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Contes et Récits d'un Ranger

gniii !!! mon topic a été effacé, à croire que JoL est anti-roleplay...

Aux portes de la bataille

Ton épée de fer forgée,
A ton bras un écu,
Paré à tuer,
Jusqu'à ce que tu n'en puisse plus...
Les mages derrière toi,
Les druides à tes côtés,
S'agitent et lèvent les bras,
En toi la force tu sens affluer...
Des armures belles et dorées,
Sur la plaine fleurie,
S'alignent par millier,
Prêtes pour la grande tuerie...

Les Barbares ont sorti,
Leurs haches aiguisées,
Et poussent de grands cris,
En voyant l'ennemi arriver...

Les Paladins magnifiques,
A genoux sous la pluie,
Murmurent en langue Elfique,
Mais chacun sait qu'ils prient...

Les Hobbit aux pieds poilus,
Sont sortis de leurs vallées,
Ils attendent le Dieu déchu,
En contemplant les vertes forêts...

Les Mages cagoulés,
Lancent des formules magiques,
D'une aura ils sont entourés,
Puisse-t-elle leur être bénéfique...

Les Rangers dans la forêt,
Guettent l'arrivée de l'ennemi,
Les animaux sont rentrés,
Se terrer dans leur logis...

Sur la plaine fleurie,
Les armées sont stressées,
Les Rois sont là aussi,
Ils tentent de les rassurer...

T'as mal au dos,
T'as mal aux bras,
Ici il ne fait point beau,
Et ton armure pèse sur toi,
Un rugissement arrive au galop,
Enfin Berto, te voilà !
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Ode à Quellious

Ô, Quellious, pourras-tu me pardonner ?
La tranquillité tu souhaitais,
Mais je n'ai pas écouté...
Depuis que mon village j'ai quitté,
Vivre en paix je désirais,
Les contrées arpenter,
Les créatures rencontrer.
Mais je n'ai croisé
Que la haine, la cupidité
Vers un nouveau dieu je me suis tourné,
Oui, la monnaie j'ai déifié.
Ô, Quellious, pourras-tu me pardonner ?
La tranquillité tu souhaitais,
Mais je n'ai pas écouté...

Les créatures j'ai tué,
Les monstres j'ai pourchassé,
Les animaux j'ai traqué,
Pour de l'argent amasser.
Un Roi s'est montré,
Ses Chevaliers m'ont aidé,
Ses mages m'ont guidé,
Mais la guerre il prônait.

Ô, Quellious, pourras-tu me pardonner ?
La tranquillité tu souhaitais,
Mais je n'ai pas écouté...

Les Dieux contre moi courroucés,
Sur ma route ont tracé,
La guerre, la haine, le danger,
Je ne pouvais plus reculer.
Dans mes mains ils ont posé
Une épée, un bouclier,
Sur mes épaules ils ont posé,
Un heaume de métal forgé.

Ô, Quellious, pourras-tu me pardonner ?
La tranquillité tu souhaitais,
Mais je n'ai pas écouté...

Je les ai écouté,
J'ai frappé, j'ai traqué,
J'ai suivi, j'ai pourchassé,
Les créatures j'ai tué.
Au fond de moi, je me rebellais,
Contre cette haine que j'engendrais,
Mais pourtant je ne pouvais,
m'arrêter et camper.

Ô, Quellious, pourras-tu me pardonner ?
La tranquillité tu souhaitais,
Mais je n'ai pas écouté...

Dans les tavernes je suis entré,
Mais seuls des barbares festoyaient.
Dans les temple je suis allé,
Mais seuls les fanatiques prêchaient.
Dans les ruelles j'ai erré,
Mais seuls les assassins se tapissaient.
Dans les bois je suis passé,
Mais seuls les traqueur chassaient.

Ô, Quellious, pourras-tu me pardonner ?
La tranquillité tu souhaitais,
Mais je n'ai pas écouté...

De Odus à Faydwer je suis allé,
Erudin j'ai visité,
Dans Qeynos j'ai guidé,
A Halas je me suis aventuré,
A Freeport j'ai erré,
Sur l'Ocean je me suis engagé,
Kaladim de loin j'ai contemplé,
Et à Karana je suis rentré.

Ô, Quellious, pourras-tu me pardonner ?
La tranquillité tu souhaitais,
Mais je n'ai pas écouté...

Où que j'aille je n'ai trouvé
Une once de tranquillité
La paix j'ai rêvé
Mais seule la haine j'ai croisé.
Un jour je trouverai
Un havre ou règne la paix
Mes amis j'y emmènerai
En harmonie sera ces contrées.

Ô, Quellious, pourras-tu me pardonner ?
La tranquillité tu souhaitais,
Mais je n'ai pas écouté...

En attendant un seul ennemi j'ai trouvé
Je n'aurai de cesse de le traquer
Le pourchasser, le courser,
De loin le contempler,
Me demandant si jamais
A l'avoir je parviendrai,
Car il ne cesse de reculer,
L'Horizon il est nommé.
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Danse avec les loups

Alors que j'étais seul, je les ai aperçus,
Toute la journée, j'avais fièrement combattu,
Des hordes de Orcs, qui nous avaient attaqué,
Avec de preux compagnons, nous les avions repoussés...
Alors que j'étais seul, je les ai aperçus,
Je m'étais écarté, heureux mais fourbu,
Cherchant un peu de repos, sur le doux rivage,
Je les ai rencontré, Ô heureux présage...
Alors que j'étais seul, je les ai aperçus,
Tout comme nous ils s'étaient battus,
Pour sauver Freeport de l'odieux agresseur,
Ils avaient mis de côté leurs croyances et leurs peurs...

C'est alors que nous nous sommes regardé,
Un long regard entre nous s'est échangé,
L'un d'entre eux a subitement aboyé,
Ce n'était pas de la colère, il voulait me saluer...

Leur pelage, gris argenté,
Sur lequel se reflétait,
Les rayons du ciel d'été
Etait légèrement souillé,
Du sang des Orcs tombés,
Montrant ainsi par là,
Leur puissance et leur fierté...

Ce soir là, à la nuit tombante,
Alors que mon épée était encore vibrante,
Des coups répétés de la journée,
J'ai croisé des loups au pelage argenté...

