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Dark Age of Camelot
Jonction Kattraeth
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Les brumes du passé

« Le Chevalier-Forgeron »

Extrait de la page 18 du journal d’un Sombre, vol... tombé malencontreusement par terre.


On peut entendre les marteaux, sentir la chaleur, humer les vapeurs, la braise et le feu crépitant. L’ambiance de ce lieu est particulière, les pinces sont empoignées, les odeurs mélangées aux bruits, et la force omniprésente, il y a des gestes précis alliés à la chaleur des aciers et au froid des ateliers.

On peut apercevoir le va et vient de femmes qui entrent avec appréhension, habillées modestement. Elles prennent des lopins d’aciers mis au rebut mais encore chaud et les utilisent un peu plus loin, à l’extérieur pour chauffer l’eau de leurs lessives.

La forge est éclairée par la lumière du feu, celle du creuset, dans lequel le minerai de fer se transforme en métal. Dès fois la lumière devient plus vive, surtout quand le charbon de bois nourrit les flammes ardentes qui dégagent un fumet sulfureux.

Le chevalier-forgeron, protégé jusqu’aux genoux, se prépare à saisir à l’aide d’une longue pince une garde ronde qui vient de sortir du four. Le chevalier est au contact presque direct du métal encore très bouillonnant, il donne l’impression de le dompter.

Sans mot dire, une petite ombre se profilait en arrière de la forge, sans se retourner le chevalier sentait sa présence, et dit :

- Que veux-tu p’tite
- Voilà Sir Chevalier j’ai besoin de deux poignards
- Hum mais que veux-tu faire avec ces poignards ?

L’ombre penaude frétillant du nez, répondit :

- Noooooon rien Sir, c’est juste pour me défendre
- Hum bien, attends quelques heures, et ils seront prêts

Les heures passèrent, la petite ombre, assit sur un énorme roc bien taillé, regardait avec admiration le chevalier-forgeron. Pour passer le temps elle balançait ses jambes de haut en bas comme un mouvement de balançoire, c’était presque enfantin…

Mais il ne fallait pas s’y tromper, malgré le jeune âge de la p’tite ombre, on pouvait discerner dans ses yeux une longue expérience, non pas de la vie mais du malheur, et ça le chevalier-forgeron le devinait, on murmurait qu’il pouvait "percer" les cœurs et les âmes. En fin de soirée, tenant deux poignards bien travaillés dans ses mains, le chevalier-forgeron dit :

- Voilà tes poignards p’tite
- Ohhhhhhhh m’erci M’sieur
- Et fais en bon usage

Le chevalier-forgeron reprit son travail avec détermination, il continuait à forger, à forger et encore forger. Ce travail est éreintant voir contraignant, mais quel plus grand plaisir de sortir chef d’œuvre et de l’offrir à un ami les yeux écarquillés de stupéfaction et d’admiration devant objet convoité par tous.

Il se faisait tard, la nuit avait engloutit toute lumière dans le domaine, partout sauf à la forge, où résidait dans le four un ballet de flammes rougeâtres et orangés cherchant à dominer le forgeron, où résidait le bruit sourd d’un marteau tapant avec régularité le métal hurlant, où résidait une odeur ocre mélangée à la sueur et aux émanations étouffantes du carbone.

Pourtant à cette heure tardive, dans l’obscurité des lieux éclairés seulement par le four, une silhouette se mouvait furtivement dans la pénombre. A l’abri des regards, dans un murmure imperceptible, elle dégaina deux longs poignards bien tranchants, s’approcha à pas de velours vers le chevalier-forgeron.

Lui le dos courbé, martelait frénétiquement sur une enclume sans se douter de la menace qui pesait derrière lui. La silhouette s’approchait toujours plus vers le chevalier-forgeron, le pas devenant plus lourd, plus hésitant. Le chevalier n’avait normalement aucune chance de ressentir la présence de l’ombre, ni par le jeu des ombres sur le sol car à cette heure tardive l’éclairage était médiocre et le feu du creuset bien usé par la longue journée, ni par une effluve inhabituel car le soufre et la sueur accumulaient en ce lieu masquèrent toute odeur, pourtant il savait qu’elle était là, et lui dit d’un ton sévère :

- Que fais-tu encore là p’tite, derrière mon dos…
- Je... je... noble sir... comment dire...

