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Neocron
Les potins du Club Veronique
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Caméléon [McK]
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Une histoire parmi tant d'autres.

Dans les temps anciens, selon d’antiques légendes, la terre était surnommée la planète bleue.
Désormais elle n’est plus qu’une immense sphère dévastée, aux formes de vies corrompues.
Le pire dans tout cela ? L’unique responsable de cette catastrophe n’est autre que l’enfant prodigue de la terre : l’Homme.
Oui l’Homme qui dans sa soif de conquête et de puissance a libéré les flammes infernales sur son habitat.
Dorénavant l’humanité n’est plus qu’une minorité sur cette terre dévastée livrée aux fils de la lumière purificatrice les mutants.
L’être humain a le plus grand mal à subsister mais ce n’est que justice.
Pour survivre le progéniture de Gaia s’est regroupé dans de gigantesques agglomérations afin d’y mener un semblant de vie.
On pourrait croire que l’homme vit désormais en bonne intelligence ….mais sa destinée est toute autre…. Les cités-états sont, hélas, en guerre perpétuelle contre ceux qui vivent en dehors de leurs murs et parfois même contre leurs propres citoyens.
Qui a dit que l’homme est un loup pour l’homme ?







De longs éclairs argentés pourfendent le ciel nébuleux.
Une pluie diluvienne, froide et poisseuse tombe sur Neocron métropole tentaculaire, oasis de vie qui trône aux milieux des terres brûlées.
Neocron endroit paradisiaque pour certain, un enfer pour d’autre.
Le président Lioon Reza, à l’aide d’une élite triée sur le volet, appuyé par les bienveillants Copbots, règne en despote éclairé sur ce petit monde.
Tous vivent dans le bonheur le plus total grâce au bien aimé président Lioon Reza qui prodigue une attention soutenue à chaque citoyen.
Bienvenu dans la cité de tous les espoirs, de tous les rêves, même les plus inavouables.
Vos vœux vous seront gracieusement accordés du moment que vous ne trahissez pas la confiance des dirigeants de la cité.







Pepper Park carrefour du vice au sein de Neocron. On peut tout y acheter, tout y vendre, tout y trouver : du moment qu’on allonge suffisamment de crédits.
Ce quartier est passé, malgré la volonté de CityAdmin, sous la ‘protection’ du syndicat Tsunami.
Mais son monopole est depuis quelques temps durement menacé par une autre organisation criminelle : les redoutables Dragons Noirs et tout cela à la satisfaction du président Lioon Reza.

Un long cri de désespoir, lugubre résonne dans un miteux appartement situé sur Pepper Park
, Babylone des temps modernes.
Une horrible odeur de chair sanieuse empeste la salle de bain, même les puissants purificateurs qui tournent à plein régime ne peuvent assainir l’atmosphère.
« Non ! Non ! Non ! C’est pas vrai, c’est pas possible ! »
Debout, devant un miroir crasseux, une femme sans age entièrement nue se frotte avec vigueur le ventre.
A l’endroit où elle avait coutume de s’injecter sa dose d’Angel se trouve une plaque de couleur violacée à l’aspect plus que malsain.
Des lambeaux de peaux malodorantes, putréfiés, sinistres récompenses d’une vie de luxure, gisent à ses pieds.
En sanglotant la femme se laissa glisser sur le sol froid, parmi les débris d’une seringue brisée.
Elle observe, refusant de comprendre, les sinistres débris de chair qui souillent ses mains.
« Non …non…non…… »Gémit-elle en dodelinant de la tête.
« Pas la mort-vivance….tout mais pas cette saloperie ! »
Des larmes coulent le long de ses joues brouillant ainsi son fard, par trop chargé.
Elle payait ainsi la vie de débauche qu’elle menait au Club Véronique.
Un de ces clients lui avait refilé cette saloperie.
Elle n’avait plus, pour l’instant que ses yeux pour pleurer.
J’aurais mieux fait d’imposer les tests génétiques a mes clients pense tristement la putain.
« Toute cette merde pour quelques crédits de plus. »
« Chienne de vie… »
« Mon Lawrence, mon petit Lawrence pardonne moi…. »
« Qu’est ce qu’on va devenir…qu’est ce qu’on devenir… »
La junkie répéte en boucle cette phrase tout en se cognant l’arrière du crâne contre le mur, désormais il est déjà trop tard pour elle.
Sa raison chancelle, son esprit part vers un monde meilleur, vers les étoiles qu’elle aime tant.
La terrible maladie commençe son œuvre de destruction et nul ne sait comment elle se terminera, à part peut être les savants bienveillants de la ProtoPharm incorporation.





