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le Théâtre des Illusions
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JOL Aërandis
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Merci Fröhnir, je me permet de poster un poème malheureusement encore d'actualité...

Dieux

Les dieux ont choisi leurs champions
Puis les ont disposés sur l’échiquier,
Et lorsque commence à bouger les pions,
Le monde lève aux ciel des yeux inquiets.

Galvanisé par la parol divine
Chacun se voit sous les traits du sauveur,
Alors les grands du monde s’inclinent
Devant le saint symbole salvateur.

Revenue à l’époque des croisades
Jérusalem s’anime, puis s’enflamme,
Dans ses rues, se succèdent les parades,
Sinistre prélude aux cris et aux larmes.

Alors aux quatre coins de la terre
Se lève et se forment les armées saintes,
Celles qui vont aller porter la guerre,
La mort, la haine, la céleste plainte.

Le jihad sur le jihad s’empale,
C’est la Saint-Barthélemy dans chaque rue,
Le martyr face au croisé tire la lame
L’homme se perd et l’humanité est perdue.

Notre ciel vomit le feu et la mort
Abandonnant les athées à leur sort,
L’apocalypse se voulait l’oeuvre de Satan,
Mirage divin dans le cœur des enfants.
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Acidamere
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Caïnite

L’astre nocturne brille, au-dessus des jardins,
Repoussant les ténèbres de sa lueur blafarde,
Eclairant la blancheur, d’une peau de satin,
Où une main gantée, de noir se hasarde…

Ecartant la dentelle, du cou de l’ingénue,
La main s’en devient lèvres, et les lèvres baiser,
Dès lors en pâmoison, la belle monte aux nues,
Laissant la forme sombre, de ses bras l’entourer.

La lune n’est plus pâle, mais rouge comme la braise,
Elle réchauffe son sang, et fait battre son cœur,
Tandis que l’inconnu, de sa bouche la baise,
Ses yeux clairs se voilent, un peu plus elle se meure.

Lorsque l’aube s’en vient, éclairant les jardins,
L’innocence est passée, et l’ombre s’est enfuie,
Et sur la dentelle, une goutte carmin,
Témoigne de la mort, sur la belle endormie.
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Rkanjar
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Depuis le temps que je n'ai pas posté de poèmes, allons y, tous en choeur...

Lassitude

Le poids des responsabilités
Pèsent sur âme et coeur,
Il chante sa victoire sur le dur labeur.
Les traits fatigués, la cerne naissante,
Font évoquer à quelque bacchante.

Les muscles douloureux, la pensée estropiée,
L'être y perd prestance et dignité.
Se vautrant dans la boue, corps et esprit vaincus.
Leur nouveau seigneur vibre de cet empire perdu.

Complaisance, ah marche de la vie,
Elle n'attend pas l'être fini.
L'entraînant dans son long sillage.
Tel Hector au char d'Achille,
Que loin est le rivage!
Tinte, beau fer de Sybille,
Enferrée en tes sinistres présages.

Les Plaines font, au loin, les feux du pillage.
Ainsi nulle pitié pour la fatigué,
Tourne roue de l'infortune,
Fait briller tes sombres runes.
Ainsi va l'exilé, traînant et oublié.
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JOL Aërandis
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Je suis le mouvement...

Alors que doucement la nuit tombe
Et que Rouen revêt son manteau blanc,
Loin d’ici, à l’autre bout du monde
Bagdad se drape de noir et de sang.

Alors que mes rêves s’envolent par la fenêtre,
Futiles espoirs d’un homme qui vit en paix,
Je me prends à penser à ces pauvres êtres
Défilant enfermés sous un drapeau drapés.

Ici le printemps va fleurir nos jardins
Alors que là-bas ne poussent que les tombes,
Victimes des impitoyables traits d’Odin,
Les braves sont soufflés par boulets et bombes.

Heureux par mon impuissance, mon insouciance,
Je condamne devant mes amis cette guerre,
Au nom du dieu Economie, notre belle science
Fait de Babylone un véritable enfer.

Je veux me battre, sans faire couler le sang
Quand je vois se débattre tous ces pauvres enfants,
Hypocrite, jusque dans mes convictions,
Car personne ne verra le jour de l’action.

Manifestants calés au fond du canapé,
Combien sommes-nous de par la planète ?
Ardents défenseurs de la justice et la paix
En salon, entre deux verres, un soir de fête.

