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Le Bar de la Taverne
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Bah, au pire, le mec aura pas la fin, donc ça lui servira à rien... Et puis c'est sympa, ça fait de la lecture



P.S:Je me suis trompée dans le nom... Celui où j'ai mis mon © et mon ® c'est Magus®© pas Magnus®© ^^

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je ne posterais pas les 50 dernières pages et je le dépose à la Sacd. Merci de t'inquiéter.
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Noooooooooooooooooooooon
*en est qu'au chapitre 6 (ou 8) mais quand même*
Bouhouhouhouh
*veut la fin quand même*
Allé, soit cool, file nous la fin

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OUaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis Aller Sasa ! *applaudit* FABULEUX !
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je me join au reste du groupe je voudrai bien la fin du roman
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Tu as bien raison Sasa, ça serait malheureux de voir tes écrits volés stupidement
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Vous êtes tous très gentils et ce sont vos encouragements qui m'aident à continuer. Rassurez vous, pour ceux qui aime, c'est loin d'être terminé, le roman comportera près de 200 pages je pense, on en est a peu près à la 50éme. Mais, c'est pour moi une grande aventure et j'ai l'intention d'aller jusqu'àu bout, c'est a dire jusqu'a la publication. je me dois donc, effectivement de protéger cet écrit afin qu'on ne le vole pas. Donc, deux solutions : soit c'est publié et vous aurez les 50 dernières pages dans les rayons de votre librairie, soit, aucun éditeur n'en veut et je donnerais la suite.
M'enfin, on en est pas la... J'ai le droit de rêver, c'est le rêve qui m'aide à écrire.
Allez va, si ca marche pour de vrai, je vous enverrais des bons de réductions *en plein délire*
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Vous êtes tous très gentils et ce sont vos encouragements qui m'aident à continuer. Rassurez vous, pour ceux qui aime, c'est loin d'être terminé, le roman comportera près de 200 pages je pense, on en est a peu près à la 50éme. Mais, c'est pour moi une grande aventure et j'ai l'intention d'aller jusqu'àu bout, c'est a dire jusqu'a la publication. je me dois donc, effectivement de protéger cet écrit afin qu'on ne le vole pas. Donc, deux solutions : soit c'est publié et vous aurez les 50 dernières pages dans les rayons de votre librairie, soit, aucun éditeur n'en veut et je donnerais la suite.
M'enfin, on en est pas la... J'ai le droit de rêver, c'est le rêve qui m'aide à écrire.
Allez va, si ca marche pour de vrai, je vous enverrais des bons de réductions *en plein délire*
si le premier cas est de vigueur tu me dira le non du bouquin histoire que je le commande
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Je crois que je mis plus de temps à me remettre que Clarisse à relever de ses couches. J’étais très faible et le personnel mis en ébullition par l’arrivée du bébé avait fort peu de temps à me consacrer. De plus, ce n’était tout au long de la journée qu’exclamations ravies ou silence religieux.
Au bout de trois jours, quand même, on m’amena la merveille. C’était une petite fille, rose et grassouillette, avec un nez minuscule et un vagissement qui donnait déjà une idée de son caractère futur. On lui avait donné comme prénom Amélia.