Lawrence fronce les narines en pénétrant chez lui, une d’odeur fort désagréable flotte dans l’air.
Il lui semble qu’un rat, ou un chat peut être était venu crever dans un coin de l’appartement.
Man a dû encore tirer un bon numéro ce soir.
« Maman ! Pourquoi faut toujours que tu ramènes des pauvres cloches à la maison ! Tu pourrais leur dire de se laver avant de venir ! Tout l’appart pue le fennec la ! »
En pestant Lawrence se dirige vers le frigo pour y prendre un Bio-Cola : Bio-Cola la boisson des enfants qui veulent être des hommes.
A chaque fois qu’il prenait cette boisson caustique mais au combien a la mode ; le jeune garçon ne pouvait s’empêcher de fredonner ce minable refrain.
« Pfft tu parle d’un slogan publicitaire, suis sur que je pourrais faire mieux. »
Lawrence se laissa tomber sur le canapé, envoi valser dans un coin son portable et allume sa console de jeu.
Un large sourire fend le visage de Lawrence pendant qu’il sort d’une de ses poches une puce électronique.
Avec fébrilité il enclenche le microprocesseur dans sa console PlayWorld qui en un doux ronronnement se met en fonction.
De la base du système jaillit une image holographique représentant deux guerriers, face a face dans un zone urbaine, prêt en en découdre.
Une musique violente, tonitruante accompagne cette débauche d’images.
En expert Lawrence navigue rapidement entre les différentes options du jeu et après avoir mûrement réfléchis arrête son choix sur un imposant guerrier.
D’un rapide tour d’horizon et constatant l’absence maternelle il lance alors une partie, prêt a en découdre avec tout ses adversaires virtuels.


« Et merde ! » Avec hargne Lawrence balance son HoloGant sur le sol encrassé qui vient tenir compagnie aux restes d’une pizza BioSynthétique.
« Putain cette odeur est horrible ! »
« J’arrive pas à jouer dans de pareil condition ! Man tu as changé les filtres des Purificateurs d’atmosphère ? La ça commence vraiment à puer ! On se croirait dans les Egouts ! »
Aucune réponse, Lawrence observe l’heure 21.36 Normalement sa mère devrait être déjà rentrée.
Rapidement il examine le terminal informatique.
Aucun message d’indiquer.
Une sueur froide commence à l’envahir, il s’imagine alors le pire.
C’est alors qu’il entend ce bruit mat, sourd au rythme régulier.
Cela semble provenir de la salle de bain.
Lawrence s’empare alors du couteau qui traîne dans la boite à pizza et se dirige vers la salle d’eau.
« Man c’est toi ? Maman tu es dans la salle de bain ? »
Lawrence stoppe son avance devant la porte entrouverte, une lumière bleuâtre, spectrale en émane.
L’odeur y est des plus virulente, Lawrence sent son estomac se rebeller.
Il en est sur, le son qui l’intrigue provient bien de cet endroit : cela lui rappelle la résonance d’un cafard qu’on écrase.
Prenant son courage à deux mains il fait coulisser le battant.
Sa lame s’échappe de ses doigts lorsqu il pénètre dans la pièce.
Il voit sa mère, sa mère accroupie dans un coin, se grognant la tête contre le mur.
Un mince filet de bave coule le long de se mâchoire entrouverte, son regard, désespérément vide semble être perdu dans un autre dimension.
L’odeur plus forte que jamais semble émaner de sa propre mère.
C’est alors qu’il remarque les lambeaux de chairs qui souillent le sol et la plaque nécrosée qui dévore le ventre de sa mère.
Comprenant ce que représente cette couleur violacée associé à cette odeur caractéristique, Lawrence tombe a genoux.
Il ne peut plus retenir son estomac qui déverse sur le sol sa bouillie, un mélange de pizza et de sucs gastriques.
Il tente alors d'hurler mais aucun son ne sort de ses lèvres souillées.