Je n'attend pas de toi, Ô Noble Seigneur
Des louanges sur ce poème, que j'écrivis avec mon coeur,
Juste un peu de respect pour l'Oeuvre de Tunare,
Sa végétation, ses créatures, et tout ce qui compose son Art,
Juste un peu d'amitié et d'amour pour les loups,
Et non pas de l'animosité ou même du courroux.
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Lassitude

Il était las, las de cette haine et de cette guerre omniprésente, las de
devoir combattre pour survivre, de devoir combattre pour repousser la Mal et
le Chaos.
Il aspirait à la paix, au bonheur, c'est d'ailleurs pourquoi il s'était
engagé dans ce combat contre l'Obscur, mais maintenant il comprenait que ce
combat n'aboutirait à rien, rien de plus que de batailles interminables ou
la seule issue est la mort, sa mort ou même pire : la mort de ceux qu'on
aime.

Alors il s'était isolé, de tous, loin des combats, loin des hommes. Il
vivait reclu dans la forêt, ne dormant plus de peur de revoir la mort de ses
amis en cauchemar, ne mangeant plus, ne buvant plus... Il n'avait pour seul
compagnon qu'une simple balisette à cinq cordes, sur laquelle il composait
sonates et chansons lui faisant oublier ce qu'il était... Il ne se
nourrissait que de musiques et de champs, qu'il composait lui même, se
lançant parfois dans des poèmes épiques qu'il trouvait plat et creux, après
les avoir récitait, mais qui aurait fait pâmer les plus grands poètes du
royaume et fait rosir plus d'une paire de joues de damoiselles... Il
gambadait en chantant, riant de sa nouvelle condition, s'arrêtant sous un
arbre propice à l'inspiration ou auprès du ruisseau traversant la forêt...
Il ne voyait ni n'entendait les voyageurs qui, curieux d'entendre de la
musique en cette forêt, s'écartaient du sentier pour contempler ce
ménestrel, croyant voir en lui le Dieu du Verbe et des Mots. Mais il n'était
qu'un homme, avide de chanter et heureux de voir que les animaux
appréciaient ses chansons et ses poésies... Heureux d'être loin du fracas
des armes, du bruit de l'acier contre l'acier... Heureux d'être loin de la
cour où il ne se passait rien mis à part de vagues rumeurs qui circulait de
bouches à oreilles et de compliments creux qui sonnaient faux que les plus
lâches dispensaient aux plus puissants.

Non, il était heureux, seul avec sa balisette, sans se soucier de ces
Voyageurs qui voyaient en lui un grand poète, sans se soucier de ce qu'il
adviendra le lendemain...
(...)

Le Sage était las, las... Le poids des années pesaient lourds sur ses frêles
épaules qui avaient été jadis celle d'un guerrier...

Il avait cru tout voir, tout ce que proposait la Vie mais en lui il savait
qu'il n'avait rien vu, du moins qu'une parcelle du monde. Il avait servi des
Rois, des Empereurs, combattu contre des hordes sauvages, découvert des
contrées inconnues, fait la cour aux plus grandes Dames de ce monde, dompté
des animaux sauvages, traversé des océans pourtant maintenant il était las,
trop vieux pour continuer ses folles aventures, et puis la contemplation et
le travail avait un goût autrement meilleur que celui du combat... C'est
pourquoi depuis de nombreuses années il passait le clair de son temps en
reclus dans une forêt, découvrant les joies de la musique, de la poésie, de
la méditation, de la symbiose avec les Dieux... Tout ceci avait fait de lui
non pas une machine de guerre ou un valeureux voyageur, mais un esprit pur
et droit conscient de la nature profonde du monde et du respect dû aux
Dieux...

Au dessus de sa tête se répandaient les branches d'un magnifique acacia à
l'ombre duquel il venait souvent méditer et qui représentait la puissance de
la nature et sa force infinie...

Aujourd'hui ce n'était pas une méditation profonde qui le gagnait, mais une
nostalgie quant à sa vie passée, à tout ce qu'il avait effectué, aux
compagnons de toutes races qu'il avait rencontré...

Le Sage ferma les yeux et parti pour son dernier voyage, celui dont on ne
revenait pas, avec un sourire aux lèvres...
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Agonie

Il agonisait.
Il agonisait, loin des yeux de tous, au beau milieu d'une prairie d'un pays
qui n'était pas le sien.
Il agonisait et seul les vautours s'intéressaient à lui.
Il était là, pleurant dans une flaque faite de son sang, il pleurait la
guerre, il pleurait la haine, il pleurait les Dieux qui avait fait de lui un
homme et qui aurait mieux fait de créer une belle créature de plus telle une
licorne, une biche, un loup, un ours ou un aigle au lieu d'un Humain en
proie au conflit perpétuel avec d'autres nations.
La blessure à son côté était mortelle et présentement douloureuse mais la
tristesse lui servait de morphine si bien qu'il ne sentait pas la
souffrance, bien qu'il ne pouvait plus se lever ou faire un quelconque
mouvement.
Alors il pleurait, lui, un guerrier à qui des maîtres avaient confié de
belles épées, un bel arc, une belle armure, un guerrier qui s'était sans
cesse battu pour la lumière et le bien, il était maintenant qu'un futur
corps sur la plaine, contraint de pleurer jusqu'à ce que la Dame Noire
vienne le prendre.
Les larmes étaient une plus grande souffrance que ce trou béant en lui qui
lui retirait petit à petit les quelques parcelles de vie qui lui restait,
pourtant il ne pouvait empêcher la vie de le fuir et les larmes de couler.
Il avait beau crier à l'aide, personne n'était là pour l'aider, pour le
soigner.
Pas un Druide pour guérir son corps,
Pas un Clerc pour guérir son âme,
Pas une Enchanteresse pour guérir son coeur.
Alors il mourait, seul, attendant la délivrance qui le mènerait au cieux,
prés de ses Dieux... Ses Dieux qui l'avaient quitté en plein coeur du
combat, qui n'avaient pas empêché cette lame de s'enfoncer en lui et qui
n'avaient pas protégé leur fidèle. Ces Dieux auxquels il sacrifiait, ces
Dieux qu'il priait l'avaient abandonné et il se retrouvait seul.
Pas un compagnon d'arme pour soutenir sa tête, pas une seule Dame à qui dire
qu'il était ravi de s'éteindre avec pour dernière image un visage
enchanteur, pas une âme qui vive pour le voir crever. Crevait, oui il
crevait, comme un chien qui agonise et non comme un guerrier ni même comme
un mendiant qui un matin ne se réveille pas, emporté par le froid de la
nuit, non il crevait comme seuls la plupart des animaux meurent : sans
dignité et seul.
De toute façon ce n'était qu'un petit guerrier, indigne des plus grands Rois
ou des Héros, pourtant... Pourtant il aurait peut-être pu en devenir un, un
héros, si les Dieux l'avaient protégé, si la chance lui avait souri... Mais
il n'était pas un héros, et encore moins un Roi. De toute façon il n'avait
pas l'étoffe d'un roi et celle d'un piètre héros... Mais il avait un bijou
digne d'un roi, mince bandeau à son front où était serti une pierre bleue
profond, cachée sous la chevelure... C'était une pierre magnifique, on
pouvait voir au travers un Désert, fait de dunes de sables à perte de vue...
Cette pierre était l'unique relique sacrée vouée à un Dieu inconnu et rejeté
par tous... Pourtant le guerrier agonisant en était le dépositaire et il
mourait...