Le chevalier fit volte-face vers elle, serrant durement son outil de forge, un énorme marteau.

- Je me répète une dernière fois p’tite, que fais-tu derrière mon dos, à cette heure avancée, deux poignards dans tes mains, voudrais-tu commettre un forfait en ma personne ?
- C’est que je... non bien sûr que non noble sir...
- Alors parle !
- J’ai peur de vous le demander... mais... mais... voilà, les armes que vous m’avez confectionnées sont bien trop tranchantes pour moi, je n’arrive pas à les manier, je suis habituée aux armes perforantes... mais... mais... comme ma bourse n’est pas grande... je... je n’osais pas vous demand...

Le chevalier desserrant ses poings du marteau, un petit sourire au coin, dit :

- Ah ce n’est que ça, allez passe-moi tes armes, je vais faire en sorte de les changer pour tes petites mains
- Ohhh m’rci noble sir
- Ce n’est rien, c’est normal, tu verras elles seront tellement perforantes qu’aucune armure faites de maille ne pourra y résister

Une nouvelle fois le chevalier-forgeron se mit au travail durant des heures, la môme s’occupait du mieux qu’elle pouvait, attendant de recevoir ses deux trésors qu’elle convoitait tellement. Puis au petit matin, le chevalier termina son dur labeur et donna les poignards. Quand la p’tite les reçut, elle fit des cabrioles de joies ici et là, bondissant sur les étagères, les caisses et mêmes sur les ateliers avec un équilibre hors pair que seul les membres de la fraternité de l’ombre connaissent.

- Arrête ! Tu vas me mettre le fourbi dans ma forge !
- Oh désolée m’sieur, je suis tellement heureuse, je vais enfin prouver ma valeur en tu...
- Hum p’tite, je pensais que ce n’était que pour te défendre
- ...
- Si j’étais ton père je te laisserai pas traîner ainsi, dans les rues, dans des lieux sombres comme ma forge, toute la nuit.
- Sir, je vous suis très reconnaissante, mais vous n’êtes pas mon père ! Sur ce je dois y aller, à bientôt
- Oui, je le sais, je ne suis pas ton père, mais fais quand même attention à toi mon enfant...
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(A quand le prochain épisode ? )
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Excuces-moi le titre peu original du post mais j'étais en manque d'imagination. En ce qui concerne une suite ? Pourquoi pas tout de suite! Mais je vous préviens il n'y a pas vraiment de fil chronologique ni de suite direct, ce qui peut paraître pesant et abstrait à lire. Et si c'est pas mal je continuerai peut être à poster certains de mes récits
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« Le coeur »

Extrait de la page 44 du journal d’un Sombre, vol... tombé malencontreusement par terre.


Qu’est-ce donc le cœur ? Si ce n’est qu’un simple muscle, un simple organe, creux, vide, situé au centre de la poitrine, permettant de faire circuler le sang dans tout le corps. Malgré cette description objective si stérile, sans âme, le cœur est au centre de la vie de tout être humain.

Combien d’hommes et de femmes sont morts pour lui ? Combien d’hommes et femmes l’ont écoutés et pleurés ? Combien d’hommes et de femmes ont ressentis une si forte émotion émanant de lui que tout semblait si beau ? Il est le siège des sentiments, de l’Amour, du courage, de la générosité, du don de soi.

