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Le Bar de la Taverne
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Quel est l'avenir de la pauvre Améniel?
Guidée par Salto et la belle Sariel ...
Déja son futur mari la cherche
Dans un but infecte qui déplait à la belle!
Quel avenir se prépare pour ces enfants ?
Ils vont sous le soleil ardent
Comme sous la Lune frêle .
Leur chevauché est toujours longue
Mais leur délivrance est tout autre
Pleine de joie et de bonheur...
De sourires ,de vies sans malheur.
Sariel court toujours vers sa liberté...
Tous l'en empêchent mais
Un jour ...
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La suite ! La suite !

Allez, ma Béné d'Amour

J'ai migré aussi ici
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on en a de la chance quand même d'avoir deux romancières comme vous
Mici
Continuez toutes les deux
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Ca me donnerait presque envie de publier mes ecrits...

*remonte le post*
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Coucou mes fans .
Je suis en panne de PC, je reviens vite pour de nouvelles aventures.

Béné
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Citation:
Coucou mes fans
*ovationne*Sassssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssaaaaa
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un fervent fan salut ton roman et te redis que tu devrai le faire publié dans la collection des R.O.
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Je me réveillais, en boule sur le sol, on avait mis avec soin une couverture sur moi. J’étais rompue. Le soleil brillait haut dans le ciel , Nicolas était assis a quelques pas, c’était sans doute son tour de garde, mes compagnons dormaient encore.
Je me levais prudemment, le sang me battait aux tempes et mon équilibre était précaire. Je m’approchais du garde qui me sourit et me tendis une tasse de liquide brûlant et amer.
« - Buvez demoiselle, c’est du café très sucré, cela va vous remettre d’aplomb. »
J’avalais ma tasse, cela avait un goût et une odeur très agréable et je sentis aussitôt mes membres se dégourdir, mes maux de tête par contre, ne se calmaient pas.
J’allais fouiller ans mon sac et j’en tirais un petit sachet de poudre que je diluais avec de l’eau puis que j’avalais en faisant la grimace.
« - Allez dormir Nicolas, je vais veiller
- Mais demoiselle, vous avez dormi à peine deux heures.
- Je vais bien, je vous assure, allez dormir, vous avez plus besoin de reprendre des forces que moi… »

L’homme me jeta un regard ou je sentis de l’admiration et de la reconnaissance et il parti s’allonger un peu plus loin.
Assise au coin du feu, je regardais mes compagnons dormir. Améniel était blottie dans les bras d’Enguerrand, Cydric dormait d’un sommeil agité, il avait conservé la main sur la garde de son épée.
Je réfléchissais aux événements de la nuit, j’avais été faible, Magnus avait raison, j’avais encore beaucoup à apprendre si je voulais être utile lors de circonstances de ce genre. Mais avais-je vraiment envie que cela se reproduise. J’avais ressenti de l’exaltation, et la douce sensation de la victoire . mais a quel prix ? J’avais tué un homme, de sang-froid, j’avais été au bout de mes limites, j’avais mis tout le monde en danger a cause de mon vertige, je m’étais rendu ridicule en clamant ma faiblesse,.
Alors ? Que devais-je faire ? Continuer cette vie d’aventures, tracer ma voie dans celle des héroïnes des épopées de mon enfance ? Ou alors m’installer dans un village ou une ville pour faire bénéficier les habitants de mes talents de guérisseuse ?
Osgard me manquait terriblement, il aurait su me conseiller. J’étais entourée d’amis, de mon frère et je me sentais pourtant terriblement seule.
Tout à mes pensées, je n’entendis pas Cydric s’asseoir près de moi. Je sentis soudain un bras se glisser autour de mes épaules et une voix chaude, agréable rassérénante me glissa à l’oreille :
« - Tu as été merveilleuse petite sœur, tu n’as pas le droit de douter de toi. »
Je me laissais aller contre l’épaule de mon frère, je fermais les yeux et sourit à la vie.

