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Droit de grève contre droit au travail

Je poste rarement ici mais je viens de lire un texte qui me semble intéressant et dont j'aurais aimé avoir l'avis d'autres personnes. Je fais donc exception à la règle et vous le partage pour que vous disiez ce que vous en pensez.

Citation:
Le groupe que je dirige est fortement dépendant des transports en commun, comme de nombreuses entreprises franciliennes. Nous avons beaucoup souffert des perturbations liées aux mouvements sociaux d'envergure concernant nos retraites et notre enseignement public.

Une minorité agissante prétend défendre les intérêts de la majorité des salariés (du public et privé) en rejetant la responsabilité des conflits sociaux sur le gouvernement.

Cependant, elle empêche les salariés d'accéder à leur lieu de travail, les étudiants de passer leurs examens, les parents d'emmener leurs enfants à l'école et prive les élèves de leur droit à l'éducation.

En outre, des militants de certains syndicats de la RATP et de la fonction publique s'octroient le privilège de paralyser des millions de personnes alors même qu'ils ne sont pas directement concernés par la réforme des retraites. Pire encore, ils n'hésitent pas à se mettre hors la loi dans leur action en s'abstenant de respecter les préavis de grève.

Mais il semble malheureusement que l'origine de la récurrence de ce type de conflit soit profondément culturelle. En effet, l'idée d'un égalitarisme à tout crin, résultat de combats frontistes d'une époque révolue, est profondément ancrée dans nos mentalités. La victimisation, la relation ambiguë que nous entretenons vis-à-vis de l'argent, des relations sociales strictement réduites aux dichotomies primitives : patron/salarié, droite/gauche, gouvernement/citoyen, public/privé, interdisent toutes évolutions et prises de décisions courageuses en rupture avec notre passé.

Ainsi, dans le flou ou plutôt le vide idéologique actuel, le combat social révolutionnaire fait le jeu de ces groupes de pression pour lesquels la fin justifie les moyens dans la dernière bataille à mener. Ce raidissement de l'action revendicatrice ouvre une nouvelle voie particulièrement dangereuse : elle polarise la société française en contraignant chacun de nous à être pour ou contre, dedans ou dehors, sans autre forme de pensée.

Parallèlement, l'indécision de nos politiques, la crainte de mouvements sociaux, le refus de débattre et de réformer en profondeur l'Etat et ses services publics offrent un boulevard à l'extrémisme, qu'il soit de nature politique ou syndicaliste.

Dans ce contexte, il est important de rappeler qu'un droit peut être utilisé par le citoyen dès lors que son exercice ne nuit pas à celui des droits d'autrui. Dans le cas inverse, et pour des raisons d'ordre public, l'Etat se doit d'intervenir. Il a le devoir de sanctionner l'utilisation abusive du droit de grève par certains militants qui outrepassent d'ailleurs des décisions arrêtées par leur syndicat.

L'Etat ne doit pas craindre d'imposer la mise en place d'un service garanti de transports en commun sans pour autant remettre en cause le droit de grève, droit de valeur constitutionnelle. En outre, l'idée très médiatique de gouvernance doit être mise en œuvre au sein de l'Etat et de ses institutions. Il s'agit de prendre en compte les sujets fondamentaux en amont, d'en débattre ouvertement et de les soumettre par voie référendaire si nécessaire.

Il est primordial que l'Etat opère une clarification du service public. Pour cela, la simplification, l'harmonisation des statuts des fonctionnaires et une réforme profonde des grandes administrations doivent être réalisées, mais pas sous la pression de la rue ou de lobbies. Force est de constater le divorce consommé entre le citoyen et son administration. C'est pourquoi l'Etat doit s'engager sur une qualité de ses services, et pouvoir sanctionner à tous niveaux les écarts aux résultats exigibles, comme cela se fait au sein d'entreprises privées.

