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Le Bar de la Taverne
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Chapitre 7
Améniel n’avait pas l’habitude de chevaucher de nuit, et moi, je vivais depuis plusieurs mois une vie tranquille et protégée. Au matin, nous étions gelée, les nuits étaient encore fraîches. Améniel pleurait doucement, elle devait mesurer la portée de son acte. Je lui dit, en la ménageant, qu’il était encore temps de rentrer, qu’on l’excuserait, que personne ne lui en voudrait mais elle ne voulut rien entendre.
Apparemment, nous n’étions plus sur les terres de Tinville, nous pouvions faire une pause. Le soleil commençait doucement à réchauffer l’air, je trouvais une place ou le soleil donnait, j’étalais une couverture par terre pendant qu’Améniel sortait de quoi manger.
La pauvre, je voyais ses yeux se fermer , elle était épuisée, mais nous ne pouvions pas nous permettre de nous arréter longtemps, nous serions vite rattrapées. Je la pris par les épaules et la secouait.
« - Allons, encore un effort, en milieu d’après midi nous trouverons un endroit pour nous arrêter »
Je remontais sur Salto qui renâcla, lui aussi était fatigué. Nous repartimes au pas… Nous n’allions pas assez vite, un cavalier endurci pouvait nous rattraper, Améniel n’était pas bonne cavalière, a aucun moment nous n’avions galopé.
J’essayais au maximum de tracer notre chemin sur des endroits secs, afin de ne pas laisser de traces. Le problème était que je n’avais aucune idée de l’endroit ou nous pouvions aller. Je n’en avais pas discuté encore avec ma cousine, l’important était, pour l’instant, de mettre de la distance entre Tinville et nous.
Le soir nous étions en vue d’un village, je décidais que nous nous arrêterions là.
Je pris mon air le plus revêche afin que l’on ne nous pose pas de questions et je réclamais une chambre à une grosse matrone étonnée de l’intrusion de deux jeunes filles dans son auberge.
Améniel fit la grimace devant la soupe aux oignons que l’on nous servit comme plat unique.
Il faudrait que je lui trouve rapidement d’autres vêtements, les siens indiquaient trop la jeune fille de bonne famille.
Le lit aussi lui arracha une grimace de dégoût, je me permit de la sermonner gentiment , je la fit asseoir et lui demandais s’il elle avait la moindre idée de l’endroit ou elle souhaitait se rendre .
Elle me répondit qu’elle avait eu l’idée d’aller chez son ancienne nourrice qui habitait à présent sur le continent.
Munis de ces informations plus que vagues, je me couchais en me disant avec terreur qu’il me faudrais reprendre le bateau.
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Moi,
Qui aime !
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*trop gourmant*encore encore encore encore ...désolé je suis un peu égoiste
ca doit te mettre du temps à écrire ce texte
prend ton temps en fait mais pas trop hein
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Le lendemain matin je comptais ce qu’il nous restais comme argent . J’avais emmené avec moi toutes mes économies et j’avais été grassement payé par Godefroy pour la guérison d’Abélard. Nous devrions arriver à prendre le bateau…. Mais après ?
J’essayais encore une fois de persuader ma compagne, en vain….
Avant de sortir de l’auberge, je m’assurais que l’on ne nous attendait pas à l’extérieur. La voie était libre, nous serions au port à midi.
L’agitation du port ne me causa cette fois aucun plaisir. J’achetais, pour nous deux des tenues adaptées au voyage. Braies, chausses et chemises. Ainsi accoutrée en homme, nous étions moins soumises à l’inquisition des gens que le langage et les manières châtiés d’Améniel ne cessait d’intriguer.
Je demandais une cabine pour nous deux, d’où nous sortions le moins possible. Je crus rendre l’âme, la mer était agitée et mon estomac se révoltait.
Au bout des quatre jours, nous avons débarqué, sous le regard curieux des marins. J’avais maigri, je n’avais pour ainsi dire rien mangé et j’étais de fort méchante humeur. Améniel n’avais cessé de se plaindre des conditions de couchage, de la nourriture et du tangage.
Je décidais de mettre de la distance entre le port et nous. En effet, la mine et le regard patibulaire de certains individus sur les formes graciles de l’ex fiancée ne me disaient rien qui vaille.
Améniel me dit que sa nourrice n’habitait pas très loin, dans un village à l’intérieur des terres à quelques lieux d’ici.