Le chemin du retour jusqu’au port se passa calmement, Abélard avait, semblait-il renoncé à nous poursuivre.
Arrivé au port, je leur annonçait ma décision de ne pas rentrer avec eux. Améniel était tout à fait rétablie, la drogue puissante qu’on lui avait donné s’était dissipée peu à peu.
Enguerrand refusait de me laisser partir seule, et je le sentais prêt à m’accompagne, mais je refusais son offre. J’avais besoin de solitude pour réfléchir au sens que j’allais donner à ma vie.
Plus ému qu’il ne voulait bien le laisser paraître, Cydric me prit dans ses bras, il me serra fort, m’insufflant un peu de sa force et de son courage. Il me fit promettre de faire attention à moi et de revenir à Tinville.
Au moment de partir, alors qu’ils était déjà sur le bateau, Cydric redescendit très vite et les yeux brillant me tendit son épée. Il me ferma la bouche de la main lorsque je voulus le remercier.
Je regardais longtemps partir dans le brume de ce petit matin le navire qui emportais ce que j’avais de plus chère au monde. Je caressais le chanfrein de Salto et remontais en selle.
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Encore un roman! Si je peux me permettre, c'est quoi cet idée que tout le monde a d'écrire un roman en ce moment? Enfin bon, ça fait de la lecture... Allé hop, j'm'y met et j'envoie mes commentaires par mp

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Chapitre 8

Je me dirigeais résolument vers l’auberge de Clarisse, j’avais envie de la revoir, cela faisait plus d’un an à présent et je me disais que, peut-être, elle avait des nouvelles d’Osgard.
Le trajet me pris presque 7 jours, mais Cydric m’avait généreusement laissé une bourse bien pleine avant de partir. Je n’avais donc pas de soucis d’argent et je pouvais m’arrêter dans les auberges ou soulager un peu la misère des paysans qui me donnait un morceau de pain et du lait.
Un soir ou je décidais de dormir dans une forêt j’entendis des gémissements dans un fourrée. Je découvris le cadavre encore chaud d’une louve tuée par une flèche et qui avait du se traîner là pour mourir. A ses cotés son louveteau geignait à fendre l’âme. je passais une partie de la nuit à l’amadouer et il finit par accepter un peu de lait dans ma gamelle. Au matin, il dormait près de moi et lorsque je me remis en selle il commença à me suivre. Je tentais de le chasser mais ses yeux implorants eurent vite raison de ma détermination.
Salto ne semblait pas enchanté que nous prenions un nouveau compagnon, surtout un loup qui s’amusait à lui mordiller les pattes, mais je ne pouvais me résoudre à l’abandonner. Feu -Follet devint donc le troisième larrons de notre petit équipage.
Il me ramenait régulièrement , l’air fier, des petits mulots qu’il m’offrait et que nous nous partagions comme repas.
J’étais, je crois, assez heureuse.
Le soir du septième jour j’arrivais à Pemgrim ville de l’auberge de Clarisse. Je prenais soin, avant d’entrer en ville, je veillais à me coiffer les cheveux et à revêtir une tunique propre.
Les gardes me laissèrent passer, non sans un regard étonné sur Feu-Follet. J’arrivais devant le « Cerf Cornu » avec beaucoup d’émotions, j’avais l’impression d’avoir dix ans de plus qu’a mon précèdent passage.