Et qui aura donc le courage
D’aller jeter un œil au-dedans
Pour voir les immondes ravages
De l’hypocrisie sur les fils d’Adam.

Laissant aux autres le soin de risquer leur vie,
De monter au créneau, de défendre le pays,
Mon pays ! Ma planète ! Ma chère patrie !
Je m’endors dans mon lit ; je n’en ai pas envie.

Alors que doucement la nuit tombe
Et que Rouen revêt son manteau blanc,
Je contemple impuissant cette hécatombe,
Les réactionnaires du petit écran.

Et satisfait de mes vers, piètres assassins,
Qui ne font souffrir que ma seule conscience,
Je m’endors, je m’enfuis, je rêve à dessein,
Invoquant une fausse impuissance, vraie insouciance.
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Ylyndar
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Ermite...

C'est par nostalgie impromptue que je repasse, et c'est avec plaisir que je repars ! Les talents des Royaumes n'ont toujours pas disparu !

Resterait-il quelques archives de la défunte Bibliothèque de Château-Suif ? Sylfaën...? C'est en vain que je les recherche.

Quant à Tuilindo, il les a sans doute perdu, si c'est bien lui qui les avait gardé en sa possession...
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Peut-être faisiez-vous, cher Ylundar disparu, référence à ceci ou alors à cela ?
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Merci de votre aide.

Mais je recherche les Ecrits signés des anciens membres d'une communauté oubliée. Et c'est bien pour cette raison que je m'en réfère à Sylfaën. Oxayotl en faisait lui aussi partie, et ce sont ces quelques poèmes qui ont su raviver ma mémoire.
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Plaie

La plaie est profonde
Assurément, elle est comme l’onde
Propageant ses noires idées
Détruisant les êtres aimés

Provoquer peine et douleur
Vous fera retourner ce cher labeur

Reine d’un trône inexistant
Je règne sur mon monde de déments

Sans Joie,
J’ignore, j’oublie
Avalant ma vilenie

Shar est guide et déesse
Amertume, dis moi
Où est donc sa princesse ?
Ainsi dansent les émois

Cœur de pierre, la fissure
Sera Lente et Longue
Gouffre aux mille rayures

Par sept fois, pour l’être au néant
Faire le mal aux autres
Vous sera indubitablement renvoyé
Que ce soit conscience ou destin
Le reste est entre vos mains
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Folken Fanel
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La solitude.

Tu sais que c’est Toi la solitude ? Tu sais ce que c’est ? La solitude, celle du hasard, Tu sais bien la solitude, celle dans laquelle on se noie à petit feu, comme une drogue dans le sang, celle qui vous arrache au néant et qu’on ose appeler la vie, celle qui fait qu’on doit bien couper le cordon, ma solitude de l’orphelin qu’on trimballe de foyer en foyer et qui sait plus son nom, celle de celui qu’on appelle gosse de riches et qui passe ses nuits entières à mouiller ses draps parce qu’il a oublié si ses parents étaient morts ou en voyage, celle de Poil de Carotte qui se prends des cailloux à chaque récréation, celle de celle qui, une fois donné l’Infini, se retrouve seule le ventre vide, celle des deux amoureux qui ne le sont plus, celle de ceux que les parents s’échangent de week-end en week-end sur une place de parking, celle du père qui marie sa fille, celle de ceux qui voient leur vie perdue à trop avoir voulu la gagner, et celle de celui à qui on a volé le toit pour lui offrir la rue. Tu la connais Toi ?

Non, Toi Tu fais semblant, non Toi t’écoutes, plein de Ta foutue sagesse, les pauvres gens comme moi qui, épris d’on ne sait quelle nostalgie, Te parlent encore. La solitude c’est cette pute de vie qui vous croise un matin, vous baise toute la nuit, puis vous fait payer le prix du voyage par le retour à la case départ, le néant. Qui a demandé à avoir faim ? Qui a demandé a hurler à l’agonie de jour en jour un peu plus comme un poisson le ventre en l’air ? Personne. Voilà donc un don du ciel ! Tu sais, Toi qui fais construire des églises, des mosquées, des temples… Tu sais, Toi la perfection, Toi le Bien Incarné, Tu pourrais réfléchir parfois. De toute façon Tu comprends rien, T’es nul, j’en ai marre de Te parler tous les jours, Tu T’en fous, pauvre égoïste. Après tant d’années à te parler du matin au soir, Tu sais toujours pas aligner trois mots. Fais attention ! Un jour je ne serai plus là et Toi Tu seras tout seul. Tu sais. Je le jure, un jour je partirai, et quand je partirai, Tu verras la solitude.
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Folken Fanel
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Give me your dreams
Look at the stars
Dry your tears
Caus' I'm on your heart

 look at, listens to me,
am to me my way and tries
to believe in me,
I respect your ideas,
respect mine and am me

