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Avatar de pooka
pooka
Dauphine
 
Avatar de pooka
 
Tout cela est fort joli et terriblement bien écrit.
Quelles étincelles doivent produire ces têtes bien pleines lorsqu'elles se retrouvent entre elles !
Comme l'ignorance et la médiocrité de pooka lui saute à la gorge lorsqu'elle lit vos mots messieurs... mais plus qu'une envie de me cacher sous le premier nuage qui passe, je souris et imagine la scène, continue à apprendre toujours, chaque jour un peu plus. Merci !
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Stra Parole
 
Citation:
Provient du message de Korny[PDGC]
En tout cas ça à l'air chaud de draguer Caepolla :/
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follet
Alpha & Oméga
 
Bonjour :)
Des définitions retenues, brutes, sans intention de référence à leurs auteurs

Où il est défini ce qu’est un philosophe
vu que tu es obligé de philosopher dans ton message pour nier l'intérêt de la philosophie, tu te contredis toi-même.

Où il est noté que la philosophie se doit d’être hermétique
Toute oeuvre qui se donnerait une vocation trop pratique court le risque d'être marginalisée comme n'étant pas assez philosophique :

Où il est dit qu’à ventre affamé point de pensées
Quand on a le ventre qui crie famine, on ne s'interroge pas vraiment sur pourquoi l'étant

Où l’on ne s’interroge assez sur l’absence
A preuve ce forum, dont on peut supposer que la plupart des membres satisfont l'ensemble de leurs besoins primaires et ont un temps libre conséquent. Tous ne choisissent pas pour autant de consacrer ce temps à la spéculation intellectuelle, mais vont s'orienter vers une pratique qui suppose d'autres préférences.

Où il est peut-être abordé un point crucial de la démarche philosophique
Beaucoup de gens, sans doute, aspirent à un moment ou l'autre de leur vie à cette sagesse, cette quiétude, qui vous rend confiant envers l'avenir. C'est une question de se rassurer.

Où il est question de philosophie comme garde-fou
la philosophie c'est aussi un cadre d'une certaine rigueur que l'on peut placer comme pièce couvrante ou filtrante par-dessus notre quotidien. Ainsi, elle nous aiderait à nous forger l'esprit, un libre arbitre, un regard critique, une culture, une manière d'aborder les choses ou de penser, pour ne plus se jeter tête baissée dans les problèmes.

Où il est dit que la philosophie n'est pas dilettante
Quant à la philosophie passe-temps, oui je la conçois, mais alors à la manière de la lecture, comme on lit un roman ou un essai historique

Où il est question de paliers
Sinon il est vrai que la philo de "spécialiste", comme toutes les matières de "spécialiste" (oui, je reparle bien de la physique quantique la, ou de l'astrophysique ) doit rester aux mains des "spécialistes" puisque ce sont les seules que ça intéresse réellement...

Où une nébuleuse devient raison
Alors arriverait l'éthique, et son magma bouillonnant de références à créer. Point de systèmes de pensée inextricables, foin de néologismes hasardeux, créer pour une occasion où le penseur lui-même ne trouve plus les mots pour exprimer son argumentation ( puisque soi-disant, il est arrivé à la limite de son savoir ).

Où il est question de la vie et de la mort des Idées
Là où la philosophie pêche par insuffisance, c'est qu'elle est malgré tout figée dans son temps, son mode de pensée. Elle est l'oeuvre d'un Homme qui se veut définitive.

Où la philosophie doit se faire science humaine
le creuset de ce qui semblerait être le " mieux ", le plus " utile ", pour notre société future. Elle ne doit pas uniquement indiquer un chemin de pensée, ni interdire ou proscrire, mais consolider les acquis de la société passés et à venir.

Où il serait enrichissant de relire deux conversations comme lecteur et non participant
la question serait plutôt de savoir si les participants sont élitistes

Où il est question d’une philosophie moins désincarnée
par définition la philosophie se pratique "au quotidien" ( et oui , quand on aime la sagesse, on ne la met pas de côté quand on écrit Caligula ).

Où il est question de sciences pour tous
Revenons donc aux études...la grande nouveauté du 20e siècle, c'est peut-être au contraire la grande accessibilité d'un tas de choses, et notamment la philosophie et les mathématiques...
___________________

La philosophie cependant n’est pas une Puissance. Les religions, les Etats, le capitalisme, la science, le droit, l’opinion, la télévision sont des puissances, mais pas la philosophie. La philosophie peut avoir de grandes batailles intérieures (idéalisme-réalisme, etc.), mais ce sont des batailles pour rire.


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Avatar de eMRaistlin
eMRaistlin
Alpha & Oméga
 
Avatar de eMRaistlin
 
Je serait plus succin que mes predecesseur, non par besoin, mais par envie ^^

La philo (je nommerait la philo la matiere scolaire, par opposition a la philosophie) est un paradoxe.

En effet, sa réelle utilité est d'ouvrir les eleves a la pensée consciente et a l'appréhension (facon d'apprehender) de l'existence. Son but consiste a faire connaitre ce qui à déjà eté fait, afin de pouvoir se constituer un capital de savoir propice a une reflexion plus personnelle, a une approche de sa propre existence. Et c'est bien la que le bât blesse :

En effet, la philosophie, comme nous l'ont si merveilleusement decrit les intervenants précédents, est une demarche personnelle, n'ayant pas pour autre but que la réalisation personnelle (par extension, mais nul besoin de s'apesentir sur ce raccourci). A partir de la, et comme tout un chacun peut le constater au quotidien, essayer d'apprendre à quelqu'un comment faire une demarche personnelle est plus qu'ardu. Ainsi donc, "forcer" des eleves à reflechir sur l'existence, l'essence et la science ne donne souvent que peu de resultats probants, et c'est ce qui t'amenne a remettre en cause l'interêt de cette matière.