Au dépit des ces descriptions si contradictoires, nous savons et nous avons tous déjà ressentis, ne serait-ce qu’une seule fois en sa vie, cette présence, cette chaleur, cette lourdeur qui nous tiraille au centre de la poitrine dans les moments intenses. Cette chose qui peut devenir gêne qu’on aimerait cacher et masquer à autrui. Le fou voudrait croire qu’il peut le dominer, mais au moment le plus malvenu c’est lui qui viendra vous dompter sans mot dire. Personne ne peut y faire abstraction à son coeur, même les Sombres personnages.

Voyez-vous, des profondeurs de mon vide intérieur, j’avais ce sentiment de bonheur que je voulais, que je désirais, même si je damnais mon âme sur les flammes de l’enfer, je me sentais aimé par elle.

Cet amour, était pour moi comme une nuit foncée, une emprise sur mon âme à la tentation, même par la douleur, même par le chagrin, cet amour était envoûtant. Je me sentais aimé. Pendant que l'obscurité se fermait dans ma tête, je me sentais aimé. Mais elle partit, ce fut la fin du sens de ma vie. Je lui avais tout donné, et tout s’était effacé. Je crois que j’ai pleuré, oui j’ai pleuré et je voulais oublier.

Camelot majestueuse et éternelle cité, semble le refuge de tout pauvre hère perdu. Détrompez-vous, dans la nuit froide et noire, lorsque les Ombres hurlent leurs complaintes liturgiques comme les fantômes d’un passé qu’on voudrait oublié, Camelot la grande est la plus redoutable des cités pour celui qui ne prend par gare.

Pour moi cette nuit me semblait la dernière, les ombres des maisons étaient immenses, presque effrayantes, plus je m’avançais plus j’avais l’impression d’être écrasé à chacune des ruelles sinistres. Au détour d’un passage je montais dans une taverne très mal fréquentée. Là se trouvait mes frères, mon sang, ma vie.

Une réunion symbolique, je commençais le discours en tant que dirigeant. A voir leurs mines, je pense que mes paroles étaient trop assommantes. Soudainement, je m’arrêtais, non pas parce que j’avais peur de vraiment les endormir définitivement, mais à cause d’elle, celle qui avait capturé mon cœur, ma sœur, une belle cleric, envoyée de la Sainte Lumière, je la voyais dans les bras dans autre, mon ami, pire mon frère.

Sans transpirer la moindre émotion sur mon visage, je concédais la parole et me réfugiais dans un coin, n’écoutant même plus la réunion des ombres. Je ne regardais qu’elle, je ne regardais que lui. J’avais envie de dégainer mon épée et de faire carnage par le sang, pour assouvir la haine viscérale et brûlante qui imprégnait mes pensées. Je ne faisais plus attention à mon entourage, je mettais même pas rendu compte qu’une môme s’était glissée à côté de moi, elle me regardait avec des yeux écarquillés. Je dus me résoudre à lui parler :

- Que veux-tu encore ma p’tite sœur de l’ombre ? Encore des poignards bien perçants
- Non rien de particulier, je te regarde c’est tout.
- Pourquoi me regardes-tu ?
- Je ne sais pas, tu as l’air triste, je n’aime pas de voir triste.

Le sombre personnage ne dit mot pour un temps, laissant planer un doute sur sa réponse :

- Oui je suis triste, p’tite, tu ne peux pas comprendre.
- Faut pas être triste, je suis sûre que ça ira mieux demain et puis si ça va pas mieux, j’arriverais bien à t’arracher un sourire, malgré ton épaisse armure, ton air à demi hautain et narcissique tu as un bon cœur.

Une nouvelle fois le sombre personnage ne dit mot pour un temps, il ne savait quoi dire :

- Je... merci ma p’tite sœur de l’ombre.
- D’rien, j’te devais bien ça après les poignards que tu m’avais fait il y a fort longtemps.
- Tu as même réussit à m’arracher un sourire, un tout petit sourire sous ma grosse armure, mais chute, n’en dit aucun mot aux autres ombres, je ne voudrais pas qu’ils prennent ça pour une faiblesse.
- J’serais muette comme une tombe ! C’est une promesse !
- Merci, merci, merci mon enfant.