Je laissais Salto à un valet affairé et je rentrais dans l’auberge. Tout était exactement comme dans mon souvenir. Je sentis mes yeux me picoter, je les essuyais d’un revers de manche rapide. Je m’installais à la même table que l’année précédente et j’attendis. L’auberge était très calme, seul deux clients était attablés.
J’eus peine à reconnaître Clarisse. Elle avait maigri, ses cheveux étaient ternes et son teint pâles. Une griffure lui marquait la joue droite et elle peinait visiblement à marcher.
Elle me demanda ma commande d’une voix atone, sans même me regarder. Je l’appelais doucement par son prénom. J’étais emplie de culpabilité, nous aurions du l’emmener, je n’aurais jamais du la laisser là.
Elle me regarda quelques instants et ses yeux se remplirent de larmes.
« - Mademoiselle Sariel ?
- Oui Clarisse, c’est moi, assied toi.
- Oh non mademoiselle, je ne peux pas ». Me dit elle en jetant un regard apeuré vers la cuisine..
- « Nous avons changé de patron et celui là n’est pas commode.
- Assied toi te dis-je, je me charge du patron. »
Furieuse je me dirigeais vers le comptoir et frappais vigoureusement du poing sur celui-ci. Un homme apparu. Loin d’être le gros homme jovial qui nous avait accueilli Osgard et moi l’année passé, celui ci était maigre avec dans le regard une lueur mauvaise.
« - Je souhaiterais un repas pour ma compagne et moi. « Dis –je sans ciller.
Il jeta un regard vers la table ou Clarisse était assise la tête baissée, puis il leva vers moi des yeux chargés de mépris.
« - Ta compagne est ma servante et elle ne mange pas à la table des clients, sauf quand ils payent pour elle !
- Et bien je payerais !
- Elle n’est pas au service des gamines, mais a celui des hommes !
- Sachez messire que si vous ne nous servez pas dans les minutes qui suivent, il vous en cuira. »
Il éclata de rire
« - Voyez vous ça. Mais pour qui te prends tu péronnelle ?
- Dernier avertissement !
- Sors de chez moi sinon c’est la raclée et je te garantis que tu ne seras pas la seule à la prendre.
- Comme vous voudrez messire ! »
Je lançais un regard courroucé vers les timbales et les gobelets bien rangés sur une étagère derrière lui. Je prononçais quelques mots et l’étagère s’écroula dans un grand bruit.
« - Je continue ?
- Sale gosse, tu vas voir ! »
Il lança son poing vers moi, mais poussa aussitôt un cri de douleur. Feu-Follet était en train de lui mordre le mollet.
« - Clarisse, va chercher tes affaires, on s’en va
- Mais….
- Ne discute pas, je ne te laisse pas une minute de plus ici »
La jeune fille disparu dans l’arrière salle, pendant que Feu-Follet prenait un malin plaisir à échapper à l’homme furieux. Les deux clients se tordaient de rire. Au bout d’un moment Clarisse revint. Je lançais un sot d’immobilisation à l’aubergiste et j’entraînais ma compagne à l’extérieur. Avant, je regardais les hommes attablés.
« - C’est ma tournée, servez vous avant qu’il ne puisse de nouveau bouger. »
Sans aucun scrupules je me dirigeais vers les écuries, je demandais à Clarisse quel était le cheval de son patron , elle me désigna un grand hongre gris que je sellais. Je l’aidais à se mettre en selle et me dirigeais vers la sortie de la ville.
Abasourdies, les gardes nous regardèrent passer, ils connaissaient forcement Clarisse de vue et son départ les étonnaient. Je leur décrochais un sourire éblouissant .

