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un peu d'histoire

petit texte qui n'est pas de moi mais tres plaisant à lire

A l'origine, l'homme était animal. Un grand singe à poils, bouffant de tout même sa merde, comme le fait encore le gorille aujourd'hui, la crotte du susdit étant, comme le sait l'érudit, très riche en fibres. Vision nauséeuse pour l'homme actuel mais que le semis d'erectus de l'époque ressentait comme toute ordinaire, comme s'inscrivant dans l'ordre des choses.
Bref, la vie était dure mais simple et l'homme était aussi peu con que peut l'être tout animal, quel qu'il soit, c'est-à-dire pas du tout.

Comment voulez-vous être touché par la connerie quand vous n'avez que deux idées en tête : survivre et procréer ?

Rapidement, comme tous les animaux dotés d'organes préhensiles, la trompe chez l'éléphant ou les mains chez le singe, l'homme découvrit l'usage du bâton. L'éléphant s'en servit pour se gratter, le singe pour casser des noix et l'homme pour taper sur les autres. L'homme n'était pas bon, mais de là à dire qu'il était déjà con ... en effet, il ne pensait toujours et encore qu'à survivre et procréer. L'on peut donc simplement dire que son intelligence se développait lentement, comme elle se développe, avec l'expérience, chez n'importe quel animal.
Alors, pourquoi le singe est-il resté singe alors que l'homme est devenu con ?
Parce que pour casser des noix avec un bâton, la position accroupie est la bienvenue ; alors que pour taper sur les autres, il vaut mieux se tenir debout, la dite position croupetonne n'étant recommandée qu'à celui qui se fait rosser.
Et l'homme donnant du bâton debout découvrit que ses "han !" gutturaux, au fil du temps, devenaient plus harmoniques du genre "ho !", "ha !" puis "tiens prend ça dans la gueule !"...
Eh oui ! Le miracle s'était accompli !
En se redressant, l'homme avait dégagé son larynx, favorisant ainsi le flux de l'air dans ses cordes vocales ... il pouvait désormais moduler les sons en gammes riches et variées, en six mots il s'était doté de la parole ... et simultanément, en trois mots de plus, de la connerie.
Vous ne voyez pas le rapport ?

Eh bien voilà : chez l'animal, l'intelligence se développe par l'imitation gestuelle. Le chimpanzé, qui voit son pote d'à côté, plus malin que lui, sortir une fourmi d'une anfractuosité avec une brindille, va chercher à son tour une brindille pour faire la même chose, simplement parce que c'est bon pour sa survie. Si l'autre singe se met à adorer le soleil en jappant quatre fois, en se prosternant cinq fois et en se masturbant une, notre chimpanzé imitateur ne découvrira que le plaisir solitaire, les deux premières actions ne lui procurant strictement rien.
La religion singe vient de mourir dans l'oeuf, n'inculquant aux autres primates primaires que ce simulacre de copulation auquel ils se livrent encore aujourd'hui, béatement, sur les rochers du zoo de Vincennes ou d'ailleurs, intrigant les petits garçons qui, à ce spectacle, se demandent pourquoi leur maman leur tape sur la main à chaque fois que, dans le bain, ils se tripotent la zigounette.

A l'inverse, l'homme doué de parole, découvrit rapidement LE CONCEPT.

L'individu roué de coups pouvait désormais menacer son bourreau d'un cinglant "si tu continues à me taper, demain le soleil sera fâché et il ne se lèvera pas !" le tout exprimé, évidemment, de façon moins littéraire mais déjà prémisse du "on va se prendre le ciel sur la gueule".
Comment voulez-vous que l'éléphant ou l'otarie, qui se font tabasser par un congénère pachyderme ou pinnipède, réussissent à faire passer un message aussi sophistiqué ?