Oui, le sombre personnage avait eu sourire réconfortant et bienveillant grâce à sa p’tite sœur, à vrai dire, depuis ce jour, il ne la voyait plus comme une simple ombre ou une simple sœur de fraternité, mais plus comme un père...
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Bravo c'est très beau
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Cool
hrp : gni gni gni... Fourbe le Dae. Il fait croire qu'il écrit un récit à la volée alors que toute l'histoire est déjà disponible dans les ombres...

Gni gni gni.. On reconnait bien là ta grande fourbitude!
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Chapeau bas !
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Super !! Encore !!
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Accoudée sur la table la plus en retrait de la taverne, j'observais.
Sur mon visage se lisait une moue mutine, presque amusée.

D'un côté j'entendais les braillements et les vantardises d'hommes en armes, qui hurlaient à qui voulait l'entendre qu'ils étaient la fierté d'Albion, qu'ils méritaient tout le prestige et l'apanage des grands guerriers !
De l'autre, mon regard se posait sur des hommes ivres, aux mines blafardes et livides, et ma moue mutine se transformait alors en une grimace de dégoût.

La foule présente m'étouffait et pourtant je restais là, attablée, car une personne retenait mon attention.
Elle, une gosse à la carrure fragile, dont la taille ne dépasserais même pas l'épée longue que tenait un maître d'armes non loin d'elle.
Le visage noircit de crase, mais pourtant des yeux pétillants de malice et ce sourire espiègle aussi intriguant et envoûtant que la voix d'un barde qui se met à s'élever comme pour capter l'attention.

Mais personnes ne lui prêtait d'importance.
Je la regardais détailler, elle aussi, du regard les clients de la taverne.
Comme un prédateur guettant sa proie, avec ruse et ingéniosité elle se faufilait au travers de la cohue, évitant tant bien que mal les hommes ayant trop abusé de l'alcool qui s'étaient retrouvés à terre, ronflant avec impudeur.
D'un geste rapide et minutieux elle sortait un minuscule poinçon dissimulé sous un pan de sa pèlerine.
Je plissais les yeux comme pour mieux percevoir, elle trancha d'un coup net et précis le lien de cuir qui retenait les bourses pendant à la ceinture.
Un sourire de satisfaction inonda son visage, ravie de sa rapine elle détalait enfin, sortant de l'établissement l’or en poche.

Plus rien ne me retenait ici, et fuir la foule environnante était une idée qui me réjouissait, j'entrepris avant de sortir à mon tour, de finir mon verre.

Je le porta à mes lèvres, passant machinalement ma langue sur celles-ci pour en essuyer les commissures, je vis un vieil homme qui contemplait mon geste avec des yeux vicieux et un sourire obscène, de ces regards qui vous perce à jour, et s'insinue violemment en vous, comme pour lire vos pensées.
Je le toisa du regard, furieuse je faisais pianoter mes doigts sur ma dague poser contre mon flanc, en guise d'avertissement.
Il déglutit bruyamment, puis détacha ses yeux de mes lèvres humides.

Mais ma menace n'eus pas l'effet escompté, non, au lieu de le faire fuir, le voila qui s'approchait de moi ! Par toutes les Ombres, il me provoque !
Alors qu'il se tenait maintenant debout devant moi, je ne daignas même pas lever la tête vers lui, prenant comme à mon habitude cet air flegmatique, qui bien souvent irrite mes interlocuteurs au plus haut point.

-Cette place est libre ? Dit-il en désignant la seconde chaise en face de moi.

-Non. Puisque tu compte t'y asseoir.


Il sourit, s'installant alors.
Je finis par me décider à le regarder, il portait une robe de couleur sombre, qui le rendait affreusement ridicule, ses vêtements noirs mettaient en valeur les cheveux et la barbe grisonnante qu'il arborait. Sa robe maladroitement ajustée, découvrait une maigreur surprenante pour un homme de cette taille.
Il n'en était pas pour autant repoussant, loin de là, malgré les années passées, seul ses cheveux gris trahissaient sa vieillesse, son visage avait gardé cet air enfantin, comme s’il avait réussit à filtré le temps, et ses yeux étaient d'un bleu profond, ou l'on semblait plonger un court instant si l'on soutenait son regard.

