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Rna
 
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Provient du message de Tenaka
mais bon maintenant ca roule tout seul, tu a juste a diriger ton Train avec le doigt...

Source ?

Jusqu'à preuve du contraire , être conducteur de train est un boulot nettement plus qualifié .

Quand à la prime de charbon , même si elle paraît injustifiée , ils faut savoir que personne n'a jamais réussi à leur enlever .

Pourquoi ? parce que lorsque les cheminots font grève , ils bloquent totalement le pays ---> et la capacité de paralysie est une condition sin equa non de la réussite d'une grève .

Alors si les cheminots ont plein d'avantages , c'est parce que les gouvernants ( de droite comme de gauche ) savent bien qu'ils leur sera impossible de faire une quelconque réforme si on touche à leurs avantages . Car si les cheminots deviennent solidaires d'une grève nationale , le gouvernement recule , et reculera toujours .

Moralité : si tu veux faire des réformes et supprimer tous les acquis sociaux des fonctionnaires , surtout ne touche pas aux cheminots .
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Hanny Drocéphale [FED]
 
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[edit]Trouveur[/edit], Petite note :
Si j'ai bien tout suivit, l'état ne va pas se mettre dans la poche le pognon initialement prévu pour les dépenses bientôt décentralisées. Les régions ne vont pas d'un coup devoir se débrouiller pour trouver les fonds.

C'est la ou je trouve ton analyse totalement faussée.
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12001818
Roi
 
Citation:
Provient du message de Hannibal da GimpZor
[edit]Trouveur[/edit], Petite note :
Si j'ai bien tout suivit, l'état ne va pas se mettre dans la poche le pognon initialement prévu pour les dépenses bientôt décentralisées. Les régions ne vont pas d'un coup devoir se débrouiller pour trouver les fonds.

C'est la ou je trouve ton analyse totalement faussée.
Il y aura effectivement des transferts de budget de l'état vers les régions, dans la cas contraire la réforme de la décentralisation ne serait pas possible. Les régions n'auraient pas assez de moyens
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Provient du message de Barbarella

La raison de la grève c'est aussi les retraites. Travailler aussi longtemps que dans le privé, vous vous rendez compte!

.
bon dernier HS sur les retraites (les prochains qui veulent en parler faites le ailleurs svp): Alors avant Balladur privé et public travaillaient le meme nombre d'années donc l'inégalité est relative. Ensuite faut arrêter de dire des bétises: un fonctionnaire titularisé travaille bel et bien 37,5 ans avant de partir en retraite. Un salarié du privé est censé travailler 40 ans avant, mais dans les faits la plupart partent avant d'avoir cotisé ces 40 ans (en général un chiffre approchant les...37,5 ans?). Ensuite les gens contre la réforme des grèves ne le sont pas uniquement a cause de l'alignement privé/public, mais aussi a cause de l'allongement de la durée de cotisation à 42 puis 45 ans. Quelqu'un qui fait des études bac+5, sans jamais redoublé, et en trouvant tout de suite du boulot commencera vers 23 ans. 45 + 23 cela nous donne 68 ans. Mais cela seulement si il n' a jamais connu de périodes d'inactivités (il n' a jamais été au chomage, il n' a jamais suivi de formation, pas d'arret maladie, pas de congés maternités pour les femmes..) en réalité il ya en général au minimum 2-3 ans de non activité dans une vie. Cela fait donc la retraite à 70 ans. Vous allez me dire: l'espèrance de vie pour un homme est de 73 ans ou est le problème? Le problème est que l'espérance de vie varie grandement en fonction de la CSP de la personne: 80 ans pour les cadres supérieurs, 55 ans pour les ouvriers qui font les 3 huits de nuit. donc la réforme actuelle va régler le problème des retraites en supprimant les retraites des catégories les plus pauvres de la population, tandis que les députés ont toujours droit a leur retraite dés 55 ans à l'issue d'un seul mandat. Et aprés on s'étonne que les gens soient contre.... vive la droite....