Mais revenons à nos homo désormais erectus.
Le frappeur, intrigué par ces propos, va mettre en branle le peu de neurones actifs dont il dispose et analyser cette possibilité de situation : la nuit en permanence, le froid, les animaux plus sauvages que lui ... brrr ! Rien de réjouissant et un risque de bien plus de souffrances que de plaisir retiré du fait de taper sur ce gringalet.
Dégoûté, après un dernier coup de pied dans les molaires de l'autre, il va donc le laisser tomber à la recherche d'une nouvelle victime offrant les avantages d'une conversation moins déprimante.
Le futé, lui, va se dire : "Pas con cette histoire de soleil ... va falloir que je l'exploite !".
Il venait tout simplement de prendre conscience qu'avec la parole on peut faire passer, et donc croire, n'importe quoi. La première vocation politico-religieuse faisait une entrée discrète dans le monde et allait, au fil des millénaires, le bouleverser.

Le long combat entre la compétence et la manipulation est donc commencé.

La compétence, c'est la première loi naturelle basée essentiellement sur la force, le schéma dominant/dominé. Rustique, mais efficace, incontournable pour la perpétuation de l'espèce. Je suis le plus fort, donc le plus apte à survivre, donc je copule pour générer une descendance ayant mes capacités et etc. Le faible profite de la protection du fort, le laisse aller au casse-pipe mais, côté frivolité, il ne peut jouer que les voyeurs ou jouer tout seul ou essayer de resquiller lorsqu'une demoiselle se trouve isolée de façon trop tentante ... avec le risque, évidemment, d'en prendre une bonne derrière les oreilles si le gros débarque dans le coin à ce moment précis.

Mais le fort se sent bien faible face à des tas de phénomènes qui le dépassent et c'est là-dessus que va jouer le futé.

Y'a pas d'eau ? Regarde bien mon gros, il suffit que je danse une gigue en piaillant et ... l'eau ne vient pas ? Eh ! ca veut dire que le Dieu Eau n'est pas content du tout. Qu'à cela ne tienne, on va occire une pucelle ou une paire de mioches et cela autant de fois qu'il le faudra et à la fin ... la pluie arrive. Le costaud des biceps, mais faiblard du cervelet, qui n'a pas pigé que la flotte finit toujours par arriver, est vachement impressionné ! Il se dit que ce petit gars insignifiant est important et qu'il faut se ménager ses talents supposés. Alors il lui donne une hutte, une paire de donzelles, la bouffe à volonté et il l'exempte de toute corvée en contrepartie d'une petite gigue à chaque fois que cela est nécessaire.

Le premier mec incapable de survivre tout seul plus de dix minutes au milieu de la savane vient d'obtenir une ascension sociale fulgurante ... et il vient surtout d'y prendre goût.

Parce que, d'après-vous, qui a donné l'idée saugrenue à des tribus, pépères tranquilles dans leur coin, d'aller foutre sur la gueule de leurs voisins alors qu'avant on se contentait de se piquer une femelle par-ci par-là, avec un minimum de dégâts, histoire simplement que la progéniture ressemble à quelque chose ?
Bah oui, c'est notre futé qui se dit déjà :"Plus y aura de pigeons à plumer, plus ce sera bon pour moi". Le petit malin a appréhendé la notion de profit qu'il substitue désormais à la notion de survie. Le chef ayant aisément admis qu'il vaut mieux sacrifier des prisonniers au Dieu Machin plutôt que les pucelles locales, ces dernières passent directement à un nouveau statut genre "vestales" en passant par la couche du rusé.
Et puis ce dernier ne veut plus une hutte, mais un temple : "Eh chef, c'est grâce à qui qu't'es chef ? C'est grâce au Dieu Machin et comme y cause qu'à moi, il te dira tout ce qu'il veut par ma bouche pour que tu sois encore un plus grand chef". Et pendant que le gros bêta gobe tout, le fieffé invente peu à peu les instruments qui lui permettront de mieux manipuler les masses populaires dont il dispose maintenant.

