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le Théâtre des Illusions
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Acidamere
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Excellente idée que celle d'un journal.

*va se flageller pour ne pas y avoir pensé plus tôt*

merci.
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La miss du 93
Dauphine
 
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Je n'aime pas les récits sous forme de journal mais j'avoue que le tien est pas mal!
Peut être ferais je le journal d'Inryl ou d'Elordil...
On verra ça à la rentrée, après les vacances
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Bon je fais remonter le post car j'avais omis un gros bout de l'histoire (signalée par des balises Edit en bleue).
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Rôlistes, la suite des aventures de Ranald le Sombre va apparaître.

Je tiens cependant à vous prévenir que ces 3 jours seront nettement moins intéressants que les jours d'avant car en fait, ces 3 jours représentent les recherches de mon voleur dans une bibliothèque.
Mais cela me semble cependant intéressant car c'est nécessaire pour la suite (qui risque de se terminer par une grosse baston) et pour comprendre la mort probable de mon personnage à la prochaine quête (vu ce que je risque d'affronter ).

Sur ce, j'espère que cela ne sera pas trop chiant pour ceux qui liront.
Je m'excuse par avance pour ceux qui vont trouver ça chiant et qui auront perdu leur temps à me lire.

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Le 3 mai, année du Bouclier

Tôt dans la matinée, un domestique vint nous réveiller. Il nous mena tous les 10 (car l’elfe était revenu du temple, tard dans la soirée) devant Talanthyr. Ce dernier nous félicita d’avoir accompli cette épreuve et nous dit : « Je me suis renseigné auprès du Temple quand à l’état de santé de l’halfeling nommé Séraphin. Son état s’est stabilisé et sa vie n’est plus en danger. Cependant, vous accomplirez les prochaines épreuves à dix car il n’est malheureusement pas préférable pour lui de continuer cette aventure. »

Ces bonnes nouvelles mêlaient en moi un sentiment de soulagement, concernant l’état de Séraphin, ainsi que de la peine de ne plus pouvoir opérer à ses côtés mais aussi, je dois l’avouer, un brin de joie, en me disant que ce formidable adversaire ne serait plus un danger pour les épreuves ultérieures.

Talanthyr reprit son discours : « Les dernières épreuves, à savoir la troisième et la quatrième, sont mêlées. Vous allez devoir trouver des informations sur un artefact, au sens large du terme, appelé le « passe-monde » puis aller m’en procurer un exemplaire. Ces recherches d’informations auront lieu au meilleur endroit possible, à savoir dans la Citadelle de Château-Suif. J’ai réussi, de par mes relations, à obtenir un passe valable pour une semaine pour chacun d’entre vous dans la Citadelle. Je vous prie, non, je vous ordonne de ne point souiller mon nom là-bas. Vous êtes envoyé dans cette bibliothèque sous ma responsabilité. Si l’un de vous enfreint le règlement, vous aurez affaire à moi. »

Il nous distribua à chacun un parchemin et nous conduisit vers la sortie. Il nous souhaita bonne chance et ajouta : « Il est évident que si vous ne retrouvez pas un exemplaire du passe-monde, vous n’aurez même pas besoin de revenir ». Puis il ferma la porte de son manoir.
Dehors, nous nous regardâmes, sans savoir réellement que faire. L’elfe nous salua et partit immédiatement en direction de Château-Suif, en coupant par un bois. Je partis également en espérant retrouver mon acolyte, Sombre 3. Je retrouvai mes caravanes placées autour d’une cabane, probablement de chasseur. Je retrouvai mon collègue à l’intérieur et lui expliquai la situation comme quoi j’allai être absent pour une durée indéterminée afin d’accomplir les épreuves. Je lui donnai également une bourse de 200 pièces d’or afin qu’il puisse avoir une vie confortable pendant mon absence. Je le sommai également de ne pas se faire prendre si jamais il devait voler. Il me souhaita alors bonne chance.
Je me mis alors en route, en récupérant un de mes chevaux à l’écurie de Bérégost. Je partis en direction de Château-Suif tôt dans la matinée. Le voyage ne me prit environ que deux petites heures.

J’arrivai alors devant ce château, après avoir emprunté la Voie du Lion (reliant Bérégost, la Porte de Baldur et Château-Suif). Au sommet d’une colline, cette citadelle semblait défier les âges. De nombreuses tours surplombaient la plaine et la mer. C’est une vision assez époustouflante, même pour moi qui ne suit absolument pas amateur d’architecture.

Je m’approchai de la porte gigantesque (qui ne faisait pas moins de 6 mètres de large sur 5 de haut). Deux gardes attendaient ici. A mon approche, ils dégainèrent leurs armes. Je tendis alors le parchemin au plus proche de moi. Il le prit dans ses mains et le lit. Il le mit dans sa poche et fit un signe de la tête à son collègue. Ce dernier posa son immense arbalète et ouvrit la porte. Il devait disposer d’une force colossale pour pouvoir l’ouvrir. Puis ils me firent signe d’entrer.

La porte se referma derrière moi. Une grande cour avec un immense bâtiment en son centre s’ouvrait à moi. Peut être une minute après mon arrivée, un fidèle (un moine) vint me voir. Il me souhaita la bienvenue. Je lui expliquai la raison de ma venue en ces lieux. Il me répondit : « Ah, vous êtres envoyés par Talanthyr. Soyez le bienvenu ici. Je vais vous montrer vos quartier ». Il me conduisit alors à une pseudo-écurie. J’y déposai alors mon cheval et le moine me dit alors que je dormirai ici. Diantre, ces moines ont de bien étranges coutumes. Puis il me cita toutes les règles de Château-Suif. Cela dura plus de un quart d’heure. Cela allait de l’interdiction de porter des armes, à l’interdiction de tuer, de voler, de parler à certains moines, d’aller dans des zones interdites, à l’obligation de se laver les mains pour consulter un livre.

