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Bénédiction

L'oiseau plane, lentement, dans le grand silence des cieux.
Il est seul, la terre, à quelques milliers de pieds sous lui est cachée par
les nuages. De toute façon, à cette altitude, on ne pourrait pas distinguer
grand chose, mise à part le contour des continents...
L'oiseau est majestueux, il a de grandes ailes et un bec acéré...
Si des Erudits l'avaient vu, ils aurait dit : "C'est un Aigle Royal."
Mais sa race importait peu, dans les cieux, il était juste un oiseau, un bel
oiseau, peut-être le plus beau.
Au loin il vit un vol d'oiseaux migrateurs et un autre que lui serait aller
les pourchasser pour défendre son territoire ou simplement pour s'amuser.
Lui n'avait pas de territoire propre et il avait passé l"age de s'amuser.
Lui, il avait une mission... Tout jeune déjà il ne faisait pas comme ses
frères, piaillant et quémandant de la nourriture. Non, il restait dans son
coin, ne bougeait pas, ne criait pas... Il attendait qu'On lui donne le
signal du début de sa mission. Le signal ne venait pas alors il compris
qu'il devait d'abord grandir...

Il devint un magnifique rapace, si bien qu'aujourd'hui les rares êtres qui
l'ont vu ont oublié la haine et la guerre pour un moment, admirant cet
oiseau magnifique, représentant la beauté pure, la fierté, la puissance.
Plus d'un dragon se sentit ridicule face à cet oiseau, non pas par la
puissance qui s'en dégageait, car les dragon aurait pu aisément lui broyer
le corps d'un coup de queue ou d'un coup de griffe, mais par l'aspect
majestueux qui émanait de l'Aigle...

Et l'Aigle volait, en silence, faisant des ronds au milieu des nuages. Il y
avait des nuages au-dessus et en-dessous de lui et il planait entre les deux
couches... Soudain, un rai de lumière traversa les couches et l'oiseau sut
que c'était le signal, qu'il voyait en rêve depuis des années déjà... Il se
dirigea vers la lumière, douce, bleutée et descendit. Il piqua, toujours dans
le rayon... Le vent sifflait à ses oreilles, le frottement de l'air
réchauffait ses plumes qui conservaient la chaleur près des ailes... Il
piqua, tel une flèche décochée dont on ne peut arrêter la route. Il creva la
mer de nuage et aperçu la terre ferme. Il continua son vol, sachant qu'il ne
pouvait se soustraire à son destin, et qu'il devait suivre cette lumière...
La chute se prolongea, prolongea, il commença a discerner une forêt et une
plaine, puis des êtres dans cette vallée. Il continua sa descente dans la
lumière qui semblait tomber sur un homme...

Celui-ci était debout, devant des guerriers, des mages et d'autres
créatures... A son front était ceinte une couronne discrète. Il avait dans
les mains deux épées et dans le dos un grand arc. La lumière l'éclairait
doucement et il leva les yeux pour comprendre ce qui se passait.

L'oiseau, déployant ses ailes, freina sa chute et vint se poser sur
l'épaule du Roi et se penchant sur lui, lui dit à l'oreille :
"Tu es béni des Dieux, Noble Roi, Tunare te protégeras tant que tu
protégeras Ses créatures."

Et l'oiseau reprit son envol, sa mission était terminée.
Dans un hurlement, les loups saluèrent son envol.
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Un rire