La Vie l'abandonnait, il cessa de gémir sans toutefois s'arrêter de pleurer,
sa respiration se fit plus lente.
Il soupira :
"Je n'ai pas été digne, RisWààq"..."
Puis, il ferma les yeux et s'éteignit dans le froid de l'automne, au beau
milieu de la plaine. A son front la pierre étincela d'un feu flamboyant,
illuminant le corps inerte. Malgré la mort du guerrier, le culte du Dieu
inconnu et rejeté ne s'éteindrait pas.
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Glacé, gelé, frigorifié...

Je suis dans un désert, mais un désert glacé,
La neige crisse, doucement sous mes pieds,
Tout est recouvert d'un manteau blanc,
Uni, infini, pur et éclatant...
Le désert de sable était loin maintenant,
Et dans ce désert de glaces, j'allais de l'avant,
Le froid était partout, me pénétrant, me mordant,
Et dans cette immensité, je fermais les yeux un instant...

J'étais loin de tout, du désert, de mes amis,
Mais dans ce nouveau lieu, je reprenais goût à la vie,
Il est en moi, je suis en lui, ce havre de froideur,
Et dans un élan de joie, j'y retrouve le bonheur...

Mon esprit est au coeur des glaces,
Mais mon coeur est en feu,
Si un ennemi me terrasse,
Je saurai que j'ai vécu heureux...
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La Chanson du Guerrier Chanteur

Bien sûr, je pourrais vous conter,
L'Histoire d'un Roi, du Dragon ou d'un Chevalier,
Mais ces histoires n'ont que trop duré,
Aujourd'hui ce sera celle d'un petit guerrier...
Un petit guerrier, comme on en voyait tant,
Hardi et téméraire, mais farouche combattant,
Grand Ténébreux, selon ses amis,
Epée tranchante, selon ses ennemis...
On en dénombrait comme lui des milliers,
Si on se promenait dans les obscurs contrées,
Traquant sans relâche les ennemis,
Rien ne différenciait des autres celui-ci...

Jusqu'au jour où tout bascula,
A la merci d'un loup il tomba,
Cependant l'animal ne voulut pas de sa vie,
Au grand plaisir du guerrier, tout ravi...

Cette rencontre le transforma,
Durant de longues heures il médita,
Songeant à cette créature qui l'avait épargnée,
Symbole de la nature et de sa générosité...

Après ces pensées, pures mais profondes,
Qui pourrait passer pour étranges, pour un guerrier de ce monde,
Il se consacra à l'aide des autres, et à leur bonheur,
Mettant dans cette aide autant de coeur que d'ardeur...

Il n'abandonna bien sûr pas les combats,
D'ailleurs vous pourriez le croiser un jour ici bas,
Il se voua aux chants et à la poésie,
Récitant des vers en trucidant des ennemis...

Si un jour vous croisez, un fou armé de deux épées,
Ne vous en faites pas, il est inutile de vous alarmer,
C'est juste ce guerrier-là dont les Dieux guident le bras,
Qui ne peut cesser de chanter, durant les combats...
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J'attends

Un jour, je le sais, elle viendra,
Toute de noir et de blanc vêtue,
Ce sera le jour de mon dernier combat,
De celui où j'aurai été vaincu...
Alors elle m'emmènera là-haut,
Au paradis des guerriers, des héros,
J'aspirerai alors au repos et à la paix,
Mais pourtant resterai tourmenté...
Seul, dans ce paradis blanc et mielleux,
Qu'aurais-je pu espérer de plus merveilleux ?
Mais je suis seul, seul et isolé,
Mais il manque quelqu'un à mes côtés...

Alors ce Paradis sera un enfer,
Tous ces anges ne seront que pâles lumières,
Certains pensent qu'une fois là-haut,
Je pourrai chanter indéfiniment, nul besoin de repos,

Mais ils se trompent amèrement,
Là-haut qu'est-ce que je fais ? j'attends.
En position de méditation, je ne bouge pas,
Je n'attend qu'une seule chose : toi.

Et j'attendrai, indéfiniment s'il le faut,
Que vienne enfin le moment de ton dernier repos,
Et que tu prenne le même chemin que moi,
J'ouvrirai les portes du Paradis devant toi...

Là-haut je serai ton guide, ton protecteur,
Même si en ce lieu tu ne risque point de malheur,
Nous parcourons les plaines célestes en courant,
Toi apprivoisant les papillons, moi chantant,
Nous nous baignerons dans les lacs sacrés,
Nous traverserons monts et vallées,
Je te parerai des plus beaux atours,
Tu seras ma Lumière, mon Amour,
Et nous vivrons alors éternellement et heureux,
Nous serons deux amants, au pays des Dieux...