Sous un prétexte fallacieux, je quittais la jeune fille u n instant, afin de faire envoyer à son père un mot rassurant. Je ne lui indiquais pas notre destination, mais s’il avait un peu de jugeote, et il n’en était pas dépourvu,, il devinerait. Il était trop intelligent et aimant pour faire le malheur de sa fille, il s’arrangerait de l’affaire Ablard..
Nous chevauchions depuis quelques heures déjà lorsque nous aperçûmes les fumées d’un village. Aménial me dit que nous étions arrivées.
Sa nourrice, Dame Marianne, une grande femme à l’air doux nous reçut à bras ouvert. Je laissais Améniel pleurer tout son saoul dans son giron pendant que je m’occupais des chevaux. J’étais épuisée.
Je décidais de m’arrêter quelques jours, pour me reposer et manger correctement, puis je repartirais, probablement à la recherche d’Osgard.
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J'ai des horaires de boulot assez bizarres et changeants, j'écris dés que j'ai le temps, mais tu as raison Telef, c'est long. merci pour vos encouragements.
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Citation:
Provient du message de Sasa, scribouillarde
J'ai des horaires de boulot assez bizarres et changeants, j'écris dés que j'ai le temps.
C'est pas bien grave ça, tant que tu continues
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bon courage
avec le boulot ça doit pas être évident mais tu vas y arriver
allez ciao
toujours aussi bien
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Cinq jours plus tard, au petit matin , nous dormions profondément. J’avais annoncé mon départ la veille au soir, au grand désarroi d’Améniel, et nous avions discuté longtemps. Aussi, le soleil ne nous avait pas réveillé et aucune de nous n’entendit le cavalier arriver. De grands coups frappés à la porte me tirèrent du sommeil. Je vis a travers mes paupières entrouvertes, Marianne se lever précipitamment. Je fis un effort et secouait Améniel qui dormait à coté de moi.
« - Lève, toi, habille toi vite »
Elle grogna et se retourna.
Je me levais, j’enfilais une chemise quand j’entendis une voix d’homme, furieuse. Je n’eux aucun mal a reconnaître la voix d’Abélard. Je secouais une nouvelle fois la jeune fille et je me précipitais de la chambre.
Sur le seuil de la porte, difficilement contenu par Dame Marianne, se tenait Abélard, rouge et visiblement en colère, Il n’était pas seul, mais je distinguais mal les hommes derrière lui. A ma vue, il poussa violemment la vieille femme et se précipita vers moi. Je n’eus pas le temps de lever le bras qu’une gifle assénée à toute volée me jetait sur le sol.
« - Garce ! Ou est elle ? Ou est ma fiancée ? C’est toi, toi sorcière qui lui a mis des idées mauvaises dans la tête. Tu vas voir ! »
Et il entreprit de me donner un coup de pied que je reçut dans les côtes. Je poussais un cri .
Marianne regardait la scène, terrifiée.
Je me refusais à utiliser la magie, j’étais furieuse et je risquais de ne pas contrôler mon sort, de plus, il m’avait fait très mal et la douleur brisait ma concentration.
Impuissante, je le vis donc rentrer dans la chambre, j’entendis les hurlements d’Améniel.
Le courage de Dame Marianne ne fut d’aucune utilité, elle s’accrocha à l’homme qui tirait par le bras une Améniel en larmes, mais il la poussa, je la vis tomber et se cogner la tête contre le poêle. Je tentais de me relever, d’incanter un sort d’immobilisation, mais la panique me tétanisait, je ne réussis qu’a sortir la moitié de la formule avant de me reprendre un violent coup de pied dans la cuisse. Lorsque j’arrivais à me relever en boitant et en me tenant le flanc, j’entendis le galop des chevaux qui s’éloignaient.
Je me précipitais vers Marianne, sa blessure était superficielle, des larmes de douleur aux yeux, je la soignais avec des plantes. Elle reprit connaissance et se mit à pleurer. Je tentais de me soigner à mon tour. A la cuisse, j’avais un énormes bleus, rien de grave, mais l’une de mes côtes devait être brisée et je savais que ma magie n’y pouvait rien. J’ordonnais à Marianne de me faire un bandage très serré afin que je puisse me lancer à la poursuite d’Abélard. elle ne protesta pas devant mon ton déterminé.