I know,
You'll became matur soon
Even if I see your heart split
Caus' you've ever seen the dark side of the moon
And you've always known it

 look at, listens to me,
am to me my way and tries
to believe in me,
I respect your ideas,
respect mine and am me

Let me feel your heartbeat
Let me take care of your love
You’ll can always count on me
I’ll never leave you alone

 look at, listens to me,
am to me my way and tries
to believe in me,
I respect your ideas,
respect mine and am me

I send you,
My dark rain
On your shining land
To clean your hands
And kill your pains
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Seele
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Avatar de Seele
 
Cela faisait bien longtemps, hein ?

J'aime ça, j'aime cette odeur, cette consistance. J'aime ces paroles, cette peur.
J'aime l'odeur du sang qui circule dans les connections nerveuses. J'aime les torsions des yeux et des mains de la jeune fille qui parle.
Je sais que j'ai sa confiance, c'est une barrière à briser de moins. J'ai un accès direct à son coeur. Je ne veux pas son corps, c'est son âme que je vole, c'est dans elle que je plonge les lames de mes mains, c'est là que je désaltère ma soif. C'est vampirique, et plus fort que moi. Elle accepte de boire mes paroles. Ce sont les derniers retranchements de sa personne qui explosent, se renversent. C'est elle qui se tue. C'est le camp qui saoule des hommes (et c'est aussi une contrepèterie). J'ai découvert ceci à mon propre sortir de la mort. C'était il y a fort longtemps, et je préciserais encore si je voulais expier ou expliquer. Mais je ne veux pas. Cette ivresse me suffit. Vous êtes vous déjà demandé quelle devait être la température, la crispation, la sensation d'une main qui déchire la chair. L'avez vous déjà fait ? Je rêve ce rêve à chaque fois que deux yeux, deux grands yeux m'implorent pour de l'aide, d'une manière ou d'une autre.

Que pensez-vous de cela ?

C'est ignoble ? Littérairement et .. cela le serait plus encore si c'était vrai. Mais si ça l'était ?
Et si je n'étais qu'un homme classique comme on en voit des centaines chaque jour. Mais ...... si ce n'était pas le déguisement d'un pervers ? Si (serait-ce possible) c'était la voie que suit l'âme humaine si on ôte des barrières morales ? Je veux faire souffir, c'est mon plaisir. J'aime regarder de mes quatres yeux le visage que je frappe. Des deux premiers je montre l'être empli des autres et d'une naturelle bonhomie et je suis remercié et embrassé par la pauvre créature. Les deux autres s'ouvrent spasmodiquement. Chaque coup porté est délicieux. On sait, parfois, que l'on est supérieur. C'est mon cas. Je sais dans certaines situations qu'une pirouette me sauvera de tout, que mon coup trouvera toujours son chemin vers le coeur. Ô toi qui m'a confié ta tristesse secrète, que n'as tu fait ! Maintenant je sais que pour ton bien je peux occire. Je peux prendre ce plaisir de t'arracher ce que tu as encore sur toi, je peux me repaître non pas de mon malheur mais de chaque impact, de chaque regard que je te lance. Je pourrais avoir ton corps mais je n'en veux pas. Je resterai malgré moi bienfaîteur pour toi. Je te remettrai effectivement dans le chemin que tu auras choisi. Je ne te garderai pas pour moi. Je te jetterai. Laisse moi lécher ton sang. C'est tout ce que je te demande. C'est tout ce dont j'ai besoin. Il est frais et personne avant moi n'y a bu, sa source est pleine et je peux le boire à pleine gorgées et me montrer à toi, étincelant, sans que tu le voies scintiller encore au coin de ma bouche. Je te relâcherai, tu ne sais pas que je te torture. Mais étrangement tu as mal ce soir, je le sais. Je le sens et j'aime ça.Oh oui. C'est une perversion capitale, peut-être et elle me coûtera ma tête. Mais je te laisserai. Mon crime est invisible, tu as peut-être mal, très mal. Tu ne sais pas que c'est moi. Moi je rêve peut-être. Je fantasme. Mais cette bile de mon coeur que ma langue pose sur ton ventre, elle corrompt mon âme. Je me sauve en te lacérant. Tu le sais.
Cette personne dont je parle n'existe quasiment pas. Cette scène d'horreur est réelle.
Elle est le produit d'un homme sain, qui utilise sa puissance relativement à un autre être.
C'est un bonheur et pourtant j'ai les yeux ouverts, je sais. Chacun en est capable. C'est délicieux.. Chacun le saura, c'est délicieux..
Mais je suis un brave jeune homme, je ne suis pas un monstre. Simplement j'ai deux paires d'yeux. Et ceci est le plus grand délice auquel j'ai goûté.
Je sais ce qui se passe. Je suis dans le noir mais je sais que je suis responsable. Je sais ce que mon corps devient à chaque instant, je sais à quel rythme il pourrit.
Vous auriez sans doute préféré que je sois fou ... mais,
Je vis.. C'est délicieux.
Merci.
Bonne nuit, ma chère créature.

