissais pour le post.

Alors ... pourquoi faire des etudes si ça n'apporte pas a la sortie de quoi gagner sa croute ? Ca sert aussi et surtout a ça finalement. non ?
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Alors ... pourquoi faire des etudes si ça n'apporte pas a la sortie de quoi gagner sa croute ? Ca sert aussi et surtout a ça finalement. non ?
Hum, pas forcément.

Les derniers messages parlent beaucoup de la notion d'argent.
Il n'y a pas que ça dans la vie non plus, et je ne pense pas que quelqu'un qui fasse des études le fait juste parce qu'il veut gagner plus. En tout cas, j'ai rarement rencontré un étudiant me disant "ouais, je fais ça, parce que comme ça je vais m'en mettre plein les poches".

A mon sens, quelqu'un faisant des études le fait d'abord parce que le domaine lui plait, et qu'il veut en apprendre plus sur celui-ci. J'irais presque jusqu'à dire que l'argent qu'il gagnera avec est secondaire (à condition que ce soit quand même suffisant pour vivre, évidemment).

Donc essayer de revaloriser les filières uniquement sur le critère de l'argent me parait hasardeux.

Personnellement, on m'aurait dit "bah t'es con, t'as fait 4 ans d'études mais tu gagnes moins qu'un plombier qui a fait BEP", j'aurais répondu "et alors ?".

Encore une fois, la notion de "plaisir" dans le travail est importante : je préfère mille fois faire un job qui me plait même assez mal payé qu'un autre où je vais gagner une fortune mais où je me ferais suer...
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Dwelfigor
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Je suis d'accord mais alors je veux voir aucun d'entre vous lors d'une manif pour la revalorisation d'un domaine obsolète
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Loengrin Ismelüng
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[edit] Trompage de sujet ça m'apprendra à avoir 4 fenêtre ouvertes
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cygnus
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Provient du message de MiaJong
Hum, pas forcément.

Les derniers messages parlent beaucoup de la notion d'argent.
Il n'y a pas que ça dans la vie non plus, et je ne pense pas que quelqu'un qui fasse des études le fait juste parce qu'il veut gagner plus. En tout cas, j'ai rarement rencontré un étudiant me disant "ouais, je fais ça, parce que comme ça je vais m'en mettre plein les poches".

A mon sens, quelqu'un faisant des études le fait d'abord parce que le domaine lui plait, et qu'il veut en apprendre plus sur celui-ci. J'irais presque jusqu'à dire que l'argent qu'il gagnera avec est secondaire (à condition que ce soit quand même suffisant pour vivre, évidemment).

Marrant, mais cette année à la fac de droit, il y a eu la réforme LMD pour la rentrée de septembre 2003, et ils ont ouvert un master 2° année (=DESS/DEA) "Santé" avec une soit disant formation juridique santé. L'idée étant sous entendue, avec la multiplication des plaintes contre les médecins, il y aura besoin d'avocats spécialés. Et quelques personnes m'ont dit vouloir faire ca, car "il parait que ca va bien gagner du fric". Mon dieu....

Mon dieu ? Ben oui, leur master santé spécial machin chose, ca va les conduire à un truc simple, le CRFPA, autrement dit le concours d'avocat. Et si un avocat gagne bien sa vie un jour, c'est au bout d'années de galère..

J'ai également un pote en droit qui vient de faire une année de préparation aux concours administratifs, a raté ceux qu'il a tenté, et se prépare pour un master. Lui, je le sens bien partit pour rater encore pas mal de concours, car il n'en veut en fait q'un ou deux, qui sont bien sur tres dur. Et s'il les veut, c'est pour avoir un travail pas fatigant, bien payé.


