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Le Bar de la Taverne
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Serafel [CdA]
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Provient du message de Xeen
Bah ? Il est encore en première page j'y crois

Serafel, celui qui a écrit tout ça, lui, a aimé Matrix
(j'espère pour toi que tu l'a vu en V.O au moins)
Bah, non VF, mais pour rigoler c'est mieux

sinon le 1 et le 2
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Aloïsius
Alpha & Oméga
 
Maintenant que Serafel a commencé le désamorçage du texte, et puisqu'il fait jour (marrant comme la luminosité influence les perceptions, hein ?), je fais une petite remarque : étant donné son background, il s'exprime drolement bien, le gaillard. J'vois pas comment un fils d'alcoolique ayant vécu dans la rue comme une bête sauvage depuis l'age de 5 ans peut dire des choses comme "après avoir résolu ainsi mon oedipe", ni tenir le discours qu'il tient à la psy. A moins qu'il ai fait autre chose entre temps (aller à l'école ?), ce devrait être un simple crétin psychopathe.




Aloïsius, qui aime bien désamorcer les textes trop violent, pour sa tranquilité.
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Xeen
Invité
 
Bien observé Aloïsius...
C'est voulu, il y a encore des choses à découvrir sur les personnages.
Tiens ben je vais vous en mettre une autre ça vous dit ? Ah je l'aime bien celle là elle est un peu sulfureuse.

Ligne de vie

Citation:
Je navigue sur l'océan du Chaos. Mon âme est un brise-lames et je fends les flots de la folie. Les vagues assaillent mes sens, les couleurs sans nom me vrillent les pupilles, le sac et le ressac me drossent sur les rochers tranchants du malheur. Mais toujours le Sens me sauve, mon destin est un fanal brillant éternellement, une lueur qui transperce les lourds rideaux pourpres, pesants comme les murailles d'une cité barbare. Ils me plongent dans les ténèbres quand j'oublie qui je suis, dans les ténèbres si lumineuses d'une déraison extatique. Alamankarazieff ! Alamankarazieff ! je crie mon nom à six syllabes, quinze lettres, et quatorze sons, dites le deux fois et l'on obtient onze syllabes, trente lettres et vingt huit sons, soit 59 unités, c'est-à-dire la racine cubique du nombre d'occurrences du Tétragramme parfait dans la Bible. J'ai lu tous les livres et tous les savoirs sont miens, la Noosphère résonne dans mon être à l'unisson, en harmonie avec mon âme, joyau parfait dont le nombre de facettes ne peut être compté que par un fou.
J'ai grandi en tétant la mort au sein, un os pour hochet, une mer de cadavres en guise de bac à sable. J'ai plongé la main dans la putréfaction, et la bouillie noirâtre m'a parlé. J'ai appris le chant des corps pourris, la douce mélopée de la chair trépassée. L'entêtante ivresse ne m'a jamais quittée, le fumet suave de la décomposition est pour moi le parfum de ma mère et me donne envie de me lover au plus profond d'une couleur acide, en écoutant le monde s'écrouler lentement, avec une précision d'horloger. Donner la mort est un terme idiot, c'est à la Mort que je donne, que j'offre mes présents, mes cadeaux, mes offrandes de viande avariée.
Sur les champs de fleurs poussent les morts qui marchent. Je les ai vu se lever, et refuser la douce étreinte, refuser le pourrissement. J'ai senti la morsure cruelle du métal, l'éclatement de mes organes et la Mort me fuir. Je suis déjà mort tant de fois, j'ai goûté la résurrection, savouré la souffrance. Je me suis tant délecté de l'agonie que cela devient une drogue. Les rideaux pourpres qui m'encerclent ruissellent de sang, on dirait de lourdes peaux humaines, de massives peaux de bêtes fantastiques dépecées et dédiées à ma perte. Les médecins de la Lune, tout vêtus de leurs pouvoirs magiques fouaillent mon corps et me dépècent, ils me changent de peau. J'en pleurerais presque. Tant de fois ais-je voulu muer, hasardant une lame de rasoir le long de mes articulations, pour trouver la couture de ce costume grotesque. Et voilà qu'ils l'ont trouvé. Ils m'arrachent la peau, la retricotent comme le ferait de vieilles grand-mères, pour que je n'attrape pas froid cette hiver. C'est un beau chandail neuf qu'ils m'enfilent. Ils me parlent de pénétration, de métal impassible. Je rêve de couteaux turgescents et de femmes d'aciers. Je sens l'étreinte de ma mère-mort qui crisse sur cette peau sans écailles, sur cette armure sans boulons.
Je brise longuement une vitre sur mon torse, caresse les éclats, me frotte lubriquement le long des arêtes. Ma peau est souple, mon emballage est parfait, je n'ai qu'une crainte, qu'une date de péremption n'y soit inscrite sous mon talon. Je la cherche frénétiquement, mais rien n'y apparaît. Je cherche à en écrire une avec ces beaux morceaux de verre, ces fragments de lumière, à tricher, à repousser la date d'expiration. Il y a des hommes avec moi qui me regardent. Mais ils sont si loin, à jamais à quai, sans espoir de me rejoindre sur les flots infinis de la pensée libérée. Ils parlent, se moquent et s'inquiètent, mais leurs paroles sont de petits cafards qui rampent sur ma peau, rapides et agiles, indolores et médiocres. Gounzganz est là aussi, et je vois les rubans de sa fureur se détacher lentement. Je voudrais battre des mains, car à chaque fois, c'est mon cadeau préféré qui s'ouvre. Il parle et sa colère fait de ses mots de belles corolles rouges sang qui s'épanouissent autour de son immense montagne de viande. Je vois sa main plonger dans un visage, il a le poing dans la bouche, ses phalanges au delà des lèvres. Je vois le visage effrayé de l'autre. Si mon seul ami ouvre la main, le sang sera partout, je pourrais ramasser une machoire et m'en faire un peigne. Mais les choses ont changé, nous ne sommes plus à Bucarest. Nous avons quitté le cimetière, le royaume des chiens. Je suis parti à la chasse au rêve, et j'ai emmené l'autre moitié de mon âme avec moi. Alors il ne le tue pas, il le plaque contre le mur, jusqu'à ce son intérieur surgisse à la vue de tous. Gounzganz s'essuie les mains sur la veste de l'autre, laissant les traînées de sang et de bile en signature. Il vient vers moi et me demande ce que je veux. Je lui dis que je veux une date de péremption tardive, que je veux repousser la mort. Vous riez sans doute, mais quand vous vivez dans une ville en ruine de pillage et de rapines, les dates de péremption sont des choses de grande importance. Il sort son couteau, je me déshabille et m'allonge à plat ventre. Il me demande si je ne la préfère pas devant, mais je ne veux pas la voir. Je lui fais confiance, il saura choisir l'heure de ma mort avec soin, je n'ai pas besoin de regarder. Je ferme les yeux avec délice, je suis en sûreté dans ses immenses bras. Quand son couteau entaille mon dos, je me mords les lèvres avec délice. Elles ont un petit goût de sang.
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miam
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Aloïsius
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Citation:
Provient du message de Xeen
Bien observé Aloïsius...
C'est voulu, il y a encore des choses à découvrir sur les personnages.
Tiens ben je vais vous en mettre une autre ça vous dit ? Ah je l'aime bien celle là elle est un peu sulfureuse.