-Que veux-tu, vieil homme ?

-Te conter une histoire.


Je ris, et pris un ton moqueur qui ne lui plu visiblement pas.

-Ais-je l'air d'une gamine crédule à qui l'on raconte une légende dérisoire pour s'endormir ? Tu perds ton temps, et moi le mien.

Il crispa ses doigts sur les plis de sa robe, retenant à grande peine la fureur qui pourtant venait lui rougir les joues.

-En parlant d’enfant, Tu semblais bien absorbée par cette môme habile tout à l'heure.

Alors que je commençais à me redresser pour faire route faire la sortie, je me figea, il l'avait vue lui aussi, il est peut être plus intéressant qu'il ne semble paraître, après tout.

-Rassieds-toi, fille de la nuit, j'ai chose à te dire.

Là, s'en était trop ! Il venait de me nommer comme le font les rares qui me connaissent, hors je pouvais jurer n'avoir jamais vu son visage ! Ou diable avait-il su ce surnom.
Mais il avait gagné, je pris place à nouveau sur ma chaise, il avait obtenu ce qu'il désirait d'une simple phrase...oui cet homme est bien plus intriguant qu'il n'y parait.

-Parles donc, vieux fou. Je t'écoute, et hâte-toi, avant que je ne perde patience.

Il me sourit simplement, puis commença son histoire.




-Je m’affalais sur l’herbe fraîche, souriante, le soleil à son paroxysme, radieux dans son halo d’or me caresser de ses rayons, je m’abandonnais à son étreinte, la légère brise venait soulever la fine robe de moires que je portais.

Mes doigts parcouraient en un effleurement les brindilles autour de moi, je me redressais alors, posant ma tête dans le creux de mes mains, accoudée ainsi je laissais vagabonder mes pensées, qu’elle délicieuse journée…oui splendide.

Je clos les paupières, et la lumière du soleil dans ce cours instant rejoignit l’obscurité de mes rêves, ce fugace moment, où l’âme s’éveille et semble atteindre la pureté…puis plus rien, les ténèbres.

Si l’on m’avait dis quand cette magnifique journée, un rêve sonnerais le glas de mon destin, je ne l’aurais pas cru et pourtant…



--Maudit soleil, malgré mon habilité à me rendre invisible, ces rayons d’orées avaient le don de transpercer mes plus fidèles alliées, les Ombres.Mais je ne reculais pas, comme poussée par une soif de vaincre, relevant le défi que me lançait l’astre diurne, j’avançais, persisté.

Egorgeant les ennemis insouciants osant croiser mon chemin, rien ne ralentirait ma route.
Du moins, c’est ce que je pensais, car soudain je me figeas. Une sarrasine étendue sur le sol était assoupit, qu’elle insouciante ! S’attardait ici en zone dangereuse ! Si enivrée de sa Lumière qu’elle en oublis l’existence des Ombres !Tans pis je saurais le lui rappelait à ses dépends.

Un sourire cynique s’insinua sur mes lèvres alors que je m’approchais d’elle. D’abord méfiant je m’assurais que ce ne fut pas un piège, prenant soin de détailler les alentours d’un regard intense, perçant. Elle était bien seule, je secouais la tête de dépit et entreprit de lui donner leçon a l’aide de ma lame empoisonnée.
Je la contournais pour me retrouver en face d’elle, je tenais à voir son visage implorant, je tenais à l’entendre murmurais en une langue que je ne comprenais pas sa futile prière envers la Sainte Lumière.