La sonnerie retentit plusieurs fois au travers de l’appartement, brisant le silence morbide qui y régnait.
L’odeur de pourriture a complément envahit l’atmosphère, même les purificateurs ont jeté l’éponge.
Complètement hagard Lawrence se dirige vers l’entrée et active le système d’ouverture de la porte.
Un énorme black, dégoulinant d’eau, fait irruption dans le living-room.
À peine entré une violente nausée lui déchire les entrailles.
« Putain cette odeur ! »
Cet effluve si particulier lui remet en mémoire les ‘nids à mutants’ qui grouille dans le sous-sol de la ville.
Il a peur de comprendre ce qui se passe ici.
« Lawrence mon gars ! » sans égard il se saisit de gamin.
« Lawrence c’est toi qui a chopé cette merde ! » l’enfant ne répond rien, son regard est perdu
Lioon sait ou.
Rapidement il le palpe, constate l’absence de tumeur.
Une sueur froide l’envahit.
« Sarah….Pas toi. » une sourde colère laisse place à l’angoisse qui le rongeait depuis qu’il avait reçut l’appel du marmot.
A grande enjambée, beuglant le nom de la putain, ‘TêteRouge’ parcourt l’appart.
Il met à terre tout ce qui se trouve sur sa route, il est complètement déchaîné.
« Ou es tu Sarah !! Répond moi ! ».
Il pénètre alors dans la salle de bain, il y trouve sa Sarah accroupi dans un coin.
L’odeur y est plus forte que jamais, il doit faire appel à toute sa volonté pour ne pas quitter les lieux.
D’un geste tremblant il s’approche d’elle pour retirer la longue veste qui recouvre ses épaules.
Il hésite quelques secondes, mais il doit, il veut savoir la vérité.
Son regard se porte immédiatement sur son ventre difforme, couvert de plaques immondes et violacées.
Ces horreurs semblent être animées d’une volonté propre, malfaisante voire maléfiques.
« Non !!!! » avec une puissance monstrueuse il abat son poing sur le miroir qui explose sous l’impact.
Des morceaux de verres fusent au travers de la pièce.
TêteRouge sent un liquide visqueux, chaud lui couler le long de sa main.
Il n’y prête même pas attention.
Il tombe à genoux, s’empare de l’unique amour de sa vie.
Il la serre contre lui, la caresse, essuie l’écume qui coule de sa bouche.
«On va te soigner …Tu va guérir…on quittera ensemble cette putain de ville …on ira dans les terres brûlées. »
il tente de déceler une étincelle de vie dans les yeux de son amour .
il n’est trouve q’un regard mort et vide : c’est peut être mieux ainsi pense t il.
Mais on fond de lui il sait qu’on pouvait plus rien faire pour sa Sarah et que même si, par miracle, on la soignait elle ne serait plus qu’un légume bavant pour le reste de sa vie.
Il aurait aimé pleurer, montrer pour une fois un peu d’affection à Sarah.
Mais c’était au delà de sa condition de GenTank, seule la colère pouvait l’affecter.
C’est à cause de ses gènes qu’il n’avait su convaincre Sarah de quitter Pepper Park et la protection des enfoirés du syndicat Tsunami.
Et c’était encore une putain d’histoire de gènes qui lui enlevait sa Sarah



