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Dark Age of Camelot
Jonction Kernyw
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Coeur-Radiant (Génèse de l'ordre-5)

Voyage. (5ème épisode)

" Mon père, je suis heureux que vous ayez accepté de m'accompagner. Bien que court, ce voyage a une trop grande tendance à m'obséder. J'espère que votre avis posé et vos conseils m'éviteront de m'engager dans des sentiers par trop ardus. "
" Allons donc Chevalier Briskhaven, vous savez aussi bien que moi que vous pouvez quand le devoir l'exige faire fit de vos problèmes personnels pour défier l'adversité. Ce n'est pas pour rien, si le roi vous a choisi pour cette mission. "
" Père Greybeard, j'aimerai parfois que les autres doutent un peu plus de moi, j'ai toujours l'impression de porter à moi seul les responsabilités en toutes choses. Je ne suis qu'un homme, bon sang, et il m'arrive aussi de douter et de me tromper. Enfin, ce qui est sur c'est que je suis fier de la confiance de mon Roi. Et que je ferai tout pour ne pas le décevoir. "
" C'est bien ce que je disais ".

Pendant quelques minutes les deux hommes observèrent en silence les vallées enneigées qui déroulaient leur blanc manteau à perte de vue.

Le chevalier brisa le silence. " Eclaireur " s'écria-t-il.
Koufir fit rapidement approcher son cheval. " Oui Messire "
" Sommes-nous encore loin du lieu de l'embuscade " s'enquit Briskhaven
" Non, messire, encore un petite demi-heure. "
" Bien, nous nous arrêterons en chemin près du ruisseau pour abreuver les chevaux " Mentalement le chevalier pensait qu'il ne pouvait être question que les animaux s'abreuvent là où ses hommes étaient tombés, dans une eau mélangée au sang des soldats. " Koufir, partez devant et assurez-vous que nous ne risquons rien "
" Bien Monseigneur ". L'éclaireur poussa sa monture et partit au trot en direction du nord.

Une dizaine de minutes plus tard, le chevalier était au bord du petit ruisseau. Il ordonna de placer des sentinelles pour une pause d'une demi-heure. Cela donnerait le temps aux hommes et aux chevaux de se restaurer.

" Chevalier ? "
" Oui, mon père "
" Que pensez-vous de l'attaque que nos hommes ont subit "
" En fait mon père, je n'avais encore guère eu le temps de l'analyser d'un point de vue stratégique, mais à première vue, j'ai du mal à comprendre ses raisons. "
" Oui, je suis arrivé à la même conclusion, 12 de vos meilleurs hommes morts, sans en tirer un intérêt direct. Pas même une attaque sur le château. "
" C'est pourquoi, j'ai organisé cette patrouille, si les vikings ont prévu une attaque, nous devrions repérer les traces de leur passage. "
" Non, Chevalier, cela n'arrivera probablement pas, reprenons les événements et vous verrez qu'il y a beaucoup trop d'incohérences. "
" Précisez votre pensée mon père "
" D'une part, il y a très peu de chance pour que l'embuscade eut été préméditée de longue date. En effet, nous avons décidé la veille de la journée de chasse et donc de votre absence. De plus, ce n'est que le matin du drame que Pierre de Beaumont a décidé de cette patrouille funeste. "

