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[BG]Laer Clayton

Chapitre Premier

Dans la périphérie de Coruscant, une feuille vole dans le vent et tourbillonne jusqu'à s'arrêter sur le seuil d'un Bar vide, on peut y lire: "Daily-Coruscant - Systéme de Dathomir en crise avec la République, attentats sur Naboo hier !"

Ce matin aurait pu débuter comme tous les autres, mais déjà on sentait dans l'appartement qu'il allait être celui d'une journée exéptionelle, comme jamais je n'en aurait connu....

Un matin singulier, heureux, embaumé d'un bonheur éphémère, aussi doux que le visage de ma mère qui veillait mon réveil, aussi doux que ses baisers, que sa main qui glissait toujours dans mes cheveux, que ses pleurs, que son amour...

Elle était baignée de cette lumière chaude et orangée d'un matin spécial et unique, elle me regardait d'un oeil apaisant, c'était ce matin là un ange, qui monte au ciel....

L'astronef décollait a 10 heures, on devait changer au temple pour prendre le transporteur et traverser encore la moitié de Coruscant....

On était arrivés 10 minutes trop tôt, 10 minutes qui furent si longues, comme si l'éternité avait pu y tenir, 10 minutes de trop. le premier pas que je posais dans la carlingue de métal fut comme si j'avais posé un pieds sur une fondation de mon histoire. Le petit appareil s'arracha du quai avec un lourd bruit sourd, étouffant, comme si une grande porte se fermait sur l'immeuble que nous laissions derrière nous. En nous éloignant, nous pouvions voir sur les façades l'ombre de la petite embarcation qui défilait, je riais, ma mère me tenait dans ses bras chauds...

Le fin sifflement du moteur qui filait comme une petite fléchette dans les cieux de cette masse énorme foisonnante de vie fut soudain couvert par un bruit, immonde, torturant toutes les jointures de l'appareil, et dans un halo de feu un appareil fila à la droite de l'Astronef alors que plus haut un léger speeder volait en éclats, c'était une bombe sonique.... maman me regarda et me sourit une larme dans son regard commença a perler sur sa joue au moment même ou les moteurs du bus explosèrent et les vitres s'arrachèrent.... Nous tombions.... je ne sais pas ou, je ne sais pas mais nous tombions... tout est noir.





Chapitre II

-"Mon Oncle, Mon oncle, pourquoi maman ne nous accompagne pas?" dit t'il d'un air d'une voix faible et triste, dans son doux regard d'enfant on lisait une grande faille ouverte sur un gouffre de peine. L'Homme s'agenouilla, il était grand, robuste, aux cheveux grisonnants, malgré son jeune age.. les mêmes cheveux que sa mère, les même yeux que son père, ces mêmes traits qu'on retrouvait chez le jeune enfant... Il fixa l'enfant dans le fond de son regard, traversant les tissus jusqu'a percevoir au fond de son âme, le jeune garçon se sentait transpercé de milles feux, de milles larmes, il avait le regard profond, et triste, comme celui des Hommes qui partent au combat.

"- Ta maman est partie très loin déjà, si loin que nous ne pourrons plus la voir... Laer, dis toi qu'elle a rejoint les étoiles, et qu'elle y est bien...

Il ne répondit pas, regardant son oncle quelques secondes, puis deviant son regarde de quelques degrés, il vu, imposant, illuminant le hall d'un reflet bleuté, et trônant au sommet d'un escalier de marbre, ou dans la multitude se pressait un flot de diversité génétiques, un afficheur publicitaire, imprimant dans l'esprit des voyageurs, indiscontinuelement, le même message:

"HYPER-TECH, Vivez vos rêves, rejoignez les étoiles !"

"-Alors j'irais, j'irais mon oncle, je partirais la rejoindre, je te le promet." Il passa sa main dans les cheveux légers du garçon, et se redressant, agrippa les bagages, soupira se retournant, le soleil déjà rasant filtrait la paroi vitrée de l'astro-port, et le teint orangé illuminait les deux voyageurs autrement que le reflet du doux souvenir de la mère, de la sœur... Tenant l'enfant par l'épaule, il se dirigea vers ce nouvel avenir, le garçon pris un sac lui aussi, trop lourds, mais il voulait le porter, et il avançait, supportant ce poids, vers un nouveau lendemain, en fond sonore, résonnait une froide voix métallique: "Embarquement pour Theed, sans Correspondance, Hall D-154."