Une dizaine de blouses blanches parcourent l’appartement dans tout les sens.
Ils exécutent toute une série d’analyse à l’aide d’instruments complexes.
Au sein de tous ces scientifiques qui s’agitent se dresse un homme de haute stature, au visage froid et sans charme.
Une moue cruelle aux lèvres, son regard morne parcoure avec dédain le taudis.
« Tenez monsieur. Les résultats de l’expertise génétique. » Un bio-technicien tend l’analyseur à son supérieur.
Ce dernier s’en empare y jette un rapide coup d’œil et le rend a son subordonné.
« Il n’y a que la femme de contaminé, les deux autres sont clean. »
Un autre technicien s’approche du responsable.
« Monsieur. Nous transférons la victime dans une section de soins intensifs ? »
« Si nous intervenons dans les heures qui suivent elle peut être soignée. Sinon il sera trop tard, le virus aura commencé à muter. »
Le responsable observe rapidement l’état des lieux, jaugeant la capacité financière de la victime.
« Au vu de ce minable appartement, je ne pense pas qu’elle ait les moyens de se payer un tel traitement. Vérifiez tout de même sa capacité financière, on ne sait jamais. »
« Bien monsieur. »
Mikaël se demandait comment on pouvait vivre dans des endroits aussi sordide lorsque son secrétaire lui déclare d’un ton neutre.
« Monsieur le matricule 238512569 est classé en temps que citoyen classe D. sa capacité financière est donc loin de pouvoir couvrir les frais d’hospitalisation. »
« C’est bien que je pensais. A-t-elle des relations influentes parmi ses clients ? »
« Non monsieur, aucune. Que des pauvres types des environs. »
« Alors veillez annoncer le décès prématuré de cette patiente à sa ‘famille’ et transférez la dans un de nos complexe d’expérimentation. »
« Je suis curieux de voir comment la maladie va progresser. »
« Bien monsieur, je transmet vos instructions. »
Depuis que la Mort-vivance, plus connu sous le nom scientifique de « la Spirula », avait quitté les laboratoires de la ProtoPharm elle n’avait jamais cessé d’évoluer, de muter.
Et cette mutation perpétuelle empêchait la firme de trouver un remède efficace.
Ce qui était à la base un produit pharmaceutique avait faillit causer la chute de la ProtoParm.
Il était fascinant de voir comment un vulgaire médicament anti-radiatif avait pu se transformer en quelques années en ce terrible mais séduisant fléau.
Cette terrible maladie s’attaquait directement au patrimoine génétique de sa victime et la modifié de manière totalement anarchique.
Mais le pire demeurait dans son mode de propagation : jusqu a ce jour il avait été impossible de connaître comment il infecter ses victimes.
Grâce à cette femme au tout début du stade de la maladie, il pourrait peut être enfin déchiffrer le code génétique du fléau qui était responsable de la création de multiples mutants de la cité.
Et si il y arrivait il deviendrait, enfin, un homme riche et puissant.
Il pourrait, peut être, même devenir le président de la société.
Le regard de Mikaël Rosemeyer est attiré par un cadre holographique.
D’un geste nonchalant il s’en empare et l’observe de longues minutes.
Il voit une femme l’air épanouie qui tient un marmot braillant entre ses bras. Il lui semble reconnaître la locataire des lieux.
« Elle était pas trop mal foutue à cette époque. »
Sans précaution il repositionne, sur le chevet, le portrait qui oscille quelques secondes avant de basculer et de s’éclater sur le sol synthétique.
Le regard du fautif se porte sur les débris.
« Pendant que j’y pense vérifiez si cet endroit appartient à la Diamond Immobilier dans le cas contraire faites décréter un état d’urgence et expulsé tout les citoyens vivant ici.
Cela devrais faire plaisir a nos alliés. »
A l’égard du portrait, la vie du petit Lawrence était brisée.
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Lawrence n’ose pas troubler la méditation dans laquelle semble être plongée le colosse d’ébène, c’est à peine s’il respire de peur de le troubler.
Cela fait presque une vingtaine de minutes que TêteRouge est immergé dans un état transcendantal, la tête dirigé vers le parquet.
Il n’a même pas bouger un seul muscle constate le gamin.
Le jeune orphelin commence à perdre patience : il aimerait bien être fixé sur son avenir.
Tout naturellement le regard de Lawrence se porte sur l’ensemble du ‘restaurant’.
Ils sont les seuls clients de ce bouge, ce qui est plus que normal au vu de l’heure tardive.
Lawrence se demande encore pourquoi TêteRouge a choisi ce trou pour réfléchir.
Il a rarement vu pire et Lioon sait qu’il en à visité des trous a rats avec sa bande de lascars.
Un endroit plus que miteux, les tables sont d’une propreté douteuse, le sol n’en parlons même pas et la nourriture semble être digne du niveau des lieux : certainement infecte et sans saveur.
Lawrence ne se risque pas à goûter le menu que lui a commandé TêteRouge : il juge les frites bien trop grasses, molles et trouve l’Holy-Burger peut ragoûtant.
D’ailleurs comment pourrait t’il manger au vue des derniers événements ?
Sa mère est morte, il se retrouve du jour au lendemain seul, sans famille, sans un sous vaillant en poche.
Enfin TêteRouge va sûrement trouvé une solution pense le gamin.
« Vous avez terminé ? » Lawrence sursaute il n’a même pas vue approché le tenancier des lieux.
En fronçant les sourcils il montre les plats posés sur la table.
« Vous avez même pas touché vos assiettes …. La bouffe vous déplais ? »
Lawrence s’apprête à lancer une réflexion au sujet des habitudes alimentaires des mutants des terres brûlées mais TêteRouge lui coupe l’herbe sous les pieds.
« Non bien sur que non … J’etais juste en train de penser à un truc la …tu sais bien que j’adore ta tambouille sliver. »
un sourire se dessine sur le visage de la masse graisseuse qui se tape alors la cuisse en éclatant de rire.
« TêteRouge ca t’arrive de penser ! Tu me surprendra toujours toi ! » Il jette un œil vers l’horloge atomique.
« Bon je vais pas tarder à fermer la gargotte la, il se fait tard. »
il s’apprête à rejoindre son poste lorsqu’il pointe un doigt menaçant vers le mioche.
« Quand a toi gamin, je te conseille de dévorer vite fait bien fait ma tambouille ! »
C’est au tour de TêteRouge d’éclater d un rire puissant et sonore qui fait tressaillir Lawrence.
« T’inquiète pas pour ça si il termine pas son assiette je m en occuperais a sa place ! »
« Pour ça je peux te faire confiance. »
Avec stupeur le gamin voit le colosse s’emparer de son menu et le dévorer en quelques secondes, sans sourciller, appréciant même l’infâme mixture.
Ecoeuré Lawrence pousse loin de lui le plateau-repas.
« Comment arrive tu à bouffer ce truc ? »
« Ecoute gamin. » il s’empare du Holy-Buger afin de lui faire subir un triste sort.
« Lorsque tu auras passé une semaine sans bouffe perdu dans les terres brûlées, je peux te dire que tu pourra manger n’importe quoi. »
« Oui….je veux bien te croire.. »
« Ca veux dire que je vais rester avec toi ? Devenir un mercenaire ? » Réplique Lawrence le cœur remplis d’espoir.
« Rêve pas gamin …t’es pas taillé pour devenir un ruban rouge ….tu fera pas deux minutes en dehors de Neocrom. »
Le gamin sent son regard se voiler, il essaie de ne pas montrer son amertume.
« Mais t’inquiète pas je vais pas te laisser dans la rue. Sinon c’est clair, tu vas mal finir. »
« Mais bon il se fait tard la et Sliver va perdre patience. On verra demain pour ton cas »
« Je peux terminer tes frites ? »
« Si ça te fais plaisir… »
Lawrence se sent désespérément seul, il se demande quel sort lui réserve cette garce de vie.