Je le remerciai et posai alors mes affaires, prêt de mon destrier. Il me tendit une robe de bure grise, qui correspondait à la caste des voyageurs. J’emploie le mot « caste » ici car il me semble approprié : les personnes des castes inférieures n’ont le droit de parler qu’aux personnes de leur propre caste et de celle au-dessus. Cela est tout de même fort contraignant.

Je partis alors immédiatement en direction de la bibliothèque après m’être délesté de toutes mes armes et de tout équipement superflu (outils, potions, armure etc…)
Cette bibliothèque possédait une renommée mondiale et à juste titre. Je compris en entrant que tout le château (mis à part la cour) était en fait une immense bibliothèque. Des livres traitant de tout, tout ce qui était imaginable. La salle principale s’étendait à perte de vue, mêlant livres, étagères, moines, lecteurs dans un même ensemble.
Je me dirigeai alors immédiatement vers un moine (car on m’avait indiqué que certains moines étaient tout le temps dans cette bibliothèque et qu’ils me serviraient à me retrouver dans la bibliothèque) et l’abordai. Je me présentai et citai le terme passe-monde qui bien sûr ne lui disait rien (cela aurait été trop facile). Puis je lui demandai de me diriger vers les œuvres traitant des voyages inter-planaires (car il me semblait logique que le passe-monde servait à cela, d’après son nom). Il me cita alors un lieu dans la bibliothèque (je dus prendre des notes tellement cela me paraissait compliqué).
Je traversai alors les rangées de livres pour arriver à l’endroit qu’il m’avait cité. Les livres traitant de ce genre de voyages recouvraient un pan de mur. Je tombai après quelques heures de recherche sur une encyclopédie de 38 volumes traitant de cela. Les 11 premiers volumes (que je feuilletait rapidement) ne parlait que du côté mathématique de la chose. Cependant le douzième volume comprenait une brève description du passe-monde. J’appris alors qu’il s’agissait d’une amulette en demi-cercle gravée de runes très anciennes. Je continuai mon étude de cette encyclopédie mais cette dernière ne m’apprit rien d’autre.

J’orientai alors mes recherches sur les amulettes magiques. Après de longues heures de fouille, je tombai enfin sur une œuvre relatant de l’enchantement d’amulettes. Je trouvai dans ce livre un passage sur les amulettes magiques en forme de demi-cercle. Il y était expliqué que les amulettes de cette sorte étaient très anciennes car le savoir pour enchanter ces objets, désormais perdu, avait été découvert par les premiers hommes (apparemment, le forme spéciale des amulettes en semi-cercle rendait l’enchantement très compliqué). Malheureusement, le nuit tombait et j’avais besoin de repos pour avoir les idées claires le lendemain. Je partis alors me coucher.
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Le 4 mai, année du Bouclier

Je fus réveillé de bonne heure par les chants, les psaumes des moines. Je retournai à la bibliothèque, bien décidé à trouver des informations traitant de cette civilisation à laquelle appartenaient les premiers hommes. Après avoir suivi les conseils d’un moine, je trouvai l’aile dans laquelle se trouvait toutes les œuvres concernant les anciennes civilisations. Une œuvre attira mon attention. Son sujet concernait une civilisation, les Katal, qui vénérait tous les phénomènes ayant attrait aux voyages inter-planaires. Ils considéraient de tels phénomènes comme des manifestations de leurs dieux.

Je changeai alors encore une fois l’orientation de me recherche pour trouver des informations sur ces déités ayant un rapport avec les voyages inter-planaires. Le moine à qui je posai cette question me donna le lieu et le nom de l’œuvre qui traitait se sujet mais m’annonça qu’il se trouvait au quatrième étage d’une tour à laquelle je n’avait pas accès.

Pff… Après tout, ai-je besoin d’une autorisation pour y aller ? Je me contre-fiche de leur règlement. Je vais alors faire travailler les capacités familières à mon métier.
La nuit tombée, je me dirigeai alors vers cette fameuse tour en me faufilant le long des remparts internes. J’empruntai alors les escaliers qui me permettraient de monter sur les remparts pour accéder à la tour. J’évitai alors le garde qui passait par là. Devant moi, se dressait cette tour, sa porte fermée par un gros verrou. Manque de chance, je n’avait pas mes outils sur moi. Mais après tout, ne suis-je pas un maître dans le crochetage de serrures ? Mes doigts suffiront pour ce verrou grossier. Après quelques secondes, je parvint à faire sauter le mécanisme et à ouvrir le verrou. Puis j’entrai dans cette tour. Je montai les escaliers en colimaçon afin d’atteindre le quatrième étage, en prenant les précautions nécessaires, à savoir le déplacement silencieux et le camouflage dans les zones d’ombre pour éviter les moines. Arrivé à mon but, je constatait qu’il n’y avait pas âme qui vive dans cet étage (ce qui m’arrangeait énormément, il faut le dire). Je commençai à chercher l’ouvrage dont j’avais besoin et, grâce à mon instinct, le trouvai assez rapidement. Malheureusement, au moment où je m’apprêtai à le saisir, je vis une lumière se déplacer dans mon dos, accompagnée par des bruits de pas. Je me cachai alors sous une table, en attendant que le danger s’écarte.

Un humain s’approcha alors de l’étagère où se trouvait le livre que je cherchai et commença à fouiller dans cette étagère même. Je me décalai pour voir le visage de cet humain et, figurez-vous qu’il s’agissait d’un des fils de noble qui participait à l’épreuve. J’avais enfin la possibilité de me venger de leurs mépris sans me faire prendre. Je pris une pièce de cuivre de ma poche et la jetait en direction de l’escalier. Ayant entendu ce bruit, l’humain s’accroupit, sortit un couteau de sa robe de bure et se plaqua contre une petite table. Je sortis de ma cachette et me plaçait alors derrière lui, sans avoir été remarqué au préalable.