"Juste un rire, murmura-t-il en regardant les flammes qui crépitaient dans
le foyer.
- Continue Bae...
- Quoi ? demanda-t-il en se retournant d'un coup.
- Tu semble attristé par la missive que tu viens de recevoir et tu as l'air
d'avoir besoin d'en parler, alors continue et déballe ce que tu as sur le
coeur...
- Voyez-vous mes Amis, j'apprends dans cette lettre la mort d'une femme...
D'elle je ne connais qu'un rire... Un rire cristallin, emplissant les salles
du Palais Royal où je m'étais rendu après un rappel des troupes par notre
Roi... J'harpentai fébrilement ces grands couloirs, traversant de longues
salles où s'alignaient armures et étendards, passant devant des centaines de
cheminées immense dans chacun desquelles crépitaient un feu comme celui-ci
mais en 4 ou 5 fois plus imposant... J'étais perdu au beau milieu du Palais
Royal... Ne vous dites pas par cette description que le Roi est un
mégalomane excentrique qui es fait construire des palais grands comme une
forêt, non, loin de là... Il avait juste hérité, en tant que Roi, du Palais
Royal bâti il y a quelques génération par un de ses prédécesseurs
aujourd'hui oublié. Bref, j'étais perdu et je n'avais plus qu'à attendre que
quelqu'un passe pour qu'il m'indique mon chemin jusqu'à la salle d'arme,
salle que je connaissais le mieux dans le château. Et personne ne venait, et
j'attendais, suffocant sous mon armure de cuir car n'ayant pas eut le temps
de voir le Majordome Royal, je n'avais pu mettre une tenue plus légère avant
l'entretien avec le Roi. Soudain, j'entendis Son rire... Un rire pur, digne
d'une reine ou bien d'une déesse. Le rire allait de par les salles, se
faufilant sous les fauteuils et les tables, se glissant dans les armures
poussiéreuse qui semblait reprendre vie à cette douce musique, un rire qui,
une fois que vous l'aviez écouté, vous semblait être là depuis la création
du monde et sera là lorsque les millénaires auront passé, ce rire était un
Tout, quiconque n'était jamais allé à la Cour tel que moi et qui ne
connaissait que peu de rire à part le rire nerveux d'un Orc qui comprend
qu'il va mourir ou encore le rire d'un Ogre ou d'un Barbare sortant d'une
taverne assez éméché, quiconque n'avait jamais entendu un rire de femme
aurait voué à cette musique un culte sans pareil... Et me voilà dans le
Palais Royal, un sourire jusqu'aux oreilles, les yeux perdus dans le
lointain, avançant encore et encore, me guidant de cette source de bienfait,
marchant telle un automate vers mon salut, vers une Déesse...
Mais voilà qu'en chemin je rencontre un de mes compagnon d'arme qui
m'interpelle et me demande si je suis perdu, me voyant errer tel un zombie.
Le charme est rompu, le rire est toujours là mais cette présence entre le
rire et moi m'est insupportable... Ce rire m'était destiné, nul autre que moi
ne pouvait l'entendre, pas même mon meilleur ami... Dans un sursaut de rage,
j'agrippe fermement une de mes deux épées dans l'intention de tuer ce voleur
de rire et puis la lucidité me revient, mes phalanges, blanches d'avoir
serrées mon arme, se décrispe et viennent se poser, tout comme le reste de
ma main, sur l'épaule de mon compagnon.
" Merci mon Ami... Je m'étais perdu parmi tout ces couloirs et ce rire que
l'on entend encore a été pour moi comme une lumière dans la nuit.. Sais-tu à
qui il appartient ?
- Héhéhé... Tes talents de poète refont surface telle des bulles sortant de
l'eau... A mon avis la poésie te rend trop faible et aveugle et un jour
provoquera ta perte en combat... Enfin bon, ce rire, oui, il appartient à
Lelhia Demortelune, une Grande Dame. Allez, viens, le Roi nous attend et on
ne fait pas attendre le Roi. Tu rêveras de rires et de femmes une autre
fois...
Je suivis mon compagnon parmi les couloirs jusqu'à la salle d'arme...
Je n'ai jamais rencontré l'auteur de ce rire, n'ai jamais connu la raison de
ce long rire dans ce palais mais je reconnaîtrai ce rire entre 1000,
n'importe où, même aux derniers instants de ma mort... Cette femme est morte
et malgré ma tristesse, je suis heureux de pouvoir dire que j'ai acquis un
magnifique trésor ce jour là, gagnant un rire qui maintenant teinte aux
divines oreilles de RisWààq", Tunare, Mithaniel Marr, Erollisi ou encore
Karana, qui sait ?
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Méditation