Chapitre III

Tout avait été préparé, sur le perron de la villa, un large buffet, couvert de victuailles et de nectars, fluctuants jusqu'aux sommets de arbres, et croulant sur les plateaux, les fruits frais luisaient au doux reflet solaire. A travers les bouteilles et les carafes, filtrait l'ombre de cette étoile qui depuis des année illuminait les journée du jeune homme, et sur le mur, il marquait de son empreinte de feu l'obstacle qu'il traversait dans un reflet rouge ou vert. Au rythme des saisons, au rythme de la pluie, du jour et du beaux temps, Naboo accomplissait son éternelle révolution, alors même que comme lui, plusieurs milliers de jeunes gens entraient dans la vie. Mais lui avait le cœur lourd, ce cœur qui jusqu'a la mort est le poids de l'existence, celui de l'enfant triste, ou du centenaire seul.

Le printemps qui prenait pied ce jour sur la planète verdoyante était aussi le 17ème du jeune Homme, et alors que la nature dans son réveil heureux, que les arbres dans leur joie de renaissance, que les eaux dans le tourbillon de torrents, et que les animaux célébraient l'arrivée de ce nouveau monde, il n'avait pas de joie, et assis sur un banc de pierre blanches, posé comme un monument sur l'océan vert du jardin, et dominant la vallée, il lisait, encore et encore, le même livre, fait de cette matière légère et fine révolue, trouvé un beau jour dans le grenier du domaine.... Brisant le silence, et troublant les oiseaux dans leurs chants, son Oncle approcha...

"- Que fais tu?

-Rien, je regarde Naboo se réveiller mon Oncle." dit 'il tout en dissimulant le livre sous sa cuisse...

"-Moi aussi je regardais comme toi cette Terre prendre son envole à ton age, et chaque fois cela me donnait une nouvelle force...

-Cette force Mon Oncle, je la perds, j'aimerais ce jour encore plus que tout autre être avec ma mère...

- Je sais, j'aimerais t'offrir ce cadeau Laer.

- Pourquoi est elle morte mon Oncle?

- Je... je ne sais pas...

Un long silence suivit les paroles des deux hommes, et seul le doux sifflement du vent, transportant le cris des animaux et les bruit de l'eau jusque dans les hauteurs berçait la retraite paisible ou ils se trouvaient...

"- J'irais dans les étoiles mon Oncle.

- Nous irons tous un jour Laer...

- J'irais avant, je serais pilote.

- Ais je un mot a dire... dans les choix de celui que j'aime comme mon fils...."

Il se levèrent, marchants ensemble, ils ne parlaient pas, mais se comprenaient, comme toujours, il savaient que l'un pourrait compter sur l'autre... Sur le banc, il restait le livre, et la douce brise, qui d'accoutumée agitait les fins brins d'herbe, en retourna la couverture, dans désert plan de papier presque jauni, on lisait dans des lettres effacées:

"Traité de l'Exploration Stellaire, Mission vers le Noyau N°1, Notes et manuels.

Commandant Eland."





Chapitre IV

Le bâtiment était, comme toutes les battisses de la capitale, conçu dans un lourd minéral orangé, recouvert d'un épais métal qui au fil du vent et de la pluie adoptait la teinte verte, fruit d'une centenaire oxydation. Et toujours inscrit dans la millénaire tradition architecturale de Theed, dominant ce qui au final ressemblait a un palais, une large voûte recouvrait la construction. Une large allée, bordée de deux longues fontaine, symétriques, déposées sur un désert d'herbe verte, menait à l'entrée, et la légère mélodie de l'eau était d'accoutumée fréquemment couverte du sifflement Ionique des quelques N-1 d'essai, maqués du blason de l'Académie des Forces de Sécurité du Royaume Souverain de Naboo.

Ce jour là, tout était pourtant calme, et le flot continu des fontaines était ininterrompu, et le ciel ne faisait aucun bruit, et les amphithéâtres étaient silencieux, seul deux voix résonnaient dans l'édifice, perdues au fond des couloirs et des coursives, dans les trésors d'une vaste bibliothèque.

Cette bibliothèque Laer la connaissait comme s'il en avait été le garant et le garde, chaque allée, chaque étage, il avait tout parcouru, des nuits entières, il avait appris d'un regard lourd les titres, les préfaces et les récits de chaque ouvrage, et s'était imprégné de l'odeur du vieux papier à chaque crépuscule de ses années d'études... Mais jamais il ne trouva ce que depuis ces longues années il cherchait, une oeuvre du commandant Eland...