Plusieurs choix s’offraient à moi : l’étrangler avec ma ceinture de corde me paraissait être la chose la plus jouissive à faire. Mais, je changeai d’opinion en pensant ensuite à l’enquête qu allait succéder ce meurtre. Je me saisis alors d’un gros livre à la couverture molletonnée, le leva et lui donna un bon gros coup sur le crâne. Il tomba raide, assommé pour plusieurs minutes (comme quoi, les livres peuvent servir). Je pris alors le livre que je recherchai et rentrai dans mes quartiers en respectant à nouveau les précautions d’usage.

Je commençai alors à étudier l’œuvre, qui en disait long sur les civilisations concernées ainsi que leurs déités. J’appris qu’il existait 8 passe-monde et qu’ils avaient été créés par les efforts conjugués des mages de deux civilisations différentes, les Katal et les Zalakti, originaires de plans différents. Ces passe-monde leur permettait de passer d’un plan d’existence à un autre. Il s’en suivit des pages et des pages de codes, concernant le mise en marche des objets, les zones d’arrivée etc. Je pris note de ce qui me paraissait essentiel (les mots de commande pour les enclencher, les éteindre etc).
Je vis alors le soleil se lever. J’avais mésestimé le temps passé sur cette ouvrage. Je m’endormis alors.
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Le 5 mai, année du Bouclier

Je me réveillai en début d’après-midi. J’en savais assez à propos du passe-monde. Je devais maintenant chercher des informations quand à la localisation de ces objets ou à leurs possesseurs.

Je me renseignai alors auprès d’un moine. Celui-ci me répondit que ce type d’ouvrages se trouvait au second sous-sol du donjon principal. Et je repartis pour es escapades nocturnes. D’autant plus que le donjon ferme la nuit. Il me restait encore un peu de temps avec la tombée su Soleil. Je ramenai dans la soirée le livre que j’avais « emprunté » la veille et tout cela, dans les règles de l’art, bien entendu.

Puis je rentrai dans le donjon. A la fermeture, je me cachai. Les portes se refermèrent. J’étais donc enfermé dans le donjon, sans espoir de fuite avant le lendemain. Je pris alors les escaliers pour le second sous-sol. Mêmes précautions que la nuit dernière. Rien de particulier à signaler. Je trouvai finalement ce livre et l’étudiai sur place. Je trouvai alors la trace d’un possesseur d’un passe-monde. Il se nommait Ian MacMyan. Il était connu sur toute la Côte des Epées en tant que guerrier voleur. Il était entré en possession de cet objet mais il aurait disparu après avoir poursuivi une chimère jusque dans sa tanière, dans les Montagnes Du Couchant (à environ 400 km à l’Est de Château-Suif).

J’en déduisis que l’objet devait toujours se trouver dans cette tanière. Le livre me donnait le lieu exact de la tanière du monstre.

Puis je fis des recherches rapidement sur l’animal que j’allais affronter. Il s’agit en fait d’un monstre affublé de la partie arrière d’un bouc noir et de la partie avant d’un lion en guise de corps. De plus, une chimère possède deux ailes et trois tête : une de bouc, une de lion et un de dragon. Que du plaisir en perspective. Mais après avoir lu cette description, je me doutais bien que je n’aurais aucune chance face à cet être. Je devais réunir soit une équipe, soit user de mes capacités à me faufiler sans être vu ou entendu. La seconde proposition me semblait être la plus efficace (et surtout la moins coûteuse).
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Je pris alors du repos dans ma « chambre » suite à ces nombreuses réflexions et me préparai à partir le lendemain matin.


Le 6 mai, année du Bouclier

Réveillé par les psaumes des moines comme à l’accoutumée, je m’équipai et sortis alors Château-Suif, ravi de quitter ses vieux murs et de délaisser ses livres poussiéreux. Je me dirigeai vers Bérégost et plus particulièrement vers la domaine de Talanthyr. Arrivé à destination, je frappai sur la grande porte du manoir. Un domestique vint m’ouvrir. Je demandai une entrevue avec le maître de maison. Mon attente dura environ dix minutes avant que Talanthyr vienne à ma rencontre. Je le saluai et entamai alors mon discours : « J’ai trouvé l’endroit où doit être un passe-monde. Je vous donne mes notes concernant cet objet ainsi que la localisation précise de la grotte ou il se trouve. Je vous confie également tous les objets de valeurs que je possède car, si je ne revenais pas, ils seraient sûrement plus utiles ici que à pourrit dans l’antre de la chimère. Si jamais je ne serais pas de retour avant deux bonnes semaines, je vous fais confiance pour avertir mon suivant (Sombre 3) de ma mort et s’occuper de mes funérailles et de mon éventuelle résurrection. Je souhaite vous revoir dans ce monde et de préférence vivant. Adieu… ou peut être au revoir. »

Il me souhaita bonne chance et repartit dans ses appartements. Ensuite, j’allai vers la cabane où se trouvai Sombre 3. Je lui expliquai toute l’histoire et lui confiait un coffre rempli d’or (environ un millier de pièces) et lui ordonnai de le cacher et de ne l’ouvrir que si je n’étais pas revenu avant deux semaines. Il fut tout d’abord attristé de me voir partir ainsi, me souhaita bonne chance. Puis nous nous quittâmes. Je partis alors vers les Montagnes du Couchant. Le voyage durera sûrement quelques jours et je ne perdrai pas de temps, délaissant donc mon journal pendant le trajet.