Une silhouette recouvert d’une longue gabardine noire se presse au travers des avenues de la Via Rosso secteur un.
Elle semble avoir le diable aux trousses, mais néanmoins elle vérifie scrupuleusement que personne ne la suit.
Avec satisfaction elle constate l’absence de citoyens dans les environs, elle n’a même pas croisé de CopBot.
Les laboratoires qui foisonnent sont encore fermés et la Firme Biotech n’est pas encore assaillie par une horde de quémandeurs.
Le mystérieux personnage, sous le couvert de la nuit mourante, se place devant une sorte de bouche d’égout située près d’un énorme complexe scientifique.
Apres avoir vérifié une dernière fois autour de lui, il entre le code d’ouverture sur le clavier tactile habilement dissimulé sur la plaque.
Cette dernière s’ouvre alors lentement en un chuintement plaintif, une infecte odeur se dégage du lieu profané.
Rapidement le voyageur nocturne s’enfonce dans les entrailles de la ville tandis que l’orifice se referme au dessus de loin en un claquement sec et sonore refermant quelque sombre secret.
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Lawrence à froid, très froid jamais il n’a ressenti telle ardeur climatique. Il tente tant bien que mal de redonner vigueur à ses membres engourdis mais sans succès.
Ses yeux s’adaptent aux ténèbres qui l’entourent, il est dans un long tunnel aux parois métalliques.
« Comment je suis arrivé la ? »Balbutie le gamin.
Rapidement il jette un œil derrière son épaule, le passage disparaît dans la noirceur environnante.
Il n’a pas d autre choix que d’avancer vers une lueur diffuse, tremblotante située devant lui.
Il marche avec peine, le corps glacé, un fin nuage de vapeur s’échappe de sa bouche et des ses narines à chaque expiration.
La lueur se fait plus clair, plus nette mais plus menaçante.
Il ne sait pas pourquoi mais cette lumière le met mal à l’aise, une sourde frayeur commence a s’emparer de son être.
Cette soudaine peur lui semble irrationnelle, il tente de renflouer cette vague d’anxiété qui menace de le submerger.
Il se souvient d’un cantique, d’une ariette que lui chantait sa mère lorsqu’il avait peur de s’endormir seul le soir.
D’une voix tremblotante il fredonne le chant protecteur.
«Si tu as peur du noir, avant qu’il soit trop tard.
Chantonne cet air gai, avant qu’il soit trop tard.
N’est pas peur du noir, il n’est que désespoir.
Pense à la lumière, il faut reprendre espoir. »
Il sent alors les ténèbres qui s’abattaient sur son cœur se dissiper, il reprend pied.
Il stoppe sa progression il n’est plus qu’à une dizaine des mètres de l’angoissante lumière.
La lueur blafarde émane d’une porte blindée, elle s’échappe d’une petite fenêtre placée sur le haut du sas.
De sourds grognements s’échappent de derrière l’embrasure métallique.
On dirait une sorte de plainte, elle semble exprimer un état de frustration ou d’effarement : Lawrence sens que la chose située derrière le sas ne comprend pas aussi ce qui lui arrive.
Tout en poursuivant son chant, le gamin poursuit son périple chimérique, il veut savoir ce que dissimule cette porte.
Les grognements s’apaisent lorsque l’enfant est placé devant le sombre sas.
Il ne sait pas pourquoi mais Lawrence à poursuivi sa chanson, il sent que cela calme la créature prisonnière.
Le gamin est trop petit pour voir par la fenêtre d’où provient la lueur, il ne pourra pas voir qui se cache derrière le ‘mur’ d’acier.
Il sens une terrible frustration monté en lui, d un poing rageur il tambourine le sas de toute son énergie.
« Qui es la ! Qui es la !! ».
Malgré la douleur qu’il ressent il continue d’abattre ses poings sur le froid métal en poursuivant sa requête.
Les grognements reprennent de plus belle de l’autre coté de l’obstacle.
« Ouvrez cette porte ! Qui es derrière cette porte !!! »
Ses poings ensanglantés laissent des traces vermillon sur le sas, ses marques semblent former un mot : Hadès.
Le regard du gamin se porte sur ce mot qui semble sonner comme une terrible sentence.
« Hadès ? Que veut dire ce mot ! Où suis-je !!! Je veux savoir !! »