Lorsque la porte résonna de nouveau sous d’autres coup de poings, mes mains étaient déjà en avant, mon sort était prêt. Elle s’ouvrit à la volée et je vis le visage de Cydric. Evaluant la scène d’un coup d’œil, il vint vers moi et me pris dans ses bras.
Enguerrand était là également. Ils m’expliquèrent qu’ils étaient partis à notre recherche avec quatre hommes et qu’Abélard avait tenu à les accompagner. La veille au soir, ils s’étaient arrêtés pour la nuit, mais Abélard et deux des hommes avaient fuis pendant le nuit, probablement pour arriver les premiers.
IL fallait faire vite, on ne savait pas ou aller, j’avais été dans une communauté druide, je savais suivre des traces, mais il fallait partir vite, profiter de la rosée du matin avant que le soleil n’assèche tout et efface les pas des chevaux. Cydric refusait que je vienne avec eux, en effet chaque mouvements me faisaient grimacer de douleur mais je refusait de l ‘écouter. Je me sentais fautive, rien n’aurait pu me faire changer d’avis.
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J’avalais en vitesse un verre de lait pendant qu’Enguerrand sellait Salto.
La troupe était parti vers le nord, je repérais rapidement les traces, le cheval d’Abelard laissait des empreintes profondes, il avait du prendre Améniel en croupe. Visiblement, ils cherchaient à nous semer, ils changeaient de nombreuses fois de directions et vers 11 heure du matin, le soleil était déjà haut et je n’arrivais plus qu’a apercevoir quelques empreintes qui pouvaient ne pas être les leurs . Il semblait logique que nous prenions la direction des domaines d’Abélard, Cydric menait la marche, il connaissait la route.
Je calculais rapidement qu’il nous faudrait environ 8 jours pour rejoindre le domaine de Montreuil, terre d’Abélard. Il était vain de chercher à les rattraper avant, il avait près de deux heures d’avance et se cachait. Peut être même n’allaitent ils pas à Montreuil. Mais nos doutes ne durèrent pas, en effet, les paysans interrogés sur la route nous confirmaient le passage d’un groupe de trois hommes et d’une jeune fille. Ils devaient épuiser leurs chevaux, ils creusaient l'écart et avaient près d'un jour d'avance sur nous.
J’imaginais la détresse d’Améniel, et j’espérais que son fiancé ne lui avait pas fait subir le suprême déshonneur. Je voyais à la mine sombre de Cydric qu’il pensait comme moi.
La veille de notre arrivée nous faisions halte dans une grange, je demandais a Cydric et son cousin de venir vers moi. Il y avait longtemps que j’avais ouvert la bourse de cuir que Mitra m’avait offert le jour de mon départ de chez Magnus. Elle contenait une cristal, assez gros, et d’une pureté rare. J’avais appris dans les livres du château que le cristal servait à voir des évènements qui se passait loin de nous, à condition de se concentrer sur les personnes que l’on désirait voir. Il fallait également que les flux magiques émanant du lieu recherché puisse se mettre en contact avec le lieu ou se trouvait le cristal. Je n’avais rien à perdre à essayer.
Je demandais à Enguerrand de penser très fort à sa sœur et de prendre le cristal dans ses mains. Je demandais a Cydric de joindre sa concentration à la mienne, après tout, il semblait de pas avoir de pouvoir, mais je voulais mettre toute les chances de mon côté.
Je commençais à incanter le sort de vision. Je fus surprise, les mots venait plus vite, je sentais mon pouvoir plus fort que d’habitude, je ne cherchais pas à comprendre et je continuais. Au bout d’un instant, un tourbillon de fumée sembla se matérialiser dans le cristal, la fumée s’évapora et nous eûmes la vision très nette d’une geôle, d’Améniel assise sur un banc avec à coté d’elle une somptueuse robe blanche constellée de pierreries. La vision s’effaça. Cydric était blême, Enguerrand livide et moi je dus m’accrocher à mon frère un instant, j’étais prise de vertige.
« - Il semble qu’il veuille l’épouser coûte que coûte. Dit Enguerrand
- Oui, nous devons intervenir vite, et nous n’avons pas le temps de chercher du renfort.
- Nous n’allons pas investir Montreuil à cinq ?