Le Guerrier était assis, seul, dans le noir, paraissant dormir...
En fait, il serait plus correct de dire qu'il ne faisait plus noir depuis
qu'il était là... En effet, il paraissait entouré d'un halo, une aura de
lumière non pas éblouissante comme on a l'habitude de se représenter les
auras des Dieux mais néanmoins visible dans l'obscurité omniprésente qui
régnait dans le donjon... Cette lumière semblait bienfaitrice et apaisante,
une lumière telle que seul les être emplis de sagesse, de bonté et de
courage pouvait disperser autour d'eux...
Le Guerrier était assis, seul, dans le noir, paraissant dormir... Ses yeux
clos ne bougeaient pas, même aux sons lugubres qui résonnaient de temps en
temps dans les tréfonds obscurs de la bâtisse... Non, le Guerrier était
immobile, assis en tailleur, les paupières closes, les mains sur les
genoux...
Dans son dos resplendissaient deux magnifiques épées luisant d'un bleu pâle
dans l'obscurité... Les plus ignares auraient tout de suis crût à des lames
Elfiques mais c'était bien mieux que cela, c'étaient deux épées forgées par
le meilleur Armurier Nain de Norrath dans une matière aux origines
lointaines, mi-magique mi-surnaturelle... Les fourreaux des deux lames
étaient translucides si bien que les murs du donjon étaient éclairés d'or
et de bleu azur par les auras du Guerrier et de ses épées...
Le Guerrier méditait, assis, seul, dans le noir, paraissant dormir... Il
avait purgé son esprit de toute pensée, rejetant au loi, au fond de lui-même
sa peur, sa crainte, sa fierté d'être encore vivant ainsi que son désir de
revoir la lumière du soleil... Il ne pensait à rien, ne voyaient rien,
n'entendaient même pas les cris des créatures néfastes du donjon...
S'il avait ouvert les yeux ils auraient pu voir le cercle de Skelettes, de
Ghoules, de Vampire et autre êtres issus de la nuit qui s'étaient rassemblés
autour de lui, admirant tout en craignant cet être magique issu de la
lumière du jour qu'ils n'osaient approcher de peur peut-être d'être
foudroyées... Ils le regardaient, poussant parfois de lugubres hurlements
qui résonnaient parmi les couloirs vide de toute présence humaine.
Derrière le Guerrier se trouvaient d'autres couloirs et d'autres salles
pareils à ce qu'il devrait affronter tôt ou tard s'il voulait descendre
jusqu'aux tréfonds obscurs de la demeure mais dans les salles précédemment
visitées, on voyait l'oeuvre des deux lames et de leur Maître grâce à la
multitude de cadavres qui, s'ils avaient été vus par leur congenères encore
vivant, les auraient incité à fuir cet Être de lumière qui représentait leur
mort proche...
Mais non, les créatures contemplaient le Guerrier, tandis que celui-ci
sentait peu à peu affluer en lui une force nouvelle et génératrice faisant
en même temps croître l'ampleur et la luminosité de son aura ainsi que la
lumière de plus en plus intensive des épées magiques dans son dos qui
sentaient que le combat allait reprendre d'ici peu et qu'elle pourrait à
nouveau goûter le sang maléfique...
Après un long moment sans bouger, le guerrier sut qu'il était prêt pour
reprendre sa descente vers l'enfer, et d'un geste ample mais vigoureux, il
sortit les deux lames dans son dos, provoquant un effroi parmi le cercle
qui s'était formé autour de lui s'apeurant de voir cette statue prendre
soudainement vie... Les créatures reculèrent d'un bond sans toutefois
prendre la fuite.
Alors, le Guerrier ouvrit les Yeux, dans lesquels on pouvait discerner une
marque divine, un léger flamboiement au fond de la pupille.
"Pour RisWààq" !!!" Cria-t-il en se mettant sur ses pieds d'un bond...
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Empoisonné

Il était seul, chassant dans une contrée où peu de monde se serait aventuré.
Il chassait seul, au milieu d'une vallée envahie par d'immondes arachnides.

Il chassait seul mais un moine doit choisir entre vivre en groupe dans un
monastère ou bien se contenter d'aventures solitaires.

Il chassait seul mais les araignées ne l'effrayaient pas.

Il chassait seul armé de ses poings et de ses pieds.

Il chassait seul, admirant la bêtise de ces trois araignées qui avaient eut
l'audace de se mettre sur son chemin.

Les araignées s'acharnaient sur lui, inconscientes de sa puissance.

Les araignées s'acharnaient sur lui, inconscientes de leur mort qui
approchait.

les araignées s'acharnaient sur lui, résolues à le trucider, ne sachant pas
qu'elles ne s'attaquaient pas comme à leur habitude à un moinillon parti
chercher de l'eau au puit pour le monastère.

Il chassait seul, rêveusement, pensant à ses amis, à son pays... Il se dit
qu'une fois ces trois immondes créatures décimées, il se reposerait un peu,
à l'ombre d'un arme, juste pour s'allonger quelques minutes, regarder le
ciel, écouter les oiseaux, peut-être somnoler un peu ou simplement prier son
Dieu. Il pensait à tout cela alors qu'il assénait vigoureusement de puissant
coups de poings sur le renflement de l'araignée servant d'abdomen.