Lorsque je me levais enfin, une chambrière affectée à mon service, Nora, pris mes mesures à mon grand étonnement. J’apprit, à force de questions que je serais la marraine de la petite et que l’on me préparait une robe pour la cérémonie. Je voulais bien, mais je ne savais pas quelle religion vénérait Clarisse, et moi, qui avait été baptisé par les esprits de la nature, il y avait bien longtemps que je n’avais pas prié. De plus, et ce n’était pas la première fois que je me posait la question, avais-je encore le droit de prier les esprits ? En effet, je m’en étais détournée et par certains de mes sorts il m’arrivait détourner la nature de sa fonction initiale. Certains druides avaient, bien sur, des pouvoirs magiques, mais je n’avais jamais vu ceux ci utiliser des sorts agressifs. Parfois, dans le silence de mes nuits, j’étais tenté de prier, mais aucune litanie ne me venait plus à l’esprit.
Peut-être était-il temps que je mette ma conscience en paix, mon esprit était vide de prières et cela créait parfois un grand vide en moi. Je me décidais a aller au village, peut-être y trouverais-je un sage qui saurais me guider, m’aider à retrouver une communauté, non pas pour y vivre, mais pour y retrouver une forme de paix de l’âme qu’il me semblait avoir perdue chez Magnus.
Pour l’instant j’allais voir Clarisse et je lui demandais en quoi consisterait la cérémonie du baptême. Elle me dit qu’il s’agissait juste d’un baptême entre nous, pour désigner le parrain, Osgard et la marraine. Osgard vénérait un Dieu marchand, un prêtre de cette religion officierait. Un Dieu marchand ? J’ignorais qu’il existait un Dieu des marchands. J’ignorait beaucoup de choses en fait, je ne m’étais jamais vraiment intéressé à l’histoire des religions et dans la communauté de mon enfance, on ne nous enseignait pas qu’il puisse exister d’autres divinités. Il fallait que je m’informe.
Dés que je pus monter à cheval, je me rendis au village. Les gens me connaissaient, et me saluaient gentiment.
Au bout de la rue principale, il y avait une petite construction en bois que l’on m’avait déjà signalée comme étant une chapelle.
Je m’en approchais et descendis de cheval. Je dis a Feu-Follet de m’attendre et poussais la porte en bois.
C’était une petite construction avec une pièce unique. A l’intérieur, sur un autel, brûlait une petite bougie dans un récipient en verre rouge. Tout autour de l’autel, de nombreuses fleurs, pourtant rares en cette saison, des feuillages aussi, disposés artistiquement. Les murs étaient nus, seul quelques bancs de bois meublaient l’espace.
Mais au fond, derrière l’autel sous une grande fenêtre fermée par un papier huilé il y avait un tableau qui tenait presque le reste du mur. Et sur ce tableau, un homme, enfin, ce qu’il me semblait être un homme. Devant un paysage grandiose qui semblait regrouper à la fois la mer et la montagne, les prairies et les collines, les rivières et les lacs, le ciel et la terre un personnage gigantesque se dressait. Un homme, qui semblait ne pas avoir d’âge, qui était la jeunesse, mais qui en même temps, avait toute la sagesse du monde dans ces yeux étonnamment bleus. Il était vêtu d’habit très simples, mais sa position même dégageait une puissance et une autorité inégalable.
