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Retour à Trandling - 67 ème partie

Par Zeed Mithror le 13/10/2002 à 14:13:26 (#2327587)

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Inquiétudes et états d'âme

La sentinelle était épuisée. Pas étonnant, se dit le jeune homme avant de la réveiller.
- Allons debout là dedans !
L'homme eut un grognement avant de sursauter, se dressant d'un bond, confus.
- A vos ordres mon capitaine !
- Si tu t'endors encore pendant ton tour de garde tu mourras certainement... Que ce soit à cause du froid ou à cause d'une hache,
lâcha le jeune officier d'une voix aussi glaciale que l'air ambiant.
- Je... euh... oui. Ca n'arrivera plus mon capitaine, bredouilla la sentinelle prise en faute.
Le jeune officier s'enfonça dans la nuit, ses pas rompant la fine couche de givre qui recouvrait la neige dans laquelle il enfoncait jusqu'à mi-mollet.

Un quart d'heure plus tard il rejoignait les rescapés de sa troupe qui avaient enfin atteint le campement de l'Ost. Sur les quatre cent hommes et femmes qui étaient restés avec lui pour ralentir les légions, deux cent quarante avaient péri et sept manquaient encore à l'appel. Il ne nourrissait guère d'illusions quant à leur sort. Il s'assura rapidement que son groupe recevrait quelques vivres avant de repartir à la recherche de Girmog, puisqu'il fallait bien qu'il lui rapporte le résultat de son action avant de pouvoir prendre quelques heures de repos. Trois jours. Voilà ce qu'ils avaient gagnés. Du temps. Précieux et dérisoire. Combien d'heures leur faudrait-il pour vaincre ? Ou combien leur manquerait-il finalement ? Il oublia ces questions. Après tout il n'avait fait que suivre les ordres. A choisir il aurait préféré combattre jusqu'à la fin l'avancée des légions. Au moins il n'aurait plus à se poser de questions. Il envisagea un instant le sort des vaincus. Enfin il trouva le Comte auprès duquel se tenait déjà Vethéanan. Décidément ces prêtres guerriers étaient increvables.

Une demi-heure plus tard il sombrait dans un sommeil sans rêves, emmitoufflé dans une couverture crasseuse qui râpait la barbe hirsute qu'il n'avait plus ni la force ni les moyens de raser. Autour d'un feu, à une dizaine de pas de là, Girmog et Vetheanan devisaient, à portée d'oreilles d'Acyde de Nor qui se tenait dans l'ombre.

- Demain nous serons en vue de Trandling. Je pense qu'il nous faudra attaquer immédiatement sans leur laisser le temps de se renforcer.
- Certes, nous n'avons guère les moyens de nous montrer chevaleresques. Ce qu'il nous faut ici, c'est enlever la cité dans les trois jours. Sans quoi...

Le prêtre laissa sa phrase en suspens. Tous savaient ce qui se passerait si l'Ost ne parvenait à prendre Trandling avant l'arrivée des légions de morts-vivants qu'ils avaient contournés la semaine précédente. Ils se trouveraient pris entre deux feux. Comme un vulgaire clou rouillé posé contre l'enclume des remparts et pris sous le marteau des cohortes noires. Tous le savaient mais chacun évitait autant que possible d'en parler. Comme pour exorciser un mauvais sort.

Les soldats parlaient plus souvent des exploits accomplis par le passé par des troupes inférieures en nombre. Surtout sous l'impulsion des vétérans des marches qui savaient combien le moral était important lors d'un affrontement de cette envergure et qui ne tenaient pas à voir ceux qu'ils considéraient encore comme des novices se débander lors de l'assaut, les laissant seuls à la merci de leurs adversaires.

Girmog reprit :
- Combien je donnerais pour savoir combien ils sont là dedans !
- Oh je pense que nous le saurons bien assez tôt. Les éclaireurs rapportent assez peu d'activité sur les remparts. Je suis plutôt curieux de savoir ce qu'ils nous mijotent. Combien il nous faudra en abattre n'a qu'une seule réponse possible : Tous.
- Mouais. Vous savez... Il y a quand même des fois où je regrette d'avoir quitté mon conté des marches... Là bas au moins les barbares sont prévisibles. Au printemps ils se rassemblent, ils mettent cap au sud et essaient de prendre mon conté et tous les ans, les survivants repartent après avoir pillé deux ou trois fermes et perdu quelques uns des leurs. Tandis que là j'ai même du mal à comprendre ce contre quoi nous luttons... et ca a le don de me mettre en boule.
- Je vous comprend. Tout ceci est en effet assez complexe. J'aimerais bien survivre à cette bataille, ne serai-ce que pour savoir... C'est à vrai dire la seule chose qui soit digne d'intérêt dans ce voyage...
- Je vais finir par haïr les prêtres autant que les oiseaux de malheur,
cracha Girmog.

Le rire du prêtre se perdit dans la nuit, résonnant au loin sur les murailles de la cité-forteresse qui les attendait, barrant de sa masse le passage vers les steppes nordiques. Abritant un mal qui échappait à leur entendement.

Par Dodgee MIP le 13/10/2002 à 14:18:30 (#2327618)

*commence à distribuer les feuillets, passant entre les rangs des mort vivants*

Par Conrad McLeod le 13/10/2002 à 16:06:36 (#2328241)

Quelle santé, ce Dodgee/Zeed/Galadorn quand même!!

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