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[recherche] légendes sur les corbeaux

Salut tout le monde !

Bien, je suis à la recherche de légende sur les corbeaux, ou d'histoires sur eux. Plus particulièrement une que j'ai en partie en tête mais dont il me manque des éléments, si vous pouviez me la compléter ou la corriger :

Un corbeau, malheur
Deux corbeaux, bonheur
Trois corbeaux, mariage
Quatre corbeaux, naissance

voilà merci d'avance de vos réponses
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il y a une nouvelle de Poe dont, je crois, le titre est justement "Le Corbeau" (rien a voir avec le film du meme nom qui met en vedette Brandon le maudit )

a noter que ladite nouvelle de Poe a été parodiée par "Les Simpsons" avec la grossierté la plus exquise (une bisou a celui qui me trouve le plus de fautes dans ce court post )
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Ca sent la rediff' de "the crow", j'me trompe ?
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Citation:
Provient du message de L'âme de Zeed
Ca sent la rediff' de "the crow", j'me trompe ?
Le 2 était diffusé sur M6, si je ne me trompe pas
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Elhan
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Moi je connais la légende du corbeau et du renard...

Il paraîtrai que le corbeau sur un arbre perché , tenait en son bec un fromage...

Après je me souviens plus...

Damon qui ne se souvient plus
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Le Corbeau, la Gazelle, la Tortue et le Rat

A Madame de la Sablière

Je vous gardais un Temple dans mes vers :
Il n'eût fini qu'avecque l'Univers.
Déjà ma main en fondait la durée
Sur ce bel Art qu'ont les Dieux inventé,
Et sur le nom de la Divinité
Que dans ce Temple on aurait adorée.
Sur le portail j'aurais ces mots écrits
Palais sacré de la déesse Isis ;
Non celle-là qu'a Junon à ses gages ;
Car Junon même et le Maître des Dieux
Serviraient l'autre, et seraient glorieux
Du seul honneur de porter ses messages.
L'Apothéose à la voûte eût paru ;
Là, tout l'Olympe en pompe eût été vu
Plaçant Iris sous un Dais de lumière.
Les murs auraient amplement contenu
Toute sa vie, agréable matière,
Mais peu féconde en ces événements
Qui des Etats font les renversements.
Au fond du Temple eût été son image,
Avec ses traits, son souris, ses appas,
Son art de plaire et de n'y penser pas,
Ses agréments à qui tout rend hommage.
J'aurais fait voir à ses pieds des mortels
Et des Héros, des demi-Dieux encore,
Même des Dieux ; ce que le Monde adore
Vient quelquefois parfumer ses Autels.
J'eusse en ses yeux fait briller de son âme
Tous les trésors, quoique imparfaitement :
Car ce coeur vif et tendre infiniment,
Pour ses amis et non point autrement,
Car cet esprit, qui, né du Firmament,
A beauté d'homme avec grâces de femme,
Ne se peut pas, comme on veut, exprimer.
O vous, Iris, qui savez tout charmer,
Qui savez plaire en un degré suprême,
Vous que l'on aime à l'égal de soi-même
Ceci soit dit sans nul soupçon d'amour ;
Car c'est un mot banni de votre Cour ;
Laissons-le donc), agréez que ma Muse
Achève un jour cette ébauche confuse.
J'en ai placé l'idée et le projet,
Pour plus de grâce, au devant d'un sujet
Où l'amitié donne de telles marques,
Et d'un tel prix, que leur simple récit
Peut quelque temps amuser votre esprit.
Non que ceci se passe entre Monarques :
Ce que chez vous nous voyons estimer
N'est pas un Roi qui ne sait point aimer :
C'est un Mortel qui sait mettre sa vie
Pour son ami. J'en vois peu de si bons.
Quatre animaux, vivants de compagnie,
Vont aux humains en donner des leçons.

