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Avatar de Kascin
Kascin
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Geographiquement parlant elle ne fait pas parti de l'europe, point.
Je viens de me renseigner: une partie est Européenne, l'autre fait parti du Moyen-Orient.
Elle fait donc autant parti de l'Europe que la Russie.

Citation:
Va dans les pays europeens, et va en asie ou en afrique, tu verras la difference.
Tout ce qui est différent apporte, contrairement à une chose qui est identique.
Si les Polonais ont la même culture que nous, ils ne vont rien apporter.
De toute manière, si la culture est le fondement de l'Union Européenne, ça n'est qu'une sous-réplique des Etats-Unis.

Citation:
Ben tiens, si la turquie avait la puissance des USA ou les thunes de l'arabie saoudite elle voudrait meme pas rentrer dans l'UE.
L'attitude des pays Européens ne serait pas aussi hésitante; elle accepterait de suite la Turquie, malgré ce qu'on lui reproche.

Citation:
Euh, tu veux pas comparer aussi les dictatures du monde a la france sous pretexe que 3 pecnos en ont empeché 10 autres de parler aussi non ?
Et de quel droit traites-tu la Turquie de dictature?
De plus, la corruption ne touche pas 3 personnes en France. Tu entends parler de 3 personnes sur le journal télévisé de TF1, mais si tu lis des journaux comme le Canard enchaîné ou le Charlie Hebdo, tu verras qu'il y en a bien plus.

Citation:
Elle l'a pas fait en 2002 ça ?
Alors pourquoi ça reste un sujet encore tabou?

Citation:
AH oui c'est cela, ya qu'a voir les raisons qu'on a mentionnées, c'est vrai que on se base que sur le fric, ya pas a dire.
Quelles unités vois-tu entre les pays de l'Union Européenne?
Ils sont même pas capable de s'entendre au niveau diplomatique.

Par contre ça a apporté: l'ouverture des frontières (avantages avant tout commerciaux), des nouvelles lois (non appliquées en France), des échanges culturels (un peu).


Puisqu'on parle d'argent, je cite:

- Dette extérieure totale en tant que pourcentage du produit national brut (PNB).
Turquie 47
Hongrie 55
Slovaquie 52
Rép. tchèque 42
La Hongrie, la Slovaquie et la République Tchèque sont 3 états qui appartiendront à l'Europe des 25.

- la progression du PNB Turque est de 2%plus que celui des pays d'Europe Occidentale (sauf Espagne et Belgique 2%, Portugal et Irlande du Sud 3%)

- Le PNB Turque est dans la même tranche que celui des futurs pays de l'Union Européenne: Pays dont le PNB/hab. est compris entre 2000 US$ et 500 US$.
Je reconnais que c'est large, mais j'ai pas eu le temps de trouver plus précis et récent.
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100% pour!!!


J'argumenterais plus tard si le besoin s'en fait sentir ^^
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Xanathian ton dernier message contient selon moi trop de mauvaise foi pour que je prenne la peine d'y repondre, je te renvoie donc a tous mes précédents posts.
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Provient du message de Æye...Doll
Xanathian ton dernier message contient selon moi trop de mauvaise foi pour que je prenne la peine d'y repondre, je te renvoie donc a tous mes précédents posts.
C'est ce que je te reproche: tu restes campé sur ta position, sans essayer de réfléchir.

Je résume ce que tu dis: la Turquie est une dictature, au poids économique minable, qui ne fait pas totalement parti de l'Europe...et puis surtout, ils n'ont pas la culture occidentale.

Pffff, je suis en désaccord avec toi sur ces points, j'argumente, et tu dis que je suis de mauvaise foi.

Il ne faut pas avoir peur d'une culture parce qu'elle est différente de la sienne.
Craindre le rapprochement de l'état et de la religion comme ça se passe en Turquie oui; mais pas craindre une culture différente.
Par contre on peut-être en désaccord avec cette culture.
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Bon....Ok...