En attendant je prie, je chante et je combat,
Attendant impatiemment que survienne mon trépas.
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Mon trésor

J'ai traversé monts et vallées,
J'ai rencontré rois et héros,
J'ai admiré des tas d'or, des trésors,
Et même contemplé les bijoux les plus beaux...
Mais à coté de mon joyaux,
Tout ceci n'est ni pur ni beau,
Que des babioles, sans grandes valeurs,
Comparées à sa splendeur...
Au fond d'un bois je l'ai trouvé,
De blanche lumière auréolé,
Il s'offrait à moi, dans sa splendeur,
Et je l'ai admiré tel un voleur...

On pourrait croire que c'est un sceptre, une couronne,
Ou bien une pierre précieuse, grosse comme une pomme,
Mais mon trésor, qui crée chaque jour mon bonheur,
Est encore plus beau qu'un arbre en fleurs...

C'est une chose douce, parfumée,
Aux yeux charmeurs, à la voix de fée,
A la bouche en coeur, aux gestes pleins de douceur,
Belle comme une déesse, l'égale d'une princesse,
Douce comme la caresse du vent, innocente comme une enfant,
De si belles mains, un rire cristallin,
Une chevelure d'or,
La beauté incarnée dans un corps,
De petits pieds léger et coureurs,
Une créature pleine de splendeur,
Et dès que je l'aperçois,
C'est comme si c'était la première fois,
Que s'ouvraient à la lumière du monde mes yeux,
Et dans ces moments là, je ne vénère plus aucun Dieu,
Je ne pense qu'à une seule chose :
Préserver cette Elfe, belle comme une rose,
L'écarter du moindre danger,
Et en l'admirant, me mettre à rêver...
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Le chemin continue

Et la route défile de nouveau, sous mes pieds,
Un jour, peut-être en aurais-je assez,
De me battre, de courir, de frapper, de tuer,
Alors ce jour-là, il sera temps de m'arrêter...
Je trouverai un paradis, ou ne règne que l'été,
J'y construirai un logis, un foyer, un chalet,
Seul ou en compagnie, j'y vivrai toute l'éternité,
Je pourrai alors m'éteindre, bien-heureux et en paix...
Et les cris et la guerre seront alors inexistant,
L'odeur de la chair, dans la bouche le goût du sang,
Les soupirs de mes frères qui partent en agonisant,
Les hurlements des ennemis, qui vocifèrent en mourant,
Le crépitement de la magie, tuant et brûlant,
Toutes ces choses disparaîtront, je ne penserai qu'au présent...

Je vivrai de chasse, de pêche et de poésie,
Partant me promener au matin, ne rentrant qu'avec la nuit,
Priant souvent les dieux, pour les remercier de cette vie,
Ecoutant les oiseaux, les loups et leurs cris,
Cultivant un jardin, emplit de couleur et fleuri,
Fabriquant de mes mains mes propres outils...

Je mettrai dans un coffre, ma cape et mes épées,
Je n'aurai plus besoin de mon casque et mon bouclier,
Les rejoindront ma cotte de maille et mes épaulettes usées,
Je ne garderai que mon arc, que je suspendrai au-dessus de la cheminée...

Je vivrai mille ans, en ayant enfin trouvé,
Ce que je cherchais vraiment, la joie et la paix,
Je verrai défiler les saisons et les années,
Un beau soir, devant la cheminée,
En feuilletant un livre, je m'assoupirai,
Je m'éteindrai alors, heureux et satisfait...
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Vie au monastère