- Si Sariel, nous n’avons pas le choix. Enfin, plutôt à quatre, toi, tu resteras en dehors de ça.
- Non Cydric, je peux vous être utile, mais je dois me reposer cette nuit si je veux pouvoir user de magie demain.
- Bien, nous verrons ca demain, en attendant, dormons ! »
Je m’endormais non sans une certaine inquiétude, le lendemain, j’aurais pour la première fois a vraiment faire mes preuves.
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*applaudit*
J'adore
*en profite pour remonter le post; attendant la suite avec impatience*
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Cydric avait calculé que nous arriverions au domaine vers le milieu de l’après-midi. Le midi, nous décidions de mettre un plan au point. Cydric y avait déjà été une fois, pour chercher le maître des lieux. Il nous décrivit un château barré par un pont-levis et des douves. Au sud, une falaise assez escarpée protégeait le château, mais une poterne servant à l’évacuation des eaux usées donnait sur ce flanc. Je demandais si il était possible d’escalader la falaise, Cydric me dit que oui, mais nous ne pourrions le faire que de nuit, Abélard avait probablement, vue les circonstances, doublé la garde.
On me demanda quels sorts d’attaques j’avais à ma disposition, je répugnais à répondre. Il fut finalement convenu que Cydric , Enguerrand et l’un des hommes grimperaient la falaise. A leur signal, je devais faire une diversion vers l’entrée principale afin d’occuper la garde de ce coté la. Le dernier homme devait garder les chevaux prêts a partir.
Nous nous sommes arrêtés, a environ un demi mile du château et nous avons continué à pied. Lorsque je vis, à couvert d’un fourré, la forteresse, j’eus l’impression que mon courage allait m’abandonner. Comment pouvions nous croire un instant y arriver à cinq ?
Cydric me prit la main et la serra, m’insufflant un peu de sa détermination. Nous attendîmes la nuit avec angoisse.

La nuit arriva, heureusement, la lune était cachée par de lourds nuages annonciateurs d’orage.
Je pris dans mon sac un petit sachet de peau que m’avait donné Magnus. A l’intérieur une sphère lumineuse de lumière éternelle. Je la confiais a Cydric, elle leur servirait dans les passages difficile. Je leur dit de faire attention, la sphère dégageait une lumière bleutée facilement repérable.
Il partirent, avec à la main quelques cordes que je trouvais dérisoires. Cydric Enguerrand me confia son épée de selle, elle était bien lourde pour moi mais pouvait servir. Ils s’éloignèrent vers la falaise et je me rongeais les sangs pendant ce qu’il me sembla être une éternité. Puis, finalement, j’entendis le bruit de la hulotte, le signal. Je me concentrais et commençais à lancer quelques sorts de pierres sur la porte principal. J’entendis aussitôt du bruit, l’attention venait de mon coté. J’amplifiais mes sorts. J’entendis de nouveau des bruits de pas. Lorsque les voix me parurent suffisamment nombreuses, je lançais, avec mes dernières ressources les sorts de feux les plus puissants que je connaissais sur la porte et sur les buissons alentours. Le feu prit rapidement, les cris d’alertes me rassurèrent, on ne devait pas s’occuper de mes compagnons.
Le pont-levis s’ouvrit et de nombreuses personnes sortirent avec des seaux et des récipients, alors, prise d’une impulsion, stupide, je le sais à présent, je me lançais un sort d’invisibilité et je passais le pont-levis. C’était suicidaire, le sort ne durait qu’une minute ou deux, et je ne le maîtrisais qu’imparfaitement , il se pouvait que je n’eusse que quelques secondes. Je courrais comme une folle dans la cour et rentrais dans le bâtiment principal par la porte ouverte ou se serraient quelques jeunes servantes effarouchées. J’en bousculait une au passage qui poussa un cri. Je continuais à courir pour me retrouver dans le grand hall d’entrée. Je me mis à chercher un escalier qui descendait, les geôles étaient forcement en bas. J’aperçut un couloir sombre, au fond du hall, sous un grand escalier, je m’y engouffrais. J’étais visible, je le savais, j’étais devenue folle, Cydric me tuerait s’il me voyait. Mais peu m’importait, je n’avais qu’une vision en tête, celle d’Améniel sanglotant dans la froideur d’un cachot sombre.
Je vis une volée de marche et m’y engouffrait. Je décidais enfin d’être prudente et je ralentis ma course afin d’être silencieuse.