Je restais figée, longuement devant cette œuvre. Je ressentais une grande paix intérieur.
Je n’entendis pas la porte s’ouvrir. Je ne sais pas combien de temps je restais là, sans bouger, mais ce fut une main posée sur mon épaule qui me tira des ma songerie.
Je me retournais. Encore bouleversée je me trouvais face à un vieillard, si maigre qu’on aurait dit qu’un souffle de vent pouvait l’emporter. mais il avait au fond des yeux une flamme qui lui donnait toute la force du monde.
Je m’inclinais devant lui, en marque de profond respect. Sa longue tunique bleue indiquait qu’il était prêtre et je respectais profondément mes aînés porteur de savoir.
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Sasa, scribouillarde
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« - Bonjour jeune fille, je lis en toi que tu es à la recherche de la vérité…
- La vérité, je ne sais pas, mais en effet, je suis à la recherche d’un but pour mon âme.
- Tu as été éduquée par les druides n’est ce pas ? Pourquoi est ce que le chemin des esprits est devenu obscur pour toi.
- J’ai appris la magie, je respecte et respecterais toujours les esprits, mais je sens qu’ils me rejettent pour ce que je suis devenue.
- Et tu cherches une divinité à adorer ? pourquoi ? On ne se met pas a prier quelqu’un sur commande jeune fille
- Non, non ce n’est pas ça… Enfin si, peut-être… Je ne sais pas en fait. J’ai quitté mon père le jour ou les esprits m’ont abandonnés, je me sens orpheline, je ne sais pas comment expliquer cela.
- Je pense que je comprends, mais saches que tu ne peux pas décider seule de vénérer un Dieu ou un autre. C’est Lui qui te choisira.
- Et lui, dis-je en désignant le tableau, Lui, qui est-il ? »
Le vieil homme sourit
« - Lui, c’est le porteur de tous les espoirs, de tous tes espoirs. C’est le père des Dieux, celui qui regroupe en sa puissance toutes les divinités qui compose notre monde. C’est le Dieu suprême, celui qui intervient quand plus rien ne peut être réglé.
- Quel est son nom ?
- Tu l’appelles comme tu veux dans le secret de ton cœur, mais on a coutume de lui donner le nom de Calderic.
- Alors, pourquoi tout le monde ne le vénère t’il pas s’il est le regroupement de tous les autres ?
- Parce que, jeune fille, chacun a besoin de croire en des valeurs qui lui sont propres, Calderic représente toutes les valeurs, il est trop omniscient pour la majorité des mortels. Tout le monde le vénère, a travers ses propres croyances, a travers sa vison du monde, a travers la divinité qui l’a choisi.
- C’est bien compliqué.
- Non, en fait c’est assez simple, mais comme tu n’as pas encore été mis sur le chemin de ta foi, tu as du mal à comprendre.
- Et comment saurais-je lorsque je serais mis sur le chemin de ma foi. Je ne connais même pas les divinités qui existent.
- Si tu veux te renseigner sur l’histoire de la religion, ce n’est pas compliqué, je peux te l’enseigner, mais cela ne t’apprendra qu’un savoir qui ne touchera que ton intelligence. Lorsque ta divinité te choisira, tu le sauras, comme lorsqu’il fait nuit et que l’aurore commence à éclairer tes pas.
- Puis je revenir vous voir en ce cas ?
- Bien sur, quand tu le voudras. »
Je quittais la chapelle en proie à un grand trouble. Je fis le chemin du retour dans un espèce de brouillard, je n’avais pas compris ce que m’avais dit l’homme, mais j’avais conscience d’avoir appris une grande vérité.