Seele.
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Folken Fanel
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Les êtres tel que ceux-la existent bel est bien, je les vois chaque jours quand j'ouvre ma fenêtre et regarde la ville a mes pieds, quand je marche dans la rue où quand je cherche a ne plus rien voir au fond d'un ver... Si nous possedions plus toute ses contrainte, beaucoup d'entre nous serais tel que mon collegue les décrit, comme les demons que l'homme est seul capable d'engendré, chaqu'un de nous ferais fie de ses deux yeux humain, pour n'être plus soumit a ses regle ridicul et ainsi voir de ses yeux betiaux et souillé de tout nos pêchés.
Je le sais, je le vois, tous ses regards dont vous n'êtes pas conciens me harcele et me prige de ma seul liberté, celle de pouvoir ne plus exister parmis vous, emprisonner dans la mortalité. Je n'ose plus soutenir les assauts de vos yeux car les miens n'ont sont pas obstrué par mon propre corp car je ne regarde pas a travers lui... Je vois ce qui existe a l'interieur de vous, et si par malheur un jour vous vous liberiez comme moi, nos anges ne serait jamais les gardiens de notre salut fasse a l'horreur des demons de l'humanité.
Je le sais, je le sens, toute vos peur vos angoissent, vos haine votre mépris, et bien que je sente aussi votre amour et votre joie a laquel je suis forcé de me cramponné comme un noyé s'accroche a la derniere bouffé d'air qu'il a pu arraché au ciel, ma volonté ne peut faire autrement que se félé comme ma raison alors que je tente des tous nous sauvé.
Je suis empathique, je possede se don qui ressemble bien plus a un chatiment maudit qu'au pouvoir divin d'etre present la où les gens en ont besoin.
Plus grand monde ne crois aux ange ni aux demons, mais je les vois moi, les demons sont bien vivant et bien réel, tout comme les anges, ne regardez pas avec vos yeux ce que vous ne pouvez pas imaginé etre réel, regarder avec les yeux de votre âme car elle seul détiens la clef de votre propre salut, nous somme nos propre demon, et par bonheur nos ange également.


Je sais que tout cela n'as rien de trés poétique, mais je sais aussi que je n'ai jamais vraiment eu ce don comme je l'aurais voulu, de savoir couché dans des vers ce que mon esprit couche sur mon coeur. Si l'un d'entre vous est empathique qu'il se manifeste.