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Draleb Valygar
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il faut etre motive pour tout lire
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mais ça vaut le coup ,tu en as pour ton argent
*adore *bonne continuation
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Je descendais lentement, l’oreille aux aguets Tout à coup, j’entendis un bruit, je me jetais contre le mur, une anfractuosité me dissimulait, mal, je le savais, je me roulait en boule, la tunique noire de Magnus me dissimulerait peut-être. Les sons se firent plus fort, je distinguais les bruits d’une dispute qui venait de beaucoup plus bas. Je décidais de continuer à descendre. Il était vain que je me rende de nouveau invisible, je sentais que mon énergie magique était faible, je devais pouvoir me défendre en cas d’attaques.
Les bruits étaient de plus en plus fort je comprenais maintenant que c’était des bruits de lutte et il me semblait reconnaître la voix de Cydric. Je me mis à dévaler les marches ne me souciant plus de me cacher.
Arrivées dans un couloir sombre juste éclairé par quelques torchères, je vis Cydric et Enguerrand aux prises avec deux gardes . D’un sort, j’immobilisais l’un d’eux, mes compagnons devraient se débrouiller avec le second. J’avais besoin de me reposer, je savais que je ne pouvais plus lancer de sort. Magnus avait tenté d’augmenter ma résistance, mais je restais une magicienne de bas étages selon lui.
Je fouillais en vitesse les poches du garde immobilisé, par chance, il avait les clés sur lui. J’ouvrais les portes les unes après les autres. De pauvres hères en haillons me regardait ouvrir leur geôle avec des regards qui parfois n’avaient plus rien d’humain. J’arrivais à celle d’Améniel, le spectacle qui s’offrit à moi me fit frissonner. Améniel était assise sur sa couche en bois, vêtue de sa robe splendide dont les pierreries lançaient des éclats dans la lueur des torches. Elle se tenait droite et avait les yeux vides de toute expression. Lorsque je la pris par la main, elle me suivit docilement, sans un mot. J’arrivais dans le couloir, le garde gisait à terre et Cydric reprenait son souffle. Enguerrand ligotait le second qui avait recommencé à bouger.
« - Sariel, bon sang que fais tu la ? gronda mon frère
- On a pas le temps, vite, il faut filer. »
Nous nous précipitions dans le couloir et commencions à courir lorsqu’un bruit de pas se fit entendre.
« - Vite, demi tour ! »
Je retournais précipitamment remettre Améniel, toujours amorphe dans sa geôle où je l’enfermais. Cydric poussa les deux gardes au fond d’une autre. Je faisais rentrer les prisonniers et à mon grand d'égout, je m’enfouissais dans un des cachots sous un tas de paille nauséabond dont je ne voulais surtout pas connaître l’utilité.
Je ne savais pas ou mes amis étaient dissimulés et mon cœur manqua un battement quand j’entendis la voix d’Abélard.
« - Ou sont les gardes ? En train de se saouler encore ! Ils seront punis. Melchior, tu veilleras à leur trancher la langue. As tu les clés ? »
Une voix grave et servile répondit que oui, et j’entendis une clé tourner dans une serrure.
« - Ahhhh, bien, je vois que ma petite fiancée est prête pour la cérémonie. Venez ma chérie, le prêtre nous attends. »
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J’eus la tentation de bondir, mais que pouvais je faire face à un Abélard et son garde-chiourme entrainés. Je bouillais intérieurement, mais je n’eus pas le temps de me poser de longues questions. J’entendis le hurlement de rage d’Enguerrand, je savais qu’il allait attaquer, je devais réagir. Je bondis de ma cachette en saisissant l’épée trop lourde pour moi. Enguerrand était déjà au prise avec Abélard, Cydric lui fonçait sur un homme au visage couturé de cicatrices, petit, gros, mais incroyablement musclé.
Une pensée me traversa l’esprit, ou était l’homme que mes amis avaient emmené avec eux ?
Je réfléchissait à tout allure. Déjà, les autres prisonniers sortaient de leur cellule. Ils allaient gêner le combat, je leur fit signe de s’écarter.