Le 9 mai, année du Bouclier

Après un long périple, j’arrivai enfin dans ces montagnes. La vision était assez apocalyptique : pas de végétations, pas d’oiseaux, pas d’animaux, rien. Rien mis à part du sable, des rochers et des ossements allant des animaux domestiques aux ossements humains. Absolument rien de très encourageant. J’abandonnai alors mon cheval et continuai à pied.
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Le 10 mai, année du Bouclier


Devant moi se dresse la montagne où est supposé se trouver le passe-monde et la chimère. C’est une montagne d’environ 200 mètres de haut. Le sommet de la montagne semble percé par une grotte. Aucun chemin visible. Avant de me lancer dans l’escalade de cette paroi, je vis de l’autre côté de la montagne de la fumée, caractéristique d’un feu de camp. Je m’approchai alors en toute discrétion.

Le feu était caché par un énorme rocher. Je m’apprêtai à faire le tour de ce dernier quand j’entraperçus une ombre derrière moi. Quelqu’un me pistait. Quelqu’un de très discret, d’ailleurs car je ne l’ai absolument pas entendu. Je me camouflai alors derrière un amas de rocher, la dague à la main. La personne qui me suivait avança jusqu’à ce que je pus la voir.

Quelle surprise ! Quel ne fut pas mon étonnement quand je vis cet halfeling qui me traçait. Je rangeai ma dague et courut vers lui. Il en fit de même avec son épée longue. Je lançai alors : « Séraphin, vieux bougre ! Comme je suis content de te retrouver ! ».

D’heureuses retrouvailles eurent lieu. Il me dit alors d’aller voir les « autres ». Interrogatif, je le suivis.
Nous fîmes le tour du gros rocher pour arriver au feu de camp. Je vis alors quatre personnes dont une dans l’ombre que je ne distinguais pas vraiment. Je reconnus alors l’équipe de Sombre 2 : le nain, l’elfe et l’humain. Je sus que la personne dans l’ombre ne pouvait être que mon élève. Il sortit de l’obscurité, hurla « maître » et sauta dans mes bras. Quel joie de le revoir.

Nous prîmes le souper ensemble et discutâmes. La nuit venue, je demandai à Séraphin de venir avec moi. Nous nous écartâmes du groupe. Je lui demandai alors que vaut tout cela. Il m’expliqua que pendant qu’il était au Temple du matin (le temple de Lathandre) et qu’on lui prodiguait des soins, Talanthyr était venu voir le prêtre supérieur du temple pour avoir de ses nouvelles. Il surprit alors une conversation entre le prêtre et Talanthyr où ce dernier révélait la solution de l’énigme posée à ses élèves, à savoir la présence d’un passe-monde dans ces montagnes. Séraphin ayant appris cela a fui le temple et est tombé sur le groupe de Sombre 2 dans lequel il connaissait le clerc (l’elfe). Il les rallia à sa cause afin de m’aider à récupérer le passe-monde.

Je fus réellement ému de constater que l’amitié qui me liait avec Séraphin n’était pas factice. Je le remerciai chaleureusement de son aide puis lui demandai qu’est ce qu’il en était de sa tête. Il me répondit que sa tête le fait horriblement souffrir et qu’il pense que les lésions sont irréparables. Ces lésions provoquent un bourdonnement constant dans sa tête. Il m’expliqua qu’il avait parfois des crises abominables où il avait l’impression que sa tête allait exploser. Je compatissais réellement car je me doutais que cela ne devait pas être facile à vivre tous les jours.

Je lui proposai alors d’aller explorer la zone et la grotte de la supposée chimère. Il acquiesça et sortit de son sac un équipement d’escalade. Nous nous équipâmes et l’ascension commença. Les prises étaient assez rares, laissant présager de grandes difficultés mais la grande dextérité commune de Séraphin et de moi même nous permit de vaincre cet obstacle. Arrivé au sommet les bras tremblotants, nous entrâmes dans la grotte, le plus furtivement possible.

Nous avançâmes dans la pénombre aussi discrètement que nos pieds nous le permettait. Environ 10 mètres après l’entrée de la grotte, un trou béant circulaire dans le sol nous bloquai la route. Il faisait environ quatre voire cinq mètres de diamètre. La grotte s’arrêtai au niveau de ce trou. J’en déduisis que la chimère devait dormir en bas de ce trou. Nous ressortîmes de la grotte, assez satisfaits de nos capacités d’éclaireur. Nous redescendîmes la montagne nettement plus facilement que la montée car Séraphin avait planté de nombreux pitons sur notre trajet pour faciliter les montées ou descentes futures. La descente fut sans encombre. Nous retournâmes au camp.

Les autres dormaient à poings fermés. Le lendemain, il serait préférable que nous attendions que la bête sorte chasser pour la combattre sur un terrain plus agréable que dans sa grotte où la fuite était impossible. Je demandai à Séraphin si nous devions nous relayer pour monter la garde. Il me répondit que non car de toute façon, ces maux de tête et ce bourdonnement l’empêchait de dormir. Désolé pour lui, je me couchai en pensant au formidable combat qui nous attendrait probablement demain.

Je fus cependant réveillé au milieu de la nuit par un bruit sourd. Je vis alors Séraphin à terre, recroquevillé sur lui même, se prenant la tête entre les mains. Je pense qu’il s’agissait d’une de ces fameuses crises dont il m’avait parlé. Les yeux révulsés, il serrait les dents de toutes ses forces pour ne pas hurler de douleur.

Après une minute de souffrance absolue, il reprit ses esprits et je remarquai que le bruit sourd que j’avais entendu était en fait le choc qu’il y avait eu entre sa tête et le sol. L’arrière de son crane était ouvert et saignait abondamment. Je sortis rapidement un des baumes cicatrisant que je possédai et lui en appliquai sur le derrière du crâne. Sa blessure cicatrisa très rapidement. Il me remercia et me demanda d’essayer de me rendormir. J’en fis selon ses désirs et me rendormis.
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Le 11 mai, année du Bouclier


Je fus réveillé par la bonne odeur du petit déjeuner préparé par Séraphin. Nous réveillâmes les autres et prîmes des forces. Séraphin et moi même expliquâmes à l’équipe de Sombre 2 que nous passerons en première ligne étant donné notre résistance supérieure tandis que eux attaqueraient à distance. Je confiait alors mon arbalète à Sombre 2 et mon arc court au clerc elfe. Le nain avait des haches de lancer, le mage une fronde, Séraphin me dit qu’il avait de quoi faire et pour ma part, j’avais quelques couteaux de lancer.