Le chevalier Briskhaven hocha la tête d'un air grave.
" Vous pourriez me rétorquer que les vikings nous observaient. Peut-être, mais de nouveau j'ai d'autres arguments. Si nous partons de l'hypothèse que les vikings nous observent, ils savent donc que vous avez quitté le château, mais aussi que Pierre le quitte, et donc qu'il ne reste plus dans celui-ci que moi-même et quelques gardes. En tout cas, ils peuvent constater la faiblesse des défenses. Ils auraient dès lors pu organiser un raid pour détruire celles-ci ou brûler nos réserves de nourritures... J'ai du mal à donner crédit à cette hypothèse. "
" Si je suis votre raisonnement, prêtre, j'ai peur qu'il m'emmène sur des pentes glissantes. Vous pensez improbable que les vikings nous observaient, et là je suis entièrement d'accord avec vous. Ils ne pouvaient en aucun cas disposer de guetteurs suffisamment près du château pour obtenir ces renseignements. Il ne fait aucun doute qu'ils voulaient un prisonnier qui connaissait la région et probablement ses défenses, ce qui expliquerait que seul Pierre et les 2 éclaireurs furent épargnés. " Le père Greybeard ouvrit la bouche pour tenter d'interrompre le chevalier mais celui-ci d'un geste de la main le ramena au silence.
" Non mon père, je ne suis pas complètement aveugle et je vois où vous désirez en arriver. Si les vikings étaient là, c'est que quelqu'un les avait renseigné. Et donc qu'il y a au château quelqu'un qui a fourni ces renseignements à l'ennemi, un traître ! "
" Oui chevalier, c'est à ça que je voulais en venir, c'est aussi pour ça que j'ai accepté de vous accompagner, pour pouvoir m'entretenir avec vous de ces affaires, à l'abri d'oreilles indiscrètes. "
" Ce que vous suggérez est grave, mon Père, très grave. J'ai peine à penser que l'un de nos hommes nous trahisse ainsi. Avez-vous des soupçons ? "
" En fait, je dois vous avouer que le Comte de Harkt m'apparaît comme un coupable idéal, surtout qu'il a l'air d'aimer les vikings. Et Sonnersee, bien que ne figurant pas dans mon cœur ne peut-être accusé, il était en effet absent le jour des faits. "
" Harkt !?, mais pourquoi ? " les pensées du Chevalier fourmillaient de questions. " Mais pourquoi son viking m'aurait-il sauvé la vie ?, c'était une occasion magnifique de se débarrasser de moi, laissant le château et mes hommes sous ses ordres. "
La mine du prêtre montrait que lui aussi avait les mêmes réticences vis-à-vis de la trahison de Harkt. " Humm… C'est une question que je me suis posée aussi, et je n'ai pas de réponse. Peut-être que la trahison vient d'un simple paysan ou d'un garde du château… "

Un cheval s'arrêta au côté des deux hommes. Koufir en descendit. " Messire, le chemin est libre, il n'y a pas la moindre trace d'ennemis. "
" Merci Koufir, Faites boire votre cheval, nous repartons dans une dizaine de minute ", l'éclaireur salua et fit quelques pas pour rejoindre le ruisseau.

Le chevalier Briskhaven était toujours perdu dans ses pensées tentant d'organiser celles-ci, de trouver un sens à tout ce qui était arrivé ces derniers jours. Il repensa aux paroles du viking alors qu'ils chevauchaient côte à côte. " Mon père, comprenez-vous la langue des vikings ? "
Greybeard était surpris par la question " Quelques mots Chevalier, pourquoi ? "
" Et bien le jour de la chasse Thorvald m'a dit quelque chose dans sa langue et ne la comprenant pas, je n'avais guère fait attention. Mais maintenant, avec ce que nous venons d'envisager, qui sait si cela n'avait pas une certaine importance. "
" Vous rappelez-vous ces paroles ? "
" Plus très bien, mais cela donnait quelques choses comme Aark mheul fin seurain erald Briskhaven , cela a-t-il une quelconque signification pour vous mon père ? "
" Guère, je le crains, Hrald signifie chevalier ou quelque chose d'équivalent, mais mon savoir s'arrête là. Nous pourrions demander au chevalier Pierre de Beaumont, je crois me rappeler qu'il a étudier les langues auprès des scribes de Camelot, et moi-même j'ai aperçu des dictionnaires dans le château du comte. Mais je pense que le demander directement au comte serait dangereux tant que nous n'en savons pas plus. "
" Vous avez raison, mon père il nous… " répondit le Chevalier.
" Excusez-moi Chevalier, mon père, mes oreilles n'ont pu s'empêcher d'entendre vos paroles , et je parle assez bien le viking, peut-être puisse-je vous aider. ". l'éclaireur Koufir venait de s'approcher.
J'aimerai la prochaine fois que vos oreilles se ferment éclaireur, mais puisque vous avec entendu nos paroles, il est trot tard. Je vous demanderai simplement de garder tout ceci pour vous et de ne le communiquez à personne à moins que le père Greybeard ou moi-même vous en donnions l'ordre contraire. Est-ce bien compris ? "
" Très bien monseigneur, ma bouche est cousue " répondit prestement l'éclaireur.
" Pouvez-vous traduire ces paroles Koufir ? " demanda le père.
" Bien sur, cela signifie a peu près Vous n'aurez pas toujours cette chance, j'ai l'impression qu'il ne vous apprécie guère monseigneur "
" Koufir, gardez vos réflexions pour vous-même et n'oubliez pas que vous ne devez rien révéler. Je vous remercie de votre aide, mais je dois maintenant parler au père Greybeard. " le chevalier congédia de la main l'éclaireur qui s'éloigna en direction des autres hommes de la patrouille