C'est avec le doyen qu'il parcourait une dernière fois la salle, au plafond de verre, au delà duquel tant de jeunes esprits se sont déjà évadés. Écoutant ses pas résonner, écoutant les doux courants d'air des allées, et tentant de saisir une dernière fois l'immense bien être que pouvaient réveiller dans le cœur de l'Homme la Nostalgie d'un temps inconnu...

"- Monsieur? dit il.

-Oui élève Clayton?

-J'aimerais vous remercier Monsieur.

-De quoi voulez vous me remercier donc? tout en souriant.

Ces murs, ces couloirs, ces salles voient et verront chaque jour qu'ils resterons debout centaines et milliers d'âmes quêter dans ce temple du savoir. Ils m'y ont vu chercher la voie, chercher la vocation, cette académie, votre académie Monsieur, m'a donné un rêve, un diplôme. Elle m'a donnée de ailes....

- Ce que vous dites me touche au plus fort élève Clayton...

- Je... je vous donne ce livre Monsieur, il est ancien, très ancien. Enfin je crois. Je penses qu'il servira plus ici qu'a moi maintenant.

Il tendit l'ouvrage qui depuis son adolescence l'avait accompagné... La doyen l'accepta, et lorsqu'il en lu la première page fut submergé d'une émotion qu'il eut peine à dissimuler, le regard soudain emplit de brillance et de mélancolie...

- Ce livre élève Clayton, c'est un des joyaux de la connaissance du Royaume souverain de Naboo. Le capitaine Eland est le pionnier de la connaissance de notre peuple. C'est aussi mon ancêtre... Comment avez vous su?

En relevant la tété, il n'y avait plus personne, Clayton était reparti vers le transporteur qui l'emmenait vers un nouvel horizon, vers de nouveaux cieux, vers l'espace et les étoiles....





Chapitre V

Le transporteur se posa légèrement, porté par une atmosphère douce d'une planète verte et bleue. Sa carlingue, encore brûlante, laissait paraître quelques fils de fumée, pris dans une lente ascension vers le plafond du hangar, éclairé de milles feux blancs. L'air rafraîchir de l'antre refroidit rapidement l'oiseau de métal, et un fin film de gouttelettes et de condensation enveloppa l'appareil, du quel on ne distinguait clairement que les contours grandissants du sas s'ouvrant sur le jour. Les passagers, jeunes, en uniforme, sortirent rapidement, l'éxitation était imprimée dans leur regard, malgré la stature que chacun adoptait en apercevant l'officier qui les attendait. Mais cette fougue, cette impatience retomba vite, lorsque les jeunes Femmes et Hommes ne virent que leur appareil dans le vaste Hangar...

"- Hehe ! alors jeunes gens? fait bon voyage? Cria l'Officier.."

Aucun ne répondit.

"- Ah, vous étés incorrigibles les pilotes.... Vous n'êtes pas ici pour faire joujou, mais pour servir le Royaume Souverain de Naboo, prenez en note, et gravez le jusqu'au bout de chacun de vos rares neurones. Vous devez vous en souvenir lorsque vous volez, lorsque vous marchez, lorsque vous pissez, partout je veux que vous vous le répétiez. Et si par malheur vous oublieriez, je vous ferais nettoyer les chiottes jusqu'a ce que vous confondiez la merde et les pommes frites. "

Certains se permirent de décrocher un petit sourire discret, alors même que les yeux de l'Officier scrutait chacun des nouveaux visages.

"-Puisque nous sommes d'accords, allez prendre un peu de repos, briefing a 17H00."

Chacun pris son sac, et de l'autre main remit sa casquette, et d'abord un peu perdus, le groupe trouva la sortie, menant aux cantonnements.

"- Ca y est? Vous étés bien coiffés, brossés, savonnés, vos dents brillent et vos ongles sont coupés? dit il avec une ironie malsaine..

Parfait, pour fêter votre arrivée, le commandement astro-naval vous offre un aller retour vers le secteur A-154, en coordonnées extra atmosphériques. Rejoignez le pont d'envol, les équipes Techniques vous attribuerons vos appareil... flambants neuf... Exécution.