Citation:
C'est ce que je te reproche: tu restes campé sur ta position, sans essayer de réfléchir
Moi, je n'ai pas l'audace de pretendre que sous pretexe que 1/35 du territoire turc est dans l'europe, la turquie est dans l'europe, et de ne pas inflechir ma position.



Citation:
Je résume ce que tu dis: la Turquie est une dictature
Non, j'utilisais une comparaison pour dire que comparer la corruption de la turquie aux autres pays de l'UE est inutile, car ça n'est pas comparable, la turquie etant bcq plus corrompu que nous; elle est si j'ose dire basée sur la corruption.

Citation:
Pffff, je suis en désaccord avec toi sur ces points, j'argumente, et tu dis que je suis de mauvaise foi.
Tu argumentes tres subjectivement a mon gout.

Citation:
Il ne faut pas avoir peur d'une culture parce qu'elle est différente de la sienne.
J'en ai pas peur, mais je n'en veux pas.
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Compte #23962
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Provient du message de Quemour
Je suis contre l'adhésion de la TRUQUIE dans l'Union Européenne !

Par contre, la TURQUIE, bon, c'est un autre débat..

(désolé, il fallait bien que quelqu'un lui fasse remarquer son erreur dans le titre ).
Tu es dur avec moi... j'étais fatigué et il etatit tard ... bon dsl pour la TURQUIE

by
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Ulgrim
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Ce que je pense de l'adhésion de la Turquie ...
D'abord, quelques chiffres pour voir un peu le pays et le contexte économique actuel. Capitale Ankara, 66.3 millions d'habitants ( ils sont plus nombreux en Allemagne ou même au Royaume-Uni, juste une précision pour celui qui a dit " Oui mais si la Turquie elle rentre elle aura plus de sièges .... ", bon bref ).
Le PIB/Hab pour 2001 est de 2400 euros. Pour comparaison, le PIB/Hab de la Pologne ( pays admis dans l'Union Européenne en mai 2004 ) pour 2001 est de 5100 euros.
La croissance économique en 2001 est de - 7.4%, enfin le taux de chômage est de 7.3% pour 2001. La Pologne a elle eu une croissance de 2% en 2001 et a un taux de chômage pour 2001 de 17%.
La Turquie a en 2002 un déficit budgétaire qui atteint 15% du PIB, le poids de la dette publique s'envolant à 145 milliards d'euros. La Turquie devra dépenser environ 77 milliards d'euros en 2003 pour le service de la dette.

A la vue de ces chiffres, et en comparant les premiers avec ceux de la Pologne, qui n'est pas le pays admis en mai 2004 le plus riche, on voit que sur un plan macroéconomique, la Turquie a encore du chemin à faire. Ce peut être l'affaire de 5 ans, comme l'affaire de 15 ans .... Elle n'est actuellement pas dans les critères économiques d'admission dans l'UE. D'où, en partie, le rejet de l'ouverture des négociations d'entrée dans l'UE essuyé il y a maintenant plusieurs mois.


Au pouvoir, nous avons un parti, l'AKP, qui se réclame islamiste modéré, avec comme premier ministre Recep Tayyip Erdogan.
Ce parti, et en premier lieu son leader au gouvernement, s'est fixé comme objectif d'atteindre les critères posés par l'UE pour faire s'ouvrir les fameuses négociations.
Sur un plan de politique intérieure, notamment en ce qui concerne les libertés publiques et fondamentales, il n'y a pas eu de dégradation particulière, mais pas de réelle amélioration non plus. Certains journalistes et intellectuels sont toujours emprisonnés pour des motifs fallacieux. La minorité kurde est toujours mal vue / mal traitée. La condition des femmes en dehors des grands centres urbains est de pire en pire, sous l'impulsion notamment du fondamentalisme religieux, très présent chez les paysans turcs. Le problème est que les paysans turcs préférant aller travailler dans les villes, ce fondamentalisme est en train de s'étendre aux milieux urbains, sauf dans les couches aisées, éduquées, ou de tradition occidental. C'est pourquoi beaucoup de stanbouliotes perçoivent très mal l'arrivée des ces "paysans ignorants et fanatiques".