La Gazelle, le Rat, le Corbeau, la Tortue,
Vivaient ensemble unis : douce société.
Le choix d'une demeure aux humains inconnue
Assurait leur félicité.
Mais quoi ! l'homme découvre enfin toutes retraites.
Soyez au milieu des déserts,
Au fond des eaux, en haut des airs,
Vous n'éviterez point ses embûches secrètes.
La Gazelle s'allait ébattre innocemment,
Quand un chien, maudit instrument
Du plaisir barbare des hommes,
Vint sur l'herbe éventer les traces de ses pas.
Elle fuit, et le Rat à l'heure du repas
Dit aux amis restants : D'où vient que nous ne sommes
Aujourd'hui que trois conviés ?
La Gazelle déjà nous a-t-elle oubliés ?
A ces paroles, la Tortue
S'écrie, et dit : Ah ! si j'étais
Comme un Corbeau d'ailes pourvue,
Tout de ce pas je m'en irais
Apprendre au moins quelle contrée,
Quel accident tient arrêtée
Notre compagne au pied léger :
Car, à l'égard du coeur, il en faut mieux juger.
Le Corbeau part à tire d'aile :
Il aperçoit de loin l'imprudente Gazelle
Prise au piège, et se tourmentant.
Il retourne avertir les autres à l'instant.
Car de lui demander quand, pourquoi, ni comment
Ce malheur est tombé sur elle,
Et perdre en vains discours cet utile moment,
Comme eût fait un Maître d'Ecole,
Il avait trop de jugement.
Le Corbeau donc vole et revole.
Sur son rapport, les trois amis
Tiennent conseil. Deux sont d'avis
De se transporter sans remise
Aux lieux où la Gazelle est prise.
L'autre, dit le Corbeau, gardera le logis :
Avec son marcher lent, quand arriverait-elle ?
Après la mort de la Gazelle.
Ces mots à peine dits, ils s'en vont secourir
Leur chère et fidèle Compagne,
Pauvre Chevrette de montagne.
La Tortue y voulut courir :
La voilà comme eux en campagne,
Maudissant ses pieds courts avec juste raison,
Et la nécessité de porter sa maison.
Rongemaille (le Rat eut à bon droit ce nom)
Coupe les noeuds du lacs : on peut penser la joie.
Le Chasseur vient et dit : Qui m'a ravi ma proie ?
Rongemaille, à ces mots, se retire en un trou,
Le Corbeau sur un arbre, en un bois la Gazelle ;
Et le Chasseur, à demi fou
De n'en avoir nulle nouvelle,
Aperçoit la Tortue, et retient son courroux.
D'où vient, dit-il, que je m'effraie ?
Je veux qu'à mon souper celle-ci me défraie.
Il la mit dans son sac. Elle eût payé pour tous,
Si le Corbeau n'en eût averti la Chevrette.
Celle-ci, quittant sa retraite,
Contrefait la boiteuse, et vient se présenter.
L'homme de suivre, et de jeter
Tout ce qui lui pesait : si bien que Rongemaille
Autour des noeuds du sac tant opère et travaille
Qu'il délivre encor l'autre soeur,
Sur qui s'était fondé le souper du Chasseur.

Pilpay conte qu'ainsi la chose s'est passée.
Pour peu que je voulusse invoquer Apollon,
J'en ferais, pour vous plaire, un Ouvrage aussi long
Que l'Iliade ou l'Odyssée.
Rongemaille ferait le principal héros,
Quoiqu'à vrai dire ici chacun soit nécessaire.
Portemaison l'Infante y tient de tels propos
Que Monsieur du Corbeau va faire
Office d'Espion, et puis de Messager.
La Gazelle a d'ailleurs l'adresse d'engager
Le Chasseur à donner du temps à Rongemaille.
Ainsi chacun en son endroit
S'entremet, agit, et travaille.
A qui donner le prix ? Au coeur si l'on m'en croit.

Jean de la Fontaine
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John Carmody
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Tu devrais en trouver dans les légendes japonaises, où le Corbeau a une symbolique que j'ai oubliée

Et sinon je me souviens vaguement d'une légende française sur un arbre enduit de glu pour capturer une flottille de corbeaux, et puis finalement les corbeaux réussissent à s'envoler avec l'arbre dans un livre illustré dont j'ai pas le nom en tête

Et puis dans des légendes bretonnes, où il est celui qui emporte les âmes mais je ne suis plus très sûr, je peux LOURDEMENT me tromper

*trop fatigué pour se souvenir ou vérifier*
*va dormir*
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Le corbeau, de Poe, traduction de Baudelaire (il y en a une autre de Mallarmé)

Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume d'une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement, comme de quelqu'un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre. «C'est quelque visiteur, - murmurai-je, - qui frappe à la porte de ma chambre ; ce n'est que cela et rien de plus.»

Ah! distinctement je me souviens que c'était dans le glacial décembre, et chaque tison brodait à son tour le plancher du reflet de son agonie. Ardemment je désirais le matin ; en vain m'étais-je efforcé de tirer de mes livres un sursis à ma tristesse, ma tristesse pour ma Lénore perdue, pour la précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore, - et qu'ici on ne nommera jamais plus.