Le chevalier attendit que l'éclaireur eut fait une vingtaine de mètres avant de reprendre " Mon père j'ai l'impression que je vais avoir une conversation intéressante avec le comte de Harkt et son garde du corps. Dès notre retour au château, allez cherchez Pierre et 2 paladins, nous nous rendrons dans l'heure aux appartements du Comte. "
" Certainement Chevalier, mais je vous demanderais d'y réfléchir encore un peu, il y a encore trop de zones sombres dans cette histoire. Il serait désastreux de trop précipiter les choses. Laissez-vous le temps de la réflexion. J'ai l'impression qu'ils nous manquent encore de nombreux éléments. "
" Vous avez peut-être raison Père Greybeard, mais jusqu'à nouvel ordre nous ferons comme je viens de vous le dire ".
" Bien Chevalier " répondit l'ecclésiastique
" Il est temps de se remettre en route "dit Briskhaven, et se tournant vers ses hommes " Nous repartons, reformez la colonne ".


A quelques kilomètres de là, le sergent Divineright finissait de répondre aux questions du mage Louverius.
" Voilà, mage, c'est tout ce dont je me souviens… " Sa phrase terminée, Korben bu une longue rasade d'eau fraîche.
Louverius semblait absorbé dans ses pensées.
Korben s'étonnait toujours quant à lui de la vitesse à laquelle ses blessures avaient disparus, la jeune moniale était douée pour les soins. Et elle était jolie pensa-t-il, ce qui ne gâchait rien. Il sourit.
" Sergent ", dit Louverius. " Comme je vous l'ai déjà dit, j'ai été envoyé ici par mes maîtres à Avalon. Ils ont été averti, grâce à une divination, que des événements dangereux pour le peuple d'Albion auraient lieu dans cette lointaine province frontalière. "
Le sergent se tourna vers Louverius. " Puisse-je savoir pourquoi vous êtes seul, et non pas avec une unité mieux armée ? Vos maîtres auraient du tout au moins prévenir notre roi qui aurait ainsi pu prendre les mesures qui s'imposaient "
" A vrai dire, les visions de nos devins ne sont pas toujours fiables, et nous nous devons de d'abord mener une enquête avant d'en prévenir des autorités supérieures. "
" Mage, je n'aime guère les arcanes, et me fie bien plus à mon épée qu'à vos tours de passe-passe pour assurer la défense d'Albion "
" Sergent, je voudrais vous rappelez que sans un faiseur de passe-passe, vous seriez en train de servir de repas aux corbeaux "
" Et moi mage, puis-je vous rappeler qu'une dizaine d'homme sont morts parce que vos devins ont des visions parfois peu fiables "
" Cessez, Cessez immédiatement " s'écria Nemea " Tout cela est fait et le passé ne peut être défait, alors maintenant oeuvrez pour le futur et pour ceux qui sont toujours en vie. Ce n'est pas en vous disputant que vous découvrirez ce qui menace cette province "