Il chassait rêveusement.

Il ne vit pas arriver le Guerrier de l'Ombre, armé de son épée et bardé
d'armures et harnachements. Il ne vit pas non plus l'ignoble créature qui le
poursuivait, se rapprochant petit à petit de sa proie. Il ne vit pas la
Reine des Araignées, immense arachnide haute comme un homme, dont la partie
supérieure était un buste de femme nue, majestueuse dont les cheveux tirant
sur le rouge sang cachaient les seins, qui aurait put être une véritable
Reine si elle n'avait eut cet immonde abdomen et ces multiples horribles
pattes.

Il ne vit pas le Guerrier de l'Ombre se réfugier dans un trou pour éviter
les coups de la Reine, il n'eut que le temps de voir l'immense patte qui se
dirigeait vers lui. Il ne put l'éviter et il tomba. Dans sa chute, il sut
qu'un corps à corps serait suicidaire et il se figea dans sa position,
feignant d'être mort aux yeux de la créature néfaste. Celle-ci cru
véritablement en la mort du Moine et le regarda, longuement. Le Moine
feintait, certes, mais cette feinte serait bientôt inutile si le poison dont
les pattes de la reine étaient imprégnées continuait à faire son office au
sein de son organisme. Il attendait que la reine s'en aille, espérant que le
poison et la blessure n'auraient pas raison de lui. La douleur était
insoutenable, elle lui rongeait le bras qui avait été atteint.

La Reine s'en retourna dans son repère. Laissant le Moine blessé à mort.
Celui-ci, dans un ultime effort, s'assit et se fit un bandage, priant les
cieux que l'onction dont était imprégné le tissu suffirait à effacer le
poison de son corps.

Une fois le bandage terminé, il se rallongea dans l'herbe, attendant. Des
larmes coulaient lentement sur ses joues tandis qu'il pensait à sa vie
passée, à la vie future qu'il ne verrait pas, à ses amis qu'il ne reverrait
pas. Lentement, il ferma les yeux.

Un corps de Moine gisait seul dans la prairie.

La pluie se mit à tomber, d'abord doucement, puis à torrents, ruisselant sur
ce corps froid et immobile dont les traits semblaient figés.

L'eau réveilla le moine qui cru un instant être arrivé aux cieux et dont la
pluie représentait le salut de Karana qui l'accueillait en sa demeure. Mais
non, il était vivant, rescapé d'une mort affreuse.

Il se leva, chancelant, heureux de vivre, heureux d'être. Il se mit à rire,
à gorge déployée. Il riait de bonheur, de joie, il riait tel un nouveau-né
qui découvre le monde, il riait tel un aveugle à qui on offre la vue et qui
s'émerveille de toute chose, il riait, encore sous le choc, se demandant si
sa vie n'était pas un rêve, qu'il était en fait mort...

Il était vivant.

Après quelques instants, il se souvint qu'il avait des amis dans la région
et alla les chercher. Ensemble, ils descendirent dans l'antre de
l'arachnide. Là, elle s'était rendormie, ne se réveillant que lorsque des
insouciants troublaient son sommeil.

Les guerriers lui sautèrent dessus pendant qu'elle dormait et le Moine
redoubla de puissance pour se venger de cette mort qu'il avait évité de
justesse.

En quelques instants, la reine ne fut plus qu'un cadavre dans une grotte
froide.

Il sortit de la grotte, le visage éclairé par la douce lumière du soleil qui
avait remplacé la pluie.
Bercé par le chant des oiseaux qui piaillaient, il se dit :
"Tu reviens de loin, Crim..."
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Le temps

Le temps est futile, les dieux sont éternels...
Ils le regardent s'écouler tandis que meurent les hommes et les soleils.
Vous avez beau chasser pendant des années, luttant pour votre survie,
Vous ne pourrez échapper à la morsure de l'éternel ennemi.

Vous êtes un enfant, jouant dans les bois,
Vous vous réveillez transpirant respirant avec effroi,
votre crinière est brodée d'argent, le temps ne vous a pas épargné,
et vous êtes clairsemé de rides, telles des rivières asséchées...