La Turquie a un très long passé d'Etat laïc, grâce essentiellement à Kemal, qui donna naissance au mouvement kémaliste. L'oeuvre de Kémal, un Etat laïc, centralisé, avec une administration efficace, l'imposition d'une même langue pour tous, et le rejet de la religion dans la sphère privée, n'a pas survécu entièrement jusqu'à nos jours. Il faut savoir qu'à l'époque de Kémal, les minarets ne déversaient pas les sermons via des hauts-parleurs dans toute la ville à l'heure de la prière. Alors qu'en France nos cloches continuent de sonner .......
Kémal a aussi laissé une armée forte, tradition turque qui persiste jusqu'à nos jours. Loin de transformer la Turquie en état bananier, l'armée s'assure au contraire qu'aucun parti ne modifiera la Constitution turque à son avantage et au détriment de la nation et du peuple. L'armée est un peu le gouvernail du bateau turc.
La corruption existe, mais elle est moins une gangrène que dans beaucoup d'autres pays, à commencer par certains admis en mai 2004, comme la Pologne notamment.

Quant aux limites géographiques. Si il est vrai que la Turquie n'est pas culturellement en Europe, elle n'est pas non plus culturellement complètement en Asie. Elle est un pont entre nos deux cultures, une passerelle qui va vite devenir indispensable.
Nous devons ouvrir le plus vite les négociations avec la Turquie, avant que le fondamentalisme religieux ne gangrènent complètement ce pays, au passé plus qu'européen, ayant régné sur les trois-quarts de l'Europe pendant plus de 50 ans, sous l'Empire ottoman.
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Gen
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Voici un article de l’institut Hérodote dont l’auteur est André Larané.
Je me suis permis de le raccourcir sans en changer le fond http://www.herodote.net/index.htm

Décembre 2002 Un Conseil européen traite à Copenhague, à la mi-décembre, de la candidature de la Turquie à l'Union européenne.À quelques semaines de cette échéance, Valéry Giscard d'Estaing, président de la Convention sur l'avenir de l'Europe, a lancé un pavé dans la mare en déclarant que l'adhésion de la Turquie signerait «la fin de l'Union». Son opinion est partagée par des personnalités éminentes de tous les camps, y compris Hubert Védrine, ex-ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Lionel Jospin. Pourtant, elle a soulevé dans toute l'Europe et bien sûr en Turquie un déluge de critiques de la part des gouvernants et des chroniqueurs politiques. C'est que la candidature de la Turquie remonte à près de quarante ans et n'a jamais été repoussée officiellement. L'avertissement de Valéry Giscard d'Estaing met en lumière un gâchis auquel l'ancien président de la République a d'ailleurs sa part de responsabilité en n'ayant pas clarifié les relations de l'Europe avec la Turquie quand il était au pouvoir. Le débat survient juste après des élections législatives qui ont consacré en Turquie le triomphe d'un parti islamiste et populiste, l'AKP de Recep Erdogan.Les partisans de l'entrée de la Turquie dans l'Europe développent trois types d'arguments en sa faveur: - en refusant la Turquie en son sein, l'Europe se présente comme un «club chrétien» fermé au reste du monde. - l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne est une excellente manière de consolider son ancrage démocratique et de la détourner des aventures militaires, - la Turquie est depuis longtemps déjà partie prenante des institutions européennes ou occidentales (OTAN, Conseil de l'Europe, OCDE), Club chrétien ou club laïque? Il est clair que l'Europe tire du christianisme l'essentiel de son identité, de sa culture et de son rayonnement. Aujourd'hui, tous les pays de l'Union européenne sont attachés à la laïcité et à la séparation des affaires religieuses et politiques (Grèce exceptée?).