Le N-1 de Clayton était comme l'autre avait dit flambant neuf, pas une égratignure, pas une trace, et une odeur de nouveau cuir a l'intérieur du cockpit. Le léger grésillement du tableau de bord, accompagnant la douce vibration des propulseurs suivit le son de pressurisation de la cabine... Le petit appareil prenait son envol, et sortant du hangar frisa quelques secondes les marécages pour prendre ensuite de l'altitude toujours plus haut, plus vite. Ne cessant sa progression vers le vide noir, vers les étoiles.. Laer était libre , il était arrivé a franchir les longues étapes et maintenant, il volait, vers ses rêves....


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Suite....
Chapitre VI

S'il n'y avait alors qu'un seul point lumineux dans le champ d'astroïdes ou le convoi passait, c'était bien celui m'ordonnant de décrocher. Je ne m'en étais pas encore rendu compte... mais mon unité R2 elle avait immédiatement détecté les droïdes de combat stellaires venant du 248, un escadron de ces machines viendrait a bout d'un croiseur.... et nous étions trois.... mon ailier et moins a bord de nos chasseurs N-1, et le Croiseur Royal Naboo II, sur lequel se reflétaient déjà les salves de tir...

-Vous avez vu ça Lieutenant?

-Formation Delta-9 N°2 dépêchez vous.

-Mais Lieutenant c'est de la folie !

-Delta-9 c'est comme en simulateur j'ai dis !

-Bien reçu Lieutenant.

-Croiseur Code-2 on passe en mode d'autodéfense, restez sur vos grades....

-Escorte Leader reçu 5/5, activation des boucliers dans 5 - 4 - 3 - 2 - 1 ... Boucliers enclenchés... non attendez ....

-Dépêchez vous bon sang... Malgré mon calme apparent, je retenait l'adrénaline qui montait et qui suintait par tout les pores de ma peau, le combat... enfin.

On voyait déjà la silhouette des droïdes de combat Stellaires apparaître sur le fond gris des astéroïdes...

-Activation annulée... on n'a pas de boucliers Escorte Leader !

-N°2 vous êtes avec moi?

-Affirmatif.

-Commencez l'arrimage ! Maintenant !

Les deux chasseurs N-1 vinrent se poser comme deux petites créatures sur la coque de l'imposant Croiseur Royal, tournés vers les droïdes.... ils ouvrirent le feu, et dans la constellation d'étoiles apparut le chaos, les salves filaient, mais aucune ne touchait le croiseur, protégé par les deux petits chasseurs, qui lâchaient un torrent de feu et d'énergie, anéantissant un par un les ennemis, ne laissant aucune chance a ces machines aussi automatiques que mauvaises pilotes, le grande partie s'était déjà écrasée sur les astéroïdes.... Jusqu'a ce qu'il n'en reste plus un seul....

-Bingo on les a eu Leader.

-Bien joué N°2, on reprends la position d'esc....

-Dégagez de la vite ! La voie s'élevait du haut parleur, c'était celle de l'officier de pont du Croiseur Royal.....

-De quo...CcCCrhrhhssssrsrttit

Passant trop près de la masse énorme de cet amas de pierre, poids inerte, trahissant les lois de Hommes, celles de la gravitée et des forces, dans un cycle infini, mon chasseur se décrocha et se décomposa presque aussi tôt... tout autour de moi n'était que feu, sinistre et fuyant de tous cotés, tout était Rouge.





Chapitre VII

Sur l'horizon, on n'apercevait qu'une légère ligne lumineuse, qui disparaissait dans le froid de la nuit glacée des qu'on relevait un peu le regard. Si on marchait vers cette ligne sans fin, on s'arrêtais devant gouffre abrupt, noir la nuit, blanc le jour, sans fond, et ce quelque soit la direction, le gouffre stoppait la marche. Le vent, tranchant, acide, et froid qui soufflait balayait les blocs de glace, les recouvrant de neige fine et dure. Sur cette île, perdue dans un océan de vide et de brume, le froid était toujours plus présent, et comme si les rares araignées, seuls traces de vie dans ce désert, en avaient fait leur rythme de vie, il revenait perpétuellement à la même période de la journée, de la nuit, du matin... il était là, partout, tout le temps.

La pile Ionique de son N-1 avait surchauffée lors de l'atterrissage.... délicat. Il n'avait eut ces derniers jours que quelques minutes de chaleur, grâce à l'énergie de son Blaster. Depuis que cette maigre source de vie s'était éteinte, plus rien, il luttait seul dans le cockpit de son chasseur, recroquevillé, paralysé par le froid, ses seuls mouvements étaient ceux de sa longue et lente respiration...