Edit: A propos du budget: vous ne voyez pas de corrélation entre: la baisse du budget de l'éducation nationale, la décentralisation et la hausse des impôts locaux et régionaux? Je vous donne un indice: les régions recherchent déja des partenaires du privé pour les aider à financer... (a oui le gouvernement n'a pas dit explicitement que progressivement ça serait aux régions de financer et non à l'Etat, mais ses actions parlent pour lui, enfin je suppose que les fidèles du messie Raffarin vont encore me taxer de paranoïaque qui ose mettre en doute les intentions de notre sauveur bien aimé... )
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Hanny Drocéphale [FED]
 
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Merci barba pour cette précision.

Les besoins seront évalués par une administration locale, donc théoriquement plus à l'écoute du citoyen, non ?

Je vois pas ce qui, en théorie, pourrais gêner.

Efficacité et rapidité accrue lors de l'évaluation des besoins d'une ville, d'un établissement.
Meilleures réponses aux attentes locales, adéquation avec l'environnement industriel, partenariat avec les entreprises comme dans le privé.
Bien sur il faut pour ça imaginer le meilleur scénario, pas le pire par défaut.

[Add-on]

Citation:
a oui le gouvernement n'a pas dit explicitement que progressivement ça serait aux régions de financer et non à l'Etat, mais ses actions parlent pour lui, enfin je suppose que les fidèles du messie Raffarin vont encore me taxer de paranoïaque qui ose mettre en doute les intentions de notre sauveur bien aimé...
Les baisses du budget de l'E.N, c'est pas une nouveauté et c'est ni exclusif à la droite, ni à Raffarin.
Que tu en tire des conclusions grotesques ça te regarde.
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Kiranos
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Ernarandua, si tu trouves que la journée de manon constitue un argument valide, laisse moi rire...
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Forgeron
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Je me permet d'intervenir sur ta dernière phrase...trouveur.

pour moi qui sème le vent ,récolte la tempête.

le jours du premier tour des présidentielles où était les personnes qui ne voulait pas de la droite?
A la pêche?a la plage?en pique-nique?
Hé oui il faisait si beau ce jours la.......dur dur le réveil.
Je parierai que les même personne qui ont pas voté ce jours la sont dans la rue maintenant ,il serait intéressant de savoir cela.
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Trouveur [[PL]]
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L'exemple des personnels TOS, COP, médecins et assistantes sociales :

Ils vont perdre tous leurs acquis statutaires suite à leur mise sous la tutelle des collectivités territoriales. Le gouvernement répond à chaque fois qu’ils ne risquent rien et que la tutelle des collectivités n’entraînera pas de modifications. Soit. Toutefois, il faut aller un peu plus loin. Chaque collectivité locale dans le cadre de son budget doit tenir compte de l’équilibre entre les recettes et les dépenses.



On sait très bien, depuis la première décentralisation, que les chambres régionales des comptes sont chargées de veiller à l’exécution des budgets. Supposons qu’une collectivité, département, région, prenant en charge la tutelle des personnels TOS, soit confrontée à diverses dépenses. Elle sera obligée de prendre en considération ces problèmes financiers. On ne peut pas dépenser plus que ce qu’on encaisse. Il ne reste alors comme seul moyen ou bien de limiter les dépenses, ou bien d’augmenter les recettes, c’est à dire les impôts.

Ce sont les problèmes rencontrés par les collectivités : augmenter la charge fiscale pour les citoyens n’est pas facile, surtout lorsqu’on parle actuellement de diminuer les impôts. Il y a de forte chance qu’on choisisse la solution la plus facile. Déjà le système Bérégovoy de 1983 avait instauré un dispositif similaire avec le budget global qui se traduit par une situation dramatique dans les hôpitaux :

les buanderies, la restauration, l’entretien sont confiés au secteur privé, au nom de la conception du “service d’intérêt général “.

Au niveau de l’Union Européenne, ces “services d’intérêt général” sont en fait des services publics privatisés, comme le réclame l’OMC.

On peut sérieusement penser qu'il s'agit là d'un premier pas et que le reste suivra dans l’enseignement à travers la mise en oeuvre des contrats et projets éducatifs particuliers qui feraient ainsi exploser l’instruction publique.