Combien de larmes ces rivières ont-elles vu couler ?
Combien de fois sous les rires se sont-elles déformées ?
Vos mains, autrefois douces et lisses, joyaux de la jeunesse,
Combien de fois ont-elles versé le sang et combien de caresses ?

Vous servez les Dieux, leur vouant un culte passionné,
Mais aucun dieu quel qu'il soit ne pourra vous sauver,
Ils n'ont que faire du temps, ils sont éternels,
Ils ne voient pas le nouveau cheveu blanc, à chaque réveil...

Mordre dans la vie, la dévorer à pleine dents,
Avant d'être dévoré, par l'ennemi se glissant lentement,
A chaque coup de lame sa morsure est plus douloureuse,
A chaque poème on sent sa morsure encore plus hargneuse...

Qu'est-ce que le bonheur ? pouvoir vivre éternellement ?
Mais ce rêve n'est-il pas un cauchemar lorsqu'on vous dévore lentement ?
Pourquoi tant de vieillards sont-ils morts avec le sourire ?
Sont-ils heureux de leur vie ou content d'enfin en finir ?

Etre heureux d'avoir vécu ou se féliciter de pouvoir enfin mourir ?
Qu'y a-t-il derrière le grand mur blanc ? Une autre vie, de nouveaux
sourires ?
Ou bien simplement des larmes et du sang, coulant et se mélangeant,
Et l'action éternelle qui redémarre, la morsure du temps ?

Pourquoi les animaux ne craignent-ils pas le temps ?
Chasser pour survivre et nourrir les enfants,
Pourquoi les loups n'ont-ils pas peur de la mort, qui vient inexorablement ?

Et ne pouvoir le fuir me met dans une grande colère,
Vous avez beau traverser terres et mers,
Il est toujours là, vous dévorant lentement,
J'ai si peur de lui, ne pourrais-je rester un enfant ?
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Adrénaline

Adrénaline

Vous l'entendez, lentement il se rapproche,
Gardé de ses disciples, tout aussi féroces,
Vous attendez, votre coeur semblant exploser,
Vous ne pouvez rien faire, vous n'êtes qu'un guerrier...

Pourquoi êtes-vous là, pour un combat sans espoir,
Pour combattre des êtres tout droit sortis d'un cauchemar,
Vous ne savez plus, pas même qui vous êtes,
Le sang bat aux tempes, la peur obscurcit la tête...

Une cause perdue, une couronne abandonnée ?
Peut-être même un royaume ou un trésor dérobé,
Qu'importe, il est trop tard pour songer à fuir,
L'ultime recours est d'espérer rapidement en finir...

Ca y est, il est la, ombre parmi les ombres,
Géant parmi les géants, tout en encapuchonné de noir,
Il s'avance, court, flotte telle une ombre,
Et plonge les coeurs au sein même du désespoir...

Le général lève son épée, et l'abaisse d'un large mouvement,
Le combat est lancé, plus rien ne compte maintenant,
Comme les autres, vous courez sur l'ennemi en hurlant,
Défiant la mort, la narguant, la bravant impunément...

Les lames mordent a toge sombre, semblant couper de l'air,
Les boules de feu traversent la grande ombre en colère,
Les sombres mains s'élèvent, faisant jaillir l'obscurité,
Mais vous ne sentez même pas leur morsure, l'esprit trop embrumé...

Les hurlements de terreurs retentissent sur la vallée,
A cote de vous un guerrier s'enfuit, épouvanté,
Desespérement, vous luttez pour ne pas fuir le combat,
Si la raison vous échappe, c'est la Mort qui viendra...

Mais l'ennemi, lui aussi se met peu à peu à faiblir,
Ses bras s'élèvent moins haut, son obscurité à cessé de s'épaissir,
Alors les chants des bardes redoublent, pour redonner du courage,
Les prières des prêtres emplissent de nouveau les coeurs de l'entourage...

L'ennemi vacille, tangue, titube et s'écroule,
Le fracas est assourdissant, et l'armée recule,
Contemplant le corps sombre, les morts et les blessés,
Ne réalisant pas encore, la fin du combat acharné...