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Celui ci est commencé depuis fort longtemps, mais il avance doucement
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Demain, nous allons voir Magnus
Agr, ça devrait être interdit d'utiliser un de mes noms préférés

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J’étais assez fière de moi mais assez embêtée aussi. D’abord Clarisse ne savait pas monter et nous étions obligé d’aller au pas. De plus, il fallait que je trouve un endroit pour la nuit, je n’allais pas la faire dormir à la belle étoile dans l’état de faiblesse ou elle était. Or il était déjà tard, personne n’accepterait de nous ouvrir une porte a cette heure là.
Après environ une heure de marche, nous arrivâmes en vue d’une ferme, a tout hasard et sans conviction j’allais frapper. Une femme, encore jeune entrouvrit la porte, l’air apeurée, derrière elle j’entendais les pleurs d’un enfant. Je tentais de la rassurer. Ma bonne mine et la promesse d’une pièce d’argent eurent raison de sa crainte. Je poussais Clarisse à l’intérieur puis j’allais m’occuper des chevaux.
Lorsque je rentrais la femme, inquiète et serrant un nourrisson dans les bras regardait Clarisse qui vomissait au dessus d’une bassine. Je me précipitais vers elle, mais déjà elle se redressait.
« - Pourriez vous me donner de l’eau je vous prie ? »
La femme apporta un linge humide que je mis sur le front en sueur de Clarisse, puis je la fit asseoir sur l’une des deux chaises de la pièce unique ou nous étions.
« - pardonnez nous madame, il semble que mon amie soit malade, je ne le savais pas et je suis désolée de vous occasionner ce dérangement. »
A mon grand étonnement la femme sourit.
« - Oh, je vous en prie, c’est tout à fait normal dans son état. Mon mari est absent, il est parti chasser pour le seigneur, elle pourra dormir dan le lit avec moi.
- Dans son état ? Comment ca dans son état ?
- Hé bien elle est enceinte non ? «
Je regardais Clarisse qui me fit oui de la tête . Je m’assit à mon tour.
« - Tu es enceinte ? Mais… mais pourquoi ne m’as tu rien dit ? Qui est le père ?
- Je ne sais pas Sariel
- Comment ça tu ne sais pas ? Tu ne sais pas qui est le père de ton enfant ?
- Non Sariel, je ne sais pas… Tu sais…j’étais très… demandée à l’auberge, cela peut être n’importe qui… même l’homme que tu as vu !
- Quoi ? ? ? ? Mais c’est impossible, pourquoi n’es tu pas parti ?
- Pour aller ou ? Mais tout va aller maintenant, tu es là, tu vas m’en débarrasser. «
La femme et moi ouvrirent des yeux horrifiés.
« - Te débarrasser de quoi Clarisse ?
- Du bébé pardi, il est hors de question que je le garde. »
Je me pris la tête entre les mains incapable de supporter le regard plein d’espoir de Clarisse.
« - Je ne peux pas faire ça Clarisse. « Bredouillais-je
« - Comment ça tu ne peux pas ? Tu es magicienne ou pas ?
- Oui, je le suis, mais je ne sais pas faire ce genre de choses, ni par magie, ni avec les plantes .
- Mais tu vas trouver, il faut que tu trouves, tu ne peux pas me laisser comme ça, pas après m’avoir sorti de cet endroit.
- Clarisse, je ne peux pas prendre la vie de cet enfant, je risquerais de te faire mal, j’ai déjà aidé a accoucher des femmes mais Lug interdit ce genre de choses.
- Lug ?
- Oui, Lug, le père des esprits de la nature. Il est interdit de détruire la vie, encore plus celle d’un enfant
- Mais je ne veux pas de cet enfant, sa conception est contre nature, j’ai été forcée. »
Je rougis violemment, je connaissais bien sur les mystères de la conception mais je me refusais à imaginer ce que Clarisse avait pu subir.
« - Ecoute Clarisse, nous allons dormir, il est tard. Madame, auriez vous quelques chose a nous donner à manger, puis nous irons nous coucher, je dormirais dans la grange. Tout le monde ici a besoin de réfléchir. »
Sans un mot, notre hôtesse sorti de la viande séchée et du fromage . Elle servit Clarisse avec beaucoup de précaution. J’avais conscience que ces deux femmes avaient en commun des choses que je ne pouvais pas comprendre. J’avais vécu tellement de choses, mais j’étais si ignorante des choses de la vie que je me sentais exclue du silence compréhensif qui unissait Clarisse et la jeune femme.
Je veillais au confort de Clarisse. Avant de sortir et d’aller dans la grange, je restais un long moment à regarder la jeune mère allaiter son bébé, émue par la scène.
Je me blottissais dans la paille, enfouie sous ma couverture. Je mis longtemps à trouver le sommeil. Encore une fois, un choix crucial s’imposait à moi, mais je n’avais aucune idée de ce que j’allais prendre comme décision.
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Le lendemain, la nuit m’avait permis d’y voir clair. Je n’aiderais pas Clarisse à se débarrasser de son fruit. Elle était jeune, elle risquait d’en être marquée a jamais, de plus, je ne savais pas vraiment comment faire. J’avais bien entendu parler de plantes abortives mais je ne savais pas m’en servir et je refusais de prendre un tel risque.