PS Hannibal: quitte a me citer, tu pouvais aussi mettre la phrase du dessus qui expliquait pourquoi mes conclusions n'étaient pas grotesques.
PPS: pour un passager du temps: grande nouvelle lors du premier tour des présidentielles de 2002 aux nombre de voix la gauche en a perdu moins que la droite par rapport à 95... Je pense que les gens qui protestent ont voté pour les extrèmes (gauche ou droite) pour montrer leur mécontentement vis à vis du PS ET de l'UMP, ou Chevénement qui représentait une alternative à Jospin et chirac. Et je rappelle que Chirac n'avait que 3% de plus que Jospin, l'écart traditionnel entre un candidat premier ministre et un candidat président... Le premier tour a été un échec pour la gauche ET la droite, celle-ci a juste bénéficié du fait que Chirac par son role de président à récolté un peu plus de voix (dans toutes les élections présidentielles le candidat sortant à toujours eu un léger avantage).
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Grenouillebleue
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Il est amusant de voir que ceux qui qualifient certains de mes posts de "propagande" recourent à des moyens de caricature encore pires.

On va peut-être arrêter ce mythe du budget de l'éducation nationale qui diminue, hmm, qu'en pensez-vous ?

Tiens, des chiffres datant de 2000.
Provenance directe du sénat.

Citation:
L'enseignement scolaire, premier budget de l'Etat
Le budget de l'enseignement scolaire représente plus du cinquième du total des crédits civils de l'Etat et arrive désormais loin devant le budget de la défense. Il n'est devancé que par le budget des charges communes.

Comme l'a souligné la commission d'enquête, il n'est pas inutile de rappeler que l'éducation nationale coûte chaque jour aux contribuables presqu'un milliard de francs, que le budget de l'enseignement scolaire est du même ordre de grandeur que le produit de l'impôt sur le revenu, que ce budget a progressé de 123 milliards de francs, en francs courants depuis 1989 et que sa part dans le budget de l'Etat n'a cessé de croître, passant de 15,8 % en 1989 à 18,4 % en 1999.
Citation:
Cette évolution s'inscrit par ailleurs dans un mouvement plus général : la dépense intérieure d'éducation qui englobe toutes les dépenses effectuées par l'ensemble des agents économiques, administrations centrales ou locales, entreprises et ménages pour les activités d'éducation, enregistre une progression bien supérieure à celle de la richesse nationale.

La DIE atteignait en effet en 1997 près de 592 milliards de francs, soit 7,3 % du PIB, cet effort financier représentant en moyenne 9 900 francs par habitant, le " coût " de chaque élève ou étudiant étant évalué à 34 900 francs.

Depuis 1974, la DIE a augmenté de 87 % en francs constants alors que pour la même période, le PIB n'a augmenté que de 61,2 %.

Il convient également de rappeler qu'une scolarité engagée à l'âge de trois ans et menant au baccalauréat général ou technologique sans redoublement est aujourd'hui évaluée à environ 500 000 francs alors que ce même cursus était estimé à 363 000 francs en 1986.
Cf le tableau qui montre les variations
http://www.senat.fr/rap/a99-0904/a99-09040.html


Maintenant, si vous voulez vraiment des arguments sur 2003, tous droit sortis de l'assemblée nationale...

http://www.assemblee-nat.fr/12/cr-ca...3/c0203006.asp

Lisez, c'est intéressant. Ca vous évitera de sortir des énormités.
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Cocyte
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Ce post est du meme accabit que celui ci concernant la SNCF... Propagande de droite ou de gauche, ca reste de la merde!