Le probleme c'est que la mentalité étudiante c'est souvent ca. On n'est pas dans le trip je vais bosser dur pour monter dans l'échelle sociale, ou je vais bosser dur pour un bon salaire, ou je vais bosser dur parce que c'est normal.
L'idée actuelle c'est je vais voir comme je suis payé, et je bosserais en conséquence, en en faisant le minimum parce que de toute facon je serais payé. Je rappelle que je parle de futures fonctionnaires, pas d'ingénieurs



Je me rappelle la terminale, quand il a fallu m'inscrire sur le minitel, j'avais aucune idée en rentrant dans le secrétariat, j'ai inscris médecine. Comme ma mère, c'est bizarre hein ?
Maintenant je suis en droit, j'ai jamais appris un cours en médecine, et j'ai mes années de droit ric-rac (manque de boulot)....

Que voulez vous, moi j'étudie pour avoir un bon boulot. Un qui me fera bien gagner ma vie. Je pourrais viser la fonction publique, mais je me refuse à etre à nouveau salarié (je l'ai été chaque été, j'ai horreur d'avoir des chefs et des horaires, surtout les chefaillons). C'est pourquoi je ferais avocat si je peux. JE ferais peut etre 50h par semaine pour le smic, mais je déciderais de mon boulot pendant ces heures.
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Provient du message de Toto le maudit
En terme de double-compétence, je pense qu'il vaut mieux être géographe-informaticien que l'inverse - c'est à dire un expert en géographie qui maitrise l'informatique plutot qu'un informaticien qui a quelques connaissances en géographie. On apportera plus de valeur à l'entreprise dans le premier cas, parce que de, toutes manières, les compétences informatiques deviennent très vite obsolètes et demandent de se former dans tous les cas.
Mais..Mais.. Mais c'est moi ça !
Tu sais que tu viens de me remonter le moral d'une manière dont tu n'imaginerais même pas :]
J'ai mis très longtemps à savoir ce que je voulais faire (DEA ou DESS), et à présent je sais. Je sais aussi que cela va être dur, mais je suis portée sur la cartographie les Systèmes d'Informations Géopgraphiques, à noter par informatique.
J'entends dire par-ci par-là, qu'ils ont besoin de personnel qui s'y connaisse en ''SIG'', alors je me dis que j'aurais sûrement pas mal de propositions.
Pis, si ça marche pas, j'ai d'autres flèches à mon arc, mais qui n'ont strictement rien à voir.



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Provient du message de cygnus
L'idée actuelle c'est je vais voir comme je suis payé, et je bosserais en conséquence, en en faisant le minimum parce que de toute facon je serais payé. Je rappelle que je parle de futures fonctionnaires, pas d'ingénieurs
Hop hop hop, je t'arrête là direct.
*Avec un grand sourire*
C'est quoi encore cette manie de critiquer les fonctionnaires ? Grumbl !
Je connais autant de fonctionnaires qui travaillent dur ( oui, je pèse mes mots quand je dis dur ) que d'ingénieurs, par exemple, informatiques qui passent leur temps à jouer sur leur pécé ou à vaquer sur les forums pendant leur temps de travail.
Ne généralise pas comme cela s'il te plait Sinon, nous allons repartir dans le vieux débat, les fonctionnaires, tatati les gens du privé tatata.. Etc, ce qui n'est pas le centre du débat, en plus
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Provient du message de Mab

Je connais autant de fonctionnaires qui travaillent dur ( oui, je pèse mes mots quand je dis dur ) que d'ingénieurs, par exemple, informatiques qui passent leur temps à jouer sur leur pécé ou à vaquer sur les forums pendant leur temps de travail.
Si je peux me permettre : tu fais une confusion énorme.
En effet, tu confonds ingénieur et technicien. Un ingénieur n'a strictement pas le temps de faire autre chose que de s'investir dans son travail. La preuve en est que les 35 heures, les ingénieurs ne connaissent pas ! Généralement, ils fonctionnent par projet : leur supérieur leur donne une mission et les ingénieurs jaugent la durée de temps qu'il leur faudra pour donner aboutissement à cette mission (la plus courte possible car pour monter dans la hiérarchie, il faut se montrer efficace). En gros, un ingénieur est toujours pressé, et au travail parfois plus de 50 heures par semaine.