Ils repartiront avec encore un peu plus de vieillesse dans les yeux,
Le dos voûté de fatigue ou de douleur, peut-être un peu des deux,
La Grande Ombre n'est plus, le soleil brillera de nouveau ici,
Le bruit de la bataille est retombé et la vie a enfin repris...
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Teir'Dal

Teir'Dal

Esprit de la Guerre, Guerrier de la Peur,
Magie obscure et sombre, Nécromancien de Malheur,
Le Seigneur de la Haine, le Dieu de la Destruction,
Demandent sang, sacrifice, offrandes et vénération...

Armée d'une épée noire, d'un sceptre ou d'un bâton,
Tous fuiront en horde devant notre abomination,
Mais la fuite est vaine, seul importe le combat,
Seul le silence restera, lorsque passeront nos soldats,

Et lorsque ne restera plus que ruine et chaos,
Nous construirons alors, sur les décombres et les os,
Des Temples des arcanes, où brûleront mille flammes,
Et où régnera la mort des coeurs et des âmes...

Alors tous vénéreront la nuit et ses armées,
Tous adoreront la violence et sa pureté,
Les Elfes Noirs gouverneront monts et vallées,
Et le règne d'Innoruuk brûlera à jamais...
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T'as de l'inspiration toi LOL :bouffon: .
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Détourneur de quotes et poutreur d'écureuils à ses heures perdues.
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je suis en panne d'inspiration depuis quelques temps...
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Provient du message de Baeandor
je suis en panne d'inspiration depuis quelques temps...
dommage...
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Le Temple Ssra

Il tremblait... Ho il ne tremblait pas de froid, bien au contraire il suait et transpirait sous son épaisse cotte de maille. Non, il tremblait de peur et de crainte.
Dorénavant il ne se fierai plus aux apparences... Qui auraient pu penser qu'un minuscule temple, ressemblant à une ridicule pyramide, cacherait en fait un immense dédale de couloirs et de salles enfouies dans les plus basses profondeurs de la terre ?
L'Esprit de Tunare était absent de ces lieux. Pas un arbre ne poussait ici. Pas la moindre pousse d'herbe. Pas même un animal sauvage dont la présence aurait pu soulager le Ranger. Il n'y avait ici que de la pierre et du marbre, que d'épais murs ornés de fresques étranges et incompréhensibles, que de vaste salles dont on ne pouvait distinguer le plafond et gardées par des êtres sanguinaires et cruels...
Sanguinaires ? Cruels ? non, ils ne faisaient que se défendre en fait, contre un envahisseur imprudent.
Et ce silence, irréel et à la fois si inquiétant. Pas un bruit ne se faisait entendre hormis le cliquettement des armures et des armes des guerriers. Seul parfois un cri déchirant perçait ce silence, un cri d'agonie d'un aventurier qui s'est risqué dans un lieu trop dangereux pour lui...

Depuis combien de temps étaient-ils là ? Des jours ? En passant une main sur son menton le Ranger se rendit compte que sa barbe n'avait pas assez pousser pour que des jours se soient passés. Seulement des heures mais qui avaient parues interminables malgré les combats perpétuels. Il avait l'impression de se battre depuis des jours contre ces serpents et à chaque fois qu'il pensait s'écrouler pour ne plus pouvoir se relever un bouffée d’énergie revenait et il repartait à l'attaque pour débarrasser une nouvelle salle de la présence des reptiles. Au bout d'une dizaine de salles il avait cessé de compter le nombre de gardes qu'ils avaient tuer et s'était focalisé sur le nombre de salles vidées. Mais au bout d'une vingtaine de salles il avait tout bonnement cessé de compter, trop épuisé pour pouvoir seulement réfléchir.
Ses bras étaient engourdis d'avoir trop frappé à l'épée et ses doigts étaient meurtris par le frottement de la corde de son arc. A chaque flèche qu'il décochait il serrait les dents un peu plus fort pour oublier la douleur.

Enfin ils s'étaient arrêtés dans une vaste salle, non sans l'avoir vidé au préalable mais ils n'étaient plus à une salle en plus... Les guerriers s'étaient adossés à un mur et soufflaient pour récupérer des forces. Les soigneurs et les adeptes des arcanes, plus fiers, s'étaient mis à l'écart et méditaient en somnolant assis en tailleurs. Ca et là certains avaient sortis de quoi manger un peu pour récupérer des forces.

Un guerrier, portant à ses lèvres une gourde emplie de bière, retint au dernier moment son geste en voyant la mine sévère du Roi, un grand Magicien, qui le regardait non loin de là. De rage le guerrier reboucha sa gourde et sortit une flasque d'eau qu'il vida d'un trait.

