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Morethil
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fiction : "The arrival"

** J'ai hésité un peu de temps avant de poster ce message.
Cette semaine ne sera pas tout a fait comme les autres, je ne vais pas vous poster une nouvelle entière, mais simplement le premier chapitre d'une histoire qui pourrait bien prendre des proportions importante. Donc je vous invite à lire cette première partie d'un peu plus de 2 pages, et a attendre la suite dans les prochaines éditions .
J'ai déjà écrit la deuxième partie, mais pour vous rassurer, je ne sait pas combien en comptera mon récit. Ca peut être 12 comme 50... C'est pour ça que je vous les livre à petite dose.
Bonne lecture pour ce début, et comme d'hab, les commentaires sont bienvenu. **

« The arrival »

Washington DC, 9 janvier 2009, Maison blanche.

Il fait nuit, mais le ciel est éclairé comme en plein jour par les centaines de lampes allogènes placé sur le lieu de l’arrivé. Il fait froid, mais la chaleur, dégagée par les centaines de milliers d’humains, fait fondre la neige plusieurs mètres au-dessus du sol. Des vapeurs s’échappent de milliers de bouches ouvertes, en attente du moment fatidique.
Les gens se sont réunis en une masse immense autour de la base aérospatiale. Dans les couloirs derrière les vitres, sur les pistes d’atterrissages, dans des bus derrières les barrières de sécurité, sur les toits des hangars aménagés par les forces armées, sur les balcons des buildings : hôtels, restaurants, parcs d’attraction… autant d’infrastructures construites par des hommes avides jusqu’au non-sens en prévision du « spectacle » final.
La centaine de journalistes venus du monde entier maintient des caméras ultramodernes braquées sur la piste principale. Certain sont là depuis des heures, des jours, des semaines, des mois, et même des années. A l’abri du vent, derrière une baie vitrée, un commentateur télévisuel craque, et envoi balader son micro par-dessus les spectateurs qui sont amassé derrière son associé en train de le filmer. « C’est dément ! C’est Dément ! C’est n’importe quoi ! » Deux assistants musclés viennent l’attraper avant qu’il ne s’attaque à son partenaire et l’emmènent hors champ.
La caméra filme les immeubles en un travelling, et fait un cadrage sur le néon de l’un des Hôtels : « Casino de l’apocalypse ».
Entassés sur une piste annexe, des manifestants brandissent des pancartes vers le ciel dans toutes les langues. « Go home ! », « Sie sind nicht willkommen », « Andate al diavolo, Dio è con noi », « Nous mourrons pour elle ». Et ainsi de suite, sur des centaines de mètre.
Sur le champ opposé un prêtre vociférant tente de faire raisonner sa voix au-delà de son cortège, mais le brouhaha transforme ses cris en murmure. Les micros de la caméra captent malgré tous ses cris.
« Et le premier sonna de la trompette : et il y eut de la grêle et du feu, mêlés de sang, et ils furent jetés* sur la terre ; et le tiers de la terre fut brûlé ; et le tiers des arbres fut brûlé, et toute herbe verte fut brûlée. » Hurle-t-il tel un damné le 7eme verset du chapitre 8 de l’Apocalypse. Mais sans relâche il poursuit, agitant les bras dans une fureur démente.
« Et le second ange sonna de la trompette : et comme une grande montagne toute en feu fut jetée dans la mer ; et le tiers de la mer devint du sang, et le tiers des créatures qui étaient dans la mer et qui avaient vie mourut, et le tiers des navires fut détruit.
Et le troisième ange sonna de la trompette : et il tomba du ciel une grande étoile, brûlant comme un flambeau; et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les fontaines des eaux. » Les versets 8 à 10 l’ont mis en transe, hors d’halène, mais il reprend son souffle et passe sans vergogne au verset 13 en oubliant le nom de l’étoile et le 4eme ange.
« Et je vis : et j’entendis un aigle qui volait par le milieu du ciel, disant à haute voix : Malheur, malheur, malheur, à ceux qui habitent sur la terre, à cause des autres voix de la trompette des trois anges qui vont sonner de la trompette ! »
A chaque coin d’un carré vide grand comme deux stades de footballs quatre énormes tours de métal de près de cent mètres de haut chacune projettent leurs faisceaux de lumière dans le ciel, en espérant capter la présence de l’intrus tant attendu. Des canons surdimensionnés jaillissent de leur sommet en forme de cube tel des membres dressés vers le ciel en une simulation obscène.
Sur le coté nord du carré, en face des journalistes, une baie vitrée abrite des dignitaires en costume militaire venus de tous les pays. Malgré leurs tenues on voit à leur face blême que ce sont de haut dirigeant et non des combattants. Ou peut-être des sosies placés là pour un sacrifice au nom de leurs nations respectives, pendant que les vrai se terrent dans des abris. Un gros plan sur l’un d’eux, près de la baie vitrée laisse voir des perles de sueurs qui coulent sur son front et ses tempes. Derrière lui une silhouette vomit à même le sol de leur enclos de verre.
Des chars d’assaut aux formes futuristes se placent en position autour de la piste d’atterrissage principale. Les bruits métalliques de leurs engrenages résonnent tandis qu’ils dirigent leurs canons vers le ciel.