Les camarades de Sombre 2 et lui même se cachèrent dans les rocher. Séraphin et moi attendîmes à vue découverte.

Nous attendîmes quelques heures ainsi quand nous entendîmes un cri abominable venant de la montagne elle-même. Un cri d’une rare intensité malgré qu’il était amorti par la pierre. Un hurlement mêlant rugissement de lion et de dragon. J’en eus la chair de poule. Quelques longues minutes après, on entendit un brassage d’air, comme si quelques chose volait dans la montagne. La chimère. Elle approche.

Puis, quelque chose sortit de la grotte. Cette chose déploya ses ailes et s’envola. Je la reconnus. C’est elle. Je fis signe à tous de se mettre en position pour tirer.
La tête de dragon de la chimère balayait l’air à la recherche d’une proie. Elle nous vit. La chimère repoussa son hurlement sinistre et piqua sur nous. Une volée de projectile partit en sa direction. La nain lança deux haches. L’un d’entre elle coupa l’extrémité de la queue du monstre. Séraphin envoya deux dagues dans la direction de l’animal. Le deux se plantèrent dans ses flancs. Sombre 2 tira un carreau avec mon énorme arbalète. Le carreau finit sa route dans le buste de la bête. Les projectiles du mage et du clerc manquèrent leur cible. Je lançai alors mes deux couteaux de lancer. Le premier toucha sa cible dans les flancs mais ne s’y planta pas. Le second en revanche trancha le torse de la chimère. Elle poussa un hurlement et, arrivée à notre portée, sa tête de dragon recula, ouvrit la gueule et cracha son souffle de feu sur Séraphin.

Ce dernier tenta de limiter les dégâts en plongeant en arrière. Peine perdue, il se prit les flammes en plein buste. Puis la tête de dragon se tourna vers moi, toujours en crachant son souffle de feu. Les flammes décrivirent à un arc de cercle dans l’air pour arriver dans ma direction. Je fis une roulade vers la gauche, évitant ainsi la majorité du souffle mais cependant, le retour de flamme me brûla l’épaule.

Je me saisis alors de ma dague et de mon couteau magiques, profitant de ma position accroupie pour sauter et tenter d’asséner quelques coups à la tête de dragon. La chimère arrivée au sol, replia ses ailes tandis que je courrai, les armes en avant. Elle dévia mon coup de dague avec son aile mais ne put éviter mon couteau qui se planta en plein dans son cou. Ma dague virevolta en l’air pour finir sa course environ dix mètres derrière le monstre. Séraphin asséna alors un coup latéral à la tête de bouc et lui coupa un bout du museau qui retomba alors, rebondissant plusieurs fois sur le sol avant de s’immobiliser. Le clerc lança une fiole d’eau bénite en l’air, nous bénissant tous. Le mage incanta un sort et un bouclier magique verdâtre et translucide plaça devant lui. Le nain rata son lancer de hache et cette dernière vint se planter dans la roche. La chimère riposta à tous ces assauts.

Séraphin encaissa un coup de corne de bouc et un coup de patte. J’eus droit à une morsure fort peu agréable de la part de la tête de dragon. J’hurlai que je revenais et courus derrière la bête afin d’aller chercher ma dague, ayant des propriétés spéciales contre les dragons et reptiles. Au passage je donnai un coup de couteau dans les ailes de la créature avec ma main gauche, sortis une potion de force de géant avec ma main droite et la bus. Ma masse musculaire doubla presque. Mes bras avaient une taille colossale. Je retrouvai rapidement ma dague et chargeai en direction du dos du monstre.

Séraphin retenait seul le monstre, encaissant tous ses coups. La mage lança une boule d’énergie vers la chimère. Le projectile magique blessa le monstre sur les flans. Le prêtre incanta également un sort, rendant magiques quelques pierres du sol. Il se saisit de ces galets et les plaça dans sa fronde. Il tira. Il rata tellement son coup que les projectiles atterrirent dans le dos de Séraphin, l’amochant encore alors qu’il n’en avait absolument pas besoin. Le nain prit sa dernière hache de lancer à deux mains, courut sur plusieurs mètres et la lança avec une force démentielle. La tête de lion en train de rugit à ce moment là gardera la bouche ouverte durant toute sa vie : la hache rentra dans sa gueule et se planta dans son palais.

La tête de dragon mordit Séraphin sur tout le long de son corps. Ce dernier, au bord de l’épuisement lança ses dernières forces dans le combat et trancha la tête du dragon avant de s’écrouler. Profitant de ma charge, je sautai sur le dos du monstre et planta ma dague et mon couteau dans son dos avec une facilité déconcertante. Puis je lacérai son dos jusqu’à ce que mort s’ensuive. La chimère poussa un dernier hurlement avec de s’écraser lourdement au sol.

Je courrai alors vers Séraphin, lui fis boire ma potion de soin que je gardai pour les cas urgents. Son corps était dans un tel piteux état que je dus utiliser presque tous mes baumes pour le soigner. Il reprit conscience. Tous ses souvenirs concernant le combat avaient disparus.
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Nous vérifiâmes que la bête était bien morte. Je ressortis ma dague du dos de la créature et découpai dans la tête de dragon sa mâchoire. Je la partageai alors avec Séraphin. Puis j’enlevai les yeux de la créature avec un bonheur immense et un plaisir sadique (sans les montrer, bien sûr) et plaçait les yeux dans une des fioles que je possédai .