Bon sang, mais que pouvais-je faire ? Je cherchais des yeux un objet, n’importe quoi. J’eus un éclair, j’allais fouiller l’un des gardes et trouvais une dague. C’était déjà mieux que ma grosse épée inutile. Je saisis l’arme et je retournais voir. Cydric était en difficulté, l’homme l’avait accolé contre un mur et mon frère paraît des coups aussi furieux que puissants.
Je ne sus pas ce qui me poussa à faire ça. Je me glissais dans le dos de l’homme et lui enfonçais de toutes mes forces mon arme dans le dos. Il eut un hoquet de surprise, se retourna vers moi. Je vis un filet de sang sortir de sa bouche et il s’écroula, je l’évitais de justesse.
Je regardais ce cadavre, à mes pieds, j’étais bouleversée, figée. J’entendais dans un autre monde le combat continuer. J’étais incapable de bouger.
Je sentis qu’on me secouait.
« - Sariel, vite, ce traître s’est enfui, il est blessé mais il va alerter la garde, nous devons sortir d’ici ! »
Les prisonniers erraient autour de nous, incapable de croire à leur chance.
« - Sariel, les cachots donnent sur la falaise, tu dois détruire un bout de mur avec tes sorts ! Vite !
- Je… je ne peux pas, je suis trop fatiguée.
- Ah non, un effort, encore un, allez ! ! ! ! ! !
- Tu dois m’aider Cydric
- Moi ? Mais je ne suis pas magicien.
- Non, mais je pense que ta volonté aide la mienne, comme pour le cristal divinatoire.
- Que dois je faire ? Vite !
- Je vais me concentrer et dire les mots, tu vas prendre mes mains et répéter les mots avec moi . «
Je ne savais pas ce que je faisais, je ne savais pas si ca avait la moindre chance de marcher. Je commençais malgré tout. Une douleur me vrillait le crâne et j’entendais à peine Cydric reprendre mes phrases.
Je sentis malgré tout un grand froid sortir de mes mains et un violent séisme ébranla un bout du mur qui se fissura.
« - Encore Sariel, encore ! »
Je sentis tout mon corps refuser cet ordre mais mes lèvres prononcèrent les mots. Un pan du mur s’effondra.
J’eus la délicieuse, la si tentante volonté de m’endormir. Je fermais les yeux et me laissais aller, mais une violente gifle me ramena à la réalité. Cydric était pâle mais il aidait Enguerrand à faire passer Améniel par le trou du mur ce qui n’était pas chose aisée vu l’ampleur de la robe. Deux mains robustes l’aidaient, je savais ou était notre troisième homme, ils l’avaient laissé sur la falaise. Cydric me saisit et me passa à mon tour par l’orifice. Ce fut ce jour là que j’apprit que j’étais sujette au vertige. Je vis le vide sous mes yeux et je frémis, je me collais à la parois, nous étions sur une corniche de quelques centimètres.
J’entendis dans mon oreille
« - Allez y mademoiselle, il y a beaucoup de point d’appui.
- Je ne peux pas
- Comment ca vous ne pouvez pas ?
- Je ne peux pas je vous dis ! Laissez moi ici !
- Accrochez vous à moi, allez, mettez vos bras autour de mon cou.
- Non, j’ai peur, j’ai trop peur !
- Sariel, ce n’est pas le moment, ils arrivent, accroche toi à Nicolas »
- Je passais mes bras autour du cou de l’homme, plus morte que vive. Cydric s’occupait de sa cousine.
La descente dut durer quelques heures, du moins c’est ce que je croyais. Elle ne dura que quel la moitié d’une heure en fait. J’avais les yeux fermés, je devais étrangler le pauvre Nicolas, d’ailleurs, le lendemain en riant il me montra les marques autour de son cou.
Le retour sur la terre ferme fut un tel soulagement que je retrouvais quelques forces pour courir jusqu’aux chevaux. Je sautais sur Salto. Nos poursuivants avaient un large retard, s’ils avaient réussi à descendre la falaise, il fallait qu’ils aillent chercher des chevaux. Cydric refusa malgré tout que nous nous arrêtions avant d’avoir chevauché plusieurs heures. Finalement, il ordonna la halte. Je ne sentais plus aucun de mes membres, j’avais envie de pleurer, de hurler que je n’étais encore qu’une petite fille qui voulait son lit, son père, de la chaleur et un câlin ! Je crois que je le fis d’ailleurs car juste avant que je ne m’écroule de fatigue, je surpris les regards éberlués des hommes sur moi.
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