Dans son, cœur de la haine, de la peur. Son corps pétrifié dans un océan de glace, morne et sinistre. Au loin, à perte de vue, le vide, et son âme s'y vidait, dans sa lente agonie. Sans espoir, sans amour, ni avenir, ni volonté, le pilote assis dans son appareil, seul. De ce qui lui restait d'eau dans le corps, il laissa fuir une larme, et son regard vide s'empli de peine. Il était temps, c'était la fin, il fermait les yeux... il partait.

"- Tectrosomine a 12! Faites lui les gaz du sang et placez une electro-sonde!

Et prévenez ce putain de bloc!

L'Homme, dont on ne distinguait sous le masque que le regarde bleu profond criait des ordres a des assistants visiblement engourdis....

- Passez moi ça ! dit il tout en fixant un masque sur le visage de l'invalide. Tout était blanc, tout se balançait, à droite, puis à gauche... des gens couraient... une femme pleurait à droite... le brancard filait dans les couloirs blanc, tout était blanc, tout était lumière, tout était vie.






Chapitre VIII

"S'il y a bien une chose qu'un soldat doit faire dans sa vie, c'est l'accomplir dans l'honneur, et la dévotion, a ses idées, ses principes, et ses frères d'armes. Ces valeurs doivent être l'essence qui pousse un soldat au sacrifice, de corps et d'âme, à la cause qu'il défendait, a la mission qui a le fardeau d'accomplir. La fardeau oui, car tout l'énergie qu'il met a servir sa cause, c'est un sacrifice devant l'immensité de son cœur, et des plaisirs et passions que celui ci lui offre.

Lieutenant Clayton, au nom des forces de défenses du Royaume Souverain de Naboo, vous avez l'honneur en ce jour de paix et d'union de recevoir la distinction du mérite Royal.

L'Homme qui parlait s'écarta et laissa place au Sénateur Palpatine qui vint brocheter la Médaille brillante sur le buste du Lieutenant...

"- Vous avez sauvé la vie de nos conseillers Soldat, vous avez servit votre peuple, vous avez servit notre Cause...

-C'est jusqu'a la mort que je servirait votre cause Sénateur." dit il tout en s'inclinant.

La salle était immense, et les voie résonnaient comme si leur vibration le sortait jusqu'au ciel, mais elles s'arrêtaient sur la coupole principale du Palais ornée de couleurs et de dorures, de laquelle coulaient comme un flot lisse et splendide des longs bandeaux larges et imposants d'une couleur violette très foncée... la même que celle de l'écharpe du Sénateur, tout n'était qu'honneur, tout n'était que Pourpre.





Chapitre IX

Je l'aimais... brune aux yeux doux, son regard mélancolique m'enivrait à caque instant, a chacune de mes respirations, ma gorge nouée a chaque fois qu'elle me regardait, à chacun de ses pas, mon âme et mon esprit, mon cœur et mon être s'envolaient dans un autre monde celui de mes rêves, dans un bel et doux Eden d'amour..... Alors je fermais les yeux, et cette froide sale devenait le paradis, ce paradis ou elle s'avançait vers moi.... Un mot un seul, dans cette robe blanche, resplendissante, elle me tenait la main, ce frisson, ce mot, un seul si court, qui change ma vie, "Oui", ça y est j'étais au paradis, j'étais dans son cœur, elle aussi elle m'aimait....

Derrière moi, des visages de fer, des sourires glacés, les uns moins humains que les autres, des machines a tuer, je me tournais vers elle, et dans son regard je lui disait: "ils vont me tuer, je t'aime, mais il vont me tuer...." Déjà, c'était la guerre, malgré la lumière, tout était noir, tout était sombre.





Chapitre X

"-Au Alderand Central Hospital vite !

-Je dois passer par la voie X-press A-87 ou Par le secteur Rouge? dit le Taxi.... C'était un jeune Bothan, aux commandes du speeder blanc et vert. Son regard, pesant, traduisait la vie qu'il menait, épuisante, sans satisfactions ni bonheur. On lisait tout de même dans cet ennui la poésie d'un jeune être, sans avenir. le tragique regard de celui né sous un mauvais nom, dans un mauvais endroit.

-J'en sais rien, dépêchez vous, je connais pas cette foutue planète !

-Ok M'sieur ok! en route !"

Le taxi prit la route rapidement, slalomant entre les imposants Transporteurs gravitationnels et les petits astronefs......