Le baptême devait avoir lieu le lendemain de mon séjour au village. J’avais une robe blanche, bordée de dentelles aux poignets et au cou. Alors que tout le monde s’extasiait sur ma tenue et celle du bébé, je songeait seulement que toute cette dentelle me grattait et que j’avais hâte d’ôter cette tenue.
La cérémonie fut simple. Le prêtre dit des mots simples et doux, il parla d’avenir serein et d’affection.
Je jurais de tout faire pour que ma filleule ait une vie dénuée de tout problème, et s’il venait à arriver malheur à sa mère, je devrais assurer son éducation. C’était une charge dont je prenais la mesure. Bien sur, j’étais prête à m’occuper de la petite, mais je n’allais pas passer ma vie à pouponner entre des femmes bavardes et tout occupées d’habillage et de dentelles.
Osgard me regardait avec un sourire narquois, je sentais qu’il lisait dans mes pensées et qu’il me comprenait. Mais je savais aussi qu’il préférait me savoir ici, en sécurité que sur les routes, livrée à moi-même.

Je passais les mois d’hiver sereinement. Régulièrement, j’allais au village ou je retrouvais le vieux sage. Il m’apprit que Caldéric était le géniteur, à la fois père et mère de nombreuses divinités Chaque divinité avait un apanage. Il y avait une divinité pour le commerce Melgor, une divinité pour les arts Tercimène, une pour les magiciens Sylies et une pour les guerriers Rorg. Au delà, il y avait une multitude de sous divinité que vénéraient les paysans, les malfrats et tous les corps de métiers. Les esprits que vénéraient les druides étaient, eux, issus directement des forces de la nature.
Un jour que je le retrouvais dans la chapelle, je fus surprise de voir qu’il avait voilé le grand tableau qui représentait Caldéric.
« - Sariel, aujourd’hui je dois te parler d’une chose grave, j’ai voilé la face de mon Dieu car le ce que je vais te raconter ce jour, le nom que je vais prononcer ne doit pas l’être devant lui.
Il faut que tu saches qu’il existe une puissance qui est presque aussi forte que celle de Caldéric. Mais cette puissance est celle des ténèbres.
Il y a longtemps, alors que notre monde n’était que Chaos, alors que nul homme n’existait, les Dieux vivaient entre eux, s’amusant à imaginer la création. Les forces de la nature avait depuis longtemps créées les esprits, et alors que la nature prenait sa forme, Caldéric créait les hommes, et distribuait à ses enfants les pouvoirs qui sont à présent les leurs.
Je t’ai déjà dit que Caldéric était à la fois père et mère de ces enfants, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Tu sais que tout à un coté bon et un coté mauvais. Caldéric, crée par la formation originelle n’était que bonté, alors, naquit du chaos primordial l’étincelle du mal….
L’étincelle…. oui, une étincelle, qui au début n’était rien, juste la petite chose qui rétablissait l’équilibre, qui devait donner aux créatures existantes les petits défaut tel que l’envie, la coquetterie, la gourmandise…
Mais ce qui n’était au début qu’une petite goutte d’eau dans l’histoire du monde pris bientôt des proportions terrifiantes. L’étincelle du début se nourrit des petits défauts des hommes, de la cruauté de certains animaux… Et cette… cette chose devint bientôt une entité à part entière, le mal personnifié, l’allégorie de tous nos travers, nos défauts, nos peurs et nos doutes.
Caldéric dut l’affronter pour permettre au bien de perdurer, il le vainquit en combat singulier et l’enferma magiquement dans une prison de bonté.
Malheureusement le mal était fait. Des hommes vénéraient déjà cette créature et la puissance de leurs prières lui permit, lui permet encore de ne pas mourir complètement.
Cette entité est connu sous le nom de Salmador. Si un jour tu croises l’un de ses disciples, fuis, fuis et ne réfléchis à rien d’autre.

__________________________

Je ne suis pas vraiment satisafite des noms, je vais y penser plus sérieusement, mais si vous avez des idées, je suis preneuse.
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Ouaiiiiiiiiiiiiis merci!!! =)
On vas enfin avoir la fin, marchie =)



P.S: Je me trompe peut être, mais pour un livre ou toute autre oeuvre, il suffit de la faire enregistrer à son nom pour que personne ne puis s'en servir, même si tu ne fais pas commercialiser ton bookin... Enfin, je me trompe peut être.
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Provient du message de Alleria Elven Ranger
Ouaiiiiiiiiiiiiis merci!!! =)
On vas enfin avoir la fin, marchie =)



idem
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Sur ces mots, il baissa la tête. J’étais sceptique, était-il possible que cette chose existe ? Le vieillard n’exagérait-il pas ? Le mal à l’état pur ? J’avais du mal à y croire, mais j’avais aussi du mal à croire à la présence des Dieux.
Machinalement, je posais une main sur son épaule, puis sans un mot, j’allais enlever le drap qui recouvrait le tableau, je le pliais soigneusement et le remis à l’homme, puis je sortis dans le froid de ce soir de février, je devais me hâter, il faisait nuit, mes amis allaient s’inquiéter.
Le mois de mars et mon anniversaire passèrent, j’avais 18 ans, je grandissais encore, Osgard voulait m’offrir des robes mais je faisaient toujours retoucher mes vieilles tuniques. Osgard se préparaient à repartir pour chercher sa marchandise aux quatre coins du pays, Amélia faisait notre bonheur et son premier sourire fut l’objet de commentaires infinis.
J’avais envoyé de mes nouvelles a Cydric, j’avais reçu une lettre en retour, me demandant de revenir au château dés le printemps. Je n’avais pas encore pris ma décision, mais il me démangeait de partir, je m’étais assez reposée. Peut-être allais-je accompagner Osgard et voir ce que le destin me réservait.
Dame Marianne décida de rester ici, avec Clarisse. Le maître des lieux n’y vit aucun inconvénients, bien au contraire. Je le soupçonnais d’être ravi de les retrouver à son retour.