Bien a vous, Folken Fanel.
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L'empathie est nécessaire pour ouvrir ces nouveaux délices. Il faut voir, comprendre, anticiper, contrôler les deux parties et les deux factions qui s'opposent sur l'échiquier. Il s'agit de la mettre en action, d'en faire une arme, la plus redoutable de toutes. C'est une oeuvre de démon. C'est mon oeuvre. C'est ce qui fait d'elle et, qui sait, d'une autre demain, encore, ma créature. Et je m'en irai, repu, d'âme et de panse.
Pourquoi alors ce respect religieux pour ma victime dont je sais pourtant que je colle à ses yeux, que je marche sur ses cheveux ?
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Sur les marches de l'Église, mes pas frôlent le marbre. Je me retourne en un regard désabusé vers elle. Plus hautes que la vanité des hommes, les tours se dressent, se voulant coloré. O tombeaux qui prêchent la lumière et enferment leurs fidèles! Hypocrisie aveuglante, quelles horreurs n'as tu pas caché en ton sein? Combien de prêtres protégeras tu de ta large main avide? Siècles par siècles, l'homme s'est fourvoyé dans le terme même d'existence. Quels sont ses airs tristes et graves qui crient à l'hérétisme tout en susurrant d'un ton mielleux de venir se perdre dans un faux optimisme destructeur?

Puis, je me tourne vers la foule. Quelque part, deux petites filles m'ont fait du mal. Elles ont attendu, année après année, de pénétrer mon coeur, mon âme jusqu'à aliéner mon nom. Là, elles ont déchaînés, recrachés mes consolations à leur égard, mon attention pour elles, ma compréhension. Mon instinct, dès la première rencontre, se méfiait d'elles... Je ne l'ai pas écouté, de peur d'être proche de la folie. Elles pourrissent chaque jour, auprès de jeunes imbéciles, pour mieux les séduire, mon souvenir. De leurs petits doigts, elles hurlent au désespoir et au bourreau afin qu'on s'apitoie mieux, comme moi, sur leurs sorts. Et leur sillage de destruction continue, laissant derrière elles, un sillon de pleurs. Et pourtant, elles n'ont que quatorze ans, adeptes de vampirisme. Elles y croient, elles sont persuadés de leurs innocences, jusqu'au jour où un plus mauvais qu'elles les détruira. Faites qu'elles connaissent le viol pour comprendre quelle douleur cela procure, oh oui...

Vampires. Combien de fois n'ai je été confronté à vous? Combien d'affrontements devrai-je faire pour vous éliminer? Parmi la population aveugle, moi je vois. Mon regard perce, immense dans l'attitude et les yeux de chacun. Jamais il ne s'est trompé, ma conscience seule n'a pas voulu l'écouter. Désormais, j'écoute, j'entends. J'attendrai le jour où mon heure viendra. Méfiez vous, naïfs, des personnes qui aiment les vampires car elles leur ressemblent. D'une façon ou d'un autre, elles vous auront, vous vampiriseront même sans s'en apercevoir. Leur idiome est le profit, la séduction, la perversion. Des cas comme nous l'avons lu précédemment existent. Je crois encore dans l'humanité mais mon âme est gavée, désabusée.

Et pourtant... pourtant... les vampires ne sont pas des morts-vivants. Ils sont humains.
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Ces paroles sont d'or, de pures vérité. Magnifiques et emplies de pathos ! Elles cernent en quelque mot la profondeur du problème. Mais il y a méprise ! Ah qu'il serait bon que l'humanité soit ainsi divisée en deux catégories. Ou mieux, oui ! Pour de nobles âmes il serait profitable que des êtres comme moi soient en dehors des braves. Mais je suis ici parmi vous. Je suis à votre coeur avant de le toucher et de le mordre. Griffes rétractées, mais personne ne les verra, elle n'ont pas de réalité, elles n'ont pas de forme, elles sont le "triple dard de platine que la nature me donna pour langue". Je n'ai pas peur du Talion. A la fin de la logique de ceux qui ont ouvert (remarquez : "ouvert") leur coeur à tous vents, que l'on ne me prenne pas mon oeil paraîtrait injuste, serait insatisfaisant.
Toujours aimant, souvent meurtrier. Je poursuis mon voyage. Je le poursuis en attendant de trouver sur la route un nouvelle créature. Un nouvel objet. Une femme, la lacérer. Avec un sourire en porcelaine figé, un sourire vivant. C'est cette alliance de pierre et de chair qui restera imperméable aux coeurs fermés. Et je l'aimerai quand les liens se refermeront sur elle, et je la laisserai partir. J'aurai eu l'essentiel de ce que je voulais d'elle, peut être sans qu'elle s' aperçoive de mes manoeuvres.
Peut être elle chutera quelques temps après mon départ. Mais je ne serai pas là pour le voir, cela ne dépendra plus de moi.
A sauts et à gambades par dessus l'intérêt des preux et des fiers.
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