Et le soyeux, triste et vague bruissement des rideaux pourprés me pénétrait, me remplissait de terreurs fantastiques, inconnues pour moi jusqu'à ce jour ; si bien qu'enfin pour apaiser le battement de mon coeur, je me dressai, répétant: «C'est quelque visiteur attardé sollicitant l'entrée à la porte de ma chambre ; - c'est cela même, et rien de plus.»

Mon âme en ce moment se sentit plus forte. N'hésitant donc pas plus longtemps : «Monsieur, dis-je, ou madame, en vérité, j'implore votre pardon ; mais le fait est que je sommeillais et vous êtes venu frapper si doucement, si faiblement vous êtes venu frapper à la porte de ma chambre, qu'à peine étais-je certain de vous avoir entendu.» Et alors j'ouvris la porte toute grande ; - les ténèbres, et rien de plus.

Scrutant profondément ces ténèbres, je me tins longtemps plein d'étonnement, de crainte, de doute, rêvant des rêves qu'aucun mortel n'a jamais osé rêver ; mais le silence ne fut pas troublé, et l'immobilité ne donna aucun signe, et le seul mot proféré fut un nom chuchoté : «Lénore!» - C'était moi qui le chuchotais, et un écho à son tour murmura ce mot : «Lénore!» Purement cela, et rien de plus.

Rentrant dans ma chambre, et sentant en moi toute mon âme incendiée, j'entendis bientôt un coup un peu plus fort que le premier. «Sûrement, - dis-je, - sûrement, il y a quelque chose aux jalousies de ma fenêtre ; voyons donc ce que c'est, et explorons ce mystère. Laissons mon coeur se calmer un instant, et explorons ce mystère; - c'est le vent, et rien de plus.»

Je poussai alors le volet, et, avec un tumultueux battement d'ailes, entra un majestueux corbeau digne des anciens jours. Il ne fit pas la moindre révérence, il ne s'arrêta pas, il n'hésita pas une minute ; mais avec la mine d'un lord ou d'une lady, il se percha au-dessus de la porte de ma chambre ; il se percha sur un buste de Pallas juste au-dessus de la porte de ma chambre ; - il se percha, s'installa, et rien de plus.

Alors, cet oiseau d'ébène, par la gravité de son maintien et la sévérité de sa physionomie, induisant ma triste imagination à sourire : «Bien que ta tête, - lui dis-je, - soit sans huppe et sans cimier, tu n'es certes pas un poltron, lugubre et ancien corbeau, voyageur parti des rivages de la nuit. Dis-moi quel est ton nom seigneurial aux rivages de la nuit plutonienne!» Le corbeau dit : «Jamais plus!»

Je fus émerveillé que ce disgracieux volatile entendît si facilement la parole, bien que sa réponse n'eût pas une bien grand sens et ne me fût pas d'un grand secours ; car nous devons convenir que jamais il ne fut donné à un homme vivant de voir un oiseau au-dessus de la porte de sa chambre, un oiseau ou une bête sur un buste sculpté au-dessus de la porte de sa chambre, se nommant d'un nom tel que - Jamais plus!

Mais le corbeau, perché solitairement sur le buste placide, ne proféra que ce mot unique, comme si dans ce mot unique il répandait toute son âme. Il ne prononça rien de plus ; il ne remua pas une plume, - jusqu'à ce que je me prisse à murmurer faiblement: «D'autres amis se sont déjà envolés loin de moi; vers le matin, lui aussi, il me quittera comme mes anciennes espérances déjà envolées.» L'oiseau dit alors: «Jamais plus!»

Tressaillant au bruit de cette réponse jetée avec tant d'à-propos : Sans doute, - dis-je, - ce qu'il prononce est tout son bagage de savoir, qu'il a pris chez quelque maître infortuné que le Malheur impitoyable a poursuivi ardemment, sans répit, jusqu'à ce que ses chansons n'eussent plus qu'un seul refrain, jusqu'à ce que le De profundis de son Espérance eût pris ce mélancolique refrain: «Jamais - jamais plus!»

Mais le corbeau induisant encore toute ma triste âme à sourire, je roulai tout de suite un siège à coussins en face de l'oiseau et du buste et de la porte ; alors, m'enfonçant dans le velours, je m'appliquai à enchaîner les idées aux idées, cherchant ce que cet augural oiseau des anciens jours, ce que ce triste, disgracieux, sinistre, maigre et augural oiseau des anciens jours voulait faire entendre en croassant son - Jamais plus!