Les deux hommes levèrent des yeux ébahis vers la moniale. Puis se regardèrent, ils y virent tout d'eux un peu de honte et le sentiment de n'avoir pas su faire leur devoir. Le mage regrettant d'être arrivé trop tard et le sergent de n'avoir pu protéger ses hommes. La colère avait disparu.
" Je suis désole sergent, je pense que vous n'avez pas tord, nous devrions revoir la manière dont nous traitons ces visions. Nous sommes devenus trop détachés du peuple et de ses problèmes quotidiens. Nous vivons un peu trop dans notre monde sans nous préoccuper de la vie des autres ".
" Moi aussi Louverius, je suis désolé, je n'avais pas à vous dire de telles choses, je sais que nous travaillons dans le même camp et que vous faites votre maximum pour la cause d'Albion. Je n'aurais jamais du oublier cela. "

Un silence honteux s'établit dans la caverne. Nemea brisa le malaise en posant une question.
" Ne serait-il pas temps de ramener le Sergent Briskhaven, jusqu'au château du comte de Harkt ? "
Louverius répondit " Non, je ne crois pas que ce soit une bonne idée dans l'immédiat, j'ai suivi hier les traces des vikings pour découvrir qu'ils avaient à leur tour été victime d'une embuscade. "
Le sergent releva la tête, un sourire s'y dessinait. " Sont-ils tous morts ? "
" Oui, tous, ceci à du être perpétré par les nôtres, et je dis perpétré car si plusieurs d'entre eux semblent avoir succombé aux blessures d'un combat, quatre ont été proprement égorgés comme des porcs, les mains liées dans le dos et pendus par les pieds. " le visage de Louverius éprouvait encore le dégoût qu'il avait du ressentir quand il avait découvert cette scène. " J'ai libéré ces malheureux, mais je ne pouvais seul les enterrer, j'ai du les laisser aux loups. Paix à leur âme "
" J'ai peine à penser que nous ayons pu égorger de cette manière même le pire des vikings, de plus il n'est pas dans leur habitude de se rendre,… comment êtes-vous sur que ce ne sont pas des brigands ou autres coupes-gorges qui leur sont tombés sur le dos ? "
" En remontant les traces, j'ai découvert qu'une troupe de plusieurs dizaine d'homme m'avait suivi sur les lieux de votre embuscade, ils ont ramassé les corps et les ont semble-t-il chargés pour les transporter. Une colonne est repartie en direction du château du comte de Harkt et l'autre à poursuivi les vikings. Vous devinez le reste… "
" Nos hommes ne peuvent avoir atteint si rapidement les lieux, le Chevalier Briskhaven ne devrait être rentré au château qu'en soirée, et le comte de Harkt ne dispose pas de suffisamment d'hommes. Je ne vois pas qui cela pourrait être. "
" Moi aussi je l'ignore sergent, mais surtout, j'ai détecté des choses étranges sur les lieux du drame, mais mon expérience en tant que militaire est assez limitée, c'est pourquoi, j'espère que vous pourrez m'accompagner pour vous en assurer vous-même. Ensuite, nous prendront les décisions nécessaires, et nous nous rendront au château de Harkt "
" Louverius, je suis prêt, quand partons-nous ? "
La moniale s'avança vers les deux hommes " Puis-je vous accompagner, j'ai l'impression que je vous serai plus utile à vos côtés qu'ici à me demander si vous allez rentrer "
Le sergent inclinait déjà la tête en signe d'assentiment, et Louverius de dire " D'accord, Moniale, prépares-toi nous partons à l'instant. "

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