Mi avril, le climat nous parut propice au départ. La vielle charrette avait été remise à neuf.
Après des au revoir touchants nous nous mimes en route en direction du nord, vers la capitale du royaume, la cité aux 7 vents, Hurlevent.

Chapitre 9

Au bout de quelques jours de voyage tranquille, nous arrivions en vue de Hurlevent.
Osgard nous fit arrêter en haut d’une colline et me présenta la ville. Je fus stupéfaite. Jamais je n’avais vu quelques chose d’aussi grand, les maisons, les jardinets s’étendaient à perte de vue. Des bâtiments plus haut, parsemait l’espace, Osgard me dit que c’était des temples et des bâtiments militaires ou administratifs. Au nord de la ville, un château magnifique, dentelle de pierre tout en hauteur semblait veiller, sentinelle élégante, sur le reste de la cité : le château du Roy.
Une grande enceinte en pierre et très haute ceignait la ville. Plusieurs portes en assuraient l’accès, toutes gardées par de nombreux gardes et protégées par un pont-levis.
Mon compagnon me dit que pour entrer dans cette ville il fallait avoir un laissez-passer signé par un personnage important. Si vous n’en aviez pas, vous étiez soumis à une enquête minutieuse.

Nous nous sommes dirigés vers la porte d’entrée sud, Osgard montra un papier qui lui ouvrit la porte sans difficultés. Il me présenta comme sa nièce, mais je sentis le regard suspicieux des gardes sur mes vêtements d’homme et mon épée au coté.
Il me semblait ne pas avoir assez d’yeux pour tout voir. Les rues étaient larges, mais très sales, la puanteur était présente partout, relent d’égout et de détritus. Les maisons étaient très hautes, a plusieurs étages ou semblaient s’entasser plusieurs famille. Des enfants courraient dans les rues, certains étaient fort mal habillés et nous réclamaient quelques pièces en s’accrochant au montants du chariot. Des hommes et des femmes passaient, certains vêtus somptueusement, d’autres en haillons que les premiers observaient d’un regard méprisant.
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Parfois, dans l’encoignure d’une porte, un homme ou une femme dormait en boule, serrant contre lui une flasque d’alcool. Des chiens errants fouillaient à la recherche de quelques nourritures pendant que de superbes lévriers paradaient au bout d’une laisse tenue d’une main négligeante par une élégante.
Je gardais un visage fermé, j’avais déjà vu de la misère humaine, mais là, il y avait une sorte de fatalité qui me dépassait
Arrivant dans une grande rue passante, un amas de chariots bouchait le passage. Les conducteurs se lançaient des injures provoquant un brouhaha infernal. Mon loup était complètement affolé et il me sembla plus raisonnable de le faire monter à coté d’Osgard qui le calmait d’une main posé sur son col.
Avec la force d’une longue habitude, mon ami guida son chariot vers une hostellerie. Rien de comparable a ce que j’avais vu jusque la. Une foule de véhicules divers encombrait la cour d’une immense maison à plusieurs étages. Des valets et des servantes s’affairaient en tous sens. De grandes écuries bordaient les cotés de la cour. Une enseigne, toute dorée affichait le nom de l’endroit : Le Bœuf couronné.
Osgard laissa son véhicule au milieu de la cour, Feu-Follet sauta par terre et se blottit contre ma jambe, montrant les dents dés que l’on me frôlait de trop près.
.La salle ou nous entrâmes était immense, Deux cheminées se faisaient face ou l’on pouvait, me semblait-il brûler un tronc entier. Il y avait de très nombreux clients attablés, je remarquais parmi eux, à ma grande surprise, des hommes à la peau noire, d’autres d’un teint ocre, d’autres aux curieux yeux en amande. Le vacarme était infernal et ce fut miracle si Osgard nous fraya un chemin jusqu’à une table et héla une serveuse au teint gris de fatigue.