Puis, Séraphin et moi même prîmes le plus de cordages possibles et recommençâmes l’escalade de la montagne. Arrivés en haut, nous avançâmes dans la grotte jusqu’à arriver au trou central. Il devait faire environ une centaine de mètres de profondeur. Problème : nous n’avions que 70 mètres de cordes. Je proposai alors à Séraphin de me donner ses pitons.

Je descendis alors en premier et arrivé en bout de corde, j’enfonçai à mains nues (rendu possible par la potion qui faisait toujours effet) les pitons dans la roche, formant ainsi un réel escalier de prises. Arrivé un bas, un choc sensoriel m’assaillit : un odeur difficilement supportable mêlant cadavres en décomposition, excréments de la chimère, manque d’aération et humidité m’agressa les narines. J’eus du mal à ne pas tourner de l’œil à tel point l’odeur était immonde. Je surmontai cette petite faiblesse.

Cette partie de la grotte était circulaire. A ma droite se trouvait une montagne d’os. Plusieurs mètres cubes d’os blanchis entassés. Vu la forme du promontoire d’os, je devinai que la créature devait dormir dessus. Mais ce qui attira surtout mon attention est le tas d’objets métalliques à ma droite. Une quantité de pièces impressionnante recouvrait le sol. De nombreux objets étaient également présents : des armures de plates, des armures feuilletés, des cottes de mailles, des épées de tout genre, des bottes, une robe, des haches etc. Je cherchai alors les objets irradiant la magie.

Ce fut impossible à dire : il y avait tellement d’objets magiques ici que leurs rayonnements magiques résonnaient entre eux. Je me saisis alors de la robe, des amulettes et des bagues que je cachai dans mes vêtements. Parmi les amulettes, je reconnut la passe-monde, semi-enfoui dans l’or. Je récupérai alors quelques objets et me chargeai comme un mulet, profitant encore de ma force exceptionnelle due à cette potion. Je remontai la pente. Séraphin m’attendait en haut. Je lui décrivait tout ce que j’ai vu, omettant bien sûr les objets que j’avais cachés sur moi mais mentionnait cependant la présence du passe-monde. Il fut ravi pour moi. Nous fîmes plusieurs voyages pour remonter les objets mais nous délaissâmes l’or.

En dehors de cette cavité, je pus définir quels objets étaient magiques et ceux qui ne l’étaient pas. Nous laissâmes sur place les non-magiques mais emportâmes les objets magiques. En tout, les objets magiques furent : 1 cotte de mailles, 4 flèches, 1 armure feuilletée, 1 épée large, 1 casque, 1 écu, 1 pavois, 1 armure de cuir, 1 paire de bottes et certains des objets que j’avais cachés, à savoir la robe et une amulette
.
Nous reprîmes la route vers Bérégost après avoir récupérés nos chevaux respectifs, vivants mais faméliques.



Le 13 mai, année du Bouclier

Après un jour de voyage, Séraphin nous proposa de couper à travers la Forêt Acérée pour arriver chez Talanthyr plus rapidement. Nous empruntâmes le chemin principal qui traverse cette forêt. Après une quinzaine de minutes, un obstacle nous arrêta : un tronc d’arbre couché au milieu de la route, constellé de points de lances. Je compris tout de suite qu’il s’agissait d’une embuscade. Je hurlai « demi-tour » mais, c’était déjà trop tard. Une volée de flèche s’abattit sur nous.

Une d’elle m’arriva en plein dans le torse. Le choc fut tel que cela me désarçonna. Sombre 2 fut blessé mais sans gravité. Les autres restèrent indemnes. Après cette volée de flèches, de nombreux humains hostiles sortirent des bois : 5 de chaque côté de la route et 3 qui nous bloquaient le passage et donc une fuite éventuelle.
Je pris alors mon arbalète, engageant le combat et transperçant par la même occasion le brigand qui se trouvait devant moi. Puis je saisis ma barre-flind et me ruait au combat.

Trois minutes suffirent pour tous les exterminer. De notre côté, nous n’avons aucune perte à déplorer, sinon le nain qui était arrivé au seuil de la mort. Nous laissâmes donc tous ces cadavres à terre, sans sépultures et continuâmes notre route vers le domaine de Talanthyr.
Le reste du voyage se passa sans autre incident.

Arrivé à bon port, Talanthyr m’attendait devant son domaine. « Comme vous revenez, je devine que vous avez l’objet en question ? » me dit-il. Je lui tendis alors le passe-monde. Il le regarda avec joie, me félicita et m’annonça que je serai son futur apprenti. Je le remerciai puis lui racontai l’aventure que nous venions de vivre et lui demandai cependant de l’aide pour le transport de l’or et des objets laissés là-bas. Il me répondit qu’il s’en occuperait. Je lui tendais également les objets magiques qu’il devra identifier. Il nous dit alors de revenir le lendemain.

Séraphin s’approcha de moi et me confia qu’il allait partir vers les Vaux, et plus précisément à Valflute pour prendre une retraite paisible. Il ne souhaitai même pas rester pour le partage des objets, ni pour l’or. Je lui promis de lui rendre visite une fois mon apprentissage en magie terminé. Puis il prit son cheval et partit vers l’Est.

Je rendis visite à Sombre 3 pour qu’il ne s’en fasse pas trop quand à mon éventuelle disparition durant tout ce temps. Je toquai à la porte. Personne ne me répondit. J’entrai. La cabane était vide. Seule une lettre posée sur la table attira mon attention. Cette lettre, écrite par Sombre 3 expliquait en fait que des humains qui participaient à cette épreuve l’avaient menacé de mort s’il ne révélai pas l’endroit où se trouvait le passe-monde. Il leur a dit ce qu’ils voulaient savoir. Puis toujours dans cette lettre, il m’annonça qu’il n’était plus digne d’être mon élève et qu’il partait de Bérégost. La lettre me révéla également où il avait caché l’or que je lui avait confié.