Citation:
Provient du message de bowakawa
Inter-régionale : car les régions n'ont pas toutes la même richesse et donc elle n'ont pas les mêmes moyens financiers à accorder à l'éducation.
Effectivement... Mais ou se trouve le plus grand pourcentage de jeunes (0-20 ans) en france? dans la Creuse?
Les regions 'pauvres' sont pour la plupart des regions vieillissantes

Citation:
Provient du message de bowakawa
Intra-régionale : les villes dont la préférence politique est la même que celle du conseil régional seront privilégiés, ainsi que les établissements dont les responsables ont des relations de copinages avec les élus majoritaires au conseil régional.
alors la, c'est du grand n'importe quoi... Tu confond politique nationale et politique locale! Il est plus que frequent que les elus locaux travaillent en partenariat quelque soit leur etiquette politique... Je vois mal un conseil regional se mettre la population d'une ville a dos parce que leur maire n'est pas du meme bord (c'est tres ennuyeux pour les elections suivantes)

Le principal probleme a la decentralisation, et c'est d'ailleur le seul qui n'est cité nulle part, c'est surtout les difficultées possibles en cas d'etude hors de sa region d'origine.
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Ulgrim
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Pour aller dans le sens de the Blue Froggy, j'ajouterai ceci :

Citation:

L'effort national en faveur de l'éducation
En 2001, la France a consacré à l’ensemble de son système éducatif un effort financier de 100,7 milliards d'euros, soit 7,0 % de sa richesse nationale (indicateur 01). Après une hausse importante au début des années 1990, la portant aux environs de 7,3 % de 1993 à 1996, cette proportion a légèrement fléchi ces dernières années, la forte croissance du PIB l'emportant sur celle de la dépense d'éducation. En 2001, cette dépense reste orientée à la hausse, mais sur un rythme inférieur à celui du PIB (+ 1,1 % contre + 1,8 %).


Alors que les effectifs d'élèves et d'étudiants stagnent ou diminuent, la dépense consacrée à l’éducation continue donc de progresser. Elle enregistre depuis 1975 une progression sensible, de 93 % à prix constants, soit une hausse annuelle moyenne de 2,6 % supérieure à celle de la richesse nationale (2,3 %). Calculée par élève, la dépense s'est accrue durant cette période au rythme annuel moyen de 2,4 %, du fait du poids croissant des enseignements secondaires et supérieurs relativement plus chers, mais surtout de l'amélioration des conditions d'accueil des élèves, et de carrière ou de rémunération des enseignants.
Aujourd'hui, la formation scolaire et universitaire des jeunes requiert la participation de plus d'un million et demi de personnes, parmi lesquelles 1,3 million, dont 990 000 enseignants, sont rémunérées par le ministère de l'Éducation nationale (indicateur 2). Dans le premier degré la stabilité du nombre d'enseignants (indicateur 3), conjuguée à la décrue des effectifs d'écoliers, a permis une nette amélioration des taux d'encadrement, les tailles moyennes de classes en maternelle et primaire se situant maintenant aux environs de 26 et 23 élèves, contre respectivement 40 et 30 au début des années 1960 (indicateur 17). Les années 1990 ont également vu la montée en charge du nouveau corps des « professeurs des écoles », se substituant progressivement aux anciens instituteurs pour représenter aujourd'hui plus de la moitié des effectifs de l'enseignement public. Dans l'enseignement secondaire l'extinction du corps des PEGC conduit à une proportion croissante de professeurs agrégés ou certifiés, maintenant voisine de 70 %.

___________________________________________

L'expansion continue des populations d’élèves et d’étudiants a cessé au cours des années 1990 (annexes), au cours desquelles le premier degré a perdu plus de 400 000 élèves. Ce mouvement va maintenant s'inverser dans les écoles maternelles puis élémentaires, avec les effets de la reprise démographique actuelle. Les effectifs du second degré ont commencé à diminuer à partir du milieu des années 1990. L’enseignement supérieur, dont les effectifs avaient pu progresser de plus de 100 000 d’une rentrée à la suivante, a perdu pour sa part 52 000 étudiants de 1995 à 1998, avant de connaître ces dernières rentrées une relative stabilité.