-Je vous signal que si.... Il fut coupé en pleine phrase par la main du conducteur qui se levait: - Nous y voila !

-Gardez la monnaie...." il se précipita dehors couru dans le hall, franchissant un lourd préau éclairé, voilant dans un doux verre teinté l'imposante silhouette du centre Hospitalier. La fin du jour marquait de son empreinte orangée sur chaque fenêtre du colosse son passage éphémère. Ces fenêtres qui voilaient a chaque niveau les vies qui venaient, et les vies qui partaient. Il jeta un coup d'œil sur le panneau et tout aussi vite fut dans l'élévateur panoramique... "52ème niveau, section maternité..." dit la voix du droïde informatif....

En sortant, il s'arrêtait sur le seuil de l'ascenseur... humant l'odeur des naissances et de la vie fraîche et pure..... un instant plus tard, comme sorti d'un rêve, il se jetait sur la première infirmière et reprenait sa course..... enregistrant rapidement la voix de la femme, une voix rauque; mais au fond de laquelle on ressentait la douceur de celles qui de leur main mettent au jour des vies fraîches ou qui apaisent les souffrances des vies dures au crépuscule. Aussi sévère semblait elle, l'infirmière portait dans son regard, dans son âme, la grandeur de ceux qui font le plus grand sacrifice aux autres. "Chambre A-488, première à gauche, puis sur votre droite, élévateur D, niveau 4, à gauche, tout droit sur 300 mètres, puis tout doit encore en prenant à gauche des le premier croisement, enfin vous descendez de 2 niveau vous bifurquez à gauche, puis vous vous retournez, à droite et vous y êtes, plutôt simple ....." Il en avait déjà oublié la moitié mais il courait....

Devant la chambre, il n'osait pas entrer.... cette porte, vers un nouveau monde, une nouvelle vie peut être...

Dès qu'il eut poussé la porte, il avança vers le lit, les larmes aux yeux qu'il peinait a dissimuler, elle était là, allongée, et dans ses bras, son second rêve, son fils, et dans les bras de son épouse il sentait les chaudes larmes de joie couler sur son visage, la tête plongée dans ses cheveux, la pièce était lumineuse, tout était bonheur, tout était blanc.





Chapitre XI

Le mess était vide, personne aux tables, tous étaient partis, le message d'alerte était clair, forces A-85 en recours immédiat, mais lui, on lui avait ordonné de rester a l'infirmerie, son chasseur cloué au sol, alors que ses camarades se faisaient abattre, son vaisseau cloué au sol alors que peut être, ses rêves tombaient en morceau, son avenir cloué au sol, parce qu'il s'était blessé au crane, non, il n'en était pas question, ce ne pouvait pas être ainsi, quelques instants plus tard:

"- Contrôle ici Veepral 45, code Darkdream II, requière autorisation de décoller....

La voie de l'opérateur s'éleva. D'un son froid, sinistre et lointain? derrière cette plaque métallique percée striait une voix comme sortie d'outre tombe, celle de ce contrôleur traversant câblages et circuits, excitant les capteurs et retombant enfin inerte dans le vide de l'espace, comme elle retomba dans le cœur du pilote:

-Négatif DD II, vous assigné au sol..." Il coupa le transmetteur, et passa en mode de combat.... Traversant d'abord l'atmosphère légère et orangée de la planète, sifflant dans les nuages de soufre denses et opaques, le vaisseau s'arrachait progressivement l'attraction de la planète de feu.

Lorsque enfin le petit chasseur se propulsa en dehors de l'épais gaz et déboucha telle une flèche dans le vide spatial, il fut comme libéré d'un poids écrasant. Libre dans l'immensité sidérale, et le temps d'un virage, le vide était devenu un océan de feu et d'explosions.

"- DD II qu'est ce que tu fous la?!" C'était la voix de son leader.....

"- Besoin d'un petit coup de main on dirait, t'en a un collé aux 6 heures, il est pour moi....

- Dépêchez vous DD II !

- 5/5 Lead veepral.

Il lâcha sa première torpille Ionique, entama une double vrille croisée a 150° et des qu'il fut face a sa cible, le vide n'était qu'un halo de lumière blanche, une boulle de feu énorme s'élevait et des débris en feu volaient , le pilotage s'était transformé en une séance d'esquive, mais rien ne dura, tout était figé, plus un bruit, le silence....

"- DD II c'est vous qui avez fait ça?!

- Affirmatif Leader.