Maintenant, pour les fonctionnaires qui sont issus souvent de filières universitaires, il ne faut pas cacher qu'ils font leur métier entre autres pour les avantages sociaux (exemple : 12 ou 13 semaines de congés payés pour les professeurs). C'est un choix et je le respecte aussi.
(Je dis "entre autres" car il peut aussi y avoir par exemple le plaisir de faire le métier. Exemple : professeur de mathématiques pour un amateur de mathématiques )
J'aimerais cependant faire une remarque : les professeurs de classes préparatoires au grandes écoles (qui sont souvent issus de filières universitaires) ont tout mon respect, pour leur investissement profond et permanent dans leur travail et ce, durant toute l'année. (la plupart du temps)
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Hum vu que je suis dans une filière visée je vais tacher de répondre. J'ai fait un DEUG d'histoire à la sortie du lycée car mon année de S m'avait dégouté des études scientifiques, et parce que prof d'histoire ça me semblait sympa comme métier (j'adore l'histoire). On nous avait également dit qu'avec le papy boom des places allaient se libérer (mais pas de pot El Gringo et Supermenteur ont décidé de supprimer l'Etat au profit de l'oligarchie Hauts fonctionnaires/Elus locaux/Grands patrons). il y a trois débouchés aux études d'histoire: l'enseignement, la recherche et les postes à concours (genre guide touristique etc). Arrivé en licence j'ai vu que le nombre de places au CAPES à Amiens était toujours aussi restreint, je me suis donc tourné vers une autre filière, la science politique. L'avantage de la licence de science po c'est qu'elle aborde des matières trés variées: droit, relations internationales, histoire, vie politique. elle permet également en théorie de passer différents concours de catégorie A. Je suis ensuite passé en maîtrise de science po, principalement dans le but d'intégrer le nouveau master de science po de Lille2, qui a été spécialement conçu pour permettre de trouver des débouchés, avec différentes branches (communication politique, ingénieurie de projet, métiers de l'Europe, humanitaire). Il est donc faux de dire qu'il n' y a pas de débouchés, mais il est vrai que seuls les plus motivés y arrivent, mais ça reste valable pour toutes les matières, pas seulement celles décriées par GB. L'un de mes amis étaient en physique-chimie, il a passé son CAPES et ses camarades étaient tous des grands diplomés de cette matière (maitrise de chimie, doctorat de physique), qui ne trouvaient rien ailleurs. Et pareil beaucoup n'ont pas eu leur CAPES.
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Provient du message de Trouveur
mais il est vrai que seuls les plus motivés y arrivent, mais ça reste valable pour toutes les matières, pas seulement celles décriées par GB.
Je me permets de te reprendre sur ce mot malheureux. Je ne décrie rien. Je me contente de poser quelques questions sur l'employabilité de certaines filières.

Loin de moi l'idée de remettre en cause leur intérêt certain. Je ne sais pas ce qu'on étudie en licence d'histoire, mais j'ai fait de la socio en MBA et j'ai beaucoup aimé.
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Provient du message de Grenouillebleue
Je me permets de te reprendre sur ce mot malheureux. Je ne décrie rien. Je me contente de poser quelques questions sur l'employabilité de certaines filières.