De tels mouvements tiennent d'abord au recul démographique, plus modéré en France que dans d’autres pays comme l’Allemagne ou l’Italie. En dehors des générations 1980-82 comprenant chacune environ 800 000 jeunes, les générations qui fréquentent maintenant les écoles, collèges, lycées ou universités comptent seulement de 700 à 750 000 jeunes, tandis que les effectifs atteignaient ou dépassaient 850 000 pour les générations des années 1960 ou du début des années 1970. Toutefois, après avoir frôlé la barre des 700 000 en 1993 et 1994, le nombre annuel de naissances connaît depuis 1998 une reprise assez nette, pour avoisiner 775 000 en 2000 et 2001, et un total sans doute proche en 2002, selon les premières données disponibles.
Source

Enfin, pour faire dans l'informatif :

Des dépêches compilées par Le Monde

Citation:

Extrait : Le gouvernement recule sur la décentralisation dans l'éducation nationale

Le projet de loi sur la décentralisation sera cependant discuté au Parlement en septembre.
La décentralisation ne concernera que les personnels d'accueil, de restauration, d'hébergement et d'entretien des établissements (TOS, techniciens, ouvriers, personnels de service), excluant ainsi les conseillers d'orientation et les personnels de santé, a annoncé, mardi 10 juin, le gouvernement à l'issue de sa rencontre avec les syndicats

Le ministre de l'éducation, Luc Ferry, recevait, mardi après-midi, les syndicats de l'éducation nationale, aux côtés notamment du ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy.

Ne seraient donc plus concernés par la loi de décentralisation les médecins scolaires, les assistantes sociales ni les conseillers d'orientation. Une négociation commencera la semaine prochaine en ce qui concerne les statuts des personnels transférés qui "continueront à exercer leur mission dans le cadre des établissements scolaires". Des dispositions pourraient aussi assouplir les délais de mise en œuvre de ces transferts, ajoute le communiqué.
Pour finir, il m'a semblé, et il me semble, que l'argument des inégalités entre régions ne jouent pas. En matière de rentrées fiscales, l'Etat est chargé de la péréquation des rentrées fiscales entre chaque région, et département, en prenant en compte certaines variables : population, besoins réels et estimés, grands travaux en cours, bassin d'emplois, etc ...
Sans compter les centaines d'aides particulières, prévues je crois dans le futur projet de loi, notamment en ce qui concerne l'éducation.

Pour terminer, l'Education est très loin de courir un risque énorme de catastrophe.
Pour ma part, c'est mon expérience personnelle évidemment, ça vaut ce que cela vaut, j'ai fait toute ma scolarité dans le public. Je suis entré en maternelle dans les années 80, et je n'ai jamais eu de cours d'éveil ou ce genre de choses, qui me semblent relativement superflus. Les classes étaient relativement chargées ( une moyenne de 30 élèves par classe ). Au lieu d'éveiller nos enfants à l'art brut, ou la musique traditionnelle shintoïste, les maîtres devraient se contenter de leur apprendre à lire et à compter correctement, ce serait déjà un grand pas.
Je n'oserai pas me regarder en face, en tant qu'instit., si je savais que 60% de mes élèves sortant de CM2 ne savent pas aligner une phrase sans faire 6 fautes à chaque mot, et sans que mes élèves ne sachent faire une division.
Bref, chacun son travail, et avant de "surfer" sur le net, il faut déjà savoir lire et compter. L'un ne va pas sans l'autre.

Quant à savoir si transférer les postes de conseiller d'éducation ou de pions à la région c'est "bon ou mauvais", je n'en sais que trop rien. A mon avis, ça me semble être une manière de décharger, indirectement, le budget de l'Etat. Dans tous les cas, ce sera toujours vous / nous qui paierons.
Craignent-ils un risque de contractualisation ? Arf, arf, arf ... Ca me ferait marrer de voir une conseillère d'orientation / éducation se faire virer pour retards répétés, insuffisance professionnelle, etc .... Amusant.

Quant à nos amis les professeurs / instit. / etc .... la réforme ne les concerne pas. Si, au moins, dans leur immense sagesse, ils pouvaient faire grève quand cela les concerne ... Ah mais non, car faire un pas en avant pour les autres, c'est déjà admettre qu'ils pourraient être eux aussi d'accord. Solidarité intéressée... Sûrement. Mince. Le silence vaut acceptation ? Peut-être. Alors autant faire grève. Des fois que.