La laïcité est un concept occidental qui remonte à près d'un millénaire et s'est imposée en Europe au XIXe siècle. Elle permet en particulier aux musulmans d'Europe occidentale et des États-Unis de jouir d'une tranquillité sans égale dans le monde islamique.
L'Union a-t-elle donc besoin d'accueillir la Turquie en son sein pour prouver sa neutralité religieuse?Faut-il qu'elle s'élargisse aussi à l'Extrême-Orient et à l'Afrique noire pour démontrer qu'elle n'est pas un «club blanc»?
Faut-il qu'à la différence de toutes les nations de la Terre, elle fasse abstraction de son identité et de son Histoire? Faut-il qu'elle devienne une ONU en réduction?...La Turquie entre laïcité et islamisme À la différence des États de la rive ouest du Bosphore qui n'ont qu'un port d'attache: l'Europe, la Turquie moderne s'offre le luxe de trois destins possibles: l'islam, le monde turcophone, l'Europe.
D'empire cosmopolite, la Turquie s'est transformée au début du XXe siècle en un pays presqu'exclusivement musulman suite au massacre des Arméniens et à l'expulsion des Grecs.
De jeunes officiers ont tenté un bref moment de réunir dans un seul État tous les peuples turcophones d'Asie centrale (Azéris, Turkmènes, Kazakhs, Ouzbeks,...).Mais après la Première Guerre mondiale, un homme d'exception, Mustapha Kémal, a imposé un autre choix. Général victorieux, fort du soutien indéfectible de l'armée, il a ancré la Turquie à l'Occident. Mustapha Kémal a déposé le sultan, aboli le califat, fonction religieuse suprême de l'islam, et institué une République résolument laïque, façon occidentale. Il a interdit la polygamie, introduit l'alphabet latin et même interdit le port du fez (coiffure traditionnelle des Turcs). Venant d'un héros, cette occidentalisation à la hussarde a été acceptée par le peuple et bien sûr par la bourgeoisie éclairée d'Istamboul, la ville la plus européenne du pays. Elle s'est poursuivie sous le contrôle vigilant de l'armée après la mort de Mustapha Kémal, ou Kémal «Atatürk» (le Père des Turcs). Elle a même inspiré des leaders progressistes comme Habib Bourguiba, fondateur de la Tunisie moderne, Gamal Abdel Nasser, héros égyptien, ainsi que le shah d'Iran, avant qu'il ne soit renversé par les militants de l'imam Khomeiny.
Le «kémalisme» et la laïcité n'ont jamais été remis en cause aussi longtemps que le modèle occidental, sous ses formes libérale ou communiste, a paru la seule voie acceptable aux populations déshéritées du tiers monde. Mais depuis la fin des années 1970, le vent tourne et le modèle occidental ne fait plus recette, y compris en Turquie où l'armée est plusieurs fois intervenue pour remettre en selle les disciples de Mustapha Kémal. Le renouveau religieux dont témoignent le retour du voile et bien sûr le vote islamiste permet de douter de la pérennité du «kémalisme» et des principes laïcs. Ne nous y trompons pas. Le parti islamiste qui a remporté les dernières élections législatives en Turquie affiche une conduite «modérée» pour la bonne raison que l'armée n'en autorise pas d'autre pour l'instant. Si les paysans d'Anatolie, au cœur du pays, ont massivement voté pour l'AKP, ce n'est pas en raison de sa «modération» mais parce que c'était le moins laïc des grands partis qui se présentaient à eux.
Certes, la promesse d'une adhésion prochaine dans l'Union européenne peut contribuer à renforcer en Turquie le camp des modérés et des «islamo-démocrates».
Mais en contrepartie, le risque est grand que l'Europe n'hérite des conflits dans lesquels est embourbée la Turquie: revendications territoriales en Syrie, disputes avec l'Irak et la Syrie sur le partage des eaux du Tigre et de l'Euphrate, conflit entre Arménie et Azerbaidjan,... sans oublier la tentation d'une guerre préventive contre le Kurdistan autonome d'Irak.Pour les diplomates et les militaires européens, il n'est pire cauchemar que de repousser les frontières de l'Union jusqu'au milieu du Kurdistan. Accueillir la Turquie dans l'Union européenne reviendrait à installer celle-ci au cœur de l'une des zones les plus conflictuelles du monde, aux frontières de la Syrie, de l'Irak, de l'Iran et du Caucase.Est-il enfin dans la vocation de l'Union européenne de consommer ses atouts pour stabiliser un régime politique?
Intégrer la Turquie à l'Europe pour simplement l'arrimer à la démocratie et lutter contre l'islamisme serait un singulier aveu de faiblesse. Il donnerait à penser qu'un pays musulman ne peut se rallier aux valeurs modernes (droits de l'Homme, démocratie, égalité entre les sexes,...) qu'à la condition d'une intégration complète dans l'Union européenne!
Contrairement aux apparences, la laïcité en Turquie reste cantonnée dans des limites étroites. Comme dans les autres pays à dominante musulmane, la loi punit les citoyens qui se hasardent à quitter l'islam pour une autre religion. Ainsi, dans l'hebdomadaire La Vie (N° 2995 du 23 janvier 2003, page 13), on apprend qu'un prêtre capucin, Roberto Ferrari, 70 ans, a été arrêté par la police turque pour avoir baptisé un musulman de 26 ans. Imagine-t-on dans un pays européen des sanctions à l'encontre d'un imam qui aurait converti un chrétien ?
Européenne, la Turquie? Peuple nomade venu d'Asie centrale, les Turcs se sont immiscés dans l'Histoire européenne dès le XIVe siècle en traversant le détroit du Bosphore et conquérant la péninsule des Balkans, les Carpathes et une grande partie du bassin du Danube.Jusqu'au XIXe siècle, les sultans ont colonisé ces régions de façon généralement brutale, les empêchant de s'associer au développement social, technique et culturel du reste de l'Europe. Les sultans, conscients de leur faiblesse, échouèrent à acclimater chez eux les institutions qui faisaient la force de l'Occident (à la même époque, le vice-roi d'Égypte et les empereurs chinois n'eurent pas plus de succès et seul l'empereur du Japon sut relever le défi occidental). Après la Première Guerre mondiale, la Turquie perdit la plupart de ses colonies, ne conservant sur la rive européenne du Bosphore qu'Istamboul et la Thrace orientale (moins d'un dixième de sa population totale).Mustapha Kémal transféra la capitale d'Istamboul à Ankara, en Anatolie, au cœur de l'Asie mineure, pour renforcer l'identité turque du nouvel État.Aujourd'hui, le sens commun situe la Turquie en Asie. Asiatiques sont de toute évidence les régions d'Anatolie, de Cappadoce, du Kurdistan, de Cilicie,... Les organisations internationales comme l'ONU ne s'y trompent pas qui classent dans leurs statistiques et leurs rapports la Turquie en Asie Occidentale, avec l'Arabie, l'Irak, la Syrie ou encore Chypre...Embrouilles orientales. La confusion sur la place de la Turquie (Orient? Occident?) remonte à un demi-siècle, avec son entrée dans l'OTAN en 1952.Les Occidentaux l'ont entraînée dans leur alliance militaire afin de mieux surveiller la frontière méridionale de l'URSS et son accès maritime à la Méditerranée. Ensuite, au nom du même impératif stratégique (consolider le front occidental anti-soviétique), la Turquie a pris place au Conseil de l'Europe, un organisme sans consistance.En 1963, enfin, elle a fait acte de candidature à la Communauté Économique Européenne, l'ancêtre de l'Union, sans que personne y trouve à redire.En 1999, quand le Conseil européen a déclaré que «ce pays candidat a vocation à rejoindre l'Union européenne», la présidente du Parlement européen, Nicole Fontaine, s'est publiquement inquiétée que la bureaucratie engage l'Europe sans passer par un débat démocratique.L'enjeu justifie un tel débat. Avec 70 millions d'habitants aujourd'hui et près d'une centaine au milieu du XXIe siècle, la Turquie pourrait devenir l'État le plus important de l'Union et donc le mieux représenté et le plus écouté.Le débat est aujourd'hui sur la place publique.