Je me tenais ainsi, rêvant, conjecturant, mais n'adressant plus une syllabe à l'oiseau, dont les yeux ardents me brûlaient maintenant jusqu'au fond du coeur : je cherchai à deviner cela, et plus encore, ma tête reposant à l'aise sur le velours du coussin que caressait la lumière de la lampe, ce velours violet caressé par la lumière de la lampe que sa tête, à Elle, ne pressera plus, - ah! jamais plus!

Alors, il me sembla que l'air s'épaississait, parfumé par un encensoir invisible que balançaient les séraphins dont les pas frôlaient le tapis de ma chambre. «Infortuné! - m'écriai-je, - ton Dieu t'a donné par ses anges, il t'a envoyé du répit, du répit et du népenthès dans tes ressouvenirs de Lénore! Bois, oh! bois ce bon népenthès, et oublie cette Lénore perdue!» Le corbeau dit: «Jamais plus!»

«Prophète! - dis-je, - être de malheur! oiseau ou démon! mais toujours prophète! que tu sois un envoyé du Tentateur, ou que la tempête t'ait simplement échoué, naufragé, mais encore intrépide, sur cette terre déserte, ensorcelée, dans ce logis par l'Horreur hanté, - dis-moi sincèrement, je t'en supplie, existe-t-il, existe-t-il ici un baume de Judée? Dis, dis, je t'en supplie!» Le corbeau dit: «Jamais plus!»

«Prophète! - dis-je, - être de malheur! oiseau ou démon! toujours prophète! par ce ciel tendu sur nos têtes, par ce Dieu que tous deux nous adorons, dis à cette âme chargée de douleur si, dans le Paradis lointain, elle pourra embrasser une fille sainte que les anges nomment Lénore, embrasser une précieuse et rayonnante fille que les anges nomment Lénore.» Le corbeau dit : «Jamais plus!»

«Que cette parole soit le signal de notre séparation, oiseau ou démon! - hurlai-je en me redressant. - Rentre dans la tempête, retourne au rivage de la nuit plutonienne; ne laisse pas ici une seule plume noire comme souvenir du mensonge que ton âme a proféré; laisse ma solitude inviolée; quitte ce buste au-dessus de ma porte; arrache ton bec de mon coeur et précipite ton spectre loin de ma porte!» Le corbeau dit : «Jamais plus!»

Et le corbeau, immuable, est toujours installé sur le buste pâle de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre; et ses yeux ont toute la semblance des yeux d'un démon qui rêve; et la lumière de la lampe, en ruisselant sur lui, projette son ombre sur le plancher; et mon âme, hors du cercle de cette ombre qui gît flottante sur le plancher, ne pourra plus s'élever, - jamais plus!
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est ce que le corbeau accompagne quelqu'un de particulier?dans n'importe quelle mythologie
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Provient du message de Telefoneur OdO
est ce que le corbeau accompagne quelqu'un de particulier?dans n'importe quelle mythologie
Oui Odin dans la mythologie nordique. Huggi, l'esprit et Munnin la Mémoire.

Dans la Bible, Dieu a envoyé un corbeau a Noé pour le prévenir de l'arrivée du déluge. Le corbeau n'a jamais porté le message.

Il me semble qu'une corneille était associée à l'oracle, la Pythie de Delphes. J'en sais pas plus :/
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Citation:
Provient du message de Lilandrea
Oui Odin dans la mythologie nordique. Huggi, l'esprit et Munnin la Mémoire.

Dans la Bible, Dieu a envoyé un corbeau a Noé pour le prévenir de l'arrivée du déluge. Le corbeau n'a jamais porté le message.

Il me semble qu'une corneille était associée à l'oracle, la Pythie de Delphes. J'en sais pas plus :/
Tiens, la Pythie... Je l'ai rencontrée ce week-end... Dans ma partie de Vampire

En "légendes", le corbeau est très présent dans les mythes celtiques. Et comme je me souvenais plus très bien de ses implications dans ces mythes, je préfère coller un passage d'un site plutôt que de dire des conneries