Mais ce fut moi qui me retrouvas ahurie. Qu’elle beauté ! Ce visage, ses cheveux..hébété je n’osais faire un pas, mes jambes tressaillir, et même lame protectrice échappa de mes doigts ! Je pestais intérieurement, comment puis-je être aussi sot, et laissais filer ce qui me tient en vie depuis si longtemps ici !
Incrédule je restais prostré devant elle, espérant qu’elle n’est pas entendue le bruit sourd de mon arme fichée dans l’herbe.



-J’ouvrais subitement les yeux, mon regard parcourut les environs, affolée, je me relevais soudainement et avec une hardiesse qui me surprit, je dégaina la fine lame qui pendait à ma bandoulière.

Comme un prédateur attendant patiemment sa proie, mes sens étaient en alerte, et pourtant je ne voyais rien, avais-je rêvais ce bruit presque inaudible ?Mes pensées amères me joueraient-elles encore des tours ?

Je restas un instant ainsi, le souffle court, retenant ma respiration parfois afin de mieux entendre, à part le cri perçant d’un oiseau au loin, rien ne semblait en vie, et si mon cœur ne battait à chamade à ce moment, j’aurais cru que moi-même je m’étais statufiée, que la clepsydre du temps se serait suspendue et qu’alors tout c’était figé.

Résignée, je rangeas mon arme, je souris amusait de mon imagination, en y repensant, je souriais surtout pour tenter de masquer avec peine, ma nervosité.
Alors que je comptais m’installer à nouveau à mon point de repos, mes yeux furent attirés par un objet brillant, étrangement je ne l’avais pas remarquée jusque là, décidément je devrais être plus vigilante…

Décidée, je m’approchais pour en connaître la nature…Lorsque enfin je fut assez proche pour me rendre compte que c’était une dague elfique, je portas une main à ma bouche retenant un cri de stupeur, je vacillais, et avec maladresse, repris ma fine lame, pour seul instrument de défense.
Mon cœur tambourinait en ma poitrine, si fort que j’aurais pu jurer que tout le royaume l’entendait !Il semblait clamée un péan de guerre, une mélopée funeste, ma respiration se faisait courte, haletante, je suffoquais de terreur.

Je tournais sur moi-même angoissée, puis finit par crachais quelques mots :

-Montre toi rêve sombre ! Si tu veux ma dépouille alors il te faudra chanter la mort en combat ! Par tous les esprits du désert, que Janoua me vienne en aide !



-Je fronçais les sourcils, il s’en serait fallu de peu pour qu’elle ne découvre pas mon arme, maudit soleil, son ta lumière elle n’aurait pas eu cet éclat qui lui fit tourner le regard.

J’étouffais un rire en la voyant gesticulée ainsi, elle ne pouvait me voir et me menaçais pourtant, oh bien sur je ne comprenais mot de ce qu’elle hurlait, mais les mouvements amples qu’elle dessinait avec son arme autour me les faisaient comprendre.
Et même en colère..Elle était belle.

Je la laissa continuer sa danse contre le vent, espérant qu’elle recouvre son calme. Mais je sentais la fièvre l’enivrer, sa poitrine se soulevait à chacune de ses respirations, la sueur commençait à perler sur son front, et même parfois elle changeait de main pour tenir sa lame, essuyant l’une d’entre elle sur sa robe, sûrement avait-elle la peau moite, grisée par la frayeur.
Je pouvais sentir cette douce chaleur montait en elle, l’entourer et l’étouffer..La chaleur de la peur.

Puis enfin j’apparut, j’apparus ?! Mais quel idiot, a main nue j’aurais pu la vaincre ! Pourquoi m’offrais-je à son regard ? J’avais avantage, et voilà que je me retrouvais à égal !



-Que Shamish, esprit du tonner me foudroie…Comme il était beau ! J’écarquillais les yeux, subjuguée.
J’avais entendu maints conteurs et troubadours narrer la beauté froide et flegmatique des elfes, mais par tous les esprits j’aurais pu leur dire que leurs mots étaient fades comparaient à un tel visage !