La caméra vibre. Le sol vibre. La populace s’agite, regard levé vers les étoiles.

Les militaires se préparent pour l’inévitable hystérie collective. L’un d’entre eux s’est laissé emporté dans la foule qui l’a piétiné à mort. Il n’a pas fait feu. Il avait ordre de ne pas faire feu si cela lui arrivait. Mais personne, parmi la centaine de millier d’individu n’ose franchir le barrage des forces armées. Ils attendent dans l’angoisse le moment depuis si longtemps anticipé.

Les vibrations s’accentuent. Le silence surgit tel une vague de vent glacé qui s’abat sur la région. Un « Go Home ! » anonyme se perd dans le silence semblable à un râle d’agonie. Seul le prédicateur, au bord de l’extase, ose encore psalmodier ses versets.
« Et lorsqu’il ouvrit le septième sceau, il se fit un silence au ciel d’environ une demi-heure. Dit l’Apocalypse, chapitre 8 verset 1 » Mais il manque de courage. Se tait. Ses adeptes son pendu a ses lèvres. Il hurle alors le verset 5.
« Et l’ange prit l’encensoir et le remplit du feu de l’autel ; et il jeta le feu sur la terre ; et il y eut des voix et des tonnerres et des éclairs et un tremblement de terre. » Et il s’effondre en une crise de larme sur le sol herbeux qu’il frappe à coups de poings rageurs.
Le silence est complet à présent. Le sol tremble, la neige tombe et se transforme en pluie, puis en boue. Un flash de lumière traverse le ciel. Les vibrations s’accentuent dans ce silence étouffant. Quelques personnes perdent l’équilibre. Doucement un sifflement inhumain, mi-machine, mi-démon s’engouffre sur la plaine. Des cris commencent à monter depuis la foule. La caméra tombe sur le sol, mire vers le ciel. Elle filme à travers la baie vitrée qui explose alors que retentit la première salve des canons. Des ombres fugaces traversent le champ courant en tous sens. L’hystérie est là. Malgré les vibrations la caméra capte l’arrivé. Une masse noire, immense, bien trop grande pour la piste qui lui avait été réservé surgit des nuages, plus sombre encore que la nuit. Soudain elle devient blanche, lançant à travers le ciel des milliers de lumières.

En bas à gauche une écriture verte se superpose à l’image. 14 février 2089, 05:12:37. Puis l’écran s’éteint : Noir.