- Nom de Dieu !" Un silence " Mission accomplie Veepral, on rentre...

-Veepral leader, je demande confirmation, qu'est ce que j'ai détruit?

- Un croiseur Liberator....

- Mais comment est ce.... reçu Leader."

Le halo de lumière disparaît... il ne reste plus que le vide, tout est noir.





Chapitre XII

- Commodore, Nous avons un signal en A-54...

-Passez en mode d'engagement, équipage au postes de combat.

-Bien Commodore... Dans le petit Croiseur Carrack, le millier Hommes d'équipage s'activèrent presque simultanément au rythme répétitif du signal strident d'une alarme bien connue des marins Impériaux.

-Qu'est ce que c'est Lieutenant?

-4 Navires Commodore... Identification en cours... On a un Cuirassé Lourd Rendili, deux CR-90 et un croiseur Liberator.... Aucun Code de Sécurité authentifiés.

-Escortés?

-Négatif Commodore, aucune chasse à proximité.

-Bien, Opérateur Communication, transmettez: Au nom des forces de Marine Impériale, mettez en Panne pour Vérification, ceci est un premier et dernier avertissement.

-Commodore ils ont activés leur systèmes de combat, bouclier déflecteurs engagés Commodore.

-Confirmé?

-Affirmatif, ils veulent combattre.

-Transmettez nos coordonnées en Code Rouge a l'état Major.

-Ils brouillent nos signaux de transmission Commodore.

-Activez les modes autonomes, énergie a 30-30-40; verrouillez les caissons de sécurité. Mode d'engagement Principal.

A travers l'épaisse baie en transp-acier, on apercevait les 4 ombres grises du convoi, l'un derrière l'autre l'ennemi filait à pleine vitesse. On apercevait les changements progressifs de régime-Propulsion... il nivelaient l'énergie... pour le combat.

-Manœuvre d'engagement Lieutenant, Régime Moteur à 50.3, cap au 33-56-52.

-5/5 Commodore.

- Artilleur, réception Ordre, tir de semonce, coordonnées 156-50-107, éxécution.

-Bien reçu Contrôle.

Deux salves d'énergie se détachèrent en un bref éclair, et filant vers leur destination sans fin à pleine vitesse elles se perdirent rapidement dans le vide sidéral.

-Ils nous ont verrouillés Commodore.

- 75 sur boucliers.....

Le choc insignifiant fit légèrement vibrer les écran du post de commandement de la Frégate Lancier...

-Virez au 89 Lieutenant, on se place dans leur sillage.... Toujours aucun signal d'escorte Radar?

-Négatif Commodore, aucun signal.

Quelques secondes plus tard, ce n'étaient plus 4 mais 5 navires qui se suivaient, tentant d'accélérer péniblement face à l'attraction sans cesse plus grande des planètes environnantes...

-Nous essuyons des tirs Commodore.

Dans le poste de commandement, illuminé en rouge, les écran de contrôle tremblaient, image pour le moment insignifiante des cruels dégâts qu'encaissait le croiseur Carrack.

-Placez vous au dessus du dernier navire du convoi, Artilleur, concentrez toute la puissance de feu sur le navire de tête.

-5/5 contrôle.

Les quelques tourelles du petit croiseur, appuyées par un flot continu de missiles au proton crachaient leur feu énergétique sur la fine carlingue du cuirassé de tête, alors même qu'un tir croisé endommageait de plus en plus le Croiseur Carrack.

-Commodore, structures matricielles au niveau critique en secteur D-48 Niveau 4,5 et 6.

-Commodore l'ennemi met en panne.... attendez... il se désintègre, je répète, cible détruite.

-Commodore, multiples signaux détectés.... se sont les modules de sauvetage.

-Contrôle, ici poste Artilleur, il reste 3 cibles sur nos moniteurs, attendons ordre d'attaque.

-Lieutenant dégagez nous de là.

-A vos Ordres Commodore.

-Poste artilleur a contrôle, demandons ordre d'attaque.

-Rejeté, désactivez les systèmes d'engagement.

-Mais il en reste...hey! Contrôle, ils se rentrent dedans, ça flambe de partout !

Les quatre énormes masses des colosses de fer et d'acier se désintégraient dans le vide, et les quelques électrons qui y stagnaient s'agitaient de plus en plus pour transmettre le cris d'agonie des Navire dans l'espace environnant, couvrant les quelques applaudissements qui résonnaient dans le Croiseur Impérial, filant vers son port d'attache.