A la demande de la Turquie s'ajoute un allié de poids: le gouvernement des États-Unis. Washington encourage avec constance les lobbies européens favorables à la Turquie pour trois motifs :
1) éviter qu'émerge une Union européenne fortement intégrée qui porterait ombrage aux Etats-Unis.
2) impliquer les Européens dans les affaires du Moyen-Orient et alléger d'autant le fardeau américain.
3) détourner les Turcs des aventures terroristes.
Les Européens s'apprêtent donc à repousser une nouvelle fois aux calendes... turques (fin 2004) les négociations sur la candidature d'Ankara, avec l'espoir sous-jacent qu'il sera impossible de réunir une majorité qualifiée sur son admission du fait des nouveaux-venus (Pologne, Slovaquie, Lithuanie,...).Le refus persistant de clarifier le débat indispose autant les citoyens turcs que les citoyens européens; les premiers en les empêchant de se représenter leur avenir (à l'intérieur de l'Europe, à ses côtés... ou contre elle); les seconds en les maintenant dans le flou quant à la définition de l'identité et du projet européens.
L'absence de clarification laisse le champ libre aux groupes de pression qui, des deux côtés de l'Atlantique, veulent saborder l'intégration européenne.
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Avatar de Kazuya Mishima San
Kazuya Mishima San
 