Loin de moi l'idée de remettre en cause leur intérêt certain. Je ne sais pas ce qu'on étudie en licence d'histoire, mais j'ai fait de la socio en MBA et j'ai beaucoup aimé.
Excuse moi, je ne voulais en aucun cas laisser entendre que tu n'estimais pas ces filières, simplement que tu semblais leur trouver moins de débouchés que les filières plus scientifiques. J'ai deux amis qui viennent d'obtenir des diplômes en informatique et qui cherchent toujours du boulot, dans leur secteur c'est actuellement bouché. Je crois qu'avec le phénomène du chômage qui repart on ne peut pas dire qu'un filière ou une autre permet plus de trouver du boulot, à l'exception des filières techniques qui tentent encore trop peu de gens (pourtant le reportage de Capital sur les plombiers était assez édifiant, notamment sur le salaire de ces derniers, si je ne trouve rien avec mes diplômes, je sais dans quelle branche me tourner).
Je pense que l'un des problèmes est qu'à aucun moment du cursus on envisage la sortie des études pour l'entrée dans la vie active. Avec la réforme LMD, il serait judicieux je pense de garder les deux premières années pour l'enseignement théorique nécessaire, et la troisième pourrait être une année de spécialisation en vue d'un métier choisi (exemple en histoire, on pourrait choisir entre spécialisation "historien", "enseignant", "poursuite d'étude en 3 eme cycle", "réorientation vers une filière proche"). Bien sur cette dernière année, en cas de choix de sortie d'études, comporterait en majorité des stages, ainsi que des travaux pratiques en situation réelle du boulot. Désolé c'est un peu fouilli j'espère avoir été clair.
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Provient du message de LoL0
Si je peux me permettre : tu fais une confusion énorme.
En effet, tu confonds ingénieur et technicien.
Non non, je redis ce que j'ai dis, je parlais d'ingénieur et non de technicien, je n'aurais pas parlé de choses que je ne connaissais pas ou que je n'aurais pas vu de mes propres yeux.

Par ailleurs, ce n'était pas pour mettre le doigt sur telle ou telle chose ou encore pour critiquer quoi que ce soit, mais pour montrer qu'il ne fallait pas généraliser tout et n'importe quoi. Je disais cela en connaissance de cause.

Sur le reste, je suis tout à fait d'accord avec toi, mais je tenais à préciser que je n'avais pas fait d'erreur de confusion.
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Que voulez vous, moi j'étudie pour avoir un bon boulot. Un qui me fera bien gagner ma vie. Je pourrais viser la fonction publique, mais je me refuse à etre à nouveau salarié (je l'ai été chaque été, j'ai horreur d'avoir des chefs et des horaires, surtout les chefaillons). C'est pourquoi je ferais avocat si je peux. JE ferais peut etre 50h par semaine pour le smic, mais je déciderais de mon boulot pendant ces heures.
Euh attend, si je te suis bien tu prétends que tout ceux qui ont choisit les études pour apprendre quelque chose qui leur plait se sont ensuite tourné vers la fonction publique ???

Je ne comprends pas très bien ton propos.

Ce que je voulais juste dire, c'est qu'au dela de l'aspect financier à la sortie des études (aspect néanmoins important), beaucoup de gens rêvent d'abord d'avoir un métier qui leur plait (d'ailleurs tu dis la même chose, je ne vois pas pourquoi tu fais le distinguo fonction publqiue / privé).

On a trop tendance à avoir ce désir comptable, cet argument qui semble devoir mettre tout le monde d'accord :"offrons plus d'argent, comme ça les gens iront dans ces métiers".

Or, c'est faux, la preuve : les plombiers gagnent beaucoup d'argent, pourtant il y a toujours aussi peu de personne qui veulent faire plombier.

Donc le problème est plus profond, et il vaut mieux, à mon sens, essayer de penser au moyen d'offrir aux gens ce qu'ils veulent faire, plutôt que de les contrainre à faire ce qu'il ne veulent pas faire...

Pour l'anecdote : avec ma licence de maths et ma passion pour l'info, j'aurais pu avoir accès à des postes dans l'informatique il y a quelques années (c'était l'époque du grand boum : on engageait des informaticiens sur n'importe quel critère). J'ai préféré faire autre chose, de moins bien payé, mais qui me rapporte bien plus de satisfaction..
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Je pense en particulier - mais je peux me tromper, et dans ce cas n'hésitez pas à me corriger - aux études de sociologie, de philosophie, d'histoire, d'histoire de l'art... qui ne donnent accès qu'à quelques rares postes d'enseignant ou de chercheur, et qui sinon sont à peu près aussi utiles que le BEPC.
Je vais essayer d'apporter ma contribution en parlant d'une autre filière dans laquelle la question des débouchés se pose, à savoir la psychologie. En espérant que cela pourra éventuellement servir à ceux qui envisagent de s'engager dans cette voie à la rentrée prochaine...