Nos problèmes actuels nous projettent au-delà du débat constitutionnel relatif au droit de grève et à ses limites, qui doivent concilier la défense des intérêts professionnels, dont la grève est un moyen, et la sauvegarde de l'intérêt général, auquel la grève peut être de nature à porter atteinte. Par crainte d'explosions sociales l'usage du droit de grève aujourd'hui viole notre droit au travail, droit fondamental, consacré notamment par la Charte européenne des droits fondamentaux sous l'impulsion de ceux-là mêmes qui manifestent.

Enfin, pour retrouver une compétitivité en partie perdue, la surimposition des salariés et des entreprises doit être remise en cause, principalement parce qu'elle empêche le développement des énergies créatrices et limite la capacité des consommateurs.

Sevrés de réflexions sur le devenir de l'Etat, déchirés entre une économie mondialisée et un égalitarisme social franco-français, nous faisons un dangereux grand écart qui ne répond ni aux exigences et législations européennes ni aux lois du marché mondial.

Sylvain Curiel est directeur général du groupe Cella Informatique.
[source]
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"I've seen things you people wouldn't believe. Attack ships on fire off the shoulder of Orion. I watched sea beams glitter in the darkness at Tan Hauser Gate. All those moments will be lost in time like tears in rain. Time to die."
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Pooka a pourtant très envie de payer beaucoup, beaucoup d'impôts un jour ! Elle en a assez de lancer des sorts et des incantations (que personne n'entend) pour que les enfants et les vieux aient plus de chance que ce qui va leur tomber obligatoirement sur le coin de la figure...

Pourquoi je n'arrive plus à sourire de ces mots dits ? J'en entends tout les jours des comme ça, et ma volonté faiblit, alors que certains professeurs en deviennent fous, ou dépressifs, que certains chercheurs pensent à l'autre côté de l'océan, que mon postier se fait insulter... Vous ne vous rendrez compte monsieur Sylvain Curiel, que lorsqu'il n'y aura plus de sécurité sociale, que vos enfants vous devrez vous battre pour qu'il aillent dans une école correcte, que vous serez vieux..
Mais.. c'est vrai monsieur Sylvain Curiel est riche sûrement.
Pooka a soif de joie, elle va batailler ailleurs, ou écouter ceux-qui-croient-encore.
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pooka devrait peut être mieux regarder sa fiche de paye et voir les jours de congés ou les heures déduites de son salaire par la faute des grèvistes... si du moins elle a une fiche de paye.

Et si ça ne gêne pas pooka, qu'elle comprenne que ça gêne d'autres personnes.

La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres.

Le droit de grève, oui, mais le droit d'emmerder le monde, non.
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Citation:
Provient du message de pooka
Pooka a pourtant très envie de payer beaucoup, beaucoup d'impôts un jour ! Elle en a assez de lancer des sorts et des incantations (que personne n'entend) pour que les enfants et les vieux aient plus de chance que ce qui va leur tomber obligatoirement sur le coin de la figure...

Pourquoi je n'arrive plus à sourire de ces mots dits ? J'en entends tout les jours des comme ça, et ma volonté faiblit, alors que certains professeurs en deviennent fous, ou dépressifs, que certains chercheurs pensent à l'autre côté de l'océan, que mon postier se fait insulter... Vous ne vous rendrez compte monsieur Sylvain Curiel, que lorsqu'il n'y aura plus de sécurité sociale, que vos enfants vous devrez vous battre pour qu'il aillent dans une école correcte, que vous serez vieux..
Mais.. c'est vrai monsieur Sylvain Curiel est riche sûrement.
Pooka a soif de joie, elle va batailler ailleurs, ou écouter ceux-qui-croient-encore.
T'as vu la hausse du déficit de la sécu ces dernières années ?
Si le gouvernement ne fait pas de réformes, alors il n'y aura plus de sécu ni de retraite à plus ou moins long terme.
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Avatar de Oukisontlesnelfes
Oukisontlesnelfes
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Cela me fait plaisir de lire un tel texte...