Il commanda un repas substantiel et demanda a voir maître Paul, le patron des lieux. Au bout d’un moment, une sorte de géant barbu et moustachu aux yeux rieurs serrait mon ami qui semblait minuscule à coté sur sa large poitrine. Puis, ce colosse d’homme me regarda avec un regard appréciateur qui me gêna. Osgard lui expliqua ma présence et j’eus droit à deux énormes baisers qui m’étouffèrent à moitié. Après notre repas, que je partageais largement avec un Feu-Follet très mal à l’aise, nous sommes montés au second étage. Là, Osgard ouvrit une porte et nous désigna notre chambre. Ca, une chambre. C’était plus grand et plus confortable que ce que j’avais connu à Tinville. Il y avait en fait deux chambres, séparée, luxe suprême, par un cabinet de toilette avec, je n’en revenais pas, une chaise d’aisance.
Osgard me désigna la seconde chambre, un peu plus petite mais beaucoup plus éclairée par une large fenêtre. Aussitôt, je l’ouvris et me penchais à l’extérieur. Cela donnait sur l’arrière de l’auberge dans une charmante petite cour avec un puits ou était disposée des tables ou il devait faire bon déjeuner par beau temps.
Je laissais la fenêtre ouverte et j’explorais mon domaine. Un grand lit avec un baldaquin, un petit bureau avec une chaise, un grand coffre à effets et un grand fauteuil près d’une petite cheminée. Sur la cheminée, un miroir entouré de deux chandeliers à 3 branches.
J’étais en train de déballer mes affaires lorsque j’entendis la sonnerie de toutes les cloches de la ville. Je fus assez étonnée, mais n’y prêtait pas plus attention que ça.
Tout a coup, je vis Osgard débouler dans ma chambre et se précipiter vers la fenêtre pour la fermer. Trop tard. Un vent violent s’engouffra bouleversant tout, dispersant mes vêtements, faisant tomber les chandeliers, faisant voler toutes les cendres de la cheminées et mettant les draps du lit sans dessus-dessous.
Puis, aussi brutalement qu’il était venu, le vent se calma. La pièce était dans un désordre indescriptible et j’étais couverte de cendres.
« - Cette cité n’est pas appelée la cité des 7 vents pour rien Sariel. Quand tu entends les cloches, surtout ferme fenêtres et portes. »
Sur ce, il me regarda, sourit et me souhaita un bon rangement.
Osgard, qui devait faire le décompte de ses visites m’envoya me promener en ville. Feu-Follet avec moi, garant d’une certaine sécurité, je parcourais les rues. Je passais par le quartiers des tanneurs, emplie d’une épouvantable puanteur, puis j’approchais le quartier des forgerons et des tailleurs de pierre ou là ce fut le bruit qui m’agressa. Enfin j’arrivais dans un quartier ou se tenait la plupart des marchands. Incroayble, chaque marchands vendait une chose particulière, moi qui dans les villages étaient habituée au bazar a tout vendre. Mais là… Des bijoutiers, des tailleurs, des marchands de cuirs, des chapeliers, des bouchers, des fruitiers, des pâtissiers, des boulangers… et même un vendeur de livre qu’on me dit s’appeler un libraire.
Je ne pensait pas être une femme futile, et pourtant, lorsque je rentrais à l’hostellerie j’avais les bras chargés d’eau de senteurs, de khôl et divers fards, de rubans pour mes cheveux, d’une très joli bague en cuivre ornée d’arabesques, d’un ouvrage sur les Dieux sans compter les pâtisseries que j’avais dévorées en route. Je me promis que le le,demain je serais plus sérieuse et que je me rendrais dans le quartier des temples.
Pendant ma promenade, les cloches avaient sonnées deux fois. Fruit d’une longue habitude, tous les marchands avaient baissés leur auvents, pendant que les passants se réfugiaient sous des proches. Un jeune homme m’avait poussé sous l’un d’eux, en profitant pour me serrer de près, ce qui lui avait valu une gifle et une morsure au mollet.
Le soir, curieusement, j’étais épuisée, je m’endormit profondément, et je rêvais à de jolies choses, les cloches ne me tirèrent même pas de mes songes.
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Youpi
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tiens, je me suis pas connecté depuis longtemps mais j'en profite pour venir encourager une ex soeur de serveur

Bravo pour ton roman sariel
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