« Réveille toi gamin ! » TêteRouge met une claque magistrale à Lawrence qui ouvre les yeux en hurlant un terrible cri de rage.
« Calme toi ! Calme toi ce n’est q’un rêve ! » Il secoue violemment l’enfant afin de lui faire prendre pied dans la réalité.
Soufflant avec rapidité le regard du gamin se porte sur le visage angoissé du mercenaire.
« Où j’étais ! Mais où j’étais ! »
« Calme toi tu as fais un cauchemar on es dans la piole d’un ami la. »
Une vague de douleur submerge le visage de Lawrence, il porte sa main sur sa lèvre tuméfiée.
Il voit du sang, son sang perlait sur sa main.
« Putain tu va m’exploser la lèvre la ! »
« Désolez mais tu t’agitais drôlement dans ton sommeil, durant quelques secondes j’ai même cru que tu étais victime d’une attaque psychique. »
« La vache ! Tu m’a pas loupé la ! »
le visage du colosse se fend d’un rire de soulagement sous le regard outré du gamin.
« Allez habille toi Gamin on va voir un ami. »
En maugréant le jeune Lawrence obéi mais son esprit est ailleurs il pense a ce mot Hadès.
Que peut il bien signifier ?

[Limace : hop, un petit menage pour ne pas couper le rôleplay ]
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