Je commençais à me demander si je vivais dans un pays de fous...

Je ne sais plus où j'avais lu un texte qui disait "La France est une oligarchie dominé par les fonctionnaires".. A l'époque, ça m'avait paru aberrant, aujourd'hui..
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MiaJong [Phoe]
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Ce débat est résurgent à chaque grand mouvement.

Je trouve le texte très faussé par la vision libérale qu'à celui qui l'écrit. Moi c'est cette phrase qui me fait peur dans son texte :

Citation:
Sevrés de réflexions sur le devenir de l'Etat, déchirés entre une économie mondialisée et un égalitarisme social franco-français
Pourquoi l'égalistarisme social devrait être franco-français ? Pourquoi met-il en opposition l'économie mondialisée et le social ?
Est-ce à dire qu'on n'y peut plus rien ?

Son expression, et celles qui suivent, donnent l'impression qu'il trouve cela mal et que c'est la base de tout nos maux.
Or j'ai la vision inverse de la société que lui.

Maintenant concernant le droit de grève et le service minimum.

Déjà il faudrait définir ce qu'est le service minimum.

Pour reprendre l'exemple des trains, si décrié, un service minimum serait-il plus acceptable que ce qui existe actuellement ?

Pas sur.

Imaginons que "Service minimum", ça voudrait dire par exemple "assurer les grandes lignes de TGV".
De toute façon ça serait aussi pénalisant pour ceux qui ne prennent pas ces lignes, et d'autres part ça aurait l'immense désavantage de légaliser tout cela.
Ceux qui râleraient parce qu'ils n'ont pas leur train local n'aurait plus aucune chance d'avoir un de ces trains, alors qu'avec le système actuel, c'est fort possible (il y a toujours des trains qui circulent même quand il y a de fortes grèves).
Bref, le service minimum serait une fausse solution : un service minimum, ça existe déjà lors des grèves, de part ceux qui ne font pas la grève, justement.
Et la définition même de "service minimum" pose problème dans ce cas.

Si par exemple dans les écoles on déclare que le "service minimum" c'est au moins d'assurer l'accueil des élèves, alors sachez que dans le secondaire ça existe déjà (pas pour le primaire je pense). Mais après il faut se poser la question de savoir "qui va assurer cet accueil ?"
Evidemment pas les grevistes puisqu'ils sont grevistes !
Donc qui ?

A ce moment là, qu'on le dise tout de suite, on supprime le droit de grève et tout le monde file au pas...

Je crois donc que c'est un faux problème : il faut simplement interdire aux grêvistes d'empecher les non grêvistes de travailler, ça suffira largement.
Or, à part dans certains conflits très durs, c'est toujours le cas.

Ensuite ce texte met en lumière quelque chose qui me fait de plus en plus peur, pour ma part : c'est l'impossibilité totale de réagir si tous ces droits s'envolent.

Comme déjà dit ici, les grèves n'arrivent que quand les négociations préalables ont échouées. Il est totalement faux de dire qu'il n'y a pas de préavis. Les grèves sont toujours le dernier recours possible.

Si on commence à dire qu'elles sont "illégales", alors on ne pourra plus réagir à rien.

Il suffit de regarder le système des USA : tout le monde s'accorde à dire que les inégalités sont très nombreuses la bas, que la couverture sociale est inexistante, mais pourtant personne ne réagit.
Pourquoi ?
Surement pas parce que tout le monde accepte ça sans broncher, et que tout le monde est content.
Mais tout simplement parce qu'il est impossible de réagir !
Ceux qui le voudraient savent pertinenement que, après, pour eux, en tant qu'individu, ça sera pire..
Alors tout le monde se tait.

Il n'y que si la situation est suffisament désespérée, que les gens ne craindront pas de perdre quelque chose, qu'ils réagiront.
On n'en est pas encore là, mais à mon avis on s'en rapproche.