Je fus réellement triste pour lui. Puis je compris pourquoi nous avons été attaqué dans les Bois Acérés : les humains, après avoir soutiré les informations à Sombre 3 sous la menace, ont payé des mercenaires pour nous tuer et donc rapporter le passe-monde pris sur mon cadavre à Talanthyr. Foutus nobles ! Qu’ils brûlent en enfer. Je jure devant Brandobaris que si je croise l’un de ceux qui a fait ça, je lui arracherai les yeux et les tripes et lui les ferais avaler ! Brandobaris, tu es témoin de ma promesse.
Sombre 3, où que tu sois, sache que je te pardonne. Puisses-tu te retrouver un jour sur ma route.



Le 14 mai, année du Bouclier

J’attendais avec la troupe de Sombre 2 devant le manoir de Talanthyr. Celui-ci nous demanda d’entrer. Il nous dit : « J’ai ramené l’or et les objets que vous aviez laissé là-bas. J’ai divisé les pièces en six parts égales. Il y avait en tout 10607 pièces de cuivre, 5822 pièces d’argent et 8563 pièces d’or. J’ai cependant fait un septième tas contenant les pièces n’ayant plus cours de nos jours. Je me suis servi dans ce tas : j’ai pris cinq pièces anciennes qui raviront un de mes amis numismates. Cela ne vous gêne pas ? ». Je lui répondis que non. Je proposai alors à la troupe de laisser les pièces anciennes à Talanthyr. Il acceptèrent avec joie. Talanthyr nous remercia et nous affirma que l’étude de ces pièces sera passionnante pour lui.

Puis, Talanthyr nous révéla la vrai nature des objets magiques.
Passage uniquement pour les adeptes de AD&D. Les profanes risquent de ne pas comprendre grand chose.
Il y avait une cotte de mailles +1 +1 en sagesse, une épée longue +1 +3 contre les gobelenoïdes, une épée large +1, un écu +1 +25% de résistance au feu, un pavois +1, des bottes nordiques, une armure de cuir +1, 4 flèches tueuses (une d’orc, une de doppleganger, une de génie et une d’ettercap). Puis il révéla la nature magique des objets que j’avais mis à part (à savoir, ceux que j’avais subtilisé) : une robe d’utilité, une dague +2 longue-dent et une amulette de protection +1 qui donne une fois par semaine et pendant 5 round un bonus de +4 à la CA contre les projectiles).
Le passage uniquement pour les non-profanes est maintenant terminé. Vous pouvez reprendre une lecture normale
Il restait cependant un casque qu’il n’avait pas eu le temps d’identifier.
Pour le partage, je pris les bottes nordiques, le casque et l'armure de cuir. Le reste ne m’intéressait pas, je le laissai donc aux membres du groupe de Sombre 2. Pour les pièces de monnaie, je pris ma part et laissai la part de Séraphin à ces jeunes aventuriers.

Je leur fis à nouveau mes adieux, sachant que j’allai passer mes prochaines années à étudier les arcanes magiques avec Thalantyr.
Tout commence demain à l’aube.
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[HRP] Oui oui je vis toujours (mon voleur aussi d'ailleurs). Voila la suite [/HRP]




Le 18 juin, année de la Chope (1370 CV)

Je te retrouve enfin mon cher journal. En fouillant dans mes affaires, je viens de te découvrir entre différentes épaisseurs de vêtements à la limite du moisi dans mes coffres. Je n’ai pas eu le temps de te consulter durant ses derniers 37 mois, l’étude de la magie étant une activité à plein temps. Après trois ans d’efforts intellectuels comme physiques à apprendre à maîtriser, à lire, à écrire des arcanes mais surtout à servir de larbin à Thalantyr, il m’annonça, sans aucune préparation préalable, que mon apprentissage était arrivé à terme.

Mon intronisation en tant que mage se ferait le lendemain matin. Je réunis donc mes affaires et finis mon travail. Comme je languis la journée de demain, en espérant ne pas décevoir mon maître. J’ai presque fini par me prendre d’affection avec ce vieux grigou…





Le 19 juin, année de la Chope

Réveillé très tôt dans la matinée par Thalantyr, je m’habillai rapidement. Il était accompagné de deux autres magiciens, qui ne devaient pas être nés de la dernière pluie à la vue de leurs robes d’archimages et de leurs longues barbes blanches. Puis, c’est le trou noir, je ne me souviens plus de rien… De vagues images, les voyant autour de moi, invoquant je ne sais quelle sorte de magie… Je devais être soit drogué, soit dans un état proche de la transe.
Quoiqu’il en soit, je me réveillai en début d’après-midi dans un bois qui m’était inconnu. J’étais vêtu d’une robe de magicien aux couleurs de Thalantyr, mes habits et toues mes affaires exposées et rangées soigneusement autour de moi. Je me relevai, me palpant pour voir s’il ne me manquait rien. Et là, je fis un bon d’effroi en sentant une froideur métallique à l’intérieur de ma main.

Un symbole était incrusté dans le creux de ma main gauche. Je ne comprends absolument pas comment cette intrusion métallique était possible sans trace de brûlures, ni cicatrice. Je me doutais qu’il s’agissait d’un sort ou d’un procédé magique quelconque lancé par Thalantyr et ses deux acolytes. Le symbole était parfaitement identique à celui de Bérégost, sinon qu’il était traversé par une sorte de canne, de sceptre ou de baguette. Autre fait étrange, malgré sa nature métallique, il n’avait aucune propriété magnétique ou même de réflexion de la lumière. Etrange. J’enfilai mes gants afin de cacher cette marque qui ne devait pas se faire remarquer à mon avis, bien que je ne sache pas ce qu’elle signifie véritablement.