"Le CORBEAU, animal sacré des peuples celtes ("Bran" des Celtes), attribut du dieu suprême LÙGH (ou Lug des Gaulois), est un animal céleste, donc de soleil et de lumière mais, de par sa couleur noire, il est aussi un animal des ténèbres, symbolisant ainsi la partie cachée de nous mêmes. Animal solaire et prophétique, animal magique et guerrier...
Les légendes celtiques évoquent la forme du corbeau prise par le Roi Arthur pour sa dormition dans "l'Ile aux pommes" d'où il reviendra pour libérer les Bretagnes... C'est pourquoi, en 998, le roi gallois Hoel Dda interdit de tuer cet oiseau. De même en Bretagne, la légende veut que MERLIN soit accompagné, lui aussi, par deux corbeaux qui parcourent le monde et lui reviennent chaque soir.
Des superstitions qui avaient encore cours au milieu du XXème s. dans bien des villages de Haute Bretagne faisaient du corbeau un oiseau de malheur (ailleurs, c'est la chouette qui est l'animal de mauvais présage) annonçant la mort de proches...
En revanche, les Irlandais parlent de "la sagesse du corbeau" pour parler de la connaissance suprême (ne serait-ce pas celle que l'homme au seuil de la mort ?).
Le corbeau est un oiseau emblématique des Celtes et en particulier des Bretons. On retrouve son nom BRAN dans les variantes utilisées pour désigner le cormoran, morvran (corbeau de mer) ou le goéland, branwenn (corbeau blanc)"

Source

J'ai aussi trouvé une légende Haïda sur le net :

"Au commencement, raconte une légende Haïda, le monde était plongé dans la noirceur absolue.

Le Corbeau, né dans la nuit des temps, en avait assez de marcher à tâtons et de se heurter à toutes choses.

Il arriva un jour au seuil de la demeure d'un vieil homme n'ayant pour compagnie que sa fille. À force d'astuce, le Corbeau avait appris que le vieillard possédait un trésor inestimable. Il détenait en effet toute la lumière de l'univers contenu dans une boîte minuscule.

Le Corbeau jura sur le champ de s'emparer de la lumière.


Après des heures de réflexion, il mit son plan à exécution. Il attendit que la fille du vieil homme se rende à la rivière pour y quérir de l'eau. Il se transforma alors en aiguille de pin et se glissa dans la rivière au moment même où elle y plongea son seau.

En buvant de l'eau du seau, elle avala l'aiguille qui s'infiltra jusqu'au cœur de son ventre chaud. Le Corbeau se transforma alors en être humain minuscule. Il y passa beaucoup de temps à dormir et à croître jusqu'au jour où il vint de nouveau au monde; mais cette fois-ci sous forme humaine.

Bien que l'enfant ait eu une allure plutôt étrange, son grand-père l'aimait beaucoup. Il l'avait toutefois menacé d'un châtiment terrible, s'il en venait à toucher au coffre au trésor. Néanmoins, l'enfant-corbeau suppliait sans cesse son grand-père de lui permettre de tenir la lumière entre ses doigts, ne serait-ce que pour un bref moment.

Le vieillard finit par accepter et sortit de la boîte une sphère chaude et étincelante qu'il lança à son petit-fils.

Pendant que la boule traversait l'air en sa direction, l'enfant se métamorphosa en immense oiseau noir, ailes déployées et bec grand ouvert. Le Corbeau attrapa la magnifique boule de lumière dans son bec!

De quelques puissants coups d'ailes il monta dans la cheminée et s'enfuit dans la noirceur riche de son trésor volé.

C'est ainsi que l'univers connut la lumière. "

Source

[edit]Au pire ce soir je chercherai dans mon encyclopédie des mythologies si je trouve quelque chose (mythologies grecque, celtique et nordique)[/edit]
__________________
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[edit]Au pire ce soir je chercherai dans mon encyclopédie des mythologies si je trouve quelque chose (mythologies grecque, celtique et nordique)[/edit]
Une excellente encyclopédie ça.
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Valldieu LaFouine
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D'autres oiseaux, autrefois d'une blancheur immaculée, sont devenus noirs à la suite d'actes coupables ou imprudents.
Le corbeau resta blanc jusqu'au jour où il se présenta devant Dieu tenant dans son bec un morceau de chair humaine;
Dieu irrité le condamna à devenir le plus noir des oiseaux.
__________________
A fast word about oral contraception. I asked a girl to go to bed with me and she said 'no'.W.Allen

Yes, madam, I am drunk. But in the morning I will be sober and you will still be ugly. W. Churchill
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Une excellente encyclopédie ça.
Je confirme
Tu l'as aussi?
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Elladan Araphin
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Provient du message de Bardiel Wyld
Je confirme
Tu l'as aussi?
Je sais pas si c'est la même mais j'ai une encyclopédie de la mythologie regroupant celles grecque, celtique et nordique.
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