Tout d'abord, comment cela fonctionne-t-il chez nous ?
C'est simple, pour être psycholoque, il faut un bac + 5 (DESS de préférence ou DEA + stage de professionnalisation). En-dessous, ben on a un beau diplôme (DEUG, licence ou maîtrise au choix), qui permet de tenter divers concours ou d'accéder à certains postes, mais qui a surtout pour fonction à mon sens de décorer le dessus de la cheminée !

Le problème est que la sélection en psycho. se fait surtout à l'entrée en DESS, autrement dit en sortie de Maîtrise, elle-même relativement "simple" à obtenir. C'est en général à ce moment là que les effectifs fondent et que beaucoup d'étudiants se retrouvent sur le carreau avec un bac + 4 en poche.

Que font-ils alors ? Et bien soit ils "meublent" en attendent l'année suivante en vue d'obtenir une hypothétique admission en 3ème cycle, soit ils passent divers concours administratifs, soit ils tentent leur chance sur le marché. Dans ce dernier cas, ils trouvent un job de formateur en insertion professionnelle, d'opérateur-bilan ou autre, où on leur fait la plupart du temps gentillement comprendre qu'on a été bien sympa de les recruter alors qu'ils n'avaient pas le titre de psychologue...

Vous allez me dire : "Oui mais pour ceux qui sont admis en troisième cycle, tout baigne ?"
Oui, mais non ! Je m'explique...

Tout d'abord, cela dépend du type de DESS suivi.
En effet, 80% des DESS forment des psychologues cliniciens. Pour faire simple, le clinicien, c'est celui que se représentent les gens quand on leur parle de psychologue, celui qu'on voit dans les films quoi ("Asseyez-vous là, parlez-moi de votre mère. A quoi vous fait penser cette tache d'encre ?..."). C'est cette voie qui est la plus représentée, celle dans laquelle se ruent la plupart des étudiants, celle qui offre le plus de possibilités d'emplois, mais également celle qui est par conséquent la plus bouchée sur le marché du travail.

Les autres DESS ont une orientation plus spécifique (psychologie du travail, de l'évaluation, ergonomie, psychologie du sport...). Là, les débouchés sont plus spécifiques mais il est plus simple de trouver un poste car il y a moins de monde. Le problème est par contre que les employeurs connaissent souvent mal ce type de formation, il faut donc savoir se vendre un minimum.

Par ailleurs, quel que soit le DESS suivi, il ne faut pas se faire d'illusions : on commence par des CDD, les compétences apportées ne sont souvent pas reconnues, les intitulés de postes sont sous-qualifiants et on est payé à coups de lance-pierres.

Pourquoi ?

Ben tout simplement parce que le psychologue travaille souvent sur du verbal, autrement dit il ne "produit" rien et ne travaille pas sur du matériel concret. De là à s'imaginer que pour faire un boulot de psychologue, ben finalement il suffit d'avoir un peu de bon sens et de savoir parler, il n'y a pas loin...
C'est parfois à se demander pourquoi il faut un bac + 5 pour être psychologue hein ? Cela dit, il n'y a qu'à voir un entretien de recrutement ou un questionnaire d'évaluation fait par un commercial, un juriste, un gestionnaire ou autre pour comprendre...
Enfin bref... < arrête de s'énerver tout seul derrière son écran >

Autre possibilité de débouché après le DESS : s'installer en libéral.
Oui, à condition d'avoir un bon apport de départ, de ne pas être trop pressé pour se faire une clientèle, et d'avoir des vacations à faire à droite à gauche.
Bon courage à ceux qui veulent tenter le coup...

Voilà pour les filières professionnelles.

"Certes" me direz-vous, "mais il reste la filière la filière universitaire non ?"

Ce à quoi je répondrai :

Oui bien sûr, il est possible de tenter le DEA, le Doctorat, d'obtenir l'habilitation MdC au CNU, puis de postuler dans les Universités pour intégrer un labo. (derniers chiffres chez nous, 1 poste pour 35 candidats). Personnellement, deux de mes connaissances ont réussi oui, mais j'en connais aussi beaucoup qui ont une thèse en poche, leur habilitation, et qui pointent à l'ANPE en ce moment ou ont finalement obtenu un job n'ayant aucun rapport avec leurs qualifications (ça va de conseiller bilan à livreur de pizzas ).