« What the fucking hell ? Remettez ça ! Qu’est ce que c’est que ce bordel ? » Le président des Etats-Unis d’Amérique, Jack C.Switon, vient de se lever de son fauteuil en nacre placé à quelques mètres de l’écran. Il crie ses ordres aux trois scientifiques qui font fonctionner l’énorme machine qui a fait office de projecteur : la caméra.
« C’est finit monsieur, lui dit le premier.
- Le film s’arrête là dit le second. » Le troisième reste silencieux et rembobine la bande.
Derrière eux quelques chef d’Etat semble déjà avoir compris. D’autres n’en sont pas loin. Le président des USA lui-même est proche de la solution. Des gardes du corps viennent l’inviter à s’asseoir sur le fauteuil présidentiel tandis que dans l’hémicycle les chefs de gouvernements des pays du Nord commencent à s’agiter. Hormis eux, seul quelques rares invités des pays du sud sont présents. Le jeune président par intérim du brésil, Augusto Narsil prend la parole.
« Pouvez vous nous expliquer pourquoi le film s’arrête là ? Docteur Leonis ?
- Certainement, répond le troisième scientifique. La caméra temporelle a probablement été détruite au moment de l’atterrissage. Ou durant la panique. Comme elle n’existe plus dans le futur, elle ne peut plus capter d’images.
- Nous avions… Nous avons… plus de quatre-vingt ans se sont écoulé… Vont s’écouler entre aujourd’hui et ce qui est… dans le film. Pourquoi une autre caméra n’a-t-elle pas pris le relais ? Demande le Brésilien.
- Probablement parce qu’aucune autre caméra n’a capté d’images de cette époque. Soit parce qu’aucune n’a été fabriquée entre temps ou, plus probablement, parce qu’elles ont toutes été détruites avant ou pendant l’événement. En fait, notre film est déjà un auto-montage de ce qu’ont pu capturer toutes les caméras existantes ou qui vont exister. »
Le président des USA a du mal à suivre, surtout qu’il a envie de tabasser ses hommes de main qui l’ont obligé (tranquillement certes) à s’asseoir. Dans l’hémicycle le président russe se lève et prend la parole. Il a déjà compris, mais veut que les choses soient clairs pour tous.
« Docteur Leonis, puisque ces films montrent le futur, et que les caméras temporelles sont connectées entre elles, au-delà même du temps qui les séparent, et sans contrainte due au temps qui s’écoule, pouvez vous clarifier pour nous tous ce qui empêche une caméra fabriquée après l’événement de nous transmettre ses images ? Qu’est ce qui empêche une caméra fabriquée supposons dix mille ans après la nôtre de relayer ses images ?
- Et bien comme vous l’avez sans doute compris, parce qu’aucune caméra n’existera après l’événement. Lui répond le docteur.
- En d’autre terme ? Demande le président des Etats Unis sur un ton presque menaçant.
- Et bien il est probable… » Leonis se gratte la tête « Que personne n’a été en mesure de fabriquer une telle caméra.
- Fucking lier. Tu va arrêter de te foutre de ma gueule ! Pourquoi est ce que cent mille ans après, bordel, pourquoi est ce que un million d’année après, personne n’a été capable de fabriquer une foutu caméra ?! »
Le scientifique déglutit. Malgré leur indignation la plupart des gouvernants peuvent comprendre la réaction du chef du gouvernement le plus puissant du monde. Ils se contentent donc de murmurer entre eux.
Le docteur Leonis répond malgré qu’il soit conscient que tous savent déjà ce qu’il a du mal à dire.
« Il est probable que cet événement soit la fin de l’humanité monsieur. La chose qui est arrivé du ciel a sûrement gagné la guerre…
- Probablement, sûrement, crachat-il en parodiant la voix embarrassée du scientifique, Bordel de merde, c’est la fin du monde oui ou non ?!
- Oui ! Oui monsieur, c’est la fin du monde… »

(a suivre)
HC
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Elladan Araphin
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A part quelques fautes d'orthographe au début (pour la fin je sais pas j'y fesais plus attention, pris dans l'histoire comme je l'étais) le récit est plaisant.

Je ne dirais qu'une seule chose : vivement la suite !!!
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Xeen
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toujours au poste pour te lire Morethil...
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La suite
He he, Xeen, ma plus grande fan Merci miss. Bise.
Et Heladan aussi, mais je te fait pas de bisou.

** La suite donc (seconde partie qui était déjà rédigé ce matin) le reste viendra un peu plus lentement. Mais trêve de bavardage, je vous laisse lire **

Washington DC, 10 janvier 2009, Club Quarter hotel, 17th street.