Je rentrais dans la petite maison, une odeur de lait chaud m’accueillit En entrant, je vis Clarisse penchée au dessus du berceau de l’enfançon, elle le berçait pendant que sa mère préparait la collation du matin. Je fus confortée dans ma décision par cette image de paix. Clarisse finirait par aimer son enfant, il n’était en rien responsable de sa conception et naîtrait dans l’innocence, comme toute les créatures de la nature.
Le petit déjeuner fut gai. Je repassais de la pommade sur les blessures de mon amie, et déjà elles avaient meilleures couleurs que la veille. Sa boiterie venait d’une entorse mal soignée, il était probable qu’elle garderait une claudication légère malgré mes soins.
Pendant que Clarisse faisait une toilette sommaire, je discutais avec la jeune mère, Emilie, et lui fit part de ma décision. Elle m’avoua que Clarisse avait pleuré une partie de la nuit et qu’elle s’était calmé quand 2milie avait mis le bébé entre elles deux. Nous eûmes un sourire de connivence.
Je savais ou aller. Je rétribuais généreusement Emilie qui accepta mon argent d’un air gêné. Pendant le trajet je parlais à Clarisse, elle se rebiffa, pesta, se fâcha, pleura, cria mais je ne cédais pas. A bout de ressource je lui proposais de se débrouiller et de se trouver une vieille sorcière qui la mutilerais à vie. Je lui dit qu’elle était belle, jeune, qu’elle pouvait encore rencontrer l’amour, qu’elle ne devait pas mettre sa vie ainsi en danger.
Elle finit par se taire, l’air boudeur. Je me tut aussi, il n’y avait plus rien à dire.
Nous voyagions à petites journées, il faisait une chaleur étouffante en ce mois de juin Clarisse se fatiguait vite et chaque soir nous devions trouver un endroit ou dormir, je ne voulais pas lui faire passer une nuit à la belle étoile. En même temps, j’évitais les auberges pour ne pas rappeler de mauvais souvenirs à ma compagne. Enfin, au bout de quelques jours j’aperçut au loin la maisonnette de Dame Marianne la nourrice d’Améniel.
Celle ci nous reçu à bras ouverts. Elle avait eu une lettre d’Améniel lui contant nos aventures et elle ne cessait de me remercier.
Je lui expliquais ce qui m’amenait, Clarisse nous gratifiait toujours d’une humeur boudeuse, mais très vite, la douceur et la joie de vivre de Dame Marianne eurent raison de son humeur sombre. J’étais sure de ce résultat et je pus enfin demander à Clarisse si elle avait des nouvelles d’Osgard. Elle me dit que l’on était en plein milieu des foires de printemps et que je risquais de le trouver en ce moment à la foire de Havreclair, ville qui selon elle était à trois jours de cheval d’ici, au sud.
Je laissais les deux femmes ensemble et repris ma route dés le lendemain en promettant de revenir très vite.
J’allais beaucoup plus vite étant donné que j’étais seule, je m’arrêtais la nuit, n’importe ou, et j’atteignais Havreclair en deux jours.
J’arrivais le soir et ravie, j’entendis de la musique et des rires. Puis je fus prise d’un frisson, je n’avais pas conscience exacte du jour ou nous étions, mais je priais intérieurement pour que ce ne soit pas le soir de la grande fête de Printemps.
A l’entrée de la ville, il y avait deux gardes, si goguenards que je les soupçonnais d’avoir abusé de l’alcool, il me laissèrent passer et j’entendis derrière moi des commentaires un peu grivois.
Je me dirigeas vers ce que je pensais être le centre de la ville. Partout, des groupes en costumes bariolés se tenaient par les bras circulaient en riant et en chantant des chansons. Je les suivais de loin, ils allaient tous dans la même direction.
Je traversais plusieurs rues ou les devantures des façades étaient décorées de tissus et de banderoles de couleurs.
Puis j’arrivais sur une grande place cernées d’étals de marchands recouverts pour la nuit.. Je descendis de cheval. Feu-Follet, apeuré par ces odeurs nouvelles se serrait contre ma jambe. Plus j’avançais plus le bruit de la fête se faisait entendre. Des odeurs de viandes grillés et d’alcool fort me chatouillèrent le nez.
Je vis soudain la lueur d’un grand feu, je ne pus m’empêcher de me remémorer des souvenirs désagréables mais j’étais à présent armée pour me défendre.
J’attachais Salto a proximités de la foule, vers d’autres chevaux. Je comptais voir si je trouvais Osgard avant de me mettre à la recherche d’un lieu ou dormir. J’étais visiblement à l’une des extrémités de la ville, la fête avait été organisée dans un grand champ. Plusieurs feux étaient allumés, des bœufs entiers y étaient mis en broche. Tout autour, des tavernes faites en toile avaient été installées. Des tables et des bancs étaient disposés un peu partout. Sur un coté un orchestre composé d’une dizaine de jeunes gens aux costumes bariolés jouaient une danse entraînante.