-C'est de l'exelent travail Lieutenant. J'ai un rapport à rédiger, je serais dans mon bureau. Faites moi un relevé des dégâts, et cap sur Coruscant.

-A vos ordre Commodore, ce fut un honneur.

Marchant à pas rapides et cadencé, il répétait chaque étape de son combat, chaque ordre, et il revoyait sans cesse les colosse brûler, et les capsules de sauvetage exploser dans l'enfer de la désintégration, il tentait de se convaincre que c'était sa plus belle victoire... ou presque.





Chapitre XIII

Une voix s'élève du haut parleur: "Monsieur Clayton?, Monsieur? nous sommes arrivés dans le système de Naboo...."

les mots résonnent quelques secondes dans mon esprit....Naboo... j'ouvre doucement les yeux et me redresse de mon sommeil dans ce fauteuil inconfortable. devant moi, derrière cette vitre, s'offre un spectacle comme ceux qui bercent les rêves des enfants, les rêves d'exploration, de voyages, un spectacle comme seul les marins détiennent les secrets.... Rauri laisse par sa fine atmosphère filtrer un léger filet de lumière qui rebondi sur Naboo pour frapper de plein fouet le Dryer... alors que les tourelles portent une ombre longue sur la carlingue du Star-Destroyer les étoiles qui constellent ce ciel inimaginable font de la silhouette des deux planètes le plus bel endroit de la galaxie....

Remontant vers le pont du colosse, je croise un groupe de pilotes de retour de mission, il me saluent au passage, je ne m'en rends pas encore bien compte.... Mais c'est un grand jour qui commence ce matin... Un jour Singulier comme jam... comme il y en a eu si rarement dans ma vie.... je salue le Commandant qui s'incline et je me dirige vers le pont d'envol, je partais avec 10 minutes d'avance... le premier pas que je posais dans la carlingue était glacial, mais emplis d'un honneur et d'une fierté que je m'efforce à camoufler sous un visage impassible, une expression glacée, renforcée par un regard glacé, digne. La passerelle se releva doucement et se ferma dans un lourd bruit métallique comme si le hangar que nous laissions derrière en décollant était déjà dans un autre monde... Alors que notre fine ombre défilait sur le Dryer un TIE lourd vint se placer en escorte a notre droite alors qu'un chasseur plus léger passait juste au dessus de nous...

La navette descend a près de 850 km/h dans la tiède atmosphère de Naboo, mais on voyait les ailes rougir près des propulseurs jusqu'a ce qu'il paraisse certaines fois quelques flammèches... Et sans un bruit le pilote pose l'appareil, après avoir fait transporter mes bagages je me retourne vers la passerelle, devant moi était le bâtiment du 2391st UIC, avec un régiment de Soldat en rangs serrés... pourquoi tant d'honneur, je ne le savais pas encore, le soleil m'éblouissait et son reflet sur les bâtiments était profond, à coté de moi, un sous officier me regardait d'un air sévère et triste..... alors que je descends les quelques marches, la lumière devient beaucoup plus forte....Je pense a mon épouse restée sur Alderand, a mon fils, déjà au Lycée Naval... j'allais combattre pour lui... tout était blanc.





Chapître XIV

Tout le monde s'agitait dans le mess, les officiers mêlés aux techniciens... lui il savait déjà, il cachait son désespoir, il cachait sa peine, marchant vite, le plus vite possible jusqu'à son bureau. Ouvrant le sas, la seule lumière était le reflet bleuté de l'imposant écran accroché à la parois, dessus, un texte, quelques mots sommes toutes, qui portaient en eux la mort de milliards d'êtres, qui portaient en eux la mort des deux êtres les plus chers qu'il avait dans cette immense galaxie, il était seul, seul comme jamais, il releva le regard sur l'écran: "Destruction d'Alderand confirmée, aucun survivant."

Sur son bureau, en verre froid, il rangea les quelques documents, brûle les papiers importants dans le destructeur ionique, puis pris son blaster, le chargea lentement, puis il le fixa, quelques secondes, quelques minutes.... Une larme coula doucement sur son visage.... le silence... il faisait froid, il porta une main à son visage, et laissant tomber l'arme, éclata en sanglots.

La pièce noire, sinistre, le verre froid, reflétant le ciel nocturne de Naboo, il y était si seul, mais il devait rester fort, alors il vivrait, tout était sombre, son cœur, son âme, cette pièce, tout était noir.


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