Le Docteur Jacomo Leonis n’a pas vraiment apprécié le déroulement de la réunion d’hier. Il ne s’imaginait pas que cela se déroulerait comme ça. L’attitude du président des Etats-Unis l’avait tous particulièrement déçu.
Lorsqu’il avait inventé sa caméra, et lorsqu’il avait commencé à recevoir les premières images du futur, il s’était contenté de regarder seulement quelques année en avant. Il n’était pas sûr de vouloir divulguer son invention au gouvernement italien qui l’employait à mi-temps. Pour éloigner l’échéance il avait fait de multiples vérifications pour être certain que les images qu’il recevait venaient bien du futur.
Il avait d’abord refusé de se filmer lui-même, mais dans son esprit il était clair que la seule preuve possible du bon fonctionnement de sa caméra était de l’essayer sur un être humain. Et nul être que lui ne connaissait l’existence de sa machine. Sa problématique était alors autre. Il voulait s’assurer que la caméra le montrerait, quel que soit l’endroit ou il se trouverait dans ce futur, et non qu’elle montre l’endroit ainsi filmé.
Il s’était posé cette question juste après son premier essai sur sa personne, car la caméra s’était contentée de divulguer une image vague d’une chambre quelconque sans personne qui l’habitait. Alors il avait entrepris de multiples réglages, qui lui avait pris près d’une année à travailler jour et nuit.
Un jour enfin, lassé par ses échecs constants il avait envisagé de filmer et de visionner toute sa vie future sans aucune interruption. Tendis que la mire était sur lui, il observait le film sur un écran de contrôle passer en accéléré. Sa surprise fut de taille lorsqu’il vit son image soudain disparaître. Il était alors revenu sur les minutes précédentes pour vérifier la date indiqué sur le coin en bas a gauche, l’heure, les minutes, et même les secondes.
Lorsqu’il vit les images en vitesse normale il fût pris d’une crise de frayeur intense. Son cœur s’était mis à battre la chamade à en rompre sa poitrine. Il était allé vomir dans ses toilettes, avait hurlé dans tout l’appartement en se cognant la tête contre les meubles. Mais rien n’avait fait passer l’immense sentiment d’angoisse. Malgré une nuit passée à pleurer dans son lit, à la recherche des moments de sa vie qu’il espérait valables, le sentiment ne l’avait pas quitté.
Ce n’était pas sa caméra qui ne fonctionnait pas, la mire marchait très bien, et elle prédisait correctement l’avenir de ce qu’elle visait. C’était lui qui n’existait plus dans la plupart des avenirs qu’il avait observés.
Et en focalisant l’image sur lui, il avait vu le moment de sa mort. Qui arrivait trop tôt, bien trop tôt. Et même si tout le monde ou presque pensait pour soi-même que la mort aurait pu attendre, c’est plusieurs années, plusieurs décennies même, qu’il manquait à Jacomo. Selon la caméra, il devait mourir dans trois ans…
Le lendemain de sa macabre découverte il avait décidé de mettre ces trois années à profit. Aidé par la non-imprégnation du temps sur sa caméra il voulait voir, avant de partir, le futur entier de l’humanité. Alors il était allé en un maximum d’endroit pour capter le plus possible de données. Et son plus grand bonheur fut de découvrir le désert du Sonora, dans l’Arizona. Cet endroit était comme une gigantesque coupole pour sa caméra. Comme une antenne radio capable d’augmenter les images émises par les autres caméras temporelles, et permettant à la sienne de les recevoir avec une netteté infinie. Il avait alors entrepris de s’installer en ce lieu jusqu'à la fin de ses jours, pour observer en silence l’avenir de l’humanité. Il avait démissionné du centre de recherche qui l’employait en Italie en emportant les secrets de sa machine avec lui, et s’était débrouillé pour avoir une offre de la part du gouvernement des Etats-Unis en leur montrant simplement les premières infimes étapes de sa découverte.