Je frémis, et voulus reculer d’un pas, mais mes jambes me trahirent et se dérobèrent, je me retrouvais à nouveau étendu sur l’herbe, cette fois par contrainte.

Alors que je tentais de me relever en hâte, je vis sa main blanche tendue vers moi, paume ouverte, je la pris presque inconsciemment, me satisfaisant de ce qui m’était offert, debout, la raison repris sa place et je lâchée sa main avec empressement, reculant subitement, comme ci l’on m’avait giflée.

Ce ne fut pas la brise qui venu embrassait ma peau..S’était la douceur de sa main d’opaline venant caresser l’égratignure de ma joue que je m’étais faite en tombant.
Comme un brasier qui s’enflamme, il mit feu à ma joue et je m’empourprais, honteuse d’être si frêle, lorsqu’il s’avança vers moi, j’aurais aimé poussée un cri, le frappait, le repoussait, mais rien..Je ne fit rien..Mes lèvres remuèrent dans le vide, mes mains flageolantes braser le vent.

Je sentis son souffle contre ma nuque, et à ce moment précis, je fermais les yeux, croyant que mon dernier rayon de vie allait s’éteindre de sa main, au lieu de susciter une angoisse, mon esprit s’apaisât…
Un murmure..Un frôlement…Et déjà il n’était plus.
Seule l’écho d’une voix chaude et suave parvenait encore a troubler mon esprit.

-ôl…
__________________
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Froid..vide
Tu es partit
Où es-tu ?
Je suis perdue

J'aimerais que tu sois lui, que tu sois lui...

Reviens je t'en pris,
Que mes bras se referment sur la vie qui t'habite
Que ton souffle chaud, agréable, sur ma nuque navigue à nouveau.
Quand tes yeux, je contemple notre monde, aux couleurs émeraude.

J'aimerais que tu sois lui, que tu sois lui...

Ma vie n'est plus que dédale,
Où j'ai perdu le fil d'Ariane
Mes jambes ne portent plus, je divague, je m'égare,
Des pensées amères m'étreignent en leur sein, aussi néfastes qu'un Minotaure à mes trousses

J'aimerais que tu sois lui, que tu sois lui...

Tout semble en suspend, depuis que tu n'es plus là
Le soleil a perdue sa lumière,
Le rire des enfants, n'on plus ce son cristallin
L'envolée des aigles perds de leur majesté

La route des étoiles qui s'achèvent,
Là où un nouveau jour se lève
Me rappelle alors que le temps continue de s'écouler
Et que mon sang comme mes larmes ne cesseront de couler

J'aimerais que tu sois lui, que tu sois lui...




Froid, vide, désillusion
Je t’ai quitté
Quelle était ma destination ?
Je l’ai oublié…

Loin de toi, loin de ma vie…

Je voulais revenir,
Te retrouver, te redécouvrir
Reprendre ce qui a été laissé ou te reconquérir
Etre à tes cotés ou dans l’oubli, périr.

Loin de toi, loin de ma vie…

J’erre dans cette obscurité sans répit,
Cherchant l’étincelle qui m’en aurait soustrait.
Je sombre dans ce néant infini,
Cherchant le souffle qui m’en sauverait.

Loin de toi, loin de ma vie…

Comme l’étoile a besoin de la nuit pour être contemplée,
Sans toi, invisible je resterai
Comme le diamant a besoin de la lumière pour étinceler,
Sans toi, insipide je demeurerai

Ma route s’arrête là où ma destinée s’achève
Là où plus aucun jour ne se lèvera jamais.
Mon visage se voile d’une inexistence sans trêve,
D’une paix qu’aucune larme ne viendra plus troubler

Loin de toi, loin de ma vie…

Et le malheureux s’éteint après un dernier regard sur ce chemin, espérant vainement une arrivée
S’il doit franchir les portes de ce monde ou n’existe aucun lendemain, se ne sera pas sans avoir supplier

rejoins-moi, redonne moi la vie…



-Craintive je m’abîmais dans ce labyrinthe, les larmes me montèrent aux yeux sans que je puisse les retenir.Elles creusaient leurs sillons de tristesse, venaient mourir sur ma joue.
Je n’étais plus…sans lui je n’existais plus, il avait voler mon souffle ce jour là