Le Ranger, distrait, contemplait une flèche qu'il avait sorti de son carquois, d'un air hagard et sans vie... Le fait de caresser l'empennage de la flèche lui permettait d'oublier un peu ses peurs et ses craintes.
Pourtant ils approchaient enfin de l'Empereur des serpents, qui s'était barricadé dans la chambre impériale avec ses fidèles généraux.

Le groupe d'aventuriers se rassembla sous l'ordre bref du Roi et se mirent en rang en attendant les instruction. Seuls les assassins s'éclipsèrent pour aller reconnaître le terrain avant l'affrontement. Pendant que le Roi expliquait le déroulement du combat, les enchanteurs circulèrent dans les rangs des guerriers. L'un deux s'approcha du Ranger.
"Donnes moi tes armes, elles seraient inutiles contre l'Empereur, tu devras utiliser cette arme enchantée", lui dit-il en lui tendant une lourde épée à deux mains.
Le Ranger eut un léger pincement au coeur en lui donnant ses deux épées qui ne le quittaient jamais.
"Ton arc aussi", lui dit l'enchanteur avec un signe de tête par dessus l'épaule du ranger.
Dépité, le ranger lui tendit l'arc, non sans le caresser une dernière fois.
Il se sentait horriblement nu maintenant, avec pour seule défense une horrible arme trop lourde pour lui. Ses tremblement reprirent de plus belle.

Quelques minutes plus tard les assassins revinrent et après avoir annonçait la situation au Roi celui-ci se mit en marche suivit de ses troupes.
Heureusement que le cliquetis des armures cachait le claquement de ses dents sinon ses compagnons auraient pu se moquer de lui. Quoiqu'il ne devait pas être le seul à avoir peur car mêmes les plus anciens, qui ont l'habitude d'être toujours gai à l'approche du combat, avaient l'air anxieux.

Il arrivèrent bientôt dans un petit hall, contrastant étonnement avec la multitude d'immenses salles qu'ils venaient de parcourir. Face à aux se dressaient les généraux de l'empereur qui, fier et hautain, se trouvait à quelques mètres derrière eux sur son sombre trône. Au centre de la pièce se trouvait le chef des gardes, un immense golem fait de boue et de pierres, haut comme trois hommes et qui semblait pouvoir tuer un cheval d'un revers de la main.

Les guerriers se ruèrent sur les serpents dans un cri assourdissant.
Le combat fut hélas très bref. Le Ranger, emporté par l'assaut, se trouva bientôt face à l'Empereur, serrant désespéramment son épée entre ses poings. Le reptile lui colla une série de coups que le Ranger tenta vainement de parer. Mais les griffes acérés du lézard eurent raison de lui et il finit par sombrer dans le néant, tombant, tombant, tombant à ne plus en finir, tandis qu'autour de lui les serpents achevaient les derniers survivants des guerriers du Roi.
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Wizoom
Roi
 
oula ! cela faisait longtemps que je n'étais point venu... et quelle joie de trouver de nouveaux récits à lire !...
j'espère que ta motivation sera de nouveau présente dans ton coeur et te forcera à continuer ta prose que j'apprécie toujours autant
à bientôt, ici ou ailleurs, mais toujours fidèle lecteur !
__________________
Le Wizoom
le seul a mourir avec autant de classe
et de panache...
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JOL RisWaaq
 
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j'ai du mal à trouver le temps en ce moment, et je vieillis, j'ai de plus en plus de mal à m'extasier devant un palais, le plan d'un Dieu ou simplement une cité lointaine... Je commence à avoir beaucoup vu et il est de plus en plus difficile de me surprendre, au point de reprendre ma plume et de coucher quelques mots sur ce que je viens de voir...
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Wizoom
Roi
 
je te comprends... et ce n'est pas facile de trouver des mots pour te redonner la passion nécessaire pour faire revivre tes émotions d'antan... mais finalement, tu gagnes en maturité aussi, la fougue de la jeunesse est remplacée par la profondeur de ceux qui ont beaucoup vécu et leur sagesse aussi...
bref je compte sur toi comme de nombreux lecteur.. et j'espère !
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Avatar de Dr. Gregory House
Dr. Gregory House
Alpha & Oméga
 
Avatar de Dr. Gregory House
 
Très jolis poèmes, bravo, j'ai adoré celui sur EqGrafx notamment .
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