Le moine l'interpella :
"Que faites-vous dehors en pleine nuit, Frère Baeandor ?"
Il semblait étonné de voir quelqu'un à cette heure tardive tandis que tout
le monde dormait dans le petit monastère.
"Je regarde les étoiles, mon Frère...
- Les étoiles ? mais qu'ont-elles de particulier ce soir ?
- Rien de plus qu'hier mais l'une d'entre elle me guide et me surveille
alors je la contemple tous les soirs...
- Voilà une idée étrange et proche de l'hérésie... Je vous conseille d'aller
vous coucher Frère, un repos vous ferait du bien...
- Vous avez raison..."
Après un dernier regard à RisWààq", le moine rentre dans ses quartiers et
s'allongea sur son lit, cherchant le repos. Tous autour de lui dormaient
depuis plusieurs heures... Après une éternité, la fatigue accumulée lors de
la journée le submergea et il s'endormit...
Le jour était à peine lever et déjà tout le monastère était en agitation. Un
moine courut vers les quartiers et ouvrant la porte, cria à la volée :
"Le Père Supérieur désire voir le Frère Baeandor !!!"
Baeandor se leva, extirpant son regard d'une amulette qu'il avait amené avec
lui dans son pèlerinage, représentant un loup majestueux. En passant près de
son coffre, il l'ouvrit et posa l'amulette, auprès d'objets hétéroclites
tels qu'une cape, une plume et quelques feuilles de papier ou bien deux
courtes épées.
Enfin, il traversa la cour tandis que le soleil pointait ses premiers rayons
sur le petit monastère. Il traversa les quelques couloirs obscurs et frais
de la demeure et entra dans le bureau du Père Supérieur. Celui-ci était en
train de compulser un parchemin jaunit par le temps, assis dans un siège
semblant horriblement inconfortable. Son visage était sévère, parsemé de
rides, mais on y sentait une sagesse peu commune.
"Ha, Frère Baeandor, te voilà...
- Bonjour Père...
- Bonjour mon Fils, bonjour... J'ai un tracas te concernant.
- Aurais-je eut une conduite reprochable mon Père ?
- Non, point du tout... Vois-tu nous ne questionnons pas ceux qui deviennent
moines et encore moins les raisons qui les poussent à devenir moines.
Pourtant tu es différents des autres. D'une part tu ne sembles pas être le
fils cadet d'un riche propriétaire qui à défaut d'héritage trouve sa voie
dans la prière, d'autre part tu ne sembles pas être non plus quelqu'un qui
tente de refaire sa vie dans les ordres... Me trompe-je ?
- Non, vous ne vous trompez pas mon Père...
- En fait tu sembles être un guerrier. Ne sois pas étonné : tu n'as pas une
carrure colossale mais tu n'as pas non plus la frêle apparence propre à tous
les autres religieux du monastère. Donc j'en ai conclu que tu étais un
guerrier. Et vu ton attitude pieuse qui ferait pâlir le plus dévot des
ecclésiastiques, j'en ai aussi déduit que tu n'as pas toujours eut une vie
facile et que tu as une raison précise d'être ici.
- C'est vrai mon Père... J'ai pêché par le passé et je tente de me faire
pardonner auprès des Dieux mes fautes commises. De plus, depuis le début de
mon existence je n'ai jamais put trouver la paix. Je cherche le repos
intérieur en priant les Dieux... Je suis en guerre perpétuelle, en guerre
avec moi-même, traquant mes démons jusqu'à ce qu'ils fuient ma personne...
- Je comprends... Mais quelques furent tes fautes, les Dieux t'ont pardonné
je pense. Voilà plus de deux ans que tu es parmi nous et tu n'as eut de
cesse de prier du matin jusqu'au soir dans la chapelle. N'importe quel Dieu
aurait pardonné n'importe quelle erreur face à une telle dévotion mon Fils.
- Mais pourtant je ne trouve pas le repos mon père...
- Alors c'est que tu ne le trouvera point ici... Ecoutes mon Fils : tu es un
guerrier et je suis un moine. Pourtant nous avons un but commun, nous
vénérons la lumière. Mais le mal ne peut être repoussé que par des prières,
il faut le combattre. En ceci je ne puis offrir mon aide mais toi tu le
peux.
- Vous me chassez mon Père ?
- Non, j'agis comme me l'indiquent les Dieux. Te garder ici serait ne pas
profiter des talents d'un guerrier de la Lumière. Je te conjure donc de
retourner au combat et d'apporter la lumière là où règne l'obscurité.
- Mais le salut de mon âme ?
- Peut-être chasseras-tu tes démons une fois que tu auras vaincu
l'obscurité... Tu auras plus de chance de trouver la paix interne au combat
qu'en te ressassant de noires pensées.
- Bien Père, je partirai donc sur l'heure.
- Que les Dieux te gardent mon Fils..."
Le moine redevenu guerrier se retourna... Il retraversa la cour du monastère
et une fois entré dans ses quartiers, ouvrit son coffre en grand. Alors,
lentement, il retira la robe de bure qui lui servait de vêtement depuis deux
longues années et enfila ses anciens vêtements. En enfilant un à un ses
habits, des images du passé ressurgissaient en lui... La cotte de maille le
ramena auprès des vils gnolls alors qu'il n'était qu'un adolescent seul et
perdu... Les jambière semblaient renfermer les esprits des milliers d'orcs
de Freeport qui avaient eut le malheur de croiser sa route. En enfilant son
casque, il vit les plaines de Karana s'étendre devant lui, à l'infini. En
ajustant les deux épées dans son dos, il se retrouva parmi une horde
d'iksars vociférant tandis que le bruit du métal contre le métal résonnait
dans ses oreilles. Enfin, en prenant son arc, il se retrouva dans le désert,
immense et colossale, pur et tueur, silencieux et pénétrant... Alors, en
regardant le fond du coffre il vit les bijoux qu'on lui avait offert
jadis... En les enfilant, il revit tous ses compagnons d'arme du temps
passé, tous les Seigneurs qui avaient croisé sa route et mélangé leur sang
au sien...
En sortant du monastère, il semblait à la fois vide et plein de vie, mort
mais ressuscité. Alors, d'un pas vif, il se dirigea en direction du soleil
qui montait lentement dans la fraîcheur du matin...

Cela faisait quelques jour qu'il avait quitté le monastère et lorsqu'elle
apparu devant lui, éblouissante sous le soleil au zénith, il ne put
s'empêcher d'avoir un pincement au coeur... Il n'avait pas vu la mer depuis
deux longues années et voilà qu'elle s'étalait face à lui, infini, bleu avec
des reflets jade, impétueuse et recelant une énergie colossale...
Après quelques minutes de contemplation, il se dirigea vers ce qui semblait
être un petit port à quelques lieues de là... Il marchait depuis des jours
mais il ne s'en rendait pas compte. De plus il avait marché tout sa vie
durant et la fatigue ne le gagnait jamais. D'ailleurs on l'appelé
Pied-Rapide, là-bas, de l'autre côté de l'océan...
Alors d'un pas allègre il entra dans le village... C'est un petit bourg
paisible, avec quelques habitation et au bout d'une rue étroite, on
débouchait sur un petit port où étaient accosté une ou deux barques...
Hélant un pêcheur occupé à aiguiser ses hameçons, il lui demanda quand
arriverai un bateau en direction du continent voisin...
"Un' bon' heure, j'dirions mon brav' maît'...
- Merci mon brave..."
Il s'assit donc sur le quai et, pour occuper au mieux cette heure à
attendre, il se mit à méditer... Ce ne fut que des cris qui le sortirent de
son état second, quelques temps plus tard... Un grand voilier était
maintenant amarré et il semblait que le capitaine l'attendait pour mettre le
cap sur le vieux continent... Le jeune guerrier se releva prestement et
sauta sur le pont, non sans avoir donné au passage une piécette au capitaine
du navire.
Le bateau n'avait que peu de personnes à bord... Un vieux druide hobbit,
deux jeunes paladines humaines et un mage érudit semblant très imbu de sa
personne. Le bateau, dans un grincement, se détacha du quai et s'éloigna de
la terre.
Les jours passaient inlassablement et le guerrier passait son tend soit à
méditer, soit à prier les Dieux, soit sur le pont à respirer les effluves
salées de la géante bleue s'étalant à l'infini, écoutant le bruit des vagues
s'écrasant sur la coque, inlassablement... Il prenait ses repas avec les
autres voyageurs, mis à part le mage qui semblait vouloir rester seul. Ses
compagnons étaient fort sympathique, le druide par son esprit jovial et
bon-vivant et les paladines pour leur dévotion à Mithaniel et leur désir de
découvrir le monde... Elles n'avaient de cesse de questionner le druide et
le ranger sur les contrées qu'ils avaient déjà vu. Le guerrier se portait
volontiers à raconter des histoires, ce qui le changeait de la méditation et
lui rappelait le temps ou on le disait barde...
Enfin, après plusieurs jours de voyage, le bateau accosta à une grande
ville. Les voyageurs se séparèrent, chacun partant dans une direction
différente, et le jeune ranger se retrouva seul. Alors, il traversa la ville
qu'il connaissait fort bien, il passa sous la porte Est et, après avoir
marché quelques minutes, il se retrouva là où son esprit venait toutes les
nuits depuis deux ans. Il s'assit en tailleur, insouciant des créatures
environnantes, admirant le désert s'étendant devant lui.
Il était revenu chez lui.