Je me frayais un chemin à travers la foule surexcitée et observait un à un les visages des buveurs attablés. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine, j’avais reconnu Osgard, un verre à la main en grande discussion avec un autre marchand.
Sans ménagement pour les autres clients j’avançais rapidement vers lui, provoquant des commentaires désobligeants. Je me plantais devant lui et lui souriais. Conscient d’un regard insistant il leva la tête et me vit. Je vis dans son regard une grande joie, un immense soulagement aussi.
Il se leva et me serra simplement dans ses bras, puis il m’avança une chaise. Il me présenta à son voisin, un marchand de vin dont je ne retins pas le nom.
Je lui demandais à Osgard ou il dormait et s’il était possible que je me trouve une chambre. Il me répondit que les auberges et maisons d’hôtes étaient sans doute pleines en ce premier jours de foire. Le gros marchand de vin qui ne me lâchait pas du regard me dit qu’il était de la ville et qu’il serait ravi de m’accueillir. je grimaçais d’abord, puis lui faisant mon plus charmant sourire je lui répondis qu’Osgard et moi étions ravis de sa proposition et que nous acceptions volontiers. Il fit une drôle de tête, mais pouvait difficilement revenir sur sa proposition. A ce moment là Feu-Follet sauta sur mes genoux, j’assurais le marchand de sa propreté et de sa grande sagesse. J’ajoutais qu’il ne perdait presque pas de poils.
Nous avons ensuite discuté une partie de la nuit. Pour faire bonne mesure j’accordais une danse au marchand de vin. Son contact me révulsa un peu mais il eu la grande intelligence de ne pas avoir les mains baladeuses.
Il était fort tard lorsque je récupérais Salto. La maison du marchand était une grande demeure bourgeoise.
Sa femme, une matrone courtaude aux joues rouges ne parut pas ravie de notre présence. Elle attendait son mari, sans doute pour le réprimander de rentrer si tard, et regimba lorsque celui ci lui demanda de préparer deux chambres.
Avec Osgard nous échangions des regards amusés. Dés que nos chambres nous furent attribuées, j’abandonnais la mienne pour aller dans la sienne. J’avais tant de choses à lui raconter !
Le petit matin nous pris encore en train de parler. Osgard se prépara pour retrouver son étal et je décidais de l’accompagner.
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Je passais une journée formidable malgré la fatigue. Osgard vendait un peu de tout, bimbeloteries, vaisselles, colifichets, quincailleries et j’avais l’impression de jouer à la marchande.
Les clients se pressaient nombreux et nous étions sans cesse en train de présenter de la marchandise, négocier un prix, encaisser de l’argent…
Le soir, la fête recommença mais nous étions trop épuisée pour y participer. J’avais pris quelques instants dans la journée pour nous trouver une auberge, l’hospitalité du marchand était trop pesante. Nous nous sommes retrouvés dans une hostellerie chic, mais les affaires d’Osgard marchait bien et il pouvait se le permettre. Il m’appelait son associé, disant que ma fraîcheur et ma jeunesse attiraient le chaland.
La foire dura 10 jours, je vivais une vie, sinon reposante, du moins plus calme que mes aventures passaient. Il m’arrivaient parfois de m’ennuyer, mais entre les comptes qu’Osgard m’avaient confiés et la boutique, j’arrivaient à m’occuper et à oublier mon ennui.
A la fin de la foire, nous partîmes vers une autre foire et ainsi jusqu'à la fin du mois de septembre. Il était temps pour moi de retourner voir Clarisse, a qui j’envoyais régulièrement de mes nouvelles et un peu d’argent.
Osgard m’accompagna. Je retrouvais une Clarisse toute ronde et radieuse, j’en fut ravie.
Le soir de notre arrivée, nous étions à table et Osgard parlait des mois d’hiver. Il allait rentrer chez lui, il ne repartirait qu’au mois d’avril se réapprovisionner en vue des foires de l’année suivante.
Pour la première fois, il me parla de sa grande maison, bien solitaire depuis la mort de sa femme, 4 années auparavant. Il n’avait pas d’enfants et il nous proposa de l’accompagner, toutes les trois. Dame Marianne rougit un peu, ce qui me fit sourire. Mais effectivement, je pensais que pour Clarisse, vivre la fin de sa grossesse dans une maison chauffée et confortable serait mieux que la cabane, charmante mais précaire, de Dame Marianne.
Finalement, tout le monde accepta avec enthousiasme.
Nous avions près de 10 jours de cheval, il nous faudrait partir le lendemain, Clarisse ne pouvait pas faire de longues journées de voyage, Il fut décidée qu’elle et Marianne voyagerait dans la charrette, a présent presque vide.