La France échappe encore à ce système, il y a encore quelques contre pouvoir (qui ont montré leur limite d'ailleurs, on l'a vu cette année), mais bientôt, il n'y en aura sans doute plus, si on constate que tout est fait pour.
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Chandler [APDW]
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Au même titre que le droit de grève, le droit au travail est un droit fondamental.

Le fait d'être en grève, veut dire que tu te rends à ton lieu de travail mais que tu refuses de travailler. En tant que gréviste, tu n'as pas le droit d'empêcher tes collègues non-gréviste de travailler.

En Belgique, la jurisprudence commence à s'établir et plusieurs travailleur gréviste ont été condamné à de très fortes astreintes pour avoir empêcher plusieurs travailleurs (non-gréviste) à travailler.

Qu'en est-il en France?
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Oukisontlesnelfes
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Citation:
Provient du message de Chandler
Au même titre que le droit de grève, le droit au travail est un droit fondamental.

Le fait d'être en grève, veut dire que tu te rends à ton lieu de travail mais que tu refuses de travailler. En tant que gréviste, tu n'as pas le droit d'empêcher tes collègues non-gréviste de travailler.

En Belgique, la jurisprudence commence à s'établir et plusieurs travailleur gréviste ont été condamné à de très fortes astreintes pour avoir empêcher plusieurs travailleurs (non-gréviste) à travailler.

Qu'en est-il en France?
Non, chez nous, par exemple, nous avons la RATP et la SNCF qui font grêve alors que cette réforme ne les concernent pas, et empechent par exemple, beaucoup de professeurs d'assurer les cours avant le bac car ils ne peuvent pas se rendre sur le lieu de travail... On appelle ça la solidarité... (Ou du moins, c'est ce que m'a expliqué mon chauffeur de bus, enfin, sur la solidarité)..
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AmStramGram
Dauphin
 
Peut être que si le délai entre le préavis de grève et le jour de grève était utilisé par les dirigeants pour débattre ou négocier, la question se poserait autrement ?
Gageons que la négociation se fait après uniquement pour voir l'état de la "mobilisation" et entretenir ainsi le rapport de force. C'est vrai que c'est mal. Bouh, vilains dirigeants.
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Alamankarazieff
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Le droit de grève est le droit de cesser son activité professionnelle sans en subir de préjudices majeurs, et le droit d'interdire à d'autres d'exercer leurs activités pour ne pas désamorcer le mouvement.
Si j'arrête de faire mon travail, j'ai le droit d'empêcher quelqu'un de le faire à ma place, et donc de m'assurer que cette activité n'aura pas lieu, et ainsi m'assurer que mon employeur subira le plein impact du mouvement.
Dans le cas d'une grève d'un service public, il faut bien se rappeler que les membres du service public sont payés avec les impôts. Ils sont donc employés par l'état. Donc par chacun d'entre nous.
En conséquence de cela, les transports en commun, le ramassage des ordures, la correction des examens, l'enseignement, n'est pas un don du ciel : c'est un travail salarié.
Quand un gréviste arrête de travailler, il refuse son salaire, il refuse donc d'effectuer ce travail.
Quand la SNCF fait grêve, les agents ne sont pas payés, ils refusent de travailler. Nombre des opposants disent qu'ils sont dépendants des transports en commun : aucune force au monde ne les empêche de marcher/courir/conduire jusqu'à leur lieu de travail.
Les gens nous disent qu'ils sont dépendants de la Poste : aucune force au monde ne les empêche de porter eux mêmes leur courrier.
Les parents se plaignent que les professeurs sacrifient l'avenir de leurs enfants, et de plus les empêchent de travailler parce qu'il faut les garder : aucune force au monde ne les empêche de garder eux mêmes leurs enfants, et de les éduquer eux-même.

Il est vrai que la société est meilleure et fonctionne mieux quand tout ceci est géré par d'autres. Mais ces "autres" sont des êtres humains avec leurs droits et leurs revendications, y compris celui de ne pas travailler.