Par ailleurs, sans vouloir casser le mythe, la fac ce n'est pas toujours ce qu'on croit hein... C'est un peu de recherche, pas mal d'enseignements, beaucoup de temps à les préparer et à corriger des copies, beaucoup d'administratif, et surtout un maximum de querelles stériles et de luttes de pouvoir.

Pour synthétiser, comme me le disait encore récemment un professeur "vétéran", la fac, c'est ni plus ni moins qu'une grosse administration avec tout ce que cela comporte. Il y a quelques personnes qui ont la vocation, qui sont impliquées et qui ne comptent pas leurs heures, il y en a qui sont de bons chercheurs dans leur domaine mais qui ne sont absolument pas pédagogues, et enfin il y a un certain nombre d'incompétents qui ont par exemple été recrutés à une époque où il y avait besoin de monde, mais dont on peut raisonnablement se demander ce qu'ils font encore là (aucune recherche, aucune publication, aucun suivi des étudiants, et des enseignements en dessous de tout...).
Notez que ceci doit, je pense, s'appliquer dans toutes les disciplines, pas seulement en psychologie.

Donc voilà pour la filière universitaire et ses débouchés. Je pourrais développer mais ça a tendance a fortement me déprimer...

Ha, j'en vois un au fond qui se dit : "Oui mais on ne vient pas forcément en psycho. pour viser un troisième cycle. On peut simplement viser un bac +2, +3 ou +4 pour pouvoir tenter un concours !"

Certes, d'ailleurs beaucoup d'étudiants s'inscrivent en psychologie dans ce but, en visant notamment le concours d'entrée à l'IUFM. Petite précision tout de même : la psychologie est me semble-t-il située en avant dernière position sur le barème des disciplines pour ce concours... Voilà, juste pour préciser quoi.

La question peut alors se poser, au vu des débouchés, de savoir pourquoi tant d'étudiants choisissent cette discipline plutôt qu'une autre.

Au vu de ce que j'ai pu constater et après avoir posé la question à mes étudiants de première année, je dirais :

1) Les étudiants s'inscrivent dans cette filière sans avoir réellement connaissance de ce qui les attend, à la fois en sortie de cursus, mais également au niveau des enseignements d'ailleurs (Hé oui, il y a des cours de stats et de biologie en psycho...).

2) La psychologie est une discipline "nouvelle", n'étant pas enseignée au lycée.
Ceci semble attirer un certain nombre d'éudiants, qui n'étant particulièrement fort ni en sciences ni en lettres, choisissent cette voie un peu pour voir (il me semble que les cursus de droit connaissent le même phénomène).

3) Certains étudiants ont une vision biaisée, peut-être un peu naïve ou fantaisiste de la discipline.
Hé non, ce n'est pas en faisant psycho qu'on apprend à lire leurs pensées dans les yeux des gens, et un entretien de 2 heures n'a jamais permis à personne (enfin à personne d'honnête...) de connaître le moi profond de son interlocuteur.

5) Et enfin, le fait que la psychologie est la réputation d'être une discipline facile assez peu contraignante fait qu'elle attire un certain nombre d'"étudiants" qui sont là pour... heu... comment dire... enfin qui sont là quoi.

Donc voilà ce que je peux dire concernant cette discipline. J'espère ne pas en avoir donner une vision trop pessimiste pour les futurs ceux qui veulent tenter l'aventure, mais mieux vaut prévenir que guérir.

Dans tous les cas, si je peux me permettre un conseil aux futurs étudiants au vu de la rentrée prochaine, renseignez-vous bien avant de choisir une filière, surtout si elle est relativement longue, le temps est une chose précieuse qu'il est dommage de gaspiller.

< sur ce, repart en quête d'un moyen d'annoncer à son directeur de labo qu'il va bosser l'année prochaine et laisse donc tomber sa thèse >

Velgyr
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