-Fébrile je poursuivais le seul chemin qui me semblait juste à présent, la raison m’avait quitté depuis bien longtemps pour faire place à cette passion qui avait enflammé d’un brasier hardent tout mon être, devenant mon essence même. Elle était devenue mon rayon de vie ce jour là. Sans elle je n’étais plus



-J’avançais, la démarche assurée vers mon destin, l’ultime défis… J’avais bien souvent arrêter ma route pour écouter les exploits des hommes revenant de bataille, ils disaient qu’une créature les avalait en son antre, immonde et terrifiante.Le mangeur d’âme avait entre ces mains mon devenir.


-Ma route me porta à lui, bien des rumeurs m’était parvenus, elles contaient tour à tour sa cruauté, sa laideur et sa soif de sang. On le disait recouvert de corps humains, ou plutôt de spectres, de formes éthérées de ses dernières victimes. Le mangeur d’âme avait entre ces mains mon devenir.


-Par tous les esprits si l’on m’avait dit que je le retrouverais ici ! Lui mon aimé, oui car c’était bien de l’amour que j’éprouvais pour lui, ainsi donc lui aussi était venu affrontait les tourments de son âme. Sans hésitation cette fois je me précipitais vers lui, joignant mes lèvres aux siennes, avant de venir les caresser de ma langue, mes mains le parcouraient, insatiable découverte de cet Elfe qui engendrait mes plus magnifiques rêves


-Elle ! Non ce n’était pas possible, mon rêve ! Là, devant moi, a m’embrasser maintenant ! Je répondais avec une fougue trop longtemps retenue à ses baisers amoureux. Puis lorsqu’elle se détacha un tant soit peu de moi, je lui pris la main, je lui souris..Je crois bien que c’est la première fois que je souriais à vrai dire.Elle comme moi savait ce qui nous restaient à faire pour être unis…à jamais


-Il me pris la main, sans réticence j’entre lassée mes doigts aux siens, avançant maintenant la tête haute, comme grisé par une nouvelle force, il m’offrait bien plus que la vie..Il m’offrait l’éternel, cette sensation d’être infinie auprès de lui.
Nous avancions à deux vers le Mangeur d’âme


Deux âmes moururent heureuses, dans un même souffle.





Le vieil homme redressa la tête, et fini sa chope de bière d’un trait, la frappant sur la table d’un geste brusque comme pour annonçait la fin de son histoire.

-Etrange leurre que donne l’amour hein ? Ce sentiment que tout est immortel. Grande faiblesse, et à la fois puissance dévastatrice.
Il est dit que celui qui vit, celui aime, obtient alors le plus grand des pouvoirs.

-Le pouvoir ne se trouve pas toujours dans les mains de celui qui à l’air de l’exercer.
<répliquais-je d’un ton sec>

il éclata de rire, comme une approbation à mes paroles

–Où veux tu en venir vieux fou?Tes divagations ne m’intéressent plus.

-Oh si elles t’intéressent. Depuis plusieurs lunaisons déjà, tu sais qu’une personne à qui tu n’as jamais su dire : Je tiens à toi, et prisonnière elle aussi. Son âme chancelle entre Ombre et Lumière.


<Je fronçais les sourcils>
-Tu es au courant de bien des choses, bougre.

-Le seul moyen de libéré son âme, fille de la nuit, est qu’il combatte le mangeur d’âme et là, il retrouvera sa voie.


La sicaire partit sans un regard à l’homme.

-Qu’elles foutues bêtises ces vieux érudits qui s’improvisent conteur !

Et pourtant elle ne pouvait s’empêcher de penser que peu être..il n’avait pas tord.




ôl:Rêve, en Elfique

Dédié à un Pégase.
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