Avatar de Kazuya Mishima San
 
Je pense que la Turquie ne fait pas partie de l'Europe, ni par son territoire, ni par sa civilisation, ni par sa culture et bien sûr pas par sa population.

Je ne veux pas de ce pays dans l'union européenne, entre autres milles choses parce que je ne vois pas l'union ayant une frontière commune avec l'Irak et la Sirie.
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Avatar de Iminra Aï Khanoum
Iminra Aï Khanoum
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Citation:
Provient du message de Tiger Wood TC

Je ne veux pas de ce pays dans l'union européenne, entre autres milles choses parce que je ne vois pas l'union ayant une frontière commune avec l'Irak et la Sirie.

Désolée mais.. "ça", c'est de l'argument...
J'y répondrais aussi simplement en disant que la Syrie est un pays magnifique, duquel (au contraire) je serais fière de partager les frontières.

Je ne rajoute rien, c'est à mon avis un débat stérile entre des gens qui diabolisent totalement les pays d'orient, sans en connaître d'avantage que ce qu'ils en entendent dans les reportages chocs de tf1, opposés à des personnes un peu plus larges d'esprit mais qui parlent dans le vent.

Merci Ulgrim, pour tes posts, toujours aussi "ouverts" et bien argumentés (et quelques autres aussi ).
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Caepolla
Invité
 
Citation:
Provient du message de Iminra Aredhel

J'y répondrais aussi simplement en disant que la Syrie est un pays magnifique, duquel (au contraire) je serais fière de partager les frontières.
Pour ma part, et au risque de me prendre des pierres, je serais également favorable à l'entrée de la Syrie dans l'UE, ne pas l'avoir qu'à la frontière.
De toutes façons, ça se fera, par la force des choses, comme le reste des autres adhésions. L'UE, pour l'instant, c'est d'abord et surtout une institution économique. Et d'ici 20-30 ans (peut-être 50), une fois que ces pays auront évolué, et que les notres stagneront, tout le monde trouvera (peut-être) le plus naturel du monde d'étendre l'Union vers le pourtour est et sud de la Méditerranée.
Quant aux préjugés des populations concernées (il vaut mieux lire les remarques de certains sur ce fil qu'être aveugle), si les impératifs économiques poussent en ce sens, ils seront balayés de la même façon qu'ils ont été balayés lorsque les impératifs militaires ont poussé à l'intégration de la Turquie à l'OTAN (ce qu'elle est désormais).
De plus, géographiquement en Europe ou pas, je me sens plus proche des populations des pays autour de la Méditerranée (Europe du sud, Afrique du nord, et Proche-orient) que des anglais ou des scandinaves.