Je ne saurai m'inscrire en faux, puisque je considère que la philosophie est une demarche egocentro-personnelle. Qui n'as pas envie de prendre du temps a reflechir a l'existence et à la science (au savoir, s'entend) n'y verra, durant ces 1 a 5 heures par semaine (suivant la specialite) que force rebarbation.

Etant de nature nihiliste optimiste, je ne suis ni pour, ni contre la philosophie : il peut etre interessant de s'interoger sur l'existence, comme il peut être interessant de ne simplement qu'exister. C'est un choix.
Je pense que la matière n'est pas a remettre en cause, mais que son coté scolaire est prejudiciable au côté purement decouverte personnelle et introspectif.

Pour conclure, et ce sera mon argument en faveur de la philo en tant que matière obligatoire : Supprimer la philo, quelle heresie : c'est la que j'ai put faire mes meilleurs score sur ma PCengine, et que j'ai appris a jouer au tarot. Priver de futurs étudiants de cela serait un crime potentiel !
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Avatar de Kashrag
Kashrag
Alpha & Oméga
 
Avatar de Kashrag
 
Re: Re: L'hallali de la philosophie ?
Citation:
Provient du message de Nijel
La philosophie a toujours ( oui certes, nous y reviendrons ) été attachée à la science : s'interroger sur le monde c'est bien beau, mais quel intérêt de ne s'y intéresser que par de vagues question métaphysique ? Et la philosophie n'a pas très rapidement comme tu dis était éloigné de toute science de par sa complexité : citons Pascal par exemple, ou Fermat qui avait une formation philosophique.
Je voudrais revenir sur ce point qui me semble intéressant : le lien entre la science et la philosophie. (De formation scientifique, il est naturel que je me sente concerné).

Cela pourra-t-il répondre à Khronos qui s’inquiète de la fin possible de la philosophie (ou du moins de la perte de son utilité) ?
Pour moi la philosophie est une discipline qui surplombe et transcende pratiquement tout ce qu’on peut imaginer comme évoluant dans le domaine des idées humaines. Que l’on parle religion, sciences humaines, mathématiques, biologie, physique, lettres et arts, la philosophie ne peut se concevoir que comme une interprétation globale, pas comme un point de vue local.
Elle est confrontation d’horizons divers, synthèse de disciplines indépendantes. Je n’imagine qu’on puisse prendre pour philosophe un écrivain qui n’a jamais lu d’ouvrage scientifique ou qui ne s’est jamais renseigné sur les grandes théories scientifiques.
Comment imaginer parler de philosophie de nos jours si on ne connaît pas par exemple les hypothèses scientifiques de l’apparition de l’être humain, de l’apparition de la vie, de la création de l’univers ou certaines thèses sur la psychologie humaine ?

De la même façon, un mathématicien qui ne serait pas capable de voir la Beauté dans les raisonnements mathématiques ne pourrait pas être selon moi devenir philosophe.
La difficulté, le temps qu’il faut pour appréhender et comprendre une telle quantité de connaissances n’ayant souvent aucun rapport les unes avec les autres fait qu’on ne devient philosophe que tardivement, ou tout du moins après la fin d’un apprentissage, après avoir digéré les points de vue des autres afin de mieux en faire abstraction.

Ceci explique pourquoi certains grands scientifiques, nourris de leurs équations, ont pu (et quelquefois ont su, heureusement pour nous) prendre un peu de recul par rapport à leur domaine de prédilection et se livrer à des digressions philosophiques.

Parlons de l’époque actuelle. L’importance de l’éthique ( donc de la philosophie) dans la science s’est particulièrement affirmée dans la 2ème moitié du XXè siècle. Une fois la physique confrontée à l’utilisation de l’atome à des fins destructrices, une fois la biologie confrontée à la manipulation génétique, les réflexions sur le rôle de la science dans le développement de l'Humanité se sont fait plus pressantes.
Comme Ulgrim le dit, la philosophie est présente dans nos sociétés modernes par l’intermédiaire de l’éthique de la science.

La formation de scientifiques à notre époque peut-elle se passer d'une formation sur l'éthique de la science ? Je ne crois pas. En ce sens je pense que la philosophie est toujours utile, du moins dans sa relation avec la science.
L'intérêt de faire de la philosophie dans des études d'histoire m'apparaît moins flagrant, ce qui est paradoxal quand on regarde les programmes enseignés .

Lisez Hubert Reeves, Théodore Monod, Albert Jacquard… les grands scientifiques - vulgarisateurs actuels n’ont pas écrit d’ouvrage grand public sans consacrer des chapitres entiers à l’éthique, à la Beauté, à la philosophie donc. Pourtant on ne les considère plus comme scientifiques que comme philosophes, n’est-ce pas ? Est-ce à dire qu’ils ne le sont pas ? Que seuls les littéraires le sont ? Absurde.
Mais ils continuent à participer à leur science, et sont plus reconnus pour leurs publications scientifiques que philosophiques.

Peut-être la lecture de Michel Serres (lui même passé de mathématicien à philosophe) pourra permettre de mieux comprendre ce lien science/philosophie.

Le début de ce thread m’a donné envie de me renseigner sur M. Serres du coup j’ai ressorti le livre « Eclaircissements : Entretiens avec Bruno Latour». J’avais tenté de le lire à 16 ans, bien évidemment je n’y avais pas compris grand chose… Enfin bon je le relis maintenant.


J'ai aussi trouvé un site que je suppose assez connu :
http://www.philosophie-en-ligne.com,
avec notamment la section "Ecrits", qui dispose d'un texte sur "l'inutilité du cours de philosophie".
Lien direct vers le message - Vieux
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