Les Américains avaient été très intéressés par ses recherches. Bien qu’incrédule, les spécialistes du gouvernement lui avaient octroyé des fonds important. Tout allait presque bien pour lui à cette période, s’il oubliait qu’il allait mourir deux ans plus tard. Et il avait passé une année presque paisible, seulement troublé par les cauchemars des dernières images de sa vie qui revenaient chaque nuit le hanter pour lui rappeler durement de profiter plus encore de ses derniers instants. Il était alors reparti à travers le monde en quête d’image qui enrichiraient sa connaissance du futur. Revenant de temps à autre vers son sanctuaire.
Mais un soir, tous avait basculé. Son rêve semblait se rejouer devant ses yeux à l’échelle de l’humanité. Il voyait la foule assemblée en un lieu inconnu, les journalistes, l’arsenal militaire, le prédicateur, l’arrivé du vaisseau, et le noir qui ne pouvait signifier qu’une chose… Sa crise d’angoisse l’avait repris, ses larmes étaient prêtes à sortir, accompagné de la même question pensée dans sa langue natale : « perché ? perché ? perché ? … » Et puis le calme était revenu en lui. Quelque part il était heureux. Il ne savait pas très bien si c’était mal. Ce n’était certainement pas bien. Mais c’était ainsi. De même qu’il n’y avait pas de raisons à sa propre fin, il n’y avait pas de raison à la fin de l’humain. Dans un sens sa propre vie prenait une autre envergure, il n’allait pas rater grand chose, à peine plus de 75 ans, et encore, s’il avait vécu jusque là. Cette pensée le fit rire, et ce soir là il passa une nuit sans cauchemar.
Le lendemain il avait pris la décision de ne pas laisser les choses ses faire sans rien tenter. Et puis il voulait être sur de ses propres déductions. Rapidement il pris contact avec ses nouveaux employeurs de Washington et leur fit par sans demi-mesure de sa découverte. Au même moment il effectuait une copie du film de la fin du monde, et incluait à sa cassette les principales instructions pour reproduire sa machine. Il dissimula le tout dans une cache secrète du désert, et une heure après une lettre partait de chez lui vers un journal napolitain. Il y demandait à son contact italien de se rendre à un endroit précis à une date précise. Y aller auparavant, précisait-il pour son ami, causerai sans aucun doute sa mort.
Quelques heures à peine après le coup de fil passé à Washington des membres de la CIA frappaient à sa porte. Tous fut emporté en moins de trente minutes, lui inclus. Suite à ces évènements il avait passé une grande partie de son temps enfermé dans un laboratoire secret du gouvernement américain. Il devait expliquer à une myriade de jeunes scientifiques ses théories, le fonctionnement de sa caméra, interpréter les images qu’il avait vues, parler de la résonance engendrée par certains lieux géographiques comme le désert du Sonora, et commenter tout un tas d’autres détails qu’il jugeait rébarbatifs. Mais jamais il n’avait évoqué ce qu’il avait découvert sur son propre futur.
Les militaires américains s’étaient empressés de prendre possession de son invention pour l’utiliser comme arme stratégique. Prévoir les coups de l’ennemi leur semblait un imparable avantage pour gagner toutes les batailles.
Mais la preuve fut rapidement faite de la véracité de ses propres conclusions quant aux dernières images. Observée à la loupe, minutée, mesurée, analysée, sa caméra divulguait chaque jour un peu plus de détails sur la fin de l’humanité.
Le jeu n’était plus entre ses mains. Désormais il incombait aux autres de prendre la suite. C’est vrai, il avait été déçu par le président américain, mais à vrai dire, il ne s’attendait pas vraiment à autre chose de la part de ce personnage vulgaire et imbu de lui-même. Pour le reste, Jacomo s’était contenté de jouer les démonstrateurs, et de suivre son propre calendrier. Il savait que son ami Napolitain respecterai ses instructions, et avait l’âme en paix.
Assis sur le lit de ce grand hôtel au centre de la cité, il ouvre sa sacoche, s’habille de ses plus beaux vêtements, ouvre la boite en bois cirée qu’il pose sur la commode près du lit, prend le pistolet automatique, débloque les deux crans de sécurité, entre le canon dans sa bouche, ferme les yeux, et tire.