Enfin, j'aimerais que la personne qui prétend que :

- L'ecole maternelle va être supprimée
- L'école maternelle va devenir payante
- Il n'y aura plus d'aide éducatrice/eur
- Il n'y aura plus de Réseau d'entraide

nous cite ses sources. Merci d'avance.

Note : Je vous fais confiance pour relever les passages trollesques. J'ai la flemme de vous les préciser.
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Je m'en fous un peu de savoir comment ca va être géré, ca le sera mal de toutes façons, par contre, si ce sont les régions qui financent l'éducation, j'aimerais un peu plus de transparence sur les impots.

Je veux dire que si l'Etat se désengage de tout en confiant le boulot aux régiuons, ils servent à quoi mes impots ? Parce que payer des taxes aux régions pour fiancer les ecoles, poiurquoiu pas, mais dans ce cas pourquoi payer le meme tarif en impot sur le revenu vu que l'etat ne fout plus rien.
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Provient du message de Panda Mc Keen
Je m'en fous un peu de savoir comment ca va être géré, ca le sera mal de toutes façons, par contre, si ce sont les régions qui financent l'éducation, j'aimerais un peu plus de transparence sur les impots.

Je veux dire que si l'Etat se désengage de tout en confiant le boulot aux régiuons, ils servent à quoi mes impots ? Parce que payer des taxes aux régions pour fiancer les ecoles, poiurquoiu pas, mais dans ce cas pourquoi payer le meme tarif en impot sur le revenu vu que l'etat ne fout plus rien.
Juste réflexion. Les impôts locaux sont les plus opaques de notre chère République. Mais aussi les moins rentables en terme de coût de recouvrement / perception.

J'ai une ébauche de réponse. Pour que dans 15 ans, un gouvernement de droite ou gauche, peu importe, puisse dire : grâce à notre superbe gestion ( et aussi au taux de croissance ), nous allons enfin baisser l'âge légal de la retraite. Incroyable, non ?
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"Sur la longue liste des privatisations qui ont jusqu'ici touché des secteurs tels que l'énergie ou les transports, l'Éducation nationale semble avoir été discrètement notée au crayon à papier par le gouvernement. Comme un projet à mettre en place petit à petit, morceau après morceau... Si la communauté éducative a rapidement compris que l'école ne figurait pas parmi les priorités du nouveau gouvernement, avec un budget en nette régression et l'annonce de nombreuses suppressions de postes, si elle manifeste depuis la rentrée son profond désaccord avec la plupart des mesures annoncées par Luc Ferry (assistants d'éducation, réforme de l'IUFM, réforme du collège unique...), elle ne semblait pas soupçonner l'ampleur de l'attaque. Jusqu'au 28 février. Lors des Assises des libertés locales, Jean-Pierre Raffarin a précisé ce qu'il entendait par décentralisation : le transfert de 110 000 agents non enseignants de l'Éducation nationale vers les collectivités territoriales. Sans avoir négocié avec les syndicats, ni même les avoir prévenus. Le personnel technique ouvrier et de service (TOS), qui s'occupe du ménage, de l'entretien technique et de la restauration des collèges et lycées, sera pris en charge par les collectivités (article 42 du projet de loi) ; les conseillers d'orientation-psychologues (COPsy), par les régions (art. 43) ; les assistantes sociales et les médecins scolaires, par les départements (art. 41).

Sous couvert d'une plus grande proximité, l'ensemble de la communauté éducative craint une privatisation des missions de service public remplies aujourd'hui par ces personnels de l'Éducation nationale, présents dans le secondaire et le supérieur. Privatisations qui entraîneraient une accentuation des inégalités d'un établissement à l'autre, déjà préoccupantes aujourd'hui, avec une ghettoïsation croissante de certains collèges et lycées, un « développement des phénomènes de concurrence entre établissements », des attitudes « consuméristes pour les familles qui en ont les moyens », comme l'ont expliqué les syndicats dans une tribune libre (Le Monde, 22 avril). Et comment ne pas craindre à terme une décentralisation des enseignants, recrutés directement par l'établissement, une régionalisation des programmes et des diplômes aujourd'hui nationaux, pour un système à l'anglaise où l'école n'a plus l'ambition de l'égalité des chances, de l'ascension sociale, où les riches étudient dans des conditions confortables, avec des programmes d'excellence, et les pauvres dans des conditions déplorables (manque de matériel, surcharge de classes...), avec des diplômes faiblement reconnus ?