Vie au Monastère (suite)




La salle était vide. C'était une grande salle froide avec quatre piliers
soutenant la charpente et aucun meuble ne donnait un semblant de vie à cette
pièce.
Il n'y avait qu'une grande statue à l'un des bouts de la salle, représentant
une Déesse au bras écartés te portant dans ses mains une fleur et une arme.
Le travail était très précis et si ce n'est l'aspect gris foncé de la
pierre, on aurait pu croire à une véritable personne. Face à la statue se
trouvait une autre statue, plongée dans l'ombre. On reconnaissait vaguement
un être assis en tailleur, méditant face à la Déesse.
Non, ce n'était pas une statue mais bel et bien un prieur qui ne bougeait
pas d'un cil, plongé dans une méditation profonde. Il portait la robe des
moines que tous portaient dans le monastère et une courte barbe courait sur
son menton. Il n'était pas vieux, pourtant de fines rides striaient aux
coins de ses yeux clos.
Derrière le prieur, l'unique porte s'ouvrit, laissant entrer une grande
quantité de lumière qui vint irradier la statue maintenant nimbée d'un halo
lumineux.
Un moine traversa la salle sans faire de bruit et, se penchant au-dessus de
l'homme en méditation, dit :
"Le père supérieur désire vous voir, frère."
L'homme assis ne bougea pas, mais le moine reparti sans attendre de réponse,
replongeant la pièce dans son obscurité.
Après quelques secondes, les muscles des bras et des jambes de l'homme
frémirent sous l'effort après des heures de relâchement. Les paupières
s'ouvrirent, révélant de profonds yeux marrons. Le méditeur décroisa les
jambes et se releva, difficilement...
Il était grand, pour un moine, et avait une carrure impressionnante, du
moins pour un humain. Claudiquant, il se dirigea vers la porte et l'ouvrit
en grand.
La lumière le frappa d'estoc et il plissa les yeux pour éviter le coup
violent que lui portait le soleil.
Il resta là, sans bouger, pendant quelques minutes, laissant sa vision se
réhabituer à la lumière après cette éternité dans la nuit de la salle de
prières. La cour du monastère regorgeait de vie, entre les moinillons qui
faisaient une pause entre deux leçons, les moines discutant debout par
petits groupes ou assis sur des bancs de pierre et les animaux qui vivait en
liberté dans la cour et qui faisaient un raffut du diable...
Le moine vacilla sous l'afflux soudain de tant de bruit. Puis, une fois
accoutumé à la lumière et au vacarme, il se dirigea vers la petite chapelle
de l'autre côté de la cour. Les portes étaient ouvertes et illuminaient
l'intérieur, pourtant les cierges étaient encore allumés.
Passant entre les bancs de bois, le moine traversa la courte allée menant à
l'autel sur lequel étaient posés des statuettes de plusieurs Dieux. Après
avoir saluer ceux-ci, il se dirigea vers un porte basse dans un angle de la
chapelle et entra dans une petite pièce ou régnait un désordre composé de
parchemins et de livres. Un petit homme trônait sur une chaise de paille
derrière une pile recueils de prières.
"Ha, Frère Baeandor, vous voilà... Que vous avez l'air fatigué. Il faut
penser à manger et à dormir, prier les Dieux jours et nuits est une bonne
chose mais les Dieux n'apprécieraient pas de voir leurs créatures se laisser
mourir à prier...
- Bonjour Père Dafyd."
Le père supérieur était un petit homme au visage blafard qui bien qu'ayant
été un grand bâtisseur de temples et de chapelles dans sa jeunesse, était
maintenant un grand érudit qui connaissait une étonnante quantité de livres
saints.
"Mon Fils, que savez-vous du reste du monde ?
- Depuis que je suis parmi vous, je ne m'intéresse plus guerre au monde
extérieur et les seules nouvelles que j'ai sont celles que me portent les
vents.
- Et que vous disent les vents ?
- Les vents m'apportent des senteurs de sang et des bruits de batailles, mon
père.
- C'est tout ?
- Non... Je ne devrai pas l'avouer mais ils m'apportent aussi les visages de
mes anciens compagnons, les senteurs de contrées lointaines et de l'océan,
le cri des loups au loin et de multiples vieux souvenirs...
- Vieux ? Cela ne fait qu'un an que vous êtes parmi nous, mon Fils...
Quoiqu'il en soit, les vents vous ont bien parlé. Une guerre se prépare, une
grande guerre, qui pourrait plonger beaucoup de monde dans le noir et le
chaos.
- Alors je vais retourner prier pour éviter qu'il en soit ainsi.
- Non, répondit sèchement le père supérieur, vous n'allez pas retourner
prier, laissez cela à d'autres moines n'ayant jamais pris les armes. Vous
servirez mieux les Dieux en allant au combat qu'en priant ici...
- Vous me chassez une fois de plus, Père ?
- Je ne vous chasse pas, j'utilise au mieux les talents que m'envoient les
Dieux. Vous êtes un guerrier, frère Baeandor. Vous êtes un guerrier avant
d'être moine, si bien que je préfère savoir que des guerriers comme vous
défendent la lumière plutôt que prient dans une salle de prière mal
éclairée...
- Très bien, je laisse votre sagesse dicter ma conduite et partirai sur
l'heure.
- Merci, Frère Baeandor, puissiez-vous revenir sain et sauf.
- Merci, mon Père."
Le moine ressortit de la chapelle et se dirigea vers les quartiers des
moines. Comme la vie était répétitive... Toute sa vie n'était qu'une
répétition de faits. Mais après tout, le Père avait raison, il était
guerrier avant tout. Arrivé devant son lit, au pied duquel se trouvait un
coffre, il retira sa robe de bure. Ouvrant le coffre, il en tira sa vieille
tunique, qu'il n'avait pas porté depuis un an. Il l'enfila et prenant ses
armes, ressortit à la lumière du jour, dans la cour.
Sans savoir pourquoi, il écarta les mains et commença à les agiter, leur
faisant effectuer un ballet gracieux. Les moinillons qui jouaient dans la
cour arrêtèrent de chahuter et le regardèrent faire. Une lumière bleuté
jaillit des doigts du guerrier et le nimba d'un halo lumineux sans cesse
plus aveuglant. Les anciens réflexes lui revenaient et la magie se faisait
pratiquement d'elle même. Ses mains continuaient à danser tandis qu'au loin
un loup hurla. La lumière décrut enfin autour de lui et se retira, pourtant
il sentait une force colossale envahir ses jambes : l'esprit du loup était
sur lui. Rassemblant ses forces, il parti en courant, se dirigeant vers
l'ouest, sans même jeter un regard sur le monastère qui disparaissait petit
à petit derrière lui.
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Pitié