Mais surtout, à mon avis, il serait peut-être temps d'avancer et de dépasser le stade économique avec le noyau dur des pays les plus impliqués (Allemagne, France, Bénélux, Italie). Parce que le marché unique et la monnaie unique, c'est bien, mais continuer l'intégration sur les autres aspects (politique internationale, armée, justice et police) pour éventuellement (ce serait mon souhait aussi) parvenir à un état fédéral qui coexisterait avec l'UE économique actuele à 25 (voire plus).
Parce que si on se contente d'une extension vers l'est comme on le fait (qui me semble particulièrement prématurée pour les pays récemment admis pour 2004) et en restant sur l'organisation actuelle, ça risque de devenir un gros machin qui va se pourrir de l'intérieur.
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The BlooD Wolf
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Citation:
Provient du message de Xam
Pourquoi la Turquie n'est elle pas prête a entrer dans l'UE ?
-Un état qui n'est pas séparé de la religion
Tu m'expliqueras alors pour l'Angleterre fait partie de l'Union Européene, car si mes souvenirs sont bons, c'est un pays où religion et état ne sont pas différenciés, comme les Etats-Unis (cf les premières lignes de la constitution américaine).
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Compte #23962
Invité
 
Citation:
Provient du message de The BlooD Wolf FRA
.... comme les Etats-Unis (cf les premières lignes de la constitution américaine).
[I]Constitution du 17 septembre 1787
Nous, le peuple des Etats-Unis, afin de former une union plus parfaite, d'établir la justice, d'assurer la tranquillité intérieure, de pouvoir a la défense commune, de développer le bien-être général et d'assurer nous-mêmes et notre postérité les bienfaits de la liberté, ordonnons et établissons la présente Constitution pour les Etats-Unis d'Amérique.[I]

ceci sont les premieres lignes de la constitutions américaines ... les Etats unis sont un démocritie laïque même si elle fait souvent réfenrence a dieu par l'intermédiaire de son président (alalala tj aussi con ce W)

Ceci n'est pas vraiment le sujet .. mais bon je n'aime pas laisser des choses comme ca



God bless america
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Darth Corwin
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Avatar de Darth Corwin
 
Citation:
Provient du message de Aloïsius
Et de l'autre côté, l'Anatolie, c'est une bonne partie de la Grêce antique.
Aie, ça fait mal ça

Citation:
Provient du message de Æye...Doll
Geographiquement parlant elle ne fait pas parti de l'europe, point.
Géographiquement parlant, on place souvent la limite est de l'Europe à l'Oural. Je vous invite à prendre une carte.
Ah oui, ajoutez un gros "point" en gras à la fin de votre phrase ne rend en rien votre argument plus valide

Citation:
Provient du message de The BlooD Wolf FRA
Tu m'expliqueras alors pour l'Angleterre fait partie de l'Union Européene, car si mes souvenirs sont bons, c'est un pays où religion et état ne sont pas différenciés
Deux chose.
Premièrement, la séparation du pouvoir temporel et religieux a été effectuée il y a quelques années en Angleterre.
Deuxièmement, il faut voir la véritable différence entre un gouvernement religieux et la reine d'Angleterre en tant que "chef" de l'Eglise anglicane.
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Marie Claire
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Je considère que l'Union Européenne doit garder les frontières que l'histoire lui a donné depuis la nuit des temps (Cf guerre de Troie).

Pour que l'Europe ne soit pas un jour aussi l'Australie, le Maroc, le Bresil ou Israël, l'Europe pour moi, ça s'arrête conformément aux livres d'histoire :

> A l'Ouest à l Islande si ce pays désire un jour y rentrer
> Au Nord aux pays de Norvege, Suede et Finlande
> Au Sud au détroit de Gibraltare, Malte et Chipre
> A l'Est au détroit des Dardanelle, la mer noire et l'Ukraine si ce pays désire un jour nous rejoindre.

Enfin et donc, considérant que l'Europe ne doit pas reconstituer un Empire Romain bis, je suis contre l'entrer de ce pays ami qu'est la Turquie dans l'Union, et le temps venu je voterai contre cette adhésion.
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