Ligne de vie


miam
Franchement, il n'y a que ça dans ces textes ? Là, on en lit un de temps en temps, c'est suportable, mais présenté en roman, je crains de refermer le livre avant la dixième pages.

Ou alors, c'est parce que je suis d'humeur moins morbide que la nuit dernière.
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Serafel [CdA]
Alpha & Oméga
 
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Citation:
Provient du message de Xeen
Bien observé Aloïsius...
C'est voulu, il y a encore des choses à découvrir sur les personnages.
Tiens ben je vais vous en mettre une autre ça vous dit ? Ah je l'aime bien celle là elle est un peu sulfureuse.

Ligne de vie


miam
Il serait pas un peu influencé par lars von trier dans cette manière de se bercer dans le malheur et la souffrance ?

edit : d'accord avec aloisius ... comme tu le dit si bien Xeen, meme les enfants des favelas sont heureux parfois
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Myvain
Alpha & Oméga
 
Citation:
Provient du message de Aloïsius
Franchement, il n'y a que ça dans ces textes ? Là, on en lit un de temps en temps, c'est suportable, mais présenté en roman, je crains de refermer le livre avant la dixième pages.

Ou alors, c'est parce que je suis d'humeur moins morbide que la nuit dernière.
Peut-être que la réponse est indiquée dans le titre du sujet, ce sont des nouvelles et l'avantage de ces textes c'est que tu peux les lire indépendamment les uns des autres.
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Aloïsius
Alpha & Oméga
 
Citation:
Provient du message de Myvain
Peut-être que la réponse est indiquée dans le titre du sujet, ce sont des nouvelles et l'avantage de ces textes c'est que tu peux les lire indépendamment les uns des autres.
Elle se suivent, non ?
Ah, mystère...
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Avatar de Arkenslip
Arkenslip
Bagnard
 
Avatar de Arkenslip
 
Houla c'est un bien gros texte ça ai lu que le début pour pas fatiguer de trop mes p'tits yeux mais j'aime bien maintenant y'a plus qu'à pondre un roman de 600 pages et du même acabit, ça fera moins mal aux yeux quand j'irai le lire aux water.
Lien direct vers le message - Vieux
Myvain
Alpha & Oméga
 
Je ne sais pas s'il y a une suite logique mais il est certain que chacun des textes apportent des détails supplémentaires. Cependant chaque texte pris seul est tout à fait compréhensible par le lecteur. C'est le privilège de cette forme. Même sans enchaînement le texte se tient tout seul sans avoir besoin de l'appui des autres. L'auteur a, une nouvelle fois, beaucoup de talents pour réussir cet exercice et surtout il aura bientôt les chevilles qui vont exploser.
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Xeen
Invité
 
Ouais.. la .. il est bizarre il se roule par terre en poussant des couinements plaintifs

*oui j'essaie de le faire poster j'y arriverais peut-être*
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Avatar de Serafel
Serafel [CdA]
Alpha & Oméga
 
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Citation:
Provient du message de Xeen
Ouais.. la .. il est bizarre il se roule par terre en poussant des couinements plaintifs

*oui j'essaie de le faire poster j'y arriverais peut-être*
oui viens poster au lieu de rapter a chaque fois le compte de Xeen
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Myvain
Alpha & Oméga
 
Citation:
Provient du message de Xeen
Ouais.. la .. il est bizarre il se roule par terre en poussant des couinements plaintifs
Des couinements plaintifs... * imagine la scène*

Allez Alamankarazieff puisque c'est comme ça que tu te fais appeler vient pousser tes couinements sur le forum, tu auras même le droit de te rouler par terre si tu veux, tu verras c'est presque normal par ici.
Lien direct vers le message - Vieux
37106
Dauphin / Dauphine
 
Il a un style monsieur l'Ecrivain !

Mais, euh... Il ne fait que des nouvelles tristes et horribles ? Ça serait bien un peu de fleur-bleue et de joie de vivre, non ?
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funambul
Roi
 
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moi j aime
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Kaldur
Bagnard
 
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J'aime toujours.

Encore !!
Lien direct vers le message - Vieux
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