J’ôtai cette robe ridicule et enfilai mon équipement habituel déposé à côté de moi. Je trouvai également mon livre de sort, justifiant mon nouveau statut de magicien. Il avait une couverture en cuir marron-brun, des reliures en rouge et devait mesurer trente centimètres sur vingt sur huit. Il était composé d’environ trois cents pages, les huit premières étant occupées et quelques suivantes également, ayant été destinées à l’écriture de mes sorts. Je le rangeai dans ma sacoche de cuir, sentant que ce précieux ouvrages allait être des plus importants pour moi. Puis je décidai d’essayer de me situer dans cette forêt que je ne connaissais pas. Sa végétation différente de celle du Bois de Dents Acérées. D’après moi, je n’avais pas changé de latitude, le climat était resté constant. Je m’étais probablement enfoncé dans les terres, vers l’Est. La végétation un brin plus continentale me confortait dans mes suppositions. Les traces et excréments au sol laissaient supposer une activité animale relativement forte.
Me repérant grâce à la mousse des arbres (plus abondante en direction du Nord), je me dirigeai vers l’Ouest.

Après quelques heures de marche, je tombai sur un sentier, plutôt même une route. Les traces de roues de chariot et de fers à chevaux semblaient montrer que cette route était fréquemment empruntée. Cela devait être la Voie du Négoce, connue pour ses nombreuses caravanes allant de Soubar à Berdusk et sa relative sûreté. Je me dirigeai alors vers le Sud-Est en suivant le chemin. Quelques minutes plus tard, je croisais une caravane de trois chariots. Je demandai quelques renseignements à un des chauffeurs. Il me confirma bien qu’on se trouvait sur la Voie du Négoce et me dit que Berdusk était à une demi-journée de marche vers le Sud. Je le remerciai et partis donc en direction de cette ville.

En fin de soirée, j’arrivai dans ladite ville (qui était plutôt un village mais bon…). Essentiellement composée de fermes, d’exploitations agricoles, je demandai la direction de l’auberge la plus proche puis me dirigeai vers celle-ci. Une auberge faisant aussi office de taverne, minable se dressait devant moi. J’entrai. La salle principale était vide. Le barman se frotta les mains et me demanda ce que je voulais. Je pris une chambre pour quelques jours, à un prix exorbitant. Cet homme étant chanceux : j’étais de bonne humeur ; sinon, je ne me serais pas retenu de lui planter une dague dans la bas-ventre. Il me montra ma chambre, un nid à rats composé d’une paillasse, d’une table bancale et d’une chaise. Je me reposai donc et travaillai un peu dans mon livre de magie, ayant encore quelques transcriptions à faire de parchemins.




Le 20 juin, année de la Chope

Par ce beau matin ensoleillé, je me levai de bonne humeur, toujours heureux de mon nouveau statut, bien que le chant d’un stupide coq m’empêcha de faire la grasse matinée.

Je passai ma journée à vaquer à diverses occupations, me promenant, m’exerçant à mes talents martiaux mais surtout et encore à la magie.
La nuit tomba très vite et j’en fis de même, fourbu par ma journée.




Le 21 juin, année de la Chope

Je quittai cette auberge miteuse tôt dans la matinée et partis en direction de Bérégost, afin de m’acheter une monture et de faire quelques emplettes. Je n’oubliai cependant pas que je devais me rendre à Valplume pour retrouver mon vieil ami Séraphin, en espérant que tout se passe bien pour lui.




Le 24 juin, année de la Chope

Après trois jours ennuyants de marche, j’arrivai en milieu d’après midi à Bérégost. Je décidai de ne pas retourner voir mon maître étant donné que s’il avait voulu me revoir, il ne m’aurait probablement pas laissé dans une forêt à plusieurs kilomètres d’ici. J’allai voir le forgeron Taerom Fuiruim, sachant qu’il collaborait avec Thalantyr pour la création d’objets magiques. Il me demanda comment s’étaient passées mes études, j’ôtai mon gant gauche et lui montrai ma main gauche. Il vit le signe au centre de ma main, sourit et me félicita. Ensuite, nous parlâmes affaire.

Je devais me débarrasser de quelques armures encombrantes qui me restaient du trésor de la chimère. Nous conclûmes un marché. Je lui cédai une grande partie des armures et lui, en échange, me donnerai un stylet magique. Il le sortit d’un petit coffre de bois et me le montra. Je le pris en main. Il était vrai qu’une énergie magique assez puissance l’imbibait. J’acceptai le marché bien que, je possédai déjà quelques armes de ce genre mais, il ne faut pas oublier que les objets magiques sont rares et très précieux. J’échangeai donc ces quelques bouts de métal sans aucune valeur contre ce stylet sympathique et fort agréable à regarder.

Puis, j’allai à la bijouterie, non pas pour dérober le stock comme à l’accoutumée mais plutot en tant que client. Je me portai acquéreur d’une gemme superbe et parfaite pour la modique somme de 2800 pièces d’or. La pierre était de toute beauté (et je m’y connais). Je pourrais sûrement la revendre un de ses jours pour quelques trois milles pièces d’or. Les gemmes sont tellement pratiques à transporter par rapport à un sac de cinq milles pièces d’or.

Direction les étables. J’achetai alors un cheval de selle d’assez bonne qualité avec l’harnachement nécessaire et adapté (il faut quand même l’avouer) à ma taille. Je chevauchai ensuite en direction des Vaux. Je décidai de passer par la même occasion par le Cormyr, une province riche et marchande.
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'xelent

J'ai encore tout relu .

La suite !! la suite !!!
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Je devrais pouvoir poster la suite dimanche soir ou lundi vu que en principe, un jdr est prévu avec mon MD le dimanche.
Je vous en ferai part le plus rapidement possible
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