(A suivre)
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Chapitre 3
Lomé, 21 avril 2009, Palais du président Traoré.

Le président par intérim du brésil accompagné de quelques scientifiques venait de montrer le film devant une assemblée des dirigeants des pays dit du tiers monde. Leurs réactions avaient été très semblables à celles des présidents des pays riches. Quelques-uns uns avaient paniqué et s’étaient immédiatement réfugiés dans leurs jets privés pour rejoindre leurs patries. D’autres avaient demandé une copie du film pour partager l’information avec leurs partisans. Certains enfin étaient restés pour récolter un maximum d’information et ébaucher un début d’accord avec ceux encore présent, en vue de se préparer à l’arrivé.
De cette réunion avait émergé les premières lignes de l’accord de Lomé, instituant une paix provisoire entre les nations du sud. Une paix fragile, presque stupide, alors que la date de la fin du monde est à présent connue de tous les pays du monde. C’est vrai, pensait Augusto Narsil pendant les débats, qu’est ce qui empêche un quelconque pays de déclarer la guerre à son voisin ? Puisqu’il n’y a plus d’avenir, plus de sens à l’humanité, plus aucune raison d’avoir peur de faire souffrir des milliers de gens, et de souffrir en retour, celui qui saisirait l’opportunité pour mener sa petite guerre ne risquerait sûrement pas grand chose. Mais dans un sens ce sont les mêmes raisons qui poussent à la paix. Puisque tout va définitivement finir dans quatre vingt ans, la violence ne pourrait être que gratuite, sans avenir.
Quelque part en chacun de nous il reste une parcelle d’humanité, et alors que tout est finit, que la fin est inéluctable, elle s’éveillait chez ces magnats du pouvoir. C’était stupide d’avoir attendu si longtemps…
Et pourtant… Peut être y avait-il un infime espoir. Les scientifiques n’avaient pas démontré la fin du monde, ils avaient seulement pu prouver qu’aucune caméra temporelle n’émettra de données après l’année 2089. Etait-il possible que l’humanité d’après, n’aient pas eus envie de montrer le futur à ceux d’ici ?
Assis dans sa Cadillac Augusto Narsil aurait voulu s’en convaincre. Mais il ne voyait aucune raison qui pousserait des humains à un tel acte. Ne pas montrer le futur dans sa totalité pouvait être un choix, mais ne pas même transmettre ne serais-ce qu’un message d’espoir aux habitants du XXIe siècle terrorisé par la sinistre vision de leur fin ressemblait plus à de la cruauté. Une cruauté impossible à imaginer de la part d’être vivants qui seraient, après tous, les descendants directs de ceux d’ici.
Et puis, il y avait ce vaisseau gigantesque qui était descendu du ciel, qui avait brûlé la terre et les cieux. Cette structure majestueuse qui n’avait pas pu être identifié comme un engin terrestre.
Il n’y avait pas d’espoir, et la paix était stupide, mais c’était tous ce à quoi lui pouvait s’accrocher. Certains avaient Dieu pour leur tenir compagnie, et une promesse de paradis, mais lui n’avait rien que son humanité.
Ce jour là, dans sa Cadillac arrêté devant le palais d’un dictateur africain, Augusto Narsil se promit de tous faire pour instaurer la paix mondiale. Peut être aurait-il le temps alors, d’envisager une autre solution que la fin du monde… « Allons-y Marco, à l’aéroport s’il vous plait. »

(A suivre)
HC
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Re: Chapitre 3
Citation:
La Taverne
Forum généraliste pour discuter de l'actualité des jeux, du cinéma, de la musique, de l'informatique, de la littérature, de la politique, etc.
Pourquoi on mettrait pas ce genre d'écriture sur la Taverne plutôt ? Y a que là que je vois le mot "littérature" dans le descriptif de section. Pour une fois que quelqu'un travaille sérieusement et commet pas un poème à 2 po, c'est ballot.

A moins que morethil aime éperdûment le bar ? Boarf, de quoi je me mêle
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On peut pas trouver un résumé, j'ai la flemme ?
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Eh dis donc, c'est pas inspiré d'un film tout pourri avec Charlie Sheen ça ?

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Morethil, tu vois les posteurs ci-dessus ? Bon, ils risquent de faire des complications. Un conseil : rajoute 2 ou 3 passages avec des gens à poils qui fricotent, et mets-le en gras.

Ca devrait mieux glisser après
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Erkethan
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Ah pardon ! Je m'offusque ! C'est de la littérature ca ! Ca mérite à la Taverne ca ! Que dis-je, la Taverne mérite ce thread ! Ici, parmi les threads souillés du Bar, ce n'est pas sa place !




Sinon, chapeau bas
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Loonna
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Ouais peut-être mais n'empêche que bon :



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Rhoo. Stp stp stp Loona, tu nous le résumes ce film ? On peut pas condamner sur la base d'un titre et d'un genre, faut enquêter.

Allez super Loona, c'est bon quand tu prémâches le boulot
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Xeen
Invité
 
C'est dommage que tu nous tue le héros.. a qui on s'identifie après ?
Non bon.. j'attends la suite. Continue c'est pas mal du tout ...
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Lancy Lancyen
Bagnard
 
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Moi je voudrais savoir si c'est vraiment inspiré du film dont Loonna parle ou si c'est juste le titre qui est reprit ...
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Loonna
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Citation:
Provient du message de S. Freud -INVISIBLE-
Moi je voudrais savoir si c'est vraiment inspiré du film dont Loonna parle ou si c'est juste le titre qui est reprit ...
Meuh non Lancy, je plaisantais. Il était tout pourri ce film. Alors que la fiction de Morethil est pas mal du tout du tout. Pis Charlie Sheen, j'ai un peu de mal depuis Hot Shot...

Bon, pour être plus sérieuse, pour l'instant, j'aime bien. J'ai hâte de lire la suite.
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