Vous m'avez dérobe mon coeur Madame,
S'il vous plait, rendez-le moi, rendez-le moi...
J'étais heureux, le monde était merveilleux,
J'allais l'âme en paix, rien ne pouvait m'arriver...
Mais je vous ai vu, pour la première fois j'étais vaincu,
Mon monde s'écroulait, mon esprit s'embrasait...

Vous m'avez dérobe mon coeur Madame,
S'il vous plait, rendez-le moi, rendez-le moi...

Les oiseaux ne chantent plus,
Le soleil ne brille plus,
La nature a perdu sa splendeur,
Et je me languis dans mon malheur...

Vous m'avez dérobe mon coeur Madame,
S'il vous plait, rendez-le moi, rendez-le moi...

Vous ne pouviez me faire ça à moi,
Je ne suis pas fait pour cette vie là,
J'aime courir dans les vertes forêts,
Rire, boire et méditer...

Vous m'avez dérobe mon coeur Madame,
S'il vous plait, rendez-le moi, rendez-le moi...

Mais la course ne m'amuse plus,
Le rire a à tout jamais disparu,
La boisson me pousse à m'apitoyer,
Et depuis que je vous ai vu je ne puis plus méditer...

Vous m'avez dérobe mon coeur Madame,
S'il vous plait, rendez-le moi, rendez-le moi...

Je m'effondre et je pleure,
Ne voyez-vous point que je me meurt !
Je suis un homme vidé, fini,
J'ai perdu la notion du jour et de la nuit...

Vous m'avez dérobe mon coeur Madame,
S'il vous plait, rendez-le moi, rendez-le moi...

Je tente de mettre fin à mon malheur,
En risquant ma vie à toute heure,
Mais la mort ne veux point de moi,
Je suis contraint de errer ici-bas...

Vous m'avez dérobe mon coeur Madame,
S'il vous plait, rendez-le moi, rendez-le moi...

Ma main tremble, mon coeur se serre,
Je ne suis même plus fait pour la guerre,
Mon verbe est acerbe avec l'ensemble de mes frères,
Je suis seul, seul et perdu, sur cette terre...

Vous m'avez dérobe mon coeur Madame,
S'il vous plait, rendez-le moi, rendez-le moi...

Je pourrai entrer dans les ordres religieux,
Prier soir et matin, devenir très pieux,
Hélas lorsque je prie, je ne vois pas les Dieu,
Mais deux yeux profonds teintés d'un joli bleu...

Vous m'avez dérobe mon coeur Madame,
S'il vous plait, rendez-le moi, rendez-le moi...

Je ne vois plus qu'un visage, et rien de ce qui m'entoure,
Je n'entend plus qu'un rire, et plus les bruit tout autour,
Je ne sens qu'un parfum et les sens envolés,
Je suis emmené dans le lointain, pleurant sur ma destinée...

Vous m'avez dérobe mon coeur Madame,
S'il vous plait, rendez-le moi, rendez-le moi...

Je cherchais le repos, je n'ai trouvé que la torture,
L'amour si pur si beau a touché mon coeur de sa morsure,
Je meurt à petit feu, mais l'esprit embrasé,
Attendant ma fin, l'âme toute entière dévorée...

Vous m'avez dérobe mon coeur Madame,
S'il vous plait, rendez-le moi, rendez-le moi...
Rendez-le moi...
Rendez-le moi...
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Je suis prêt

Il pleuvait, encore et toujours,
Au lointain pointait le petit jour,
Le guerrier était seul, dans une vallée,
L'âme sombre, il méditait...
"Le mariage, qu'est-ce que cela ?"
Se demandait-il tout bas,
Bien qu'il connaisse une réponse éclairée,
Cette question ne cessait de le tourmenter...
"Et puis d'abord, suis-je fait pour ça ?
Est-ce une chose faite pour moi ?"
A ces questions, lui répondaient,
Que le vent, soufflant sur la forêt...

"Tu es un ranger, un marcheur, un voyageur et un rôdeur !
On te traite de voleur, de menteur, de brigand et de tueur !
Tu es un exclu, un rejeté, un isolé du monde, un paria,
Cette belle Elfe est folle de vouloir épouser un homme comme cela...

Elle mériterait un grand Elfe, auteur de mille victoires,
Ayant déjà posé son sceau dans les livres d'histoire,
Capable de tuer à mains nues une armée de géants,
Beau et noble comme un roi, un guerrier, un conquérant...

Mais elle désire épouser un humain et ranger de surcroît,
Tout le temps sale, pas très malin, rustre parfois,
Capable de toutes les erreurs et de toutes les bavures,
Et dont les mains ne sont ni blanches ni pures...

Un errant sans cesse partant, un vagabond, un voyageur,
Incapable de rester au même endroit plus d'une heure,
Un membre de la folle Seigneurie de l'Azur,
Courant après l'horizon, reculant au fur et à mesure...

Adepte d'un culte aux racines bien obscur,
Vénérant un Dieu au nom de mauvaises augures,
Ayant pitié du mal et de ses forces maléfiques,
Aimant les Teir' Dal et trouvant les dragons magnifiques...