Quand un routier met son camion en travers de l'autoroute, il commet un acte criminel. Quand tous les transporteurs refusent d'amener du carburant aux pompes, et paralysent le pays, c'est leur droit le plus absolu.

Ceci concernant le droit de grève, qui comme il a été dit, est un droit constitutionnel, qui a permis dans le passé, avec autrement plus de violence, de faire de grandes avancées sociales.

Concernant la gouvernance, les réformes nécessaires, je constate avec une certaine amertume que le "réalisme", la realpolitik qu'on avance tout le temps prend de plus en plus les allures d'un renoncement.
Et que quand il faut être réaliste et courageux, c'est toujours aux masses laborieuses qu'on demande de l'être.

Concernant enfin, la petite phrase insidieuse concernant les impôts et les charges, je grince des dents. Outre le fait qu'il annonce ainsi clairement la couleur politique de l'auteur, elle est simplement fausse.

Pas plus tard qu'hier, un monsieur bien sous tout rapport venait me vendre un placement garanti à 8,5%.

Il ne vient pas à l'idée de ce monsieur qu'avec une croissance à moins de 3%, ça implique forcément un pillage en règle de la richesse produite par les travailleurs...

C'est un autre débat, mais maintenir un système social correct est incompatible avec le capitalisme sauvage qu'on essaye de nous vendre. Ceux qui en profitent l'ont bien compris et veulent une toujours plus grosse part du gâteau. Entre les baiseurs et les baisés, j'ai choisi mon camp : ceux qui refusent cette tragique dichotomie, ceux qui croient à la solidarité, à la répartition, au libéralisme (le vrai, pas la caricature qu'on essaye de nous vendre.)
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Vinyle
Dauphin
 
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Provient du message de Chandler
Au même titre que le droit de grève, le droit au travail est un droit fondamental.

Le fait d'être en grève, veut dire que tu te rends à ton lieu de travail mais que tu refuses de travailler. En tant que gréviste, tu n'as pas le droit d'empêcher tes collègues non-gréviste de travailler.

En Belgique, la jurisprudence commence à s'établir et plusieurs travailleur gréviste ont été condamné à de très fortes astreintes pour avoir empêcher plusieurs travailleurs (non-gréviste) à travailler.

Qu'en est-il en France?
Théoriquement c'est la même chose, mais en pratique ce n'est pas appliqué sinon les syndicats (très puissants en France) crieraient à L'Etat Faschiste (ils aiment ce mot)

@Alaman: Tu te trompes, interdire par la force, à un salarié voulant travailler, d'atteindre son lieu de travail est illégal. Les grèvistes ont le droit de faire grève, pas le droit de l'imposer à leurs collègues voulant travailler.
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Avatar de arkiel
arkiel
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Avatar de arkiel
 
Citation:
Provient du message de Chandler
Qu'en est-il en France?
Absolument rien. Les chauffeur de bus, conducteurs de trains ou de métro, chauffeurs routiers bloquent régulièrement le pays pour exiger d'autres avantages.

D'autres s'amusent à bloquer complètement tout ce qu'ils peuvent (ça dépend en fait de leur travail) pour eux aussi exiger d'autres avantages.

Je veux bien admettre que certaines fois c'est nécessaire, mais qu'on vienne pas me dire que tous ces mouvements sont réellement justifiés.

Il existe en france une sorte de "culture" de la grève.
Dès qu'on veut quelque chose, peu importe ce que c'est ou si c'est vraiment justifié, on fait grève et on bloque tout le monde.

On négocie toujours après avoir fait grève, jamais avant.
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AmStramGram
Dauphin
 
Citation:
Provient du message de Arkiel
On négocie toujours après avoir fait grève, jamais avant.
Ah oui, d'accord ! C'est exactement ce que je disais ! Vilains dirigeants qui prennent leurs travailleurs et notre beau pays en otage !
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Vinyle
Dauphin
 
@arkiel : Il parlait du point de vue juridique, pas de la pratique
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