Autant de craintes qui cristallisent aujourd'hui un mécontentement profond, d'autant plus vif que le gouvernement, Luc Ferry en tête, se dispense de dialogue social. La Lettre à tous ceux qui aiment l'école, publiée mi-avril, qui remet en cause de nombreux héritages de Mai 68 (en matière de pédagogie et d'épanouissement de l'enfant), en est l'illustration parfaite. Alors que le dialogue est presque rompu entre Luc Ferry et les syndicats, que sa crédibilité est largement entamée et que les restrictions budgétaires sont mal supportées par les enseignants, le ministre leur envoie son opus par la poste, pour la modique somme de 900 000 euros. Comme le rappelle Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, syndicat majoritaire : « On ne remplace pas le dialogue par un livre. » Motif aussi de mécontentement : le flou qui entoure la mise en place de la décentralisation. Le Parlement a voté pour la réforme de la Constitution en avril et Raffarin espère déposer son projet de loi décidant des transferts de compétence et d'expérimentations cet été, mais aucune académie n'est capable à l'heure actuelle d'expliquer leurs applications pratiques à la rentrée prochaine ! De même, les agents concernés par les transferts ne peuvent aujourd'hui que formuler des suppositions sur leurs futurs statuts et missions, n'obtenant aucune information. Sans parler des régions qui refusent en majorité ces transferts...

Pour sauver le service public d'éducation, des manifestations et des grèves reconductibles se sont spontanément déclenchées depuis la fin du mois de mars dans de nombreux établissements de La Réunion, de la Seine-Saint-Denis, du Havre, de Rouen, Poitiers, Clermont et des académies de Bordeaux, d'Aix-Marseille et de Rennes... Des mouvements qui devraient se propager, avec l'appel commun des syndicats FSU, Unsa, Faen, CGT-Ferc, Sgen-CFDT à la grève nationale reconductible à partir du 6 mai ! La résistance s'organise. Pourra-t-elle s'opposer au rouleau compresseur du libéralisme ? "

Tiré de la revue Politis, mais je suppose que cette revue aussi va être cataloguée comme gauchiste et paranoïaque?
Comme dit le dicton, il n'y pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
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Avatar de Alamankarazieff
Alamankarazieff
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Avatar de Alamankarazieff
 
Pour répondre en général, et après avoir lu les diverses sources, je crois qu'on en arrive à une très typique situation de blocage idéologique où ne reste plus que l'acte de foi.
Beacoup de sources des deux côtés pour finalement arriver au fait que : En fait, on ne sait pas. Le projet est flou et peut aboutir au meilleur (bonne gestion de proximité, état equitablement redistributif...) comme au pire ( opacité, privatisation, délestage démagogique...).
Que nous reste-t-il pour choisir ? la confiance qu'on a dans ce gouvernement, l'observation des modèles plus avancés (chronologiquement) que nous à l'étranger, et la confiance portée aux divers analyses.

Ma décentralisation idéale serait une suppression de tous les impôts locaux, ( en fait de tous les impôts autres que l'impôt sur le revenu ), puis une redistribution équitable et sage du centre étatique vers un pouvoir très décentralisé, pouvant aller jusqu'aux comités de quartier.

Dans le cas présent, je fais, à mon grand regret, le choix du scepticisme, et je ferais jouer le principe de précaution en m'opposant à ces réformes qui me semblent rétrogrades.

Je suis sans doute influencé, mais quand j'entends Seillières mettre les grévistes dans " le camp de la réaction opposé au progrès " je ne peux m'empêcher de me jeter sur la première pancarte qui vient.
Comme disait l'autre " Soyez dans le camp des pauvres, vous aurez rarement tort."
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