Cette belle Elfe n'est pas faite pour toi,
En vivant avec elle, tu la blesseras,
Elle mérite autre chose, un noble, un roi,
Et non pas un vagabond jamais là...

Mais cette femme peut te transformer,
Te faire accepter dans la société,
Faire de toi un noble seigneur,
Un homme qui n'aurait jamais peur...

Elle te transformera en prince charmant,
Excellent mari, et très bon amant,
Tu lui apprendra la littérature et la poésie,
Tu lui fera découvrir, la mer infinie...

Nous voyagerons lorsque nous nous ennuierons,
Nous irons découvrir, de nouveaux horizons,
Puis nous retournerons dans notre doux foyer,
Et nous y trouverons de quoi nous occuper...

Je lui apprendrai la chasse et la pêche,
La vie en forêt, la fabrication des flèches,
Elle m'apprendra les arcanes et la magie,
Comme faire la cuisine ou les bases de la joaillerie...

Nous partagerons nos joies et nos peines,
Les rires et les pleurs, les mauvaises nouvelles,
Nos merveilleuses trouvailles, nos découvertes,
Nos récits de bataille, ainsi que nos pertes..."

Et le guerrier, sûr de son amour,
S'en va alors, sous le petit jour,
Retrouver sa maison, son foyer,
Et sa princesse, tant adorée...
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Donjon funeste

Il gisait dans une flaque de sang,
Son compagnon à ses côtés, tremblant,
"Debout ! Relève-toi ! Il reste des ennemis ici et là !"
Mais pour le guerrier il n'y aurait plus de combat...
Et les larmes et les pleurs n'y font rien,
Le noble guerrier gît, au petit matin,
Au fin fond d'un lugubre donjon,
Tandis que se lamente son compagnon...
"Pourquoi me laisse-tu maintenant !
Tu es fort et étonnement puissant !
Tu ne peux pas partir comme ça,
Il nous reste encore beaucoup de combats !"

Mais le moine ne bouge pas,
Il est déjà bien loin de là,
Retrouvant les ancien héros tombés,
Il s'assoit aux côtés des Dieux vénérés...

Et le guerrier est seul et pleure,
Non pas d'être seul dans cette demeure,
Mais d'avoir perdu un cher compagnon,
Un frère d'arme si loyal et si bon...

Et le guerrier, de rage et de désespoir,
Se relève en tremblant, dans le noir,
Et le cerveau embrumé par le chagrin,
Se rue sur les ennemis, une arme dans chaque main...
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Chasse

Elle courait à travers bois, affolée par le bruit des chasseurs qui la
traquaient... Elle les sentait qui se rapprochaient, menaçant avec leurs
arcs et leurs piques, prêts à la tuer dès qu'elle chuterait ou qu'elle
serait trop faible pour continuer à courir.
Pourtant la journée avait bien commencée, elle s'était réveillée aux
premiers rayons du soleil et aux premiers gazouillements des oiseaux... Elle
s'était mise à arpenter la forêt, heureuse d'être libre ou peut-être même
simplement heureuse d'être...
Elle gambadait allégrement sous le soleil bleu dépourvu de nuages, cheminant
sur les sentiers ou coupant à travers les bosquets, saluant les êtres
qu'elle croisait sur sa route, cerf, biche et faon, une lapine et sa portée,
un renard parti chasser, des rossignols chantant, des loups amicaux, toute
la population de la forêt la saluant en retour...
Le midi, elle s'arrêta à un petit ruisseau pour se désaltérer et manger
quelques fruits poussant sur de petits arbustes non loin de là. Une fois
rassasiée, elle se coucha au bord du ruisseau et, le bruit de l'eau aidant,
elle s'endormit paisiblement, rêvant de plaines vertes.

Mais voilà, les aboiements des chiens la réveillèrent en sursauts et les
cris des chasseurs lui firent comprendre ce qu'elle redoutait : les
chasseurs l'avaient retrouvé et cette fois-ci il n'abandonneraient pas...
Quelques jours auparavant, elle avait réussi à les semer, se camouflant dans
un épais bosquet épineux après avoir traversé un torrent impétueux qui avait
failli l'emporter. Les épines l'avait transpercé de leurs pointes et encore
aujourd'hui elle sentait toujours leurs griffures sur son corps.
Hélas les chasseurs n'abandonneront pas cette fois-ci et il sera difficile
de les semer car ils désiraient beaucoup trop le joyau qu'elle avait sur le
front. Elle se mit à courir, à courir, évitant de faire trop de lignes
droites pour ajouter de la difficulté au travail des chiens. Les arbustes
défilaient à ses côtés à une vitesse folle, transformant la magnifique forêt
en une vague tache floue tandis qu'elle courrait comme une possédée. Elle
savait qu'elle n'arrivait pas à distancer les chiens et les chasseurs car
elle entendait les cris des uns et les aboiements des autres qui se
rapprochaient, inlassablement, telle une lente mise à mort dont on connaît
déjà la finalité.

Combien de temps courut-elle ainsi, peut-être un temps très court mais il
lui parut que cela faisait des heures, des jours, une éternité quelle
courrait et la fatigue la gagnait, et les chasseurs se rapprochaient.
Soudain, elle entendit le bruit de la corde qui claque, du bois qui se
redresse, de la flèche qui file. Elle fit un bond de côté mais cela
n'empêcha pas l'objet mortel de se planter dans sa cuisse, la faisant lâcher
un cri de douleur. Elle ne s'arrêta pas pour autant mais elle se mit à
boiter, les chiens à quelques mètres derrière elle. Un long filet de sang
coulait de sa cuisse et après quelques dizaines de mètres sous cette atroce
torture, elle chancela et finit par s'écrouler sous un grand chêne. Dans les
derniers instants de vie qui lui restait, elle eut une pensée pour ses
parents, son père qui lui avait ordonné de ne jamais aller se promener seul
dans le bois, sa mère qui l'emmenait découvrir les animaux quand elle était
jeune...

Les chiens se jetèrent sur elle au moment ou le soleil disparu derrière un
horizon qu'on ne distinguait pas au beau milieu de la forêt.

Ce soir, une Licorne est morte.
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