Un voisin promit de veiller sur la maisonnette de Marianne, et au bout de deux jours, tout était prêt pour le départ.
Le voyage fut excessivement long et fastidieux. Je n’avais pas l’habitude des bavardages incessants et parfois je partais devant, seule, sous le prétexte de vérifier la route, mais en réalité pour avoir un peu de calme.
Nous passâmes près de chez Magnus, mais je refusais de m’y arrêter.
La maison d’Osgard était une grande bâtisse au bout d’une très belle allées d’ifs. elle était située à quelques miles d’un village.
Une nuée de serviteurs nous accueillie à bras ouverts. La maison était claire et les pièces spacieuses. Les chambres mises à notre disposition étaient très jolies, pleines de fleurs et de tableaux charmants représentant des scènes de vie paysanne.
Les serviteurs de la maison étaient très gentil, attentifs à nos moindres désirs. La campagne environnante offrait de longues promenades agréables et Osgard avait, lui aussi, une bibliothèque bien fournie.
L’automne s’installa nappant la nature de couleurs chaudes. Le vent jouait dans les feuilles mortes à la grande joie de Feu-Follet qui se roulait dedans à la moindre occasion. Mon loup grandissait vite et tout le monde s’y était habitué, sauf la cuisinière a qui il volait régulièrement les meilleurs morceaux malgré mes sermons qui ne lui faisaient aucun effet.
La maison était confortable et les soirées s’étiraient dans la quiétude, Clarisse et Marianne cousaient et tricotaient de la layette, Osgard et moi lisions pour elles. Parfois, tout le monde gardait le silence. Nous étions simplement heureux d’être ensemble, le crépitement du feu et le bruit du vent chantaient une douce musique à nos oreilles.
Un soir de début décembre Clarisse arriva à son terme. Une sage-femme était déjà là depuis quelques jours en prévision de l’événement.
Il faisait très froid ce soir la et le feu peinait à réchauffer la chambre ou Clarisse gémissait doucement. Parfois, elle poussait un long cri qui me faisait mal. J’avais été obligé de chasser Feu-Follet de la chambre, il refusait de quitter Clarisse, et maintenant, derrière la porte il pleurait ajoutant à notre nervosité.
Je n’avais jamais accouché personne, même si j’avais assisté à des accouchements, mais Clarisse me serrait la main à la broyer et j’avais toute les peines du monde à la calmer, à lui dire que tout se passerait bien, malgré mes inquiétudes.
Enfin, la sage-femme et Marianne entrèrent dans la chambre. Une servante les suivait portant de grands récipients d’eau chaude. Clarisse hurlait de plus en plus fort, elle souffrait et je ne pouvais rien faire pour elle.
Je lui humectais les tempes avec un linge humide en lui susurrant des mots apaisants. Le travail avait commencé, la sage-femme donnait ses ordres à Clarisse qui pleurait de douleur le corps en sueur, arqué par la souffrance.
J’eus l’impression que cela durait une éternité. Il semblait que le bébé se présentait mal et je voyais l’angoisse dans les yeux de Marianne. Clarisse faiblissait, je l’encourageais mais elle ne faisait plus d’effort pour pousser, à présent, je craignais pour sa vie. Je réfléchissais à toute allure, ma magie pouvait elle l’aider ? Je ne le pensais pas. Je savais résorber les plaies, calmer les brûlures, soulager les souffrances, mais je ne pouvais pas aider Clarisse, je me sentais inutile et malheureuse.
Alors j’eus une idée, cela pouvait se révéler dangereux mais nous n’avions plus rien a perdre, Clarisse s’évanouissait par intervalle et le bébé menaçait d’étouffer et peut-être de la tuer.
Je me concentrais. Magnus avait utilisé ce sort sur moi une ou deux fois sur moi, quand la fatigue physique était trop forte. Il m’insufflais son énergie, c’était un sort inversé de nécromancie. Mais Magnus était fort, là, il s’agissait de donner ma propre énergie à Clarisse, d’utiliser de la nécromancie sur moi à son profit. Je n’avais jamais utilisé ce sort, je ne savais pas ce qui allait m’arriver. J’hésitais encore lorsque j’entendis la sage-femme hurler.
« - Le bébé étouffe, il ne bouge plus ! »
Je me concentrais de toute mon âme et mettant une main sur ma tempe et une main sur celle de Clarisse j’incantais l’un des sorts les plus puissants que je connaissais. Dés la fin de mon incantation j’eus juste le temps de crier à Clarisse de pousser, avant de m’écrouler au sol, inconsciente.
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Alzeir
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Et c'est là qu'une personne malhonnête déboula et s'empressa de faire copier-coller et d'ajouter à ses potes lorsqu'il envoiera ladite copie qu'elle est de lui

Franchement c'est pas une bonne idée de poster comme ça sur un forum

Enfin moi j'dis ça, j'dis rien
Et j'ai même pas lu


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