Le plus singulier fut l'argent. Pourquoi inventer le fric quand le troc, dans une vie simple, est largement suffisant à assurer la subsistance de chacun ? Parce que le maigrichon a très vite compris, en quelques siècles, que déposer un troupeau de 150 chameaux et de 748 chèvres sur son compte en banque c'est pas fastoche comme dit mon petit cousin quand il veut se faire la bonne sans lui enlever son collant.
Alors il a dit (le rusé, pas mon petit cousin) : "Voilà ! Un chameau ou trois rondelles de ferrailles c'est pareil." Et tout le monde a dit oui parce que entre les sbires du chef et ceux du rusé valait mieux être d'accord. Et le peuple a encore dit oui quand il s'est aperçu que pour racheter le chameau il fallait désormais donner six rondelles, que c'était très dur quand on en a que trois, mais non monsieur l'agent je conteste pas l'autorité du gros et du maigrichon mais pouvez-vous taper moins fort avec votre bâton s'il vous plaît ?
L'homme découvrait peu à peu que la loi dominant/dominé restait valable ... mais il n'en comprenait plus très bien toutes les règles qui, à l'origine, étaient pourtant si simples qu'elles n'échappaient même pas à un têtard hémiplégique.

Normal, de pas très malin l'homme était devenu très con. Lorsque je dis "l"homme" je parle bien sûr de "l'humanité". Car forcément, individuellement, tous n'étaient pas cons.
Cependant la loi dominant/dominé, bien que pervertie, fonctionnant tant bien que mal, et plutôt mal que bien, force était à ces pas con de s'écraser et de subir le système sous peine de coups de bâton ... ou pire.

C'est ce qui est arrivé, il y a environ deux millénaires, à un disciple Essénien repenti (sorte de secte apocalyptique comme nos témoins de Jehova d'aujourd'hui mais sans la cravatte) qui décida de se révolter contre la connerie ambiante, de prôner l'intelligence qu'il y a dans l'amour et le partage. Idée simple et de bon sens qui fit un malheur au hit-parade, restant scotchée au top 10 durant les trois ans de la carrière médiatique de Jésus (eh oui, c'est lui).
Seulement voilà !
Les rusés de l'époque, membres du Sanhédrin (des sortes de rabbins mais sans le chapeau rond), virent d'un très mauvais oeil un mec qui s'exprimait au grand jour pour dénoncer leurs manipulations et leurs emprises. Pire, un mec qui donnait des coups de pieds au cul des honnêtes gens qui ne cherchaient qu'à gagner tranquillement plein de pognon. Pas de bol pour Jésus, malgré l'enthousiasme de bon aloi qu'il suscitait dans les foules, les susudits rabbins convainquirent les chefs, des romains, qu'il fallait zigouiller ce merdeux qui foutait le bordel et allait donc devenir un vrai danger pour leur autorité à eux, les chefs. Les romains, très cons comme le furent toutes les générations de chefs depuis le premier rusé, dire d'accord et allèrent se laver les mains en sifflotant mine de rien. Exit Jésus qui se retrouve les bras en croix en demandant au ciel ce qu'il a bien pu faire pour se retrouver là. Vous le constatez, le propre du pas con c'est d'être naïf ... Comme d'habitude personne n'a moufté puisque, évidemment, les romains avaient des bâtons.
L'histoire aurait pu s'arrêter là, comme elle s'est arrêtée pour des milliers d'autre Jésus qui ont eu, au cours des siècles, le charisme, la force et la naïveté de la ramener ... mais non !
Parce que quelques générations de rusés plus tard, la vie de Jésus s'est transformée en conte de Noël, date à laquelle on le dit né (vieille fête païenne du solstice d'hiver) alors qu'il est plus vraisemblablement venu au monde vers Pâques. Dans la foulée, on le fait naître en l'an 0 alors que, historiquement, il ne peut être né que 7 ans auparavant (eh oui, nous sommes en ...2005). Et comme on n'est plus à ça près, on invente qu'il est mort sur sa croix alors que, scientifiquement, c'est même pas possible.

Et quand il est "réssuscité" il a évidemment pas repris sa tournée triomphale ... Quand je vous dis qu'il était pas con !

Mais du coup, avec cette jolie histoire, des rusés ont pu s'engraisser et prospérer en imposant leur loi, ceci depuis maintenant près de deux mille ans. Appliquer le programme de Jésus, montrer son intelligence et sa crédibilité ? Viles fadaises ! On va appliquer la stratégie du bâton qui a largement fait ses preuves. Alors, on met au point un cocktail maison avec un zeste de bûchers, de guerres, de pillages, de viols, d'esclavage et autres exterminations. Ou t'es chrétien ou t'es mort avec, au mieux, un minimum de tortures.

Des millions de victimes au nom d'un Seigneur qui prônait tout le contraire !

Quelle connerie ! Et dire, qu'en sachant pertinemment tout cela, des milliards d'individus, toutes obédiences religieuses confondues, continuent aujourd'hui à croire que Dieu est allé vers l'homme alors que ce serait à ce dernier d'aller vers Lui.

Mais la plus grande invention des roués, fut sans doute le concept de "bien" opposé au "mal", deux notions que la nature ignore totalement, tout individu végétal ou animal ne vivant en son sein qu'au rythme des notions de "bon" et de "mauvais" ... et la différence, qui peut à priori vous sembler mineure, est en réalité essentielle.

Avec le "bon" et le "mauvais", l'individu s'adapte le mieux possible à son environnement et, au fil des générations, survit et procrée, la nature lui indiquant sans cesse la voie à suivre. "Douleur" ? C'est "mauvais" donc à éviter ... "Plaisir" ? Allez-y, c'est "bon" pour ce que vous avez.
C'est pourtant pas compliqué ... mais très dangereux pour le rusé qui, comme nous l'avons vu, serait alors plutôt destiné, dans ce genre de schéma, à n'avoir qu'un rôle secondaire !
Alors, il a décrété que ce monde était sans foi ni loi.
Dans la foulée il invente la religion, mais aussi le DROIT et se donne ainsi la possibilité de JUGER, c'est à dire de transformer ses congénères en marionnettes irresponsables.

Et ça, il n'y a pas d'autre mots, c'est l'essence même de la connerie !

Il dicte désormais ce qui est "bien" et ce qui est "mal" et alors que le chef ancestral n'avait qu'un soucis, faire au mieux pour trouver ce qui était bon pour son clan, son groupe ou sa famille, le gredin nous manipule dans un seul sens : celui qui va vers ce qui est bon pour LUI SEUL !

Il peut vous exploiter ? Vous existez tant bien que mal.
Vous représentez un danger ? Vous êtes rejeté, méprisé, enfermé ou ... vous disparaissez.
Tout ce qui était dédié à une espèce est désormais entre les mains d'une minorité d'individus.
A la sortie, quel que soit le système en place, démocratie, royauté, socialisme ou fascisme, et même si les moyens d'asservissement sont différents, les rusés au pouvoir, eux, vivent dans l'or et le strass pendant que 1,3 milliards d'hommes, de femmes et d'enfants ont simplement faim.

Grâce à qui ?

Grâce à nous tous qui, dès le plus jeune âge, avons été conditionnés à nous soumettre à la peur. Peur de l'autre, peur du salut de notre âme, peur de ne pas avoir de quoi subsister, peur de ceux qui ne sont pas comme nous, peur de la société qui, à chaque instant de notre vie, nous culpabilise, nous juge et nous condamne, peur de Germaine si on rentre tard le soir.

Hum ...

A ce stade, vous êtes soit très pessimiste ou déprimé, soit plus ou moins offusqué, voire outré ou fou de rage en fonction de votre propre conditionnement.
Pas de panique !
Si on ne peut rien faire, on peut au moins, tous ensemble, réfléchir, analyser, comprendre et ainsi, peut-être, vivre un peu moins cons ... car en connaissance de cause.

Montrer aux coquins et à leurs porteurs de bâton que nous les regardons, lucides et non pas comme de vulgaires bovidés regardant passer